Mes Condoleances

Mardi 24 juillet 2012 2 24 /07 /Juil /2012 20:42

Atta-MillsLe président ghanéen John Atta Mills est brutalement mort à l'âge de 68 ans et le vice-président John Dramani Mahama doit prêter serment pour le remplacer mardi soir, a-t-on appris de la présidence et de sources proches.

Le chef de l'Etat est décédé quelques heures après être tombé malade, indique le communiqué de la présidence  sans autre précision.

Par Seth KOKO - Publié dans : Mes Condoleances
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 13:11

Le crash d'un aéronef a fait trois morts et un survivant lundi en début de soirée à l'aérodrome de Daloa (centre-ouest, 400 kilomètres d'Abidjan).

Selon une source aéroportuaire, l'appareil de type CESSNA appartenant à l'aéroclub d'Abidjan avait atterri à Daloa dans l'après-midi, avec à son bord quatre occupants dont le pilote et trois passagers.

A en croire des témoins, le petit avion qui a eu visiblement des ennuis peu après son redécollage, a fait plusieurs pirouettes en l'air avant de tomber.

Les Casques bleus de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) sont venus en appui aux forces de sécurité ivoiriennes pour retrouver les corps et évacuer le survivant dans un centre hospitalier.

La police a ouvert une enquête pour élucider les circonstances du crash.

Source: ABIDJAN.NET

Par Seth KOKO - Publié dans : Mes Condoleances
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 11:52

Desire-Tagro Il était 14 h 23 mn, ce samedi 05 novembre 2011, sous un soleil de plomb, quand Tagro Assignini Désiré Gnahoré Dago Zézé Kada a été porté en terre, dans un concert de pleurs, de lamentations, dans un caveau juxtaposé à celui de son père et qui l’hébergera pour toujours dans l’arrière cour d’une cossue résidence qu’il s’est fait construire à Gabia. Les yeux hagards pour les uns, les visages froissés et ruisselant de larmes pour les autres, on a atteint, à cet ultime moment de la séparation, le paroxysme de la douleur. Les pleurs à tue-tête, les éclats de voix, les profonds soupirs de désespoir, les regards vides et interrogateurs perdus dans le néant, les enfants inconsolables, des vieilles femmes qui tiennent à peines sur leurs jambes, l’indignation était à son point culminant, la douleur à son comble… Certains, dans l’abîme de leur cœur, dans le supplice de la douleur, tentaient, tant bien que mal, de puiser en eux, un courage pour calmer les autres. Le spectacle était tout simplement insoutenable, l’émotion était palpable. La nouvelle de la mort de Désiré Tagro, personne dans le village n’y a vraiment cru, jusqu’à ce que, selon Liacthé Claude, cadre du village, qu’un cortège « bizarre fasse son entrée à Gabia, avec à son bord, le corps de Tagro ». Une mêlée de personnes, son épouse Awa Cissoko, ses 9 enfants en tête, et tous ceux qui sont venus des cantons Yokolo, Nogogo, Haut-Sassandra, Issia ont accompagné le cortège funèbre devant sa résidence totalement pillée et incendiée. Tout ce monde a été stoppé à la porte d’entrée. L’inhumation devant se faire dans l’intimité familiale. Mais très vite, la cour est noire de monde, chacun tenant à être témoin du dernier voyage de ce fils qui fait le bonheur de tous à Gabia. Il n’empêche, la colère et la douleur étaient les sentiments dominants à ces obsèques. Cette colère, se décline en quatre raisons majeures. D’abord, ce que les populations assimilent à « un boycott du gouvernement de ces obsèques ». Aucun officiel n’a fait le déplacement de Gabia. Ni la présidence la République, ni le gouvernement, encore moins une institution n’était représentée à ces obsèques. Deuxième raison liée, intrinsèquement à la première « est l’absence totale, du moins officielle d’une explication des circonstances de la mort de Tagro ». « Nous savons vaguement comment il est mort. C’était l’occasion pour le gouvernement de nous éclairer aujourd’hui. Ils ne sont pas venus pour des raisons qui leur sont propres » a dit, en maugréant, un cadre du village. La troisième raison de la colère est plutôt endogène. Elle a plutôt un lien avec les organisateurs de ces obsèques qui « ont tenu à l’écart touts les autres cantons d’Issia », nous confie M. Guédé Sahiri Désiré, chef de la tribu Digbeubouo, chef du village de Saïoua. « Nous n’avons pas été associés. Aucun autre canton n’a été associé. Le frère de Tagro a tenu tout le monde à l’écart. Même Alphonse Djédjé Mady, qui a tout fait pour obtenir l’inhumation de son frère Tagro, n’a pas été associé. C’est ce qui explique son absence », s’est-il emporté. Quatrième raison et qui reste de loin la plus frustrante, c’est que le ‘’corps’’ de Tagro, très attendu à Saïoua pour une cérémonie d’hommage, a brûlé la politesse à tous les chefs réunis au carrefour, à l’entrée de la ville. « Nous voulions lui rendre un hommage. Les préfets, sous-préfet des départements de Daloa, Issia, Zoukougbeu, tous étaient-là. Le corps préfectoral a formé une haie d’honneur pour leur ancien ministre. Mais, l’ordre a été donné au corbillard de ne pas marquer d’escale à Saïoua. Nous avons été profondément frustrés fâchés, nous sommes affectés. C’est une foutaise. Aucun cadre n’a été associé, y compris son ami Mady Bouabré. La famille de Tagro s’est opposé à l’organisation des obsèques à Saïoua », s’est encore exclamé le chef du village de Saïoua. En tout état de cause, ces cérémonies funéraires se sont déroulées dans une ambiance à la limite de la réjouissance populaire, comme cela est de coutume dans ce terroir, malgré le poids de la douleur. Mais, à Gabia, avec la disparition de Tagro, il s’est opéré une cassure, une rupture en chacun des ressortissants de ce village et par-delà, le département.

