Elections législatives

Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 12:47

UA CARTEC’est Seini Oumarou, l’ancien Premier ministre nigérien qui conduisait la mission d’observation électorale de l’Union africaine (Ua) en Côte d’Ivoire, dans le cadre des législatives de dimanche. Hier, à l’hôtel Pullman, il a rendu public les conclusions de l’évaluation faite par son organe, après ces élections. Selon lui, la mission a déployé sur le terrain neuf équipes qui ont couvert dix grandes régions du pays. L’Ua, à travers le chef de la mission, a noté avec satisfaction, que ‘’les élections législatives du 11 décembre 2011 se sont déroulées dans le calme et la sérénité, dans un environnement politique, encore marqué par la crise, consécutive à l’élection présidentielle de l’année dernière’’. La mission relève toutefois une faible mobilisation lors de la campagne et des élections, puis un certain retard observé dans quelques bureaux de vote, du fait de la livraison tardive du matériel électoral. Mais elle a tenu à se féliciter de la bonne sécurisation des votes, du bon déroulement des dépouillements, et de l’acheminement dans de meilleures conditions, du matériel et des procès verbaux, des lieux de vote, vers les centres locaux de compilation. Si la mission africaine, en vue de l’amélioration des processus électoraux à venir, recommande entres autres, l’affichage des listes électorales devant les bureaux de vote, l’ouverture de bureaux à l’heure prévue, et la livraison du matériel à temps, elle note que ‘’les quelques dysfonctionnements relevés lors du déroulement du scrutin du 11 décembre 2011 en Côte d’Ivoire, ne sont pas de nature à remettre en cause la crédibilité du processus électoral’’. Et reconnaît en conséquence que ces élections ont été libres, transparentes et démocratiques. La mission, soutenue par Ambroise Nyonsaba, le représentant de l’Ua en Côte d’Ivoire, a exhorté les acteurs politiques ivoiriens à respecter le verdict des urnes, et le cas échéant, à recourir aux voies légales en cas de contestation. Ce satisfecit a été aussi exprimé par la mission d’observation dépêchée par le Comité inter parlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui était composée de douze membres. A l’hôtel, hier, Abdourahmane Sow, le chef de la mission de l’Uemoa, a abondé dans le même sens que son collègue de l’Ua. Présente dans dix régions du pays, la mission, comme celle de l’Ua, relève presque les mêmes dysfonctionnements, qui n’entachent en rien le bon déroulement du scrutin, dans le calme et le respect de la loi. ‘’Les irrégularités observées ne sont ni structurantes ni décisives par rapport aux résultats issus des dépouillements dans les bureaux de votes visités’’, fait remarquer Abdourahmane Sow.
Ouattara Abdoul Karim

L'expression

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 19:03

ADO.jpgLe président ivoirien Alassane Ouattara a appelé "tous ses compatriotes" à voter pour les législatives de dimanche, boycottées par le parti de l`ancien chef d`Etat Laurent Gbagbo, qui est écroué à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

Mais l`affluence était plutôt faible, en net retrait par rapport à la présidentielle de novembre 2010, pour ce scrutin censé clore une décennie de crise politico-militaire ayant abouti à des violences postélectorales (décembre 2010 - avril 2011) qui ont fait 3.000 morts.

"Je voudrais demander à tous mes compatriotes de faire comme moi et de voter pour leurs représentants au Parlement", a indiqué le président Ouattara devant la presse.

"Le Parlement sera un Parlement véritablement consensuel, démocratique et contribuera au renforcement de la démocratie dans notre pays", a-t-il souligné après avoir voté dans le quartier résidentiel de Cocody à Abidjan.

"Les élections sont totalement transparentes, elles sont inclusives parce que nous avons plus de mille candidatures pour 255 postes", a affirmé le chef de l`Etat, vêtu d`un costume sombre et accompagné de son épouse, Dominique.

Mais les Ivoiriens ne semblent guère se passionner pour ces élections, davantage préoccupées par l`amélioration de leurs conditions matérielles.

"C`est calme, l`affluence est encore timide. Il n`y a pas d`incident porté à notre connaissance dans tout le pays", avait indiqué en fin de matinée à l`AFP le porte-parole de la mission de l`ONU (Onuci).

