Après la chute

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 11:20

procureurLes jours à venir ne seront pas de tout repos pour certains proches de Laurent Gbagbo en exil au Bénin. Hier le Parquet béninois a transmis 13 mandats d’arrêt internationaux à Interpol à Cotonou. Ces mandats d’arrêt concernent 13 personnes proches de l’ancien chef d’Etat vivant en exil au Benin. Les mandats d’arrêt ont été transmis à Interpol pour faire arrêter les personnes concernées. Le Parquet du Benin l’a fait après avoir été saisi par le procureur de la République, le juge Kouadio Simplice. Comme le veut la règle dans ce genre de procédure, l’identité des 13 personnes n’a pas été dévoilée. Mais, selon une source sur place à Cotonou, le Colonel Alphonse mangly, Brou Amessan, Ouattara Gnonsié, et Emile Guiriéoulou figurent parmis les personnalités visées. Il faut rappeler dès les premières heures de la fin de la crise postélectorale, le procureur de la République avait lancé une série de mandats d’arrêt internationaux contre des dignitaires de l’ancien régime en exil au Ghana, au Togo et au Bénin. Sans succès jusqu’ici. Aujourd’hui, avec l’entrée en jeu d’Interpol, les choses semblent s’accélérer. L’air risque d’être irrespirable pour certains du côté de Cotonou les jours à venir. C’est le cas de l’écrire. Après les morts en cascade dans leurs rangs, la météo n’est pas vraiment bonne pour les refondateurs en ce moment.

JCC

Le Patriote

 

 

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour  

 