Armand B. DEPEYLA
( Envoyé Spécial à Gabia)

Obsèques de Désiré Tagro / Professeur Zigui Koléa Paulin : « Tagro est mort pour la paix »

Une oraison funèbre du professeur Zigui Koléa Paulin qui met en relief les grandes qualités morales et professionnelles de Désiré Tagro, une messe de requiem dite par
Ange Thomas Agoussi, Vicaire général du diocèse de Daloa qui se veut une psychothérapie contre la douleur intense ressentie par les populations, un discours témoignage prononcé par le professeur Dédy Sery , soulignant le militantisme de Désiré Tagro et une adresse de témoignage de la famille faite par Honorine Tagro, sa sœur cadette, ont marqué ces obsèques. Ainsi, pour Liacthé Claude, au nom du comité d’organisation, « Gabia est debout. L’ordinateur s’est brisé, mais nous avons gardé le disque dur », invitant les uns et les autres à militer pour la paix, le Vicaire général dira que « tout ce qui a été vécu avec Tagro ne peut pas mourir », ajoutant que « l’amour ne peut pas mourir ». C’est pourquoi il a demandé à Dieu de ne pas tenir compte des péchés de Désiré, mais de ne prendre en compte que ce qui est positif dans sa vie. Pour le Fpi, par la voix de Dédy Seri, avec la disparition de Tagro « il n’y a plus de couchette dans l’ouest et nulle part dans le pays », soulignant la part active qu’il a pris dans l’accord de paix à Ouagadougou. La perte de Tagro, à ses yeux, ne frappe pas seulement le Fpi, mais toute la classe politique ivoirienne. Le Fpi a demandé à tous ses militants de sécher leurs larmes, a dit Dédy Séri, insistant sur le fait que « la roue de l’histoire ne tournera pas à l’envers. Votre destin va se redresser » a-t-il ajouté. Pour Honorine Tagro « c’est un jour terrible pour sa famille, car Tagro servait de refuge et de dortoir pour tous ». Dans une oraison d’inspiration philosophique, Zigui Koléa a abouti à la conclusion que Désiré Tagro est mort pour la paix. Une paix pour laquelle il s’est battu de tout temps. « Désiré Tagro s’est battu pour la paix. Il est mort pour la paix. Que la paix revienne enfin », a-t-il plaidé. Dans cette dynamique, il a invité ceux qui vivent encore, dans le cadre de la réconciliation, de revoir et d’accepter leur positionnement, d’accepter de reconsidérer leurs opinions auxquelles il faut, selon lui, « trouver un dénominateur commun qui est la paix ». Une paix qui passe « par la nécessaire et indispensable réconciliation, qui, elle-même, passe par le pardon », a fait valoir le professeur Zigui. Gabia, le village de Désiré Tagro, situé à une trentaine de kilomètres de Saïoua, sur l’axe Issia-Sinfra, se veut un village moderne, avec notamment, un château d’eau et de l’électricité. Désiré Tagro, fils aîné d’une famille de 15 enfants, y dispose un peu plus de 1.500 ha d’hévéa et une résidence d’au moins une quinzaine de pièces. C’est au fond de ce domaine que trône le caveau dans lequel il a été inhumé, ce samedi 5 novembre 2011, laissant derrière lui 9 enfants et une veuve, Awa Cissoko.