Le taux de participation et la sécurisation du vote constituent deux importants enjeux, la campagne électorale ayant été émaillée d`incidents qui ont fait cinq morts, selon un bilan officiel, dont trois personnes tuées par un tir de roquette d`origine indéterminée.

rapport de force

La coalition présidentielle est assurée d`emporter la majorité des 255 sièges de la nouvelle Assemblée, faute d`adversaires de poids, mais le score des deux principales composantes déterminera le rapport de force au sein du nouveau pouvoir.

Les résultats sont attendus dans la semaine.

Environ 5,7 millions d`inscrits sont appelés aux urnes pour ce vote à un tour. Il s`agit du premier scrutin organisé depuis la présidentielle de novembre 2010 et des premières législatives depuis 2000.

Quelque 25.000 membres de forces de l`ordre ivoiriennes, épaulés par 7.000 membres de la mission de l`ONU (Onuci), veillent à la sécurité, notamment dans l`ouest du pays, théâtre des pires tueries lors de la crise postélectorale.

Des véhicules blindés de l`Onuci patrouillent notamment à Abidjan.

Les bureaux ont progressivement ouvert à partir de 07H00 (locales et GMT) et doivent fermer à 17H00.

Dans les bureaux de vote visités par les journalistes de l`AFP dans plusieurs quartiers d`Abidjan, mais aussi dans la ville de Bouaké (centre), l`affluence était faible.

Pour Laurent Akoun, le porte-parole du Front populaire ivoirien (FPI, parti de M. Gbagbo), c`est la preuve que "le pouvoir est illégitime".

Le FPI a appelé ses sympathisants à boycotter le scrutin, arguant que les conditions n`étaient pas réunies pour un scrutin équitable.

Le mouvement demande la libération de ses principaux dirigeants, notamment de son chef, car "se réconcilier sans Laurent Gbagbo va être difficile", selon le porte-parole.

Sangaré Sanissi, un homme d`une quarantaine d`années, a été un des premiers à voter dans son bureau d`Adjamé, à Abidjan: "C`est pour tourner une page sombre de notre pays, on est trop fatigués, il faut aller de l`avant".

A Bouaké, ex-capitale de la rébellion rangée derrière M. Ouattara, Drissa Diallo, agriculteur septuagénaire, longue tunique blanche, "espère que les élections vont permettre d`en finir définitivement avec la crise pour que le pays retrouve sa stabilité".

En refusant de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010, Laurent Gbagbo avait plongé le pays dans sa plus grave crise. Arrêté le 11 avril, il a été transféré le 30 novembre à La Haye.

Il est soupçonné par la CPI d`être "coauteur indirect" de crimes contre l`humanité commis par ses forces lors de la crise postélectorale.

Source: SOPRCI

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:42

lexpression_703.jpgDe tous bords politiques, des personnalités politiques et non des moindres, candidats aux élections législatives de dimanche, ont été battues.
Ils étaient rares, les candidats dont la victoire pouvait se prédire. Tant la lutte était serrée entre les différents prétendants, dans le cadre des législatives de dimanche. Selon les informations, ceux qu’on attendait souvent les premiers à l’arrivée, ont franchi des fois la ligne, avec un retard préjudiciable.

Parmi eux, N’Dohi Yapi Raymond. Le candidat du Pdci à Koumassi, qu’on croyait pouvoir faire d’une bouchée ses adversaires, a mordu pourtant la poussière devant Cissé Ibrahim Bacongo, qui défendait les couleurs du Rdr. En dépit de son statut d’actuel maire de la cité, donc très proches des populations. Mais N’Dohi n’est pas le seul à avoir plié l’échine face au candidat des Républicains. Mamadou Koulibaly, l’ancien président de l’Assemblée nationale, député sortant de Koumassi, s’est présenté sous la bannière de son parti, Lider. Lui aussi, malgré son coffre et l’avantage qu’il a de connaître le terrain, pour l’avoir pratiqué en 2000, l’ancien vice-président du Fpi s’est fait étaler.

