La REVOLUTION du peuple

Samedi 21 mai 2011 6 21 /05 /Mai /2011 19:25

ADO-CHAR.jpgAlassane Ouattara, 69 ans, a été solennellement investi président de la République de Côte d`Ivoire, samedi à Yamoussoukro, après six mois d`une crise post-électorale meurtrière, ont
constaté des journalistes de l`AFP.

La grande chancelière de l`Ordre national a remis au président Ouattara le titre de grand maître de l`Ordre, lors d`une cérémonie dans la capitale politique en présence d`une vingtaine de chefs d`Etat et dirigeants africains, du président français Nicolas Sarkozy et du secrétaire général de l`ONU Ban
Ki-moon.
M. Ouattara a été investi près de six mois après l`élection présidentielle du 28 novembre, perdue par son rival, le président sortant Laurent Gbagbo, qui avait refusé de quitter le pouvoir et plongé le pays dans une grave crise et des violences ayant ont fait près de 3.000 morts.

Au pouvoir depuis l`arrestation le 11 avril de M. Gbagbo à l`issue de 15 jours de guerre, M. Ouattara a été proclamé président le 5 mai et a prêté serment le lendemain à Abidjan.

Source: AFP

 

 

 


 
 

 

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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 13:04

timthumb.php.jpgLes Ivoiriens, veulent une nouvelle Côte d’Ivoire. Il faut, souhaitent ils, que leur quotidien change dans tous les secteurs d’activités.

Diakité Yacouba :
«Nous demandons la baisse du prix du carburant »
En tant qu’opérateur économique nous attendons beaucoup du nouveau Président. Notre secteur, celui du transport, a payé un lourd tribut à la crise que vit actuellement le pays. Heureusement que tout semble rentrer dans l’ordre. Nous invitons les nouvelles autorités à assainir notre milieu. Nous attendons que nos membres puissent être dédommagés pour tout ce qu’ils ont perdu durant cette crise et les années précédentes. Notre souhait est que le prix du carburant entre autre puisse être revu à la baisse. Il faut que les fonds alloués au secteur aillent dans la poche des vrais acteurs du secteur. Pour la fluidité du trafic, nous souhaitons que cessent les tracasseries et les rackets sur nos routes. Nous prions pour que le Dr Alassane Ouattara réussisse sa mission.

N’Guessan Barnabé :
« J’attends des lendemains meilleurs »
Pendant sa campagne, le nouveau Président de la République de Côte d’Ivoire nous avait promis un grand changement dans tous les secteurs. Il a promis un changement au niveau des élèves et étudiants, mais aussi au niveau du travail. Au niveau de la santé, nous attendons également une amélioration des prestations de service. Au total, j’attends des lendemains meilleurs pour toute la population en général, et pour nous les jeunes en particulier. J’attends un grand changement à tous les niveaux. Nous attendons qu’il mette en œuvre ses promesses.

Latt Julien :
« Il faut réorganiser le secteur de l’école »
Depuis plusieurs années, nous attendions l’arrivée du Dr Alassane Ouattara au pouvoir. Maintenant que c’est fait, nous pensons que nous allons passer l’éponge sur les moments difficiles que nous avons passés ces dernières années. J’espère qu’il va donner une nouvelle dynamique à la Côte d’Ivoire. Vous constatez avec moi aujourd’hui que l’école n’en est plus une. Il faut la réorganiser, il faut donner de l’emploi surtout à nous les jeunes. Il faut que le secteur de la santé, de l’eau, présente un visage autre que ce que nous voyons ces dernières années. Il faut qu’il apporte beaucoup à cette Côte d’Ivoire nouvelle.