Armand B. DEPEYLA


Vu et entendu

Dons à la famille

Les obsèques de Tagro ont été marquées par de nombreux et d’importants dons, aussi bien en numéraires qu’en matériels. Le président de la République, Alassane Ouattara a fait don de la somme de 5 millions de Fcfa repartie comme suit : 2 millions pour l’épouse Tagro, née Awa Cissoko et 3 millions aux enfants et à la famille Tagro Désiré. Charles Konan Banny, le président de la Cdvr (350.000 Fcfa), le Front populaire Ivoirien (550.000 Fcfa), Ahoussou Kouadio Jeannot, ministre de la justice, Garde des sceaux (2 millions).

Le corps préfectoral massivement représenté

Plusieurs préfets et sous-préfets issus des départements d’Issia et de Daloa sont venus honorer de leur présence, ces obsèques de l’ancien ministre de l’Intérieur. On notait, entre autres, les présences de Brou Kouamé, préfet de région, préfet de Daloa, Ossey Achi, préfet d’Issia, Kouaho Bilé Mariame, préfet de Zoukougbeu, Tagaud Sessegnon, sous-préfet de Sïoua, chef de délégation, Kragbé Léopoldinne, sous-préfet Nahio, Banto Florentine sous-préfet Gregbeu…

Cercueil d’une durée de vie de 300 ans

Le gouvernement a mis les moyens afin que repose, dans l’honneur, la dignité et la paix éternelle, l’ancien ministre d’Etat, Désiré Tagro. Tenez, l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo a eu droit à un cercueil tout blanc, de marque « Boston », personnalisé, commandé par Ivosep chez une entreprise de pompe funèbre aux Etats-Unis. Conçu en tôle 15 millimètres, il ne sera partialement dégradé qu’au bout de 300 ans. Le prix est de 6 millions de FCfa , selon un agent de l’Ivosep rencontré sur place.

Le Fpi fortement représenté

Le Front populaire Ivoirien ( Fpi) était représenté, au plus haut niveau à Gabia. Amani N’Guessan Michel, Laurent Akoun, Tcheidé Jean Gervais, Professeur Dédy Seri, Alphonse Douaty et bien d’autres militants anonymes de l’ex-parti au pouvoir composaient la délégation.

Refus gênant des corps habillés

Les policiers, gendarmes et autres militaires fortement déployés à Gabia ont opposé un refus, pour le moins gênant à la demande du Vicaire, de venir déplacer le corps de Tagro pour le déposer sous la chapelle ardente afin que la messe de requiem ne soit dite. « Je demande aux forces de l’ordre de venir déposer le corps du défunt pour la prière ». Pendant une dizaine de minutes, aucun d’entre eux n’a bougé. Au dernier moment, devant la longue attente, se sont les agents d’Ivosep qui se sont acquittés de cette tâche…pour sauver la face…

Armand B. DEPEYLA
( Envoyé spécial)


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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 17:53

Ahipo_Ori.jpgInterview/ Après la mort subite de l’ex-préfet de Yamoussoukro - Un de ses proches révèle : « Ahipo Hori a été tué parce qu’il voulait être Député »

 

L’ancien préfet de Yamoussoukro, M. Gilbert Ahipo Hori est décédé le 28 septembre dernier des suites d’une courte maladie. Un de ses proches, José Stéphane Koudou, le journaliste qui l’a côtoyé avant sa disparition tragique fait de graves révélations sur les circonstances de la mort du préfet de région. Entretien.