Une autre victime et non des moindres, de ces législatives, est le président du Mfa, Anaky Kobenan. L’ancien député de Kouassi-Datékro s’est présenté cette année à Cocody, laissant le soin à un de ses poulains, l’ex-ministre de la Culture, Anzoumane Moutaye, de se présenter dans cette circonscription électorale, considérée comme le bastion du leader du Mfa. Ce dernier a remporté haut les mains le scrutin. Mais manque de pot pour le chef de parti, qui n’a pu garder sa place à l’hémicycle. Sa tâche n’était pas du tout facile dans cette bataille fratricide qui engageait le Pdci et le Rdr à Cocody.

Avec Anaky Kobenan, on peut citer une autre victime de taille, en la personne de Kobenan Tah Thomas du Pdci. Le candidat du parti sexagénaire à Assuefry et Transua n’a pu reconquérir le terrain qu’il a pourtant maîtrisé durant plus d’une décennie. Le filiforme et talentueux député du Pdci a été détrôné à la surprise générale, par Kouabenan Sylvain, un indépendant. C’est à n’en point douter une défaite qui va faire mal au sein de la famille du Pdci.

Tout comme l’échec du directeur de cabinet du président de la République à Aboisso. Marcel Amon Tanoh, le candidat du Rdr, n’a pu relever le défi dans l’extrême Est du pays. Danho Paulin, le maire de la commune d’Attécoubé, n’a pu bénéficier de sa proximité avec a population. Le jeune et dynamique maire qui s’était présenté en indépendant, lâché par son parti, le Pdci, n’a pu malheureusement se ‘’venger’’. Son adversaire du Pdci et lui, ayant été surclassés par le candidat du Rdr. Une grande figure de la scène politique a lui aussi baissé les bras à San Pedro.

Georges Denise avait en face de lui un autre grand nom, Nabo Bouéka Clément du Rdr. L’homme a une renommée dans la seconde ville portuaire de Côte d’Ivoire, et s’est bâti une réputation d’homme de terrain. Contrairement à N’dohi Raymond et Danho Paulin qui n’ont pu profiter de leur situation stratégique à Koumassi et Attécoubé, le maire de San Pedro lui, a bénéficié de sa position de premier magistrat de la commune. La liste n’est certes pas exhaustive, mais elle démontre à quel point, ces élections ont été âprement disputées, comme à Yopougon, où Djédjé Bagnon, une figure de proue du Pdci est tombée devant la liste du Rdr, conduite par Koné Kafana Gilbert.

Léopoldine Tiézan Coffie est allée sous la bannière d’indépendante à Bédiala, contre la volonté de son parti le Pdci. Mais celle qu’on attendait est arrivée en troisième position derrière le Rdr et le Pdci. Pareil pour Touré Aya Virginie, la présidente des femmes du Rdr, qui a perdu chez elle à Oumé. Membre du cabinet présidentiel, Jeanne Peuhmond, pour le compte du Rdr, a elle aussi été défaite à Sakassou. Tout à fait au nord, à Boundiali par exemple, Zémogo Fofana n’est pas parvenu à s’imposer au candidat présenté par le parti des Républicains. A Bloléquin à l’Ouest du pays, l’ancien président des jeunes de l’Udpci, et actuel Secrétaire général adjoint de ce parti, Jean Blé Guirao qui n’est pas n’importe qui, a été surclassé par la liste Pdci, conduite par le ministre Dagobert Banzio.

Mais, au delà de tout, le plus grand perdant de ces élections reste le Fpi. Ce parti politique qui a refusé d’aller aux législatives, n’aura plus voix au chapitre à l’hémicycle, durant les cinq ans à venir. Du coup, le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo perd gros, dans la mesure où il ne pourra pas légiférer.
Ouattara Abdoul Karim
Légende : Anaky Kobenan du Mfa, Marcel Amon Tanoh et Touré Aya Virginie du Rdr, Koulibaly Mamadou de Lider, de grosses victimes de ces élections.

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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 18:13

Cote d'ivoireDans un communiqué, l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire félicite la Commission électorale indépendante (Cei) et le gouvernement d’avoir organisé des élections qui, selon les premiers rapports, ont été libres et équitables. Nous félicitons également les partis politiques d’avoir respecté les points de vue divergents et de s’être abstenus de tout acte de violence. Il a déployé 11 équipes d’observateurs pour superviser le déroulement du vote.


