Dérouler ce qu’il convient d’appeler la « phase visible de la mission dévolue à la commission dialogue, vérité et réconciliation ». C’est la substance du message que le Premier ministre
Charles Konan Banny, président de ladite commission a délivré au cours d’une conférence de presse qu’il a accordée aux responsables de publication de la presse écrite et audiovisuelle. C’était
hier jeudi, 16 février à l’hôtel du Golf situé à Cocody Riviera. A cette occasion, l’ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) s’est félicité de ce que la
commission à la tête de la quelle il a été nommé le 13 juillet 2011 est aujourd’hui dotée d’un siège. « Les services sont en train d’être mis en place pour faire de la commission, un institution
concrète », a-t-il indiqué à ce propos. Il a souligné que 36 commissions ont été créées dont 6 à Abidjan et 30 dans les régions. « Nous allons nommer les membres de ses commissions locales pour
qu’ils participent dans chaque région au travail de réconciliation au niveau local pour répondre au caractère participatif de la commission », a-t-il précisé. L’orateur a également fait savoir
que des commissions thématiques sont à créer. M. Banny n’a pas manqué de faire des précisions : « Selon nos traditions, après la guerre, lorsque notre terre est souillée, il nous faut la purifier
si nous voulons en faire une nouvelle terre. C’est ce que nous allons faire à la fin du mois à Abidjan avant de l’étendre à l’intérieur du pays. ». Le président du Cdvr a également fait mention
de la création d’un grand tribunal. « Il a pour but d’amener les uns et les autres à se repentir et solliciter le pardon des victimes qui devraient être en mesure de le leur accorder. Nous sommes
une justice restauratrice et non répressive…Nous devons mettre en place une commission d’enquête pour ce faire », a-t-il souligné. Le Premier ministre a émis le vœu de voir les Ivoiriens faire
droit aux victimes de la crise. « Nous allons par le suite faire des recommandations pour que plus jamais cela ne se reproduise. Nous allons tirer un mémorial de tout ce travail qui va comprendre
des valeurs qui guideront la nouvelle société…La commission est bel et bien au travail », a martelé l’orateur, avec une note de satisfaction. Aussi a été appelé la presse à accompagner l’organe
de la réconciliation dont il assure la lourde charge. Un appel qu’a repris en chœur le président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), le ministre Ibrahim Sy Savané qui a
souligné dans son propos que « la presse est importante en temps de guerre et de paix parce qu’elle est au carrefour de toute les passions ». Faut-il le noter ? Le site internet de la Cdvr est le
www.cdvr.ci
Firmin YOHA
Le Mandat
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Dans « L’Espoir » N° 006, magazine du bureau régional de la Banque mondiale du mois de janvier 2012, le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation
(CDVR), Charles Konan Banny, a dressé le bilan de huit mois de l’institution qu’il dirige depuis mai 2011.
Remercier
tous les invités, la presse nationale et internationale après l'installation officielle de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Tel était l'objectif du point de presse animé hier par
le porte-parole du président de la CDVR à son cabinet à Cocody-Ivoire Golf Club. Mais au cours de son intervention, Franck Kouassi Sran a exhorté, au nom de son patron, tous les Ivoiriens et les
habitants de la Côte d'Ivoire à épouser le processus de réconciliation nationale. D'autant que, selon lui, le Premier ministre Charles Konan Banny, au cours de son investiture en présence du chef
de l'Etat, a promis de travailler avec tout le monde. «Ceux qui sont encore réticents et sceptiques, ceux qui freinent des quatre fers, le Premier ministre Charles Konan Banny voudrait dire que
le processus est dédié à tous les Ivoiriens, sans exclusive. Qu'ils viennent prendre leur place pour que le pays avance sur la route de la réconciliation», a exhorté le porte-parole. Toutefois, à
tous ceux qui souhaitent l'échec du processus, il a tenu à faire cette mise en garde: «Le Premier ministre Banny pense que de toute façon, ceux qui veulent nager à contre-courant de la volonté
des Ivoiriens, clairement exprimée, seront emportés par le courant». Le conférencier est revenu sur l'appel lancé par le président de la République aux médias lors de la cérémonie d'installation
officielle de la CDVR. Pour lui, c'est un message fort qui, en principe, ne devrait pas tomber dans des oreilles de sourds. Car, a-t-il ajouté: «L'adhésion des médias en général, au processus de
réconciliation nationale contribuera à l'apaisement général (…) Nul n'ignore en effet qu'aucune activité n'est possible sans un minimum de quiétude et de sérénité au sein des populations», a-t-il
indiqué. Avant de terminer en précisant que dans les prochains jours, le président de la CDVR fera une déclaration pour informer largement les uns et les autres sur les prochaines étapes de
l'activité de la Commission.