 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 17:34

amback.JPGHamed Bakayoko, ministre de l'Intérieur a initié, le mardi 7 février 2012, à son cabinet, au Plateau, une rencontre avec les grands commandements, à savoir, le Commandant supérieur de la Gendarmerie (Gal Kouassi Gervais), le directeur général de la Police nationale (Brindou Mbia) et le Chef d’état-major général (Gal Soumaïla Bakayoko) pour dégager un plan d’urgence contre le phénomène des coupeurs de route qui fait rage. Mais la bonne intention du ministre et la détermination des généraux doivent s'accompagner de la disponibilité des moyens pour éviter des difficultés sur le terrain.
La mobilisation de gendarmes, de policiers et de militaires dans la lutte contre les coupeurs de routes, à n’en point douter, va « dépeupler » les effectifs de ces corps déjà amaigris par la crise postélectorale. « Beaucoup de nos frères d’armes ont perdu la vie au combat et certains ont déserté. Certes, nous avons repris à 99%, mais il a y des services qui ne tournent pas à plein régime faute de personnel » nous a expliqué un sergent-chef de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) qui croit pouvoir appartenir à la prochaine brigade de lutte contre les coupeurs de route. A cela, il faut ajouter que le ratio qui tournait autour d'un policier pour environ deux mille habitants (environ 13 mille policiers pour vingt deux millions d’habitants) pourrait baisser de manière drastique, compte tenu de la crise postélectorale, des admis à la retraite et du refus du ministre Hamed Bakayoko de recruter de nouveaux fonctionnaires de police. La gendarmerie ayant sensiblement le même effectif que la police, ce corps d’élite aura du mal à mettre des agents à la disposition du prochain « bataillon » de lutte contre les coupeurs de routes. Car, en plus des escadrons, des pelotons et des brigades, ledit corps doit alimenter et entretenir ses effectifs dans les unités spéciales, à savoir le Groupement Documentation et Recherche (Gdr), l’escadron de protection des hautes personnalités (Ephp), l’Unité d’intervention de la gendarmerie nationale (Uign), le Groupement d’escadron blindé de la gendarmerie (Gebgn) et la nouvelle brigade de sécurité. Ce qui est vrai pour la gendarmerie l’est aussi pour la Police qui a « réactivé » la Force d’intervention rapide (Fir) qui est un appui aux actions de la Police criminelle en cas de besoin. Sans compter ceux postés un peu partout dans des endroits stratégiques, notamment sur les ponts et zones d’affluence. Si aucun responsable militaire ne dira le nombre exact d’éléments de la gendarmerie, de la police et des Forces républicaine à déployer sur les routes pour des questions évidentes de sécurité et de stratégie, encore moins leurs positionnements, l’annonce faite par le ministre Hamed Bakayoko laisse croire que la constitution et la mise en route de cette unité se feront dans les jours à venir.
Erreur à ne pas commettre
Les grands commandements qui doivent constituer cette force, devront résoudre le problème de son identité. Aurons-nous affaire à une unité spéciale ou force spéciale ou simplement un effectif de Forces de l’ordre composé de gendarmes, de policiers et de militaires. Toujours est-il qu’ils doivent bénéficier d’une formation spéciale avant d’opérer sur le terrain, à moins qu’on veuille utiliser l’expérience et l’expertise du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos), en attendant de constituer véritablement cette force. Cela dit, quelle que soit la force mise sur pied, les autorités et les grands commandements doivent mettre en place un recrutement adapté et une formation spécifique. En effet, il s’agira de faire une sélection aigue d’éléments dont l’aspect physique (au moins 175 cm pour au moins 75 kilogrammes) soit imposant et qui aura acquis dans son unité d’origine une technique appréciable. Sur le plan moral, les instructeurs doivent déceler en lui un sang-froid, une résistance au stress. En plus, l’élément doit avoir un examen médical approfondi et un test physique et psychologique à toute épreuve. Si la devise des unités ou forces spéciales est d’avoir « une violence minimale pour une efficacité maximale », selon le Lieutenant-colonel Eric Liévin (Commandant des unités spéciales de la Police du Royaume de Belgique), ces éléments qui seront sur les routes devraient faire face à des ennemis invisibles et redoutables. C’est pourquoi en dehors des aptitudes de base, ils doivent bénéficier d’une autre formation liée à leur « nouvelle fonction » pour ne pas devenir des cow-boys ni des brutes prêtes à dégainer. Ceci leur permettra d’évaluer une situation et d’agir de manière instantanée sur le plan opérationnel. Mieux, compte tenu de la mission délicate, la chaîne de commandement doit être courte pour assurer la rapidité des actions sur le terrain.
Qualité de l’équipement et d’opération
Entre 2000 et 2010, selon un rapport de l’ex-Cecos, les coupeurs de route s’étaient dotés de fusils artisanaux (calibre 12, canons sciés, de pistolets et de revolvers). Toutefois, leur « puissance de feu » a causé des morts et surtout des pertes de biens et de sommes d’argent colossales. Aujourd’hui, avec la prolifération des armes à la faveur de la crise postélectorale, les coupeurs de routes se sont équipés d’armes de guerre et d’armes lourdes (kalach et des Rpg 7) S’ils sont soupçonnés de détenir des A 52 et des 12-7, les securocrates n’ont pas encore confirmé cette information. Toujours est-il que la Police militaire (Pm), lourdement armée, installée à Niangon comme à Bouaké, a essuyé des tirs de ces coupeurs. « Ce n’est pas avec des calibres 12 que nous avons été attaqués », a révélé un officier de la Pm. Plus grave, les coupeurs de route ne font plus de l’autoroute du nord (143 km) leur seul lieu de prédilection. Ils ont pris position sur les voies internationales, à savoir Abidjan-Abengourou-Bondoukou-Bouna, les tronçons Abidjan-Sikensi, Abidjan-Tiassalé-Lakota-Gagnoa-Daloa-Man, Yamoussoukro-Bouaflé-Sinfra, Bouaké-Katiola-Niankaramandougou, Abidjan- Grand-Lahou- Sassandra-San-Pedro-Tabou, Tabou-Grabo. Selon des informations concordantes, ce sont des quidams rompus au métier des armes qui se sont spécialisés dans des actions de guérilla et de contre guérilla. Certains parlent même de déserteurs, d’anciens combattants et de miliciens non repentis. Pour venir à bout d’une telle « armée », les forces ou unités spéciales doivent être dotées de moyens conséquents. Si elles ne peuvent bénéficier de moyens à l'image de ceux des forces spéciales mexicaines (un exemple en Amérique latine) dotés des fusils de précision, elles doivent bénéficier de moyens logistiques à la hauteur de leur mission et surtout effectuer des opérations psychologique (Psypos). En clair, c’est un véritable défi auquel les grands commandements sont confrontés et qu’ils doivent relever pour le bonheur des populations.
M’BRA Konan