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Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 10:55

CEI BambaLa Commission Electorale Indépendante (CEl) informe la communauté nationale et internationale, qu`après publication de la liste provisoire des candidatures à l`élection des députés à l`Assemblée Nationale, et sa transmission au Conseil Constitutionnel, la haute juridiction, après examen des requêtes aux fins d`invalidation de diverses candidatures, a rendu les décisions qu`elle a transmises à la CEI.

L`examen de celles ci a révélé les données statistiques suivantes:

Sur les 946 candidatures retenues par la CEI, 16 ont fait l`objet de recours.

Sur les 16 requêtes reçues

- le Conseil Constitutionnel a déclaré 10 irrecevables,
- s`est déclaré incompétent pour statuer sur une;
- a déclaré deux (02) non fondées;

a déclaré trois autres bien fondées et a invalidé lesdites candidatures.

Les trois candidatures invalidées concernent:

- le candidat SEREL Pierre de la circonscription n° 90 (Duekoué S/P et Guéhiébly S/P et commune)
- le candidat TIOTE Souhaluo de la circonscription n° 27 (Kongasso Kounahiri)
- le candidat Kouassi Komenan de la circonscription n° 133 (Anianou, Famienkro, Koffiamonkro, Nafana, Prikro, communes et sous Préfecture).

Il ressort de ce qui précède que la liste définitive comprend à ce jour, 943 candidatures définitives retenues. Ce qui donne un total de 1182 candidats.

LE PORTE-PAROLE
BaMBa YaCoUBa

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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 13:26

Ce jeudi 10 novembre 2011 a eu lieu à la CEI une cérémonie marquant la fin du traitement des dossiers des candidats à l’élection des députés à l’Assemblée Nationale. Ci-joint la déclaration du Président.
YbakayokoOuverte le Lundi 17 octobre dernier, la phase de réception et d’analyse par la Commission Electorale Indépendante des candidatures à l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale du 11 décembre 2011, vient de s’achever.

La Commission Electorale Indépendante est heureuse de communiquer ce jour, 10 novembre 2011, la liste des candidatures retenues.

Je voudrais souligner auparavant que cette phase sensible des préparatifs du scrutin législatif a été marquée par deux reports successifs de la date limite de dépôt des candidatures pour donner toutes les chances de compétir, aux diverses composantes de l’opinion nationale, et permettre ainsi de renforcer davantage le caractère inclusif de la prochaine consultation électorale.

Ces mesures ont abouti en effet, à l’enregistrement de candidatures émanant de 34 formations et groupements politiques et de 439 candidats indépendants.

Il ressort de l’analyse des différents dossiers déposés auprès de notre Institution, les données statistiques globales suivantes :
- Nombre de dossiers de candidatures enregistrées : 964
- Nombre de candidatures acceptées : 946
- Nombre de candidatures rejetées : 18
- Répartition des candidatures par le nombre de sièges des Circonscriptions électorale :
- Circonscriptions à siège unique (1 siège) : 810
- Circonscriptions à sièges multiples (2 à 6 sièges) : 154

Les 964 dossiers de candidatures enregistrés représentent 1185 candidats titulaires au total, dont 89 % de candidats hommes et 11 % de candidates Femmes.

La Commission Electorale Indépendante se réjouit de cette mobilisation relativement forte des acteurs politiques de notre pays pour le renouvellement du Parlement, qui comprendra, faut-il le rappeler, 255 Députés répartis dans les 205 Circonscriptions Electorales créées pour la Législature 2011-2016.

Conformément aux dispositions du Code électoral, nous transmettrons, dès demain jeudi 11 novembre 2011, au Conseil Constitutionnel, la liste des candidats retenus et celle des candidats rejetés par la Commission Electorale Indépendante.

La liste définitive des candidats autorisés à compétir sera affichée au siège de la CEI, à l’issue des travaux du Conseil Constitutionnel, au plus tard le mercredi 16 novembre 2011.

Tout en félicitant tous les candidats ayant déposé un dossier, la Commission Electorale Indépendante les invite, d’ores et déjà, à œuvrer, chacun en ce qui le concerne, pour le déroulement d’une compétition ouverte, civilisée et non violente.