Vous êtes l’un des rares journalistes à avoir côtoyé l’ancien préfet de région de Yamoussoukro, Ahipo Hori. Comment avez-vous fait sa connaissance ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous me donnez de rendre un hommage appuyé à celui qui fut durant près de dix ans mon père et de qui j’avais beaucoup de respect. Il est souvent difficile de parler de soi. Mais je vous avoue que ma rencontre avec l’ancien préfet de Yamoussoukro a constitué un vrai déclic dans ma vie. Pour revenir à votre question, c’est en 2002, après le coup d’Etat manqué du 19 septembre qui s’est mué en rébellion armée que j’ai fait la connaissance de papa Ahipo à Yamoussoukro. En sa qualité de préfet de région, il était celui qui était chargé de la coordination des actions humanitaires dans la région qui avait accueilli des milliers de déplacés internes. Très vite, nous sommes devenus très liés et nous ne nous sommes plus quittés jusqu’à sa mort. Il m’avait tellement adopté comme son fils que partout où nous passions, il était obligé de me présenter comme tel et non comme journaliste. Sa mort est une grosse perte pour moi. Je souligne que mon premier fils porte son illustre nom.

Il semble que vous n’étiez pas seulement « son bon petit ». Mais vous l’aviez plusieurs fois tirez d’affaires.

Hamed_prefets.jpgCe n‘est pas faux. Mais ce n’était pas véritablement lui que j’avais tiré d’affaires. Mais le maire de la commune de Yamoussoukro, Kouacou Gnrangbé Jean qui avait un gros différend avec le gouverneur du District de Yamoussoukro, N’Dri Apollinaire qui venait d’être nommé. Les deux structures déconcentrées (la mairie et le district) se disputaient la gestion des terrains urbains. Les textes désignaient la mairie comme le gestionnaire. Mais le district réclamait cette prérogative et cette réclamation a failli aboutir avec un arrêté du ministre de la construction d’alors. J’avais donc décidé de défendre les textes en tant que journaliste. Je crois que ce combat a été gagné parce qu’en fin de compte, la gestion est restée au maire. Le préfet pour sa part était le président de la commission d’attribution. Il était très lié au maire. Je crois que c’est ce qui a justifié mon combat.

Cela vous attirait pourtant des inimitiés…

Tout à fait. Mais aujourd’hui, je suis fier d’avoir mené ce combat et l’avoir remporté devant une icône nommée Jean-Baptiste Akrou, ancien DG de Fraternité Matin. L’on se souvient comme si c’était d’hier de frat-mat qui avait barré à sa Une parlant du maire et du préfet de Yamoussoukro dans ce conflit : « Gestion des terrains urbains à Yamoussoukro, le maire et le préfet, deux larrons en foire ». Ce à quoi j’avais d’ailleurs répliqué. La suite, on la connait. Je répète que je suis très fier d’avoir défendu l’image d’une icône de l’administration de la trempe d’Ahipo Hori et de Kouacou Gnrangbé. Même si ce dernier semble m’avoir abandonné en chemin. Avec la disparition de papa Ahipo, j’ai encore plus peur.

Que pensez-vous de sa mort subite ?

J’en suis très affecté. Mais encore plus eu égard au projet commun que nous partagions depuis quelques années. Le préfet Ahipo avait décidé après plusieurs hésitations de briguer le poste de Député de la nation dans sa région natale Gueyo qui est passé département entre temps et même le poste de président de conseil général. Hélas, mille fois hélas, ce projet pour lequel nous avions investi beaucoup d’énergie en restera là pour toujours après qu’il est été arraché brutalement et de façon inattendue à notre affection. On dit souvent qu’on trouve toujours une cause aux morts en Afrique pour se justifier. Je puis vous affirmer pour ma part que la mort de papa Ahipo ne peut être naturelle. Il respirait la grande forme. Ses examens médicaux n’avaient révélé aucune anomalie au niveau de sa santé.
Hamed_prefets-hori.jpgAh bon ? Et à quoi pensez-vous ?

Papa Ahipo, après plusieurs hésitations comme je l’ai souligné tout à l’heure avait décidé de briguer le poste de Député. Nous avons donc entrepris les démarches. Je rappelle qu’il est originaire du village de Konahio dans la sous-préfecture de Guibéroua. Mais son père, ayant passé toute sa vie à Gueyo où le préfet est d’ailleurs né avec tous ses frères et sœurs, il considérait plus cette ville comme son village. Toute sa famille s’y trouve. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’être candidat plutôt à Gueyo où il est bien connu qu’à Guibéroua. Nous avons dans ce cadre effectué une mission de dix jours dans la commune. Nous avons rencontré et mobilisé aussi bien des communautés autochtones Godié qu’allochtones baoulé. Il avait également décidé de se présenter sous la bannière RHDP. C’est en ce moment que tout semble s’être gâté.

Que s’est-il passé par la suite ?

Alors que les militants RHDP eux-mêmes avaient donné leur accord, certains cadres PDCI de Gueyo si sont fortement opposés. A plusieurs reprises, il a été confronté à une fronde de la part de ces derniers. Malgré qu’il était même arrivé en tête au niveau de la commission locale de désignation des candidats PDCI, Papa Ahipo était l’objet de critiques acerbes de la part des cadres PDCI de la région. Il ne manquait plus aucune occasion dans la ville pour les convaincre à accepter les choses comme telles. Mais c’était peine perdue. A une autre visite au village (Gueyo) à laquelle je n’avais pas pris part, le préfet est revenu totalement sonné. Il m’a indiqué lors d’une de nos nombreuses rencontres à son domicile d’Angré que d’aucuns avaient franchi le pas en le traitant d’étranger à Gueyo. Cela l’avait bouleversé. Lorsque nous nous quittions, il m’a fait savoir qu’il était très fatigué et donc qu’il se reposait. C’était le vendredi avant sa mort. Il est clair que des gens ont choisi le pire en se débarrassant de lui. Il peut avoir été tué parce qu’il gênait la candidature de tel ou tel autre.

Comment avez-vous vécu les derniers instants de sa vie ?

Le mardi matin, 27 septembre, alors que je m’apprêtais à aller à Yamoussoukro pour la couverture de l’investiture de l’équipe de Banny (CDVR), je l’ai encore eu au téléphone. Il m’a répété qu’il était à la maison et qu’il ne comptait pas sortir parce qu’il était fatigué. Je lui ai promis de passer le saluer dès mon retour de Yamoussoukro le jeudi 29 septembre. Le mercredi 28 septembre alors que j’étais en pleine cérémonie, on m’appelle pour m’annoncer sa mort. Cela m’a beaucoup bouleversé. J’ai d’abord étouffé avant de m’affaissé. Cela a été un coup dur pour moi. Je ne voulais pas y croire. Mais c’était pourtant la dure vérité. Arrivé à Abidjan, j’ai du garder le lit pendant plus d’une semaine. J’en suis tombé malade. Je n’arrivais pas à m’endormir la nuit. C’était dur à supporter. Tous nos projets étaient désormais à l’eau.

Quel est votre plus grand regret ?

Mon plus grand regret en ce moment est de n’avoir pas pu lui rendre hommage de son vivant pour tout ce qu’il a fait pour moi. Par exemple, il est celui qui a assuré ma scolarité à l’EFAP. J’attendais de lui rendre hommage devant Dieu et les hommes lors de a soutenance de mémoire. Ce que je n’ai pas pu faire par manque de temps. Je pense que de là où il est, il me comprendra. Je lui suis entièrement reconnaissant. Avec son départ, c’est un grand vide qui s’installe. J’espère que le maire Gnrangbé avec qui nous formions le trio ne me lâchera pas. Ce sera la seule façon de me consoler. Au moment où nous nous apprêtons à le conduire à sa dernière demeure, je voudrais prier le Très Haut de le recevoir dans sa majesté. Mais aussi et surtout qu’il protège tous ses enfants et sa femme qu’il a laissé très tôt. Que son âme repose en paix !

Que retenez-vous de l’homme ?

Je retiens qu’il était un père pour moi. Qu’il n’a jamais véritablement fait de différence entre ses propres enfants et moi. Il m’associait à tout ce qu’il entreprenait. Il n’y avait vraiment pas de secret entre lui et moi. Il me confiait tout sur sa vie, ses relations… C’était un homme gentil et bon. Que la terre de ses aïeux qui l’a vu naître lui soit légère !

Source: Le Quotidien


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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 12:05

amede-piere.jpgSale temps pour le monde la culture ivoirienne. En effet, Amédée Pierre, le Dopé national s`est éteint hier dimanche 30 octobre. L`homme qu`on savait très affaibli, n`a pu surmonter son mal. L`information qui nous a été confiée par le président de la Fondaci, Aimond William, a été aussitôt confirmée par un membre de la famille de l`artiste. Né le 30 mars 1937, à Tabou, en pays Krou, au sud-ouest de la Côte d`Ivoire, Nahounou Digbeu Amédée (son nom à l`état civil) est un pionnier de la musique moderne ivoirienne. Infirmier d`État de formation, il démissionne de ses fonctions pour se retrouver en France où il démarre sa carrière musicale en 1955. Artiste musicien confirmé, Amédée Pierre a été aussi homme de théâtre, avant de se consacrer exclusivement à la musique. Pour mieux faire, il choisit de chanter dans sa langue maternelle, le Bété, à l`effet de donner une identité culturelle à son pays. À une époque où, en Côte d`Ivoire, les musiques d`origine congolaise, cubaine, nigérianne et ghanéenne avaient pignon sur rue, amedee-pierre1.jpg au détriment de la musique ivoirienne. La beauté de ses textes et sa voix mélodieuse ont très tôt fait la réputation du ``Dopé National`` (dopé signifiant rossignol) en Bété. Il a son actif de nombreux titres dont les plus célèbres, "Moussio Moussio" "Soklokpeu" et "Lorougnon Rabé", continuent de bercer aujourd`hui encore les nouvelles générations. Notons par ailleurs qu`Amédé Pierre est à l`origine de la création du Bureau Ivoirien du Droit d`auteur (BURIDA). Syndicaliste dans l`âme, l`homme n`admettait pas qu`après quelques années de carrière, les droits d`auteur ne lui soient pas reversés après l`exploitation de ses œuvres en Côte d`Ivoire, et menace d`abandonner la chanson. Saisi de ce fait, le président Houphouët-Boigny demande au ministre chargé de la Culture d`alors, de tout mettre en œuvre pour réparer cette injustice. Amédée Pierre gagne finalement la lutte pour le droit d`auteur avec le soutien de certains de ses compagnons écrivains, dramaturges comme Laurent Gbagbo, Zadi Zaourou, Kaba Taïffou et bien d`autres, jetant ainsi les bases du Burida. Avec la disparition de ce monument, c`est la musique ivoirienne qui perd une des voix les plus sûres qui aura contribué à écrire ses plus belles pages. Adieu l`artiste!
G. D. K.

L'Inter

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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 14:10

Thomas Allingué, 34 ans, rescapé du naufrage, est le neveu du député-maire de Grand-Bassam, Jean-Michel Moulod. Il donne dans cet entretien des témoignages sur les circonstances qui ont provoqué le drame.
Moulod.jpgVous êtes parmi les passagers de l’embarcation qui ont survécu à ce naufrage. Que s’est-il réellement passé?
Nous avons embarqué pour Ebrah, samedi. Le député-maire devait s’y rendre pour prendre part à la messe de requiem de sa tante décédée, il y a quelques jours. A cet effet, le maire a quitté son domicile de Moossou pour se rendre dès 8 heures au lieu d’embarquement situé à une centaine de mètres de son lieu d’habitation.

Lorsque nous embarquons à bord de la pirogue motorisée, le pilote Sehr Arcadus est confronté à une panne technique. Il fait une marche-arrière après une bonne distance.

Lorsqu’il a rallumé le moteur, la pirogue était bloquée. Et le courant d’eau, très fort, faisait balancer la pirogue dans les deux sens. Nous avons tenté en vain de redresser la barque.

molod-m.jpgElle a fini par nous jeter à l’eau. J’étais la troisième personne à tomber à l’eau. Quand j’ai pu sortir la tête de l’eau, j’ai vu mon oncle, M. Watta, son protocole et le mécanicien, Joël Konan Kouamé également dans l’eau.

Vous étiez à combien de mètres de la rive au moment du naufrage ?

Nous étions à une bonne distance entre 15 mètres et plus

Quelle a été la suite ?

J’ai entendu le député-maire m’appeler Thomas, Thomas. La première personne que je dois sauver est bien mon oncle. J’ai nagé en sa direction. Quand j’ai voulu le prendre, il se débattait avec force. Il s’est agrippé à moi. Je me suis également débattu pour le reprendre après par le dos. J’ai nagé avec lui, sur une dizaine de mètres pour atteindre la pirogue. Une fois au niveau de la pirogue, je l’ai posté sur le dos de la barque. M. Watta son protocole a nagé dans ma direction avec un autre membre de l’équipage pour me dire que la meilleure solution serait de remettre la pirogue à l’endroit. Ce que je fis. J’ai donc confié le maire aux deux membres, le temps pour moi de retourner la pirogue.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le député-maire ne regagne pas la rive ?

Quand j’ai retourné la barque, je constate avec amertume que le maire venait d’être emporté sans doute par le courant d’eau qui était très fort. Nous étions tous surpris.

Comment vous êtes sortis de l’eau ?

Je me suis débrouillé pour mettre les trois membres de l’équipage hors de l’eau. Nous avons ensuite alerté les jeunes du village qui ont commencé les recherches avant l’arrivée des soldats du feu.

Et les autres rescapés, que sont-ils devenus ?

Les trois autres sont sortis indemnes notamment Guy Tanoh agent de la mairie détaché au tresor, le pilote Sehr et moi. Quant au protocole du maire, M. Watta, il était mal en point, il a été conduit dans un centre de santé.

Entretien réalisé par Emmanuelle Kanga à Grand-Bassam

Nord-Sud

Une vidéo d'ABIDJAN.NET


 
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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 21:02

Le Communiqué de la présidence de la République

ado sotra

C’est avec une profonde émotion que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, a appris le grave accident de la circulation survenu ce vendredi matin dans la commune du Plateau, faisant de nombreuses victimes.

Le Président de la République présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et assure leurs proches de toute sa compassion dans ces circonstances douloureuses. Aux blessés, il souhaite un prompt rétablissement.

Après s’être rendu sur les lieux de l’accident, Le Président de la République a demandé au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour apporter l`appui nécessaire aux équipes de secours et faire jouer la solidarité nationale.

Il a par ailleurs demandé qu`une enquête soit menée le plus rapidement possible pour déterminer les causes de l`accident.

A l’occasion de ce drame, le Président de la République décrète un deuil national de trois jours à compter du samedi 6 aout 2011.

Fait à Abidjan le vendredi 05 août 2011

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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 20:23

Un terrible accident de la route a eu lieu, ce vendredi 5 août 2011 au matin, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Un autobus bondé de voyageurs a quitté la route et est tombé du pont Félix-Houphouët-Boigny dans la lagune. Plus d'une trentaine de corps sans vie, principalement des femmes et des jeunes, ont pu être repêchés par les sauveteurs mais le bilan des victimes devrait s’alourdir.

bus-sotra.JPGL’accident a eu lieu tôt ce vendredi matin, lorsqu'un bus bondé de la Société des transports abidjanais (Sotra) qui effectuait la liaison Vridi-Adjamé, arrivé au pont Félix-Houphouët-Boigny,  est tombé dans la lagune. Selon les autorités, le bus est entré en collision avec deux voitures sur le pont qui enjambe la lagune Ebrié, avant de plonger dans l'eau.

Des dizaines de sapeurs-pompiers ivoiriens se sont déployés sur les lieux de l’accident. Ils ont eu le soutien de la force militaire française Licorne et de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Un pompier présent sur place a déclaré à l'agence Reuters, sous couvert de l'anonymat, que 35 corps sans vie avaient été jusqu'ici retirés de la lagune. Un autre responsable sur les lieux a, quant à lui, parlé de 37 morts et de dix rescapés retirés de l'épave. Les services d'urgence devront remonter le bus pour établir un bilan définitif de l'accident, a indiqué le commandant de la brigade de pompiers, Adama Coulibaly.

Les plus hautes autorités ivoiriennes se sont rendues sur place : le président Alassane Ouattara, le Premier ministre Guillaume Soro accompagnés d'autres membres du gouvernement. L’accident a rapidement provoqué des embouteillages monstres. Dans un communiqué, le président Alassane Ouattara a présenté ses condoléances aux familles des « nombreuses » victimes. Il a par ailleurs décrété un deuil national de trois jours à partir de samedi, jour qui correspondant à la veille du 51e anniversaire de l'indépendance du pays. Le président Ouattara a demandé qu'une enquête soit « menée le plus rapidement possible pour déterminer les causes de l'accident ».

Et la circulation a été interrompue en fin de matinée sur le pont Félix-Houphouët-Boigny, l'un des deux ponts de la capitale économique ivoirienne. Lire la suite)))

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  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme de paix et de vérité, Auteur du projet du Dialogue Direct inter-Ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire entre 2006 et 2010, stratège diplomatique de formation. Il a longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo à qui il finit par s'opposer. Il fut Leader d'opinion pour la défense des droits des populations de 2009 à 2012. Seth koko développe désormais ses affaires dans le secteur de l'Investissement
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    intro Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

 

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·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

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·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

Seth koko sur GRIOO.COM le 28/10/2010logo grioo

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Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO  

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