Source: Soir Info

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour   

 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 13:42

DjdjMadiKouadio Konan Bertin dit KKB réclame un congrès au Pdci (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), parti qui l’a vu ‘’grandir’’ et dans lequel il a toujours milité. Président de la jeunesse du Pdci et élu député sous la bannière de ce mouvement politique fondé, il y a plus 50 ans, par Feu Félix Houphouët-Boigny. « Le Pdci est le seul parti au monde qui ne tire pas les conséquences de ce qui lui arrive. On a perdu le pouvoir par les armes. Aucune leçon. On a perdu les présidentielles. Aucune leçon. On est encore minoritaire à l`Assemblée nationale. Aucune leçon. Et on va aller aux municipales pour obtenir quoi ? (…) C`est quoi ce parti ! Il y a un groupe de militants qui va au charbon, dont l`intelligence est juste bonne pour servir d`ascenseur à une minorité qui est là et qui jouit de l`orgasme du pouvoir ». Ces propos de KKB tenus, la semaine dernière, et qui se voulaient une invite à organiser un congrès, continuent aujourd’hui de troubler une situation sans histoire que vivait le parti. Au-delà, cette revendication du nouveau député fait scandale et vient bousculer des habitudes jusque-là bien tranquilles. Diversement interprété, le point de vue du président de la Jpdci divise. D’un côté, ceux qui approuvent et soutiennent la démarche de KKB, comme c’est le cas de certaines coordinations du Pdci qui ont donné de la voix pour dire oui à un congrès. De l’autre, ceux qui estiment que KKB est ‘’mal placé’’ pour donner des leçons. C`est dans ce dernier camp que s’inscrit le ministre Kobenan Adjoumani. « …J’interpelle mon jeune frère KKB, afin qu’il arrête de s’attaquer à Bédié. Ses critiques, quelquefois excessives, ne doivent pas lui faire oublier le soutien qu’il a toujours apporté au président Bédié. Alors, cher petit frère, je ne pense pas un seul instant que tu puisses te livrer à une quelconque confrontation avec le modèle que tu as choisi et dont tous les Ivoiriens louent les mérites de patience et de sagesse », a lancé le ministre Adjoumani à l’endroit de KKB, à l’ouverture d’un séminaire de la section Pdci de Prikro, le week-end dernier. On comprend nettement que le soutien de quelques coordinations au président de la jeunesse du Pdci et la réplique du membre du bureau politique à KKB situent sur la crise qui, au sein du Pdci s’accentue. Selon plusieurs sources bien introduites au Pdci, il se dessine déjà deux blocs. Le premier est constitué de personnes pour qui le Pdci doit faire sa mue. Le second bloc a pour membres ceux qui considèrent que le président Bédié est un monument à ne pas égratigner et qui interrogent en ces termes « Que serions-nous devenus si le Pdci n’avait pas eu Bédié comme chef ? ». Dans tous les cas, tout cela annonce les couleurs d’une bataille dans laquelle de nombreux cadres du parti pourraient laisser leurs plumes.
Alain BOUABRE

Source: Soir Info

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 20:19

ADO-ki-moom.JPG

Avant l’ouverture des travaux de la 2e journée de la 18e session ordinaire de l’Assemblée générale des chefs d’Etat et de gouvernement africains qui s’est ouverte le dimanche 29 janvier dernier, le président ivoirien s’est entretenu tôt le matin avec le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. La rencontre s’est déroulée à la résidence du patron de l’Onu, à l’hôtel Sheraton. A l’issue du tête-à-tête d’un quart d’heure environ, le président de la République de Côte d’Ivoire a livré, à la presse, l’objet de sa visite : « Je suis venu remercier le Secrétaire général, faire le point de la situation avec lui. Lui dire que la paix est revenue en Côte d’Ivoire, la sécurité est bonne, le pays est en train de reprendre au plan économique. Et que nous sommes engagés dans la réconciliation. Il a accepté de continuer de nous apporter son soutien ». Juste après, le chef de l’Etat a rejoint ses homologues au siège de l’Union africaine pour entamer les travaux avec comme point culminant, l’élection du président de la Commission.
P.K.
Envoyé spécial

Le Nouveau Réveil

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour

 

 
   

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 13:05

prémier ministre gbagboLes militaires et les civils inculpés dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes suite aux événements post-électoraux seront devant les tribunaux de première instance et le tribunal militaire d’Abidjan en février prochain.