La Commission Electorale Indépendante exhorte, encore une fois, toutes les formations politiques et les candidats indépendants prenant part au scrutin législatif, à jouer pleinement, dès à présent, leur partition dans le maintien d’un climat apaisé tout au long de la période électorale et post-électorale.

Notre Institution s’engage pour sa part, à traiter avec toute la diligence requise, les prochaines étapes des préparatifs de ce scrutin du 11 décembre 2011, désormais ouvert à toutes les composantes de l’échiquier politique ivoirien. LIRE LA SUITE)))

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 12:48

YbakayokoLe lundi 31 octobre était la date butoir pour le dépôt des candidatures aux législatives du 11 décembre. Les candidats et les partis politiques, qui ont attendu la dernière minute pour faire acte de candidature, ont passé la nuit de lundi à mardi au palais Angoua Koffi. Dans cette course contre la montre, L’Expression a passé cette nuit blanche avec les candidats. Notre reportage.

Il est 22H ce lundi 31 octobre 2011. Ce n’est pas la nuit électorale comme ce fut le cas, il y a exactement une année, le 31 octobre 2010, lors de la proclamation des résultats du premier tour du scrutin présidentiel. Mais l’ambiance qui régnait dans la cour du siège de la Commission électorale indépendante(Cei) ressemblait étrangement à une foire où lobbying, pression, intrigues et suspicion se côtoyaient. Sous des bâches dressées pour la circonstance, plusieurs candidats indépendants et ceux des petits partis s’activent, dossiers sous les aisselles, pour passer à l’acte.

A cette heure tardive de la nuit, la délégation du Pdci Rda, conduite par Mme Diop Aminata, est déjà sur les lieux et s’active à faire le dernier contrôle des dossiers avant de passer dans les 19 boxes de la Cei qui servent à réceptionner les candidatures des 19 régions de la Côte d’Ivoire. En dehors de cette délégation officielle, d’autres barons du parti de Bédié rodaient dans le périmètre. Le plus en vue était Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre des Ressources animales et halieutiques. Le ministre est-il venu déposer son dossier de candidature ? Le concerné répond par la négative. Mais tout porte à croire que la présence du député de Tanda à cette heure tardive à la Cei n’est pas fortuite. Il est 23H10.

Course contre la montre
Nous sommes à 50 minutes de la clôture. C’est à cette heure précise que débarque la délégation du Rdr, conduite par Me Doumbia Ibrahim, secrétaire national adjoint du Rdr chargé des élections. La forte délégation des républicains avait sous les bras 19 cartons d’archives contenant les dossiers de candidature de chacune des 19 régions du pays. Appuyé par Imbassou Ouattara, Me Doumbia Ibrahim fait un débriefing avec son équipe. Après cette petite concertation, Diabagaté Morissindou, membre de la cellule électorale du Rdr, est le premier à prendre place dans le box N°17 pour déposer les dossiers des candidats de la région du Worodougou. Mais après ce premier pas, Me Doumbia et son équipe freinent des quatre fers.

Il semble que beaucoup de dossiers manquent de lettres d’investiture du parti. Il a donc fallu opérer une halte pour remettre les pendules à l’heure. Pendant ce temps, la délégation de l’Udpci, conduite par Mme Koné Awa, arrivée à 23H20 s’active. Dans ce laps de temps, Henri Tohou, candidat malheureux à la présidentielle venait d’accomplir l’acte qui allait lui permettre d’être candidat dans sa ville natale de Facobly. Mais ça a été un parcours de combattant pour le président de l’Usp. « Je viens de déposer mes dossiers, mais je repars à la maison triste. Au lieu de trois candidats, mon parti va finalement présenter deux candidats. Il y avait un problème avec mon suppléant, donc notre candidat de Vavoua s’est sacrifié en me passant son suppléant pour que le président du parti que je suis vienne mener le combat à l’hémicycle. Je suis donc candidat pour la circonscription de Facobly, Guéhézon, Kouah et Tieniziably.