Obed Gangan :
« Il faut sortir les jeunes du gouffre dans lequel ils ont été plongés »
Il est vrai qu’il y a eu des actions qui ont accentué les rancœurs ces derniers mois. Mais finalement tout est rentré en ordre. La nouvelle Côte d’Ivoire se met petit à petit en place. Les jeunes que nous sommes, attendons beaucoup de ce nouveau pouvoir. Beaucoup de jeunes malheureusement sont sans emploi. Il faudra résoudre ce problème pour éviter que les jeunes soient toujours à la charge de leurs parents malgré leur âge avancé. Depuis dix ans, les jeunes ont été plongés dans un gouffre, il est temps qu’ils en sortent. Nous souhaitons que le Président déroule son programme proposé durant la campagne électorale. Mais déjà, on peut le dire, les choses s’annoncent bien au plan social, avec le plan d’urgence présidentiel qui vient d’être mis en place.

Bedjo Vanessa :
« Je souhaite la construction de nouvelles universités »
En tant qu’étudiante, je souhaite que notre condition d’étude s’améliore. Je souhaite par exemple que de nouvelles universités soient construites. Je souhaite aussi qu’après les études, nous puissions avoir accès à un emploi. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Quand nous finissons nos études, nous sommes obligés de gérer les cabines téléphoniques ou de vendre de l’attiéké par exemple. Il faut que les choses changent radicalement.

Boué Ange :
« Il faut mettre la jeunesse au travail »
En tant que jeunes, nous attendons beaucoup du Président Ouattara. Durant plusieurs années, la jeunesse a été oubliée, elle a été en marge de tout développement. Aujourd’hui, les jeunes ne rêvent que d’un emploi, ce qui n’était pas le cas ces dix dernières années. Il faut créer des structures pour mettre la jeunesse au travail. Il faut aussi promouvoir la formation qualifiante, la formation universitaire. Il faut mettre en place des structures d’insertion qui prennent en compte même la jeunesse rurale.

Dahou Judicaël :
« Nous voulons un avenir meilleur »

Les élections sont terminées, l’heure des récriminations est passée. J’invite tous les Ivoiriens à faire bloc autour du Président pour une nouvelle Côte d’Ivoire. En tant que jeunes des quartiers Sicogi, je pense que nous attendons beaucoup de lui. Nos parents sont à la retraite, notre inactivité à inspiré des chanteurs. Je pense qu’il faut tourner la page de cette douloureuse période. Nous attendons du nouveau Président la création de nouveaux emplois. Nous voulons désormais nous prendre en charge. Nous ne le pouvons que si nous avons un emploi. Nous invitons notre Président à mettre en place des projets d’insertion qui prennent en charge tous les jeunes. Nous voulons pour nous et pour nos parents un avenir meilleur.

Sibo Gueï Richard :
« Il faut instaurer la rigueur dans la gestion du pays »
Nous les jeunes, mettons un espoir en ce nouveau pouvoir. Aujourd’hui, nous voulons parler de développement, d’instauration de la justice. Il faut instaurer la rigueur dans la gestion du pays. Sur la base de son programme, en tant que jeunes, nous pouvons espérer avoir un emploi dans quelques jours. Il faut que les compétences et les diplômes soient valorisés.

Loukou Konan Joseph :
« Il faut permettre aux jeunes de rêver à un avenir meilleur »
Nous avons un seul souci, celui de ne plus voir tous ces milliers de jeunes chercher vainement un emploi. Il faut que l’époque du copinage dans l’obtention d’emploi finisse. Il faut mettre en avant la compétence et permettre à ces jeunes de rêver d’un avenir radieux.

Mlle Kam Yvette :
« l’école doit revenir aux élèves et étudiants »
Les dix dernières années ont été difficiles pour nous mais aussi pour nos enfants. Il faut que l’école ne soit plus comme ce qu’elle a été ces dernières années. L’école doit revenir aux élèves et étudiants. Il faut que la paix revienne dans ce pays pour que chacun à son niveau, puisse espérer vivre mieux. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

K. Victorine :
« Que les prix des denrées alimentaires ne flambent plus »
L’insalubrité, les eaux usées dans les rues d’Abidjan, quelle honte ! Je souhaite que notre quotidien soit amélioré. On ne peut pas vivre à Abidjan avec des ordures. Tout cela doit changer. Pour nous les commerçants, il faut que des lignes de crédits nous soient allouées pour que nous puissions améliorer nos affaires. Au niveau des denrées alimentaires, nous souhaitons que les prix ne flambent pas comme c’était le cas, il y a quelques années.