L’étau judiciaire se resserre autour d’eux. Les partisans de l’ancien régime inculpés pour les faits de crimes de sang et crimes économiques seront devant le juge en février prochain. Le dossier d’instruction est pratiquement bouclé, indique une source proche du dossier. Aké N’Go, Affi N’Guessan, Jean Jacques Béchio, Bro Grégbé Géneviève, Simone Gbagbo, Sokouri Bohui,…seront interrogés par le tribunal de première instance d’Abidjan. Depuis lundi, les prisonniers mis en liberté provisoire sont entendus par le juge d’instruction du 10ème cabinet, Koné Mamadou, sur le fond des affaires. A la cellule d’enquête, sise à Cocody Angré 7ème tranche. « Ils seront entendus toute cette semaine. Et progressivement, nous allons les entendre tous. Cela dépend du calendrier du juge d’instruction. Il peut nous dire que le dossier est bouclé aujourd’hui, demain ou dans deux semaines. Ce qui est sûr, c’est qu’en février nous aurons fini de les auditionner et le procès aura lieu», a indiqué une source proche du tribunal d’Abidjan. Selon elle, les procès des civils et des militaires accusés des faits cités plus haut auront lieu dans la même période de février. Dans la journée de lundi et d’hier, les 20 premières personnes convoquées ont été entendues. Il s’agit de Germain Guézé Kanon, cameraman à la Rti, d’Henri Ettien Amoikon, de Jean Martin Dassé Dakourou, de Simon Koudou, de Constant Koidou, d’Armand Georges Ouégnin, de Chantal Léba, de Dédi Adèle, de Maurice Lohougnon et d’Armand Bohui. Du côté des militaires, le général de brigade Dogbo Blé, le cdt Doua Kouassi Norbert, le lt-colonel Daléba Réné, le colonel-major Gnaholé Gbéuglé, le cne Sahet De Roland, le cdt Man Yallé et leurs complices inculpés pour plusieurs faits seront aussi devant le tribunal militaire d’Abidjan. Ils sont poursuivis pour crimes de sang, détournements de deniers et de matériels publics, achat, commerce, détention et de cession illicites d’armes …
Bahi K.

Nord-Sud

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour 

 

 
 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 12:47

ONUCI-1.jpgQue fait l’Onuci avec les armes récupérées aux mains des ex-combattants ?
Nous les gardons, en attendant de voir ce qu’il faudra en faire après. On verra s’il faut les détruire ou pas. Mais dans un premier temps, nous les gardons.

Pourquoi ne les remettez-vous pas aux Frci, à la police, et à la gendarmerie qui en ont besoin pour le maintien de l’ordre et la sécurité des biens et des personnes ?
La procédure ne veut pas que les choses se passent comme vous le dites.

Quelle est donc la procédure qui sied en la matière ?
La procédure, c’est lorsqu’on nous les remet, nous les gardons d’abord, avant de voir le statut à adopter. Vous savez que le pays est sous embargo. Et c’est quand l’embargo sera levé que le pays sera autorisé à recevoir des armes. Pour les armes dont vous parlez, on les prend, on les garde, on regarde et on répertorie. On voit aussi si ce sont des armes qui ont été acquises avant ou après l’embargo.

Comment peut-on le savoir ?
Nous avons des experts. Une arme a un nom, je veux dire qu’elle a des spécificités. En clair, la date à laquelle elle a été achetée, la date de son entrée sur le territoire. Nous ne faisons que ce travail. C’est après que leur destination finale sera déterminée.