Avec moi, il y a Kouabenan Bernard qui va défendre les couleurs du parti à Koun-Fao », a déclaré Henri Tohou. A minuit pile, la Cei ferme son portail. Ceux qui sont derrière sont donc forclos et devront attendre. Mais tous ceux qui sont dans l’enceinte sont considérés comme dans les délais. Dans les minutes qui ont suivi, le président Youssouf Bakayoko descend de ses bureaux et visite les 19 boxes, le pool informatique et les quatre commissions présidées par les vice-présidents de la Cei, le tout soutenu par des échanges cordiaux avec les candidats, surtout avec ceux du Pdci-Rda. Dans cette course au Parlement, c’est à minuit que la Cei enregistre l’arrivée des gros requins.

Des candidats sans suppléant
A 00H20, KKB, vêtu d’un sous-vêtement et un tee-shirt, débarque au palais Angoua Koffi. « Je dormais et on m’a appelé pour venir retirer mes dossiers », lance le président de la Jpdci aux journalistes. Il sera suivi d’autres barons du Pdci tels que Doukouré Moustapha, Djédjé Bagnon Joachim, Dr N’Guessan Daniel, N’Dohi Yapi Raymond etc, qui disent avoir été sortis de leur sommeil pour le même motif. Mais au finish, il ne s’agissait pas d’un retrait de dossier, mais plutôt d’une convocation pour fournir des informations supplémentaires. Dans les mêmes minutes, ce sont des dinosaures du Rdr qui débarquent. Adama Toungara, son épouse Amy et Kandia Camara font sensation dans la cour de la Cei.

Le ministre des Mines, de l’Energie et du pétrole d’Alassane Ouattara est arrivé nuitamment au siège de la Cei dans une simplicité déconcertante au volant de sa Mercédès avec son épouse. Idem pour Kandia Camara, drapée dans une robe sobrement brodée. Les membres du gouvernement sont suivis d’Affoussy Bamba dans une tenue un peu moulante qui attire des regards de tous. Adama Toungara, son épouse, Kandia Camara et Affoussy Bamba établissent leur Q.G sous la bâche du Rdr et se refusent à être photographier.

A 1H10 du matin, Youssouf Bakayko descend à nouveau dans l’arène pour apprécier le niveau d’enregistrement des candidatures. Il observe une halte au niveau de la loge ministérielle pour échanger avec les membres du gouvernement qui quitteront le siège de la Cei à 1H40 du matin. Dans ce tohu-bohu organisé, les responsables de chaque formation qui sont scotchés à leur téléphone passent des coups de fil à certains candidats pour venir compléter leurs dossiers. D’autres, malheureusement, qui étaient injoignables sur leurs portables garderont, à coup sûr, un arrière-goût amer de cette soirée du 31 octobre.
Kra Bernard

L'expression

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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 10:22

CEI BambaAprès le report de la date des dépôts de candidatures pour les législatives du 11 décembre prochain, le vice-président et porte-parole de la CEI, Bamba Yacouba a donné les raisons de ce report et rassuré que cela n’aura aucune incidence sur la date des élections

La commission centrale de la Cei vient de proroger la date des dépôts de dossiers de candidature à l’élection des députés. Comment expliquez-vous cette situation?

C’est suite à une requête du gouvernement. Les partis politiques de certains candidats que nous avons été saisi à l’effet de proroger la date de réception des candidatures qui venait à expiration ce mercredi 26 octobre et il y a aussi un constat. Nous constatons que nous avons moins d’une centaine de dossiers réceptionnés. Nous avons donc étudié cette requête favorablement. Nous avons octroyé une rallonge de 5 jours pour permettre à ceux qui n’ont pas eu le temps de déposer leurs dossiers de le faire jusqu’au 31 octobre 2011 à 17h.

Est-ce que ce que nouvelle disposition n’a pas d’incidence sur la date du 11 décembre prévu pour le scrutin législatif?

Cette prorogation n’a aucune incidence sur la date du 11 décembre 2011. Cette date est immuable. On a juste procédé à un réaménagement technique de notre chronogramme. Les grands axes restent. Mais c’est au niveau de la phase de traitement des dossiers que nous avons devoir faire du travail supplémentaire. Nous allons avoir plus de dossiers à traiter en un laps de temps. Ce sera donc à nous, en interne, de prendre toutes les dispositions afin de travailler pour examiner et traiter tous les dossiers qui seront transportés à la CEI. Je voudrais profiter pour demander aux partis politiques et aux candidats de prendre toutes les dispositions pour ne pas venir à la dernière minute. Nous avons un chronogramme qui se calque sur de grands axes qui nous emmènent aux législatives le 11 décembre. Il y a des dates qu’on ne peut pas changer.