retrouvez votre dignité et vous obtiendriez réparation des préjudices que vous avez subis’’. Le maire de Yamoussoukro, Kouakou Gnrangbé Jean,
dans son intervention, a réaffirmé le soutien des populations de Yamoussoukro à la Cdvr.
Un
discours dense et empreinte de vérités ! S’il avait voulu donner les prémisses de ce que seront les travaux de la Commission dialogue vérité et réconciliation (Cdvr) qu’il préside, il ne se
serait pas pris autrement. Charles Konan Banny, après qu’il a reçu « les instruments de sa mission » des mains du président de la République, Alassane Ouattara, a tenu, le mercredi 28 septembre
2011, à Yamoussoukro à la Fondation Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix une allocution. Sans faux-fuyants. Pour M. Banny, « les déclarations de bonnes intentions ne doivent pas
nous faire oublier que nous n’en sommes pas à notre coup d’essai. Le travail accompli les années précédentes n’a pas empêché ni arrêté l’intrusion de la violence dans les affaires politiques ».
Une autre vérité sortie par le patron de la Cdvr : « Aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive, car le vaincu d’aujourd’hui fourbira ses armes dans l’espoir de devenir le
vainqueur de demain. Et c’est ainsi que s’installe l’escalade. Désarmons donc aujourd’hui nos haines, faute de quoi nous nous acheminons à grands pas vers une guerre de cent ans ! ». Et l’ancien
Premier ministre de marteler qu’il faut un dialogue franc, ouvert, inclusif et équitable. « Sans la participation de tous, s’est-il convaincu, elle ne saurait faire œuvre utile. La Commission
doit être aussi l’auxiliaire de l’œuvre de rédemption de notre pays. Mais, nous le savons bien, la rédemption passe par la contrition et la repentance. Enfin, pour réussir, la Commission doit
être indépendante. Et cette indépendance, vous l’avez compris, Monsieur le Président, est gravée dans le marbre de l’ordonnance qui l’institue ». L’occasion était bonne pour lui de révéler son
programme « la Cdvr n’est en aucun cas une instance dotée du pouvoir d’amnistie et d’absolution. Ni vengeance, ni impunité, mais repentance, réparation, restauration, pardon et paix pour la
reconstruction », a souligné l’ex-gouvernement de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) en présence de ces collaborateurs. « Nous voulons réussir ! Y parviendrons-nous ?
Seul Dieu le sait. Pour notre part, nous conduirons le processus de réconciliation sans exclure personne, sans interférence avec la justice qui continuera à suivre son cours. Nous conduirons le
processus avec la foi et la volonté de personnes convaincues que la Côte d’Ivoire doit sortir de l’impasse. Nous sommes persuadés que la réconciliation est la seule issue à l’impasse dans
laquelle nous nous sommes enfermés pendant des années. Cela seul suffit à rendre notre détermination inébranlable », a affirmé Charles Konan Banny, sous les ovations de la salle, exhortant les
Ivoiriens à s’approprier le processus. Persuadé que la « tâche ne sera pas aisée », il a expliqué que la Cdvr « procèdera à une revue critique des résultats des forums antérieurs dans l’intention
bien comprise de s’en servir comme tremplin pour une nouvelle tentative que nous espérons fructueuse ».
ABIDJAN - Le président ivoirien Alassane Ouattara installe mercredi une Commission réconciliation qui devra panser les
plaies d`un pays meurtri par la sanglante crise du début 2011, au moment où la justice poursuit les responsables du régime déchu de Laurent Gbagbo.