Propos recueillis par Ouattara Abdoul Karim

L'expression

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour 

 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 12:27

FRCILe chef d’État-major Général (CEMG) des Forces Républicaines de Côte d`Ivoire (FRCI), le général de division Soumaïla Bakayoko, a entamé une tournée de sensibilisation des personnels militaires sur les instructions données par le président de la République, Alassane Ouattara. A cet effet, il a rencontré hier lundi 9 janvier 2012, au Camp Galliéni au Plateau, tous les chefs d’unités des FRCI (armée de terre, air, mer). Trois points essentiels étaient à l’ordre du jour de cette rencontre de vérité à savoir, l’encasernement des troupes, la discipline et la cohésion au sein de l’armée nouvelle et la mise sur pied d’une armée de réserve. « On ne peut pas confier la défense et la sécurité de notre pays la Côte d’Ivoire à des indisciplinés », a assené le Gal Bakayoko, rappelant aux militaires leur rôle pour redorer l’image des FRCI et ramener la discipline au sein de la grande muette. Il a eu un message particulier pour toutes les catégories de militaires. Aux officiers, il a demandé d’être des modèles et des guides dans la dignité, l’honneur et la compétence. Les sous-officiers ont été prié de servir de courroie de transmission dans la chaîne de commandement en étant fidèles aux chefs et enfin les militaires du rang ont été invités à être animés d’un esprit de discipline et d’avoir le souci de la formation continue afin d’éviter d’être à la traine. Sur la question des exactions commises par les FRCI sur les populations et surtout après les dernières tueries de Vavoua et de Sikensi en fin d’année 2011, le CEMG a estimé qu’il était urgent de former les troupes encasernées pour permettre aux militaires du rang d’obtenir les certificats d’armes n°1 et n°2. Une formation devra aussi être faite à l’intention des sous-officiers et des officiers pour accroître leurs acquis opérationnel, sur les plans de la technique et du commandement. « Bientôt, il y aura une tenue spécifique aux FRCI. A partir de cet instant, nous allons traquer tous ceux qui la porteront illégalement pour commettre de sales besognes et ternir notre image. Nous allons établir de nouvelles pièces d’identité des militaires régulièrement inscrits dans nos rangs et identifier tous nos véhicules. A partir de cet instant, on procédera au contrôle systématique de tout militaire », a prévenu le Gal Bakayoko, informant de la mise sur pied d’une armée de réserve. Elle sera composée de tous les ex-combattants qui n’iront pas dans l’Armée nouvelle. Ils seront regroupés sur des sites de service civique d’actions au développement (SCAD) pour des formations qualifiantes en vue de leur intégration dans le tissu socio-économique.
Hervé KPODION

L'Inter

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour 

 



 


 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 13:16

Guy-Andre-Kieffer.JPGLe lieutenant Alassane Doumbia est le responsable des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, chargé de la sécurité dans le département d’Issia. Il est l’officier qui a découvert des ossements humains supposés être ceux du journaliste franco-canadien, Guy-André Kieffer. Dans cet entretien, il explique comment il a mené son investigation, le rôle qu’il a eu à jouer dans cette découverte macabre et comment s’est faite la collaboration entre lui, sa hiérarchie et le juge français, Patrick Ramaël, chargé du dossier.


Qui a fait cette découverte macabre et, dans quel village a-t-elle eu lieu ?
Permettez-moi de vous indiquer que la découverte a été faite précisément à Yaokro. C’est un village situé dans la sous-préfecture de Saïoua, à 20 kilomètres d’Issia, chef-lieu de département et à 10 kilomètres de Saïoua, sur l’axe reliant les deux villes. Par qui ? vous avez demandé. Il faut dire qu’effectivement nous avons mené des investigations sous l’autorité militaire de toute ma hiérarchie du Haut-Sassandra, dont le commandant Ouattara Issiaka dit Wattao et le capitaine Diomandé Ibrahim dit Delta. C’était suite à des informations récurrentes qui nous parvenaient concernant l’enterrement d’un Blanc depuis un long moment. Nous avons minutieusement entrepris des investigations pour savoir si les faits qui nous sont rapportés étaient conformes à la réalité du terrain. Nos investigations ont abouti à localiser les lieux exacts. C’était au pied du pont de la Goré, qui constitue le trait de démarcation entre les deux sous-préfectures d’Issia et de Saïoua.