Est-ce que cette prorogation est conforme à la loi?

Naturellement! Vous savez, au niveau de la Cei, le code électoral est notre boussole. Le code électoral prévoyait 45 jours au plus tard. Nous sommes donc restés conformes à la loi. Ce réajustement a été aussi fait en ce qui concerne les pièces administratives. C’est-à-dire le délai qui était, selon la loi, de trois mois au plus tard. Nous avons procédé à un réaménagement pour permettre que ce délai soit rallongé à un an afin que tous ceux qui ont des anciens documents avec eux puissent venir vous déposer pour compléter leur dossier.

A ce jour, moins de 100 futurs candidats ont déposé leur dossier auprès de la Cei. Alors comment expliquez-vous cette lenteur dans le dépôt des dossiers?

Nous n’avons pas d’explication. Nous faisons des constats. Le constat, c’est qu’ à cette date, nous avons peu de dossiers réceptionnés. Nous avons moins de 100 dossiers. Les délais terminés, nous avons été sollicités. Je suppose que les partis politiques, les candidats indépendants, le gouvernement avaient l’espoir que la Cei allait accorder, une décision favorable à leur requête. Dans ce sens là, ils sont préparés psychologiquement pour faire leur réaménagement interne et nous amener leur dossier. Nous espérons que cela sera fait assez rapidement.

Certains partis politiques posent la question de la sécurité pour leur participation à ce scrutin législatif. Qu’est-ce que la Cei a prévu à ce niveau?

C’est la préoccupation de la nation toute entière. C’est la préoccupation de la Cei. Nous avons pris les mêmes dispositions en ce qui concerne les élections présidentielles. Ce sont les mêmes dispositions qui sont prises en matière de sécurité en ce qui concerne les élections des députés. C’est une préoccupation nationale du gouvernement. La Cei prend toutes les dispositions pour que ce scrutin soit sécurisé. Les électeurs aussi ont besoin d’être sécurisés. Ce n’est pas une préoccupation qui est propre à un parti politique. C’est une préoccupation nationale.

Y aura-t-il oui ou non de nouvelles personnes sur la liste électorale actuelle?

Je voudrais tout de suite rassurer que la liste électorale qui a servi à l’élection présidentielle sera la même liste électorale qui sera utilisée pour l’élection des députés. Cette liste électorale de l’élection présidentielle a été certifiée par les Nations Unies. C’est une liste électorale qui a été consensuelle. Tous les partis politiques, tous les groupements politiques, tout le monde a validé cette liste électorale. Donc, il n’y a pas de raison que cette liste soit modifiée. Il y avait une disposition de l’accord de Ouagadougou qui avait prévu qu’un certain nombre de personnes concernées par les registres techniques soient prises en compte. C’était un souhait du Cpc. Mais le Cpc en son temps n’avait pas prévu qu’il y aurait une crise post-électorale. Il y a donc des dispositions qui doivent être prises pour permettre à ces personnes de pouvoir être prises en compte et naturellement, il s’agira de les réintégrer sur cette liste électorale. Les réintégrer sur cette liste électorale suppose qu’il y ait donc une nouvelle liste électorale consensuelle, qu’il y ait une nouvelle liste électorale certifiée par les Nations Unies. Le temps matériel ne nous permet pas.

Le nouveau représentant spécial des Nations Unies en Côte d’Ivoire, à son arrivée, à souhaité que les prochaines législatives soient inclusives comment réagissez-vous à ce souhait?

Le souhait du représentant spécial est un souhait qui concerne toute la nation. Je pense qu’assez de personnes viendront postuler. Mais c’est une élection et une élection ce n’est pas forcé. Ce sont ceux qui souhaitent participer qui y viennent.
Propos recueillis sur
ONUCI FM par YMA

Le Patriote

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Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

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·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

Seth koko sur GRIOO.COM le 28/10/2010logo grioo

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