Thiery Latt

Source: Le Patriote

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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 12:58

ADO et soro 2Colossaux. C’est ainsi qu’on pourrait qualifier les défis qui attendent le nouveau Président de la République. Tant les dégâts commis par son prédécesseur Laurent Gbagbo sont nombreux, importants et énormes. En fait, le désastre causé par l’ex-chef de file des Refondateurs, n’étonne guère les Ivoiriens et les observateurs avertis de la scène politique. L’on se souvient en effet que Gbagbo avait promis le chaos si d’aventure il quittait le pouvoir. Cet état d’esprit, il l’a encore affirmé dans un entretien accordé, en pleine campagne électorale à un hebdomadaire panafricain dans lequel, il affirmait que Ouattara devra marcher sur son corps pour accéder au pouvoir. Laurent Gbagbo parti, le constat est là. Il est amer et se passe de commentaire. Gbagbo laisse, en effet, derrière lui, un pays meurtri, déglingué et déréglé à tout point de vue. Seulement voilà. L’ancien Chef de l’Etat oublie que son successeur s’appelle Alassane Dramane Ouattara. Un nom qui, a lui tout seul, suffit pour lever tous les défis. Dont le plus important est celui de la réconciliation nationale. Sur ce point, ADO a déjà annoncé la création d’une « Commission vérité et réconciliation », chargée d’apaiser la rancœur des uns et des autres. Le nouveau Président sait plus que quiconque que la réussite de son mandat en dépend. D’ailleurs, il est le mieux placé pour réussir le pari de la réconciliation des Ivoiriens, car il demeure l’un des hommes politiques ivoiriens qui ont subi le plus de frustration, d’injustice et d’humiliation.
Le second défi auquel il devra faire face, reste celui de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Convaincu qu’une seule hirondelle ne peut faire le printemps, le Président de la République avait fait savoir lors de sa campagne électorale qu’il formerait un gouvernement avec toutes les élites quelque soit leur attachement politique. Fin houphouétiste, ADO sait que c’est dans la diversité que se trouve la réussite. Mais, pour arriver à tenir ces deux premiers défis, le Président de la République devra en réussir deux derniers autres. Notamment, la sécurisation du pays. Parce que les armes n’ont jamais ainsi envahi le pays. Miliciens, jeunes « patriotes », étudiants, tous militants de l’ancien parti au pouvoir ont été armés par Damana Pickas et Blé Goudé pour installer la chienlit et maintenir Gbagbo au pouvoir. Toute chose qui a favorisé et multiplié le pillage des résidences des cadres du RHDP, des magasins et boutiques. Créant du coup, une atmosphère d’insécurité et de règlement de compte. Heureusement que le Président de la République a été ferme sur la question, appelant les jeunes miliciens à déposer les armes et les quelques soldats encore fidèles à Gbagbo à regagner les rangs des FRCI. Reste enfin la reprise des activités économiques. Certes, beaucoup reste encore à faire, mais déjà, au lendemain de la capture de Laurent Gbagbo et du discours du Président ADO, l’on a noté une reprise timide des activités économiques. Avec la circulation de quelques taxis compteurs et communaux, ainsi que des gbakas dans certaines communes. Il va donc sans dire que dans quelques jours, les activités économiques pourraient effectivement reprendre. Atténuant ainsi la cherté de la vie, dû au prix très élevé des denrées alimentaires et de premières nécessités. Ainsi donc, le manque de nourriture et la pénurie d’eau ne seraient désormais que de vieux souvenirs. En tout état de cause, faut-il vraiment s’inquiéter des nombreux défis qui attendent le nouveau Président de la République ? Quand on a été Gouverneur de la BCEAO, unique Premier ministre d’Houphouët-Boigny, Directeur général adjoint du Fonds monétaire international, existe-t-il en réalité des défis qu’on ne puisse pas relever ?
Yves-M Abiet

Source: Le Patriote

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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 11:42

Sokouri-bohui-Demba.jpgPlusieurs personnalités de LMP retranchées à la Pergola

 

Plusieurs personnalités issues de La Majorité présidentielle et proches du président déchu sont retranchées à la Pergola, un complexe hôtelier sis en zone 4 à Marcory. Au nombre de ces personnalités, Gilbert Marie Aké N’gbo, premier ministre du défunt gouvernement et Pascal Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien, chef de file de Lmp. Les personnalités présentes dans le complexe hôtelier sont celles ayant reçu favorablement l’appel des nouvelles autorités à l’attention des proches de Laurent Gbagbo. Le gouvernement Soro, par le truchement d’Ahoussou Kouadio Jeannot, ministre de la Justice, a demandé aux personnalités Lmp qui sentaient leur sécurité menacée de converger vers la Pergola où des dispositions ont été prises pour leur accueil. Outre Aké N’gbo et Affi N’guessan, des personnalités telles Danièle Boni Claverie, Martin Sokouri Bohui et Marie-Odette Lohourougnon ont déposé leurs valises à la Pergola.
La sécurité du complexe hôtelier est aux mains des casques bleus onusiens avec une présence des Frci.

K. COULIBALY

Un article de Soir Info

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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 20:17

dogbo.jpgTout un symbole, nous apprenons que le général de la garde républicaine Bruno Dogbo Blé, homme clé du système Gbagbo, qui avait mené la résistance du palais présidentiel au plateau, refusant de se rendre et abandonnant avec ses hommes ce jeudi le palais (voir article Koaci), a été arrêté par les éléments du commandant de Cherif Ousmane ce vendredi aux alentours de 15hgmt.

Selon nos informations, Dogbo Blé est arrivé à l'hôtel du golf menotté et en pyjama. Les indiscrétions indiquent que ce dernier aurait été vendu par sa maitresse avant d'être capturé en sa compagnie dans un résidence d'Abidjan. L'un des hommes fort du régime Gbagbo est actuellement en détention dans une chambre du quatrième étage de l'hôtel du golf ou il devrait d'ici peu être, selon nos informations, soumis à un interrogatoire.

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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 15:08
blé goudé fou 2CÔTE D'IVOIRE : Charles Blé Goudé, le chef des Jeunes "patriotes" de Gbagbo, a été arrêté.
Charles Blé Goudé, leader des Jeunes patriotes et farouche partisan de l'ex-président Laurent Gbagbo, a été arrêté jeudi et placé en résidence surveillée.
D'autre part,
Confusion autour de l'arrestation de Blé Goudé. Le Ministre Patrick Achi, après avoir affirmé cette nouvelle s'est rétracté



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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 12:08
 

le-15-jours-gbagbo.pngQuinze jours pour porter le coup de grâce à une dictature qui s’impose aux Ivoiriens depuis dix ans. Le Patriote fait la rétrospective des événements qui ont conduit à la chute de Laurent Gbagbo.

Dimanche 28 mars
Tout est parti dans la nuit du lundi 28 mars au mardi 29 mars. La ville de Duékoué, à l’Ouest, est attaquée sur plusieurs fronts par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire. L’attaque est menée sur trois fronts. Un front est ouvert du côté de Guiglo, un autre du côté de Bangolo et un dernier vers le corridor sud de la ville. Pendant plus de 6 heures, les mercenaires et miliciens de Laurent Gbagbo résistent à l’attaque des hommes du commandant Fofana Losséni dit « Loss ». Des massacres sont perpétrés dans la ville par les miliciens et mercenaires proches de Gbagbo avant et pendant l’attaque. Le mardi dans l’après-midi, après d’âpres combats dans la ville, les troupes de l’ancien Président sont mises en déroute. Le ratissage de la ville dure jusqu’au soir. Personne ne pouvait s’imaginer que la prise de Duékoué était le coup d’envoi d’une vaste offensive fulgurante qui conduirait les Forces républicaines de Côte d’Ivoire aux portes d’Abidjan.

Lundi 29 mars
Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire, après l’Ouest, lancent plusieurs attaques au Centre-ouest et à l’Est de la Côte d’Ivoire. L’une après les autres, les villes tombent. A l’Est, Bondoukou tombe le même jour dans la soirée, après d’intenses combats avec les forces armées proches de Laurent Gbagbo. Dans les heures qui suivent, les villes toujours à l’Est comme Tanda, Abengourou et Agnibilékrou tombent les unes après les autres. Au Centre-ouest, c’est la ville de Daloa tombe dans l’escarcelle des hommes du commandant Issiaka Ouattara dit « Wattao ». Pratiquement sans échanges de tirs. Le lendemain, le Premier ministre Guillaume Soro, ministre de la Défense, fait une entrée triomphale dans la ville où il anime un meeting devant une foule en liesse. Le Premier ministre demande à ses hommes de ne pas s’en prendre aux policiers et aux gendarmes. Encore moins à la population.

Mardi 30 mars
C’est au tour des villes de Gagnoa et Soubré, dans la région natale de Laurent Gbagbo, de tomber aux mains des forces de la République dans le Centre-ouest. Le commandant Issiaka Ouattara et ses hommes arrivent jusqu’à Mama, village natal du président Laurent Gbagbo. Le même jour, la ville de Guibéroua, ville natale de Charles Blé Goudé, le leader des « Jeunes Patriotes » est pacifiée. Dans toutes les villes et contrées traversées en pays Bété la consigne reste la même : « Pas d’exactions sur les populations et leurs biens ». Pendant ce temps à New York, le Conseil de sécurité de l’ONU prend des sanctions contre Laurent Gbagbo et exige son départ immédiat. Au Centre, le front de Tiébissou s’embrase. Après 6 heures de combats, la ville est envahie par les hommes des commandants Chérif Ousmane, Touré Hervé dit « Vetcho », Koné Zakaria et Soro Dramane dit « Docteur ». Plus d’une centaine de mercenaires angolais sont capturés et des tonnes d’armes et de munitions sont récupérés. Dans les heures qui suivent, la capitale politique et administrative Yamoussoukro tombe pratiquement sans combat. Les habitants de la cité de la paix accueillent triomphalement les troupes républicaines. La Garde républicaine et les hommes du colonel Konan Boniface, le commandant du théâtre des opérations, quittent la ville en catastrophe et se replient sur Abidjan. Plusieurs armes lourdes et des tonnes de munitions sont saisies dans la résidence du président Félix Houphouët-Boigny et dans plusieurs endroits de la ville. Le lendemain Guillaume Soro, ministre de la Défense, tient un meeting historique où il demande aux populations de garder espoir et de faire confiance au président Alassane Dramane Ouattara.

Jeudi 31 mars
La ville de San Pedro, premier port d’exportation de cacao au monde, est investie sans coup férir par la nouvelle armée créée par le président Alassane Ouattara. Le même jour, les troupes du commandant Mourou Ouattara sont signalées dans la région d’Adzopé. Partout, les troupes proches de Laurent Gbagbo sont en déroute. Les Forces républicaines sont sur l’autoroute du Nord, au corridor d’Anyama et celui de la Gesco. La bataille d’Abidjan peut enfin commencer. Le général Philipe Mangou, chef d’état-major des Forces de défense et de sécurité proches de Gbagbo, se réfugie à l’ambassade d’Afrique du Sud avec toute sa famille.

Vendredi 1er avril
L’offensive menée par les FRCI sur plusieurs fronts, notamment sur la résidence du Président de la République de Côte d’Ivoire à Cocody et au palais présidentiel au Plateau. Après de longues heures de combats acharnés, les FRCI marquent le pas. Aucun objectif militaire n’a été atteint. Toute la presse parle d’échec aux portes d’Abidjan. Le camp d’Agban résiste toute la nuit. L’attaque de la résidence tourne court. Celle du palais présidentiel connaît le même sort. L’offensive éclaire marque le pas. Des snipers embusqués et les armes lourdes des forces encore fidèles à Laurent Gbagbo gênent considérablement l’avancée des FRCI.

Samedi 2 avril
L’Onu et des ONG internationales accusent les Forces républicaines d’avoir perpétré des massacres à Duékoué. Le bilan va de 330 à 1000 morts ou disparus. Des accusations démenties aussitôt par les porte-paroles du président de la République et du Premier ministre. Tandis que le Comité international de la Croix rouge dénombre de plus de 800 morts, d’autres ONG parlent de 330 morts. Un recomptage des corps sur la supervision du ministre Konaté Sidiki parle de plus d’une centaine de morts. La polémique enfle. L’ONUCI est accusée d’avoir porté des jugements sans avoir enquêté au préalable. Les premiers témoignages parlent également de massacres perpétrés par les miliciens et mercenaires pro-Gbagbo avant et pendant la prise du pouvoir.

Dimanche 3 avril
La force Licorne prend le contrôle de l’aéroport. En dehors de quelques tirs sporadiques, il règne une certaine accalmie sur le terrain. Le général Philipe Mangou quitte l’ambassade d’Afrique du Sud avec toute sa famille. « Le devoir m’appelle ! », lance-t-il à ses proches. Le même soir, il est reçu par le président Laurent Gbagbo à sa résidence. Ahoua Don Mello, porte-parole de Laurent Gbagbo, affirme que les forces proches de l’ancien président ont repoussé l’offensive des FRCI.

Lundi 4 avril
La France commence le regroupement de ses ressortissants sur trois lieux, notamment à l’ambassade de France, à l’hôtel « Le Wafou » et la base militaire du 43e BIMA. En plus des 150 militaires envoyés la veille, 300 autres soldats sont convoyés à Abidjan. Portant l’effectif de la force Licorne à 1500 hommes. Dans l’après-midi, les Forces républicaines repartent à l’offensive. Des éléments des forces encore fidèles à Laurent Gbagbo tirent sur le siège des patrouilles de l’ONUCI et sur le siège de l’opération des Nations unies à Sebroko. Sur demande du secrétaire général de l’ONUCI, Ban Ki-moon, la force Licorne et l’ONUCI ripostent. Les camps d’Agban, d’Akouédo, la résidence des chefs d’Etat de Côte d’Ivoire à Cocody Ambassade et le palais présidentiel au Plateau sont bombardés. Les bombardements durent jusqu’à la tombée de la nuit. Les combats au sol font rage. Ils durent jusqu’au petit matin.

Mardi 5 avril
Retranché dans son bunker avec une poignée de fidèles, Laurent Gbagbo envoie au petit matin Alcide Djédjé et le général Philipe Mangou pour négocier à la résidence de France et à l’ONUCI un cessez-le-feu. L’ONU et la France exigent qu’il signe un document dans lequel il renonce au pouvoir. Au moment où tout le monde s’attend à sa reddition, Laurent Gbagbo déclare sur la chaîne de télévision française LCI qu’il ne reconnaît pas la victoire de Ouattara. Pendant ce temps, dans les rues d’Abidjan, les cadavres gisent à plusieurs endroits. Les populations commencent à ressentir la faim. L’eau et l’électricité sont interrompues. Un drame humanitaire est en train de se dessiner, selon l’ONU.

Mercredi 6 avril
Le procureur de la Cour pénale internationale veut ouvrir une enquête sur les massacres. L’Union européenne adopte de nouvelles sanctions contre Laurent Gbagbo.

Jeudi 7 avril
L’ONU annonce que les troupes de Laurent Gbagbo ont profité de la relative trêve pour gagner du terrain. Paris annonce que Laurent Gbagbo dispose encore d’un millier d’hommes dont 200 à sa résidence. Ouattara, au cours d’une adresse à la Nation, appelle à la réconciliation et annonce qu’un blocus a été établi autour du périmètre de la résidence. Il promet, en outre, que les massacres et les crimes ne resteront pas impunis.

Vendredi 8 avril
L’Onu annonce que plus de cent corps supplémentaires ont été retrouvés à Duékoué. Les troupes en patrouille essuient des tirs de la part des forces pro-Gbagbo.

Samedi 9 avril
La force Licorne et les troupes de l’Onuci occupent le Port autonome d’Abidjan. Les forces pro-Gbagbo attaquent l’hôtel du Golf. Une attaque aussitôt démentie par Ahoua Don Mello, porte-parole de Laurent Gbagbo. A New York, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, accuse Laurent Gbagbo d’user de la ruse pour réorganiser ses troupes et s’armer. Il qualifie l’attaque de l’hôtel du Golf et des troupes de l’ONUCI comme d’ actes de guerre.

Dimanche 10 avril
Yung Jin Choi, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, accuse les troupes de Laurent Gbagbo d’avoir tiré à l’arme lourde sur le siège de l’ONUCI. « La récréation est terminée », lance-t-il sur les médias internationaux. Quelques heures plus tard, les hélicoptères de l’ONUCI et de la force Licorne frappent plusieurs sites militaires dont la base navale de Locodjro, le camp d’Agban, le palais et la résidence présidentiels. L’Onu et la France affirment avoir déclenché les frappes pour neutraliser les armes lourdes de Laurent Gbagbo et sécuriser les populations civiles. Alain Toussaint, porte-parole de Laurent Gbagbo, accuse la France de vouloir assassiner l’ancien chef d’Etat. Les frappes durent toute la nuit. La résidence des présidents de Côte d’Ivoire est sérieusement atteinte.

Lundi 11 avril
Paris affirme être intervenu à la demande expresse de l’Onu. Les tirs d’hélicoptère vers la résidence de Laurent Gbagbo continuent. Au sol, les FRCI progressent vers la résidence, appuyées des forces de la Licorne. Des éléments des FRCI pénètrent dans la cour et vont jusqu’au sous-sol où sont réfugiés Laurent Gbagbo et ses proches. Gbagbo est arrêté avec ses proches et conduit à l’hôtel du Golf. Liesses populaires à travers toute la Côte d’ivoire. Joie contenue dans certains quartiers d’Abidjan. « Le cauchemar est terminé », déclare le Premier ministre Guillaume Soro qui appelle les forces pro-Gbagbo à se rallier. La Côte d’Ivoire peut enfin souffler en attendant le retour à la normale.
Jean-Claude Coulibaly

Source: Le Patriote

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 10:21

ADO TCIL'arrestation de Laurent Gbagbo n'a pas résolu instantanément les problèmes sécuritaires et humanitaires d'Abidjan. D'autant que les troupes d'Alassane Ouattara se livrent aux pillages, de même que les miliciens du président sortant qui refusent de déposer les armes. Gagner la paix sera-t-il plus difficile que gagner la guerre ?

« Je souhaite qu'on dépose les armes », a déclaré Laurent Gbagbo au Golf Hôtel, lundi arpès-midi, peu après son arrestation à la résidence de Cocody en fin de matinée, avec son épouse Simone Gbagbo et d'autres proches (voir le récit des événements de la journée, ici). Alassane Ouattara a tenu a peu près le même langage le soir même dans une brève allocution télévisée.

« J’en appelle donc à tous mes compatriotes qui seraient gagnés par un sentiment de vengeance, à s’abstenir de tout acte de représailles ou de violence. [...] Aux jeunes, transformés en miliciens, ils doivent comprendre que leur combat n’a plus de sens aujourd’hui. Je leur demande de déposer les armes dès à présent », a déclaré le président élu. Mais il nest pas sûr que les deux leaders aient vraiment été entendus par tous leurs soldats et miliciens.

Abidjan est ainsi livrée aux pillages généralisés depuis hier, dans presque tous les quartiers. Et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) de Ouattara ne sont pas les dernières à y participer. Des témoins affirment que certains de leurs soldats pillent exclusivement les biens des familles appartenant à des ethnies réputées favorables à Gbagbo...

Naissance d'une opposition armée ?

Pis, des affrontements sporadiques entre d'un côté FDS non ralliées et miliciens, et de l'autre, FRCI, ont continué après l'arrestation de Gbagbo dans certains quartiers comme le Plateau. Il n'est pas exclu que Ouattara puisse se trouver confronté, à peine installé, à une opposition armée (même embryonnaire) en plein cœur de la capitale économique. Les habitants ne s'y sont pas trompés et les scènes de liesse populaire dans les quartiers pro-Ouattara sont plutôt rares. D'autant que le deuil frappe la plupart des familles et que de nombreux cadavres jonchent encore les rues.

L'arrestation de Laurent Gbagbo pourrait ainsi ne pas être l'objectif le plus difficile à atteindre pour le camp Ouattara. Gagner la guerre pourrait s'avérer une tâche plus aisée que gagner la paix. Laurent Gbagbo n'a pas encore reconnu la légitimité de son rival, et quand bien même le ferait-il, ne serait-ce pas sous la contrainte ?

Pour les miliciens – la plupart étant des jeunes patriotes armés par Charles Blé Goudé – l'engagement de la France en soutien aux FRCI pourrait également constituer une raison supplémentaire de ne pas déposer les armes. La polémique bat son plein : les Casques bleus et les soldats français de la force Licorne ont-ils forcé le portail de la résidence présidentielle et ont-ils ouvert la voie terrestre aux FRCI pour la capture du président sortant, après avoir effectué des frappes aériennes ?

Le pouvoir de Ouattara fragilisé

L'ONU et Paris démentent catégoriquement. Une chose est sûre : l'histoire retiendra que sans les forces internationales, sans les Français, Laurent Gbagbo n'aurait peut-être jamais été capturé. Et cette certitude fragilise d'entrée de jeu le pouvoir d'Alassane Ouattara. « Nous sommes en face d'un coup d'État organisé par l'armée française », a commenté mardi matin sur RFI Pascal Affi N'Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo). Il n'a pas souhaité confirmer ou infirmer s'il était réfugié au 43e Bima (Bataillon d'infanterie de marine) de Port-Bouët...

Dans cette situation, que peut faire le nouveau président ? Outre favoriser la réconciliation en mettant sur pied une commission ad-hoc, comme il l'a annoncé dans son discours lundi soir, il doit rapidement remettre les fonctionnaires au travail en les payant. La sécurisation et la normalisation de la capitale économique dépendra d'abord de la rapidité de la réouverture des banques et de la régularisation des arriérés de salaire des policiers.

Autre question : comment les ex-FDS et les FRCI vont-ils désormais travailler ensemble ? L'avenir de l'armée et de la gendarmerie anciennement fidèles au président sortant, même si leurs commandants sont venus faire allégeance à Alassane Ouattara, n'est pas le moindre des défis qui se posent au nouveau président. Quant à la « procédure judiciaire à l'encontre de Monsieur Laurent Gbagbo, de son épouse et de ses collaborateurs », annoncée par Ouattara, elle pourrait aussi freiner la difficile et nécessaire réconciliation de la Côte d'Ivoire.

Source JA

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  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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Le mot d'ordre du Leader 

SETH-KOKO-ETOILE.jpgLa Chaine Seth Koko TV

logo-fr 24Seth Koko sur France24 le 15 février 2010

    intro Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

 

Sur logo wn

·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

·         

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·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

Seth koko sur GRIOO.COM le 28/10/2010logo grioo

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ALTER INFO CONFIRME LES PROPOS DE SETH KOKO

Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO  

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