De qui avez-vous appris les premières informations liées à cette affaire ?
Souffrez que je ne puisse pas répondre en ce moment à cette question, pour éviter de brouiller des pistes, étant donné que les instructions sont en cours. Mon silence participera à leur aboutissement et aussi à l’éclatement de la vérité.
Depuis combien de temps les premiers échos concernant cette affaire d’enterrement de Blanc dans la zone vous sont parvenus ?
Cela remonte à trois mois déjà que les premières informations concernant cette affaire d’inhumation d’un Blanc au pied du pont de la Goré me sont parvenues. Aussitôt j’ai pris attache avec mes chefs qui m’ont mis en mission. Avec beaucoup de minutie, j’ai mené mon enquête sur les instructions et avec l’aide et l’apport des personnes témoins, dont je ne pourrais citer les noms ici. Nous n’avons pas eu beaucoup de difficultés à trouver l’endroit censé avoir accueilli ce corps du Blanc. Puisque les échos étaient formels qu’il s’agissait bel et bien d’un toubab.

Peut-on savoir, si à ce jour, des soupçons pèsent sur des personnes et si vous avez déjà procédé à des arrestations ?
Là aussi, cela participera à gêner les instructions en cours, donc je ne peux pas donner de réponse à cette question.

Pouvez-vous confirmer la présence du juge Ramaël au moment de la fouille et quelle a été sa réaction et comment a-t-il été informé ?
Effectivement, le juge Ramaël était présent et a assisté à la fouille qui a abouti à la découverte. Devant la scène, il était ému. Car, au premier abord, il ne croyait pas à la présence d’un corps à cet endroit. Ensuite il a profondément respiré comme pour exprimer un soulagement et pour dire qu’une importante étape venait d’être franchie dans l’enquête qu’il mène depuis environ huit ans. Il faut noter que le juge français Ramaël avait été informé depuis un moment. Car, depuis un certains temps, ayant été informé de la situation, nous avions pris sur nous d’informer la force Licorne et le commandement supérieur de la gendarmerie nationale. Par la suite, une fois à Abidjan, le juge Ramaël nous a contacté et nous avons échangé sur le sujet. Depuis lors, nous sommes restés régulièrement en contact jusqu’à ce qu’il revienne cette fois et qu’il soit procédé à la fouille des lieux ce vendredi 6 janvier 2012, sous ses yeux. J’ai été moi-même le chercher à Abidjan, précisément au 43e Bima. Il était accompagné de deux gendarmes. Durant toute la journée du vendredi 6 janvier 2012, nous avons mené ensemble les investigations. Ensuite, j’étais de la délégation de la 2e région militaire de Daloa qui l’a ramené à Abidjan.

Qui s’est chargé de transférer les ossements découverts sur Abidjan ?
C’est nous. C’était sur instructions du chef d’état-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, le général de division, Bakayoko Soumaïla.
Entretien réalisé par Bayo Fatim,
envoyé spécial à Issia

Source: Nord-Sud

Une vidéo de l'ACSCI pour votre réflexion du jour   

 

 

 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prohaines vidéos

Par Seth KOKO - Publié dans : Après la chute
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
  • Partager ce blog
  • Contact
  • Retour à la page d'accueil

ANNONCES

peuple-ivoirien.jpgA LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE !!

Le mot d'ordre du Leader 

SETH-KOKO-ETOILE.jpgLa Chaine Seth Koko TV

logo-fr 24Seth Koko sur France24 le 15 février 2010

    intro Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

 

Sur logo wn

·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

·         

business planVous souhaitez devenir membre ou représenter notre cellule de réflexion pour la bonne gouvernance en Côte d'ivoire dans votre pays de résidence Inscrivez -vous ici Côte d'Ivoire, France,USA,Russie, Hongrie, Angleterre,Italie, Japon,Chine, Suisse, Canada, Allemagne, Belgique, au Magreb,Afrique du Sud, Sénégal...
la TourVisitez votre site Seth Koko France diaspora
armoiries.jpgVisitez votre site Seth Koko Côte d'ivoire
Budapest Parlament1Visitez votre site Seth Koko Hongrie pour la diaspora
Expansion-Russie-et-URSSVisitez votre site Seth koko Russie pour la diaspora

·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

Seth koko sur GRIOO.COM le 28/10/2010logo grioo

l'Afrique vous attend !

ALTER INFO CONFIRME LES PROPOS DE SETH KOKO

Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO  

badge.Facebook

Recherche

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Images Aléatoires

  • image21.jpg
  • GOUVERNEMENT-33.jpg
  • 1864695552_2.jpg
  • seth koko Elysee 1
  • abidjan.jpg
  • muammar-kadhafi.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés