On est fatigués SOS élections

Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 14:05

gbeo.jpgLa CEDEAO accuse l'Afrique du Sud et d'autres pays de soutenir Gbagbo - Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'ambassadeur James Victor Gbeho, a accusé ce mardi l'Afrique du Sud et d'autres pays africains de soutenir de manière unilatérale le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, au détriment d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre en Côte d'Ivoire par la CEDEAO. Sortant de sa réserve diplomatique, l'ambassadeur Gbeho a en particulier accusé l'Afrique du Sud d'avoir déployé une frégate dans les eaux territoriales de ce pays d'Afrique de l'Ouest, procurant ainsi une couverture à M. Gbagbo.

'Il y a un navire de guerre sud-africain à quai en Côte d'Ivoire. Je suis surpris que l'Afrique du Sud puisse envoyer une frégate en Côte d'Ivoire à un moment pareil', a-t-il déclaré au siège de la CEDEAO, à Abuja, au Nigeria, au cours d'une cérémonie où la Mission d'observation de l'UE des élections présidentielles de 2010 en Côte d'Ivoire a officiellement présenté son rapport.

'Ce qui est décevant est que malgré la solidarité de l'Union africaine (UA) et de la communauté internationale, certains Etats membres de l'UA sont venus à cette réunion (le dernier sommet de l'UA et tout remis en question, en estimant que la CEDEAO avait fait une erreur en acceptant M. Ouattara comme président. Jusqu'à présent, aucun pays de la CEDEAO n'a déclaré que M. Ouattara n'avait pas gagné. Personne n'a contesté la victoire de M. Ouattara. Tous ceux qui l'ont fait n'appartiennent pas à la région. Si nous poursuivons sur cette lancée, nous allons détruire la solidarité sur notre continent qui nous a mené si loin. La solidarité qui s'est instaurée entre nous est en train d'être sapée car certains pays se démarquent d'une décision déjà prise. Et cette décision n'a pas été prise à la légère', a affirmé M. Gbeho.

Il a indiqué que ce soutien unilatéral accordé à M. Gbagbo avait encouragé ce dernier à continuer à défier la communauté internationale en refusant de céder le pouvoir à M. Ouattara, reconnu par la quasi-totalité de la communauté internationale comme le vainqueur de l'élection.

L'ambassadeur Gbeho a également expliqué que même si la CEDEAO n'avait pas adopté de position définitive sur l'usage de la force pour faire partir M. Gbagbo, 'cet usage de la force serait le dernier recours. Et même dans ce cas, il serait légitime'.

Il a soutenu que la CEDEAO suivait une feuille de route pour la paix dans ce pays plongé dans une impasse politique avec les deux candidats au second tour de la présidentielle du 28 novembre, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara qui revendiquent la victoire du scrutin.

'Nous nous sommes engagés à suivre une certaine feuille de route. Ce que nous faisons. La CEDEAO fait une autre tentative de paix, mais au cas où il s'entêterait et refuserait de partir, la CEDEAO va faire usage d'autres mesures, y compris de la force légitime. La CEDEAO n'a pas imposé de sanctions, mais elle pourrait bien le faire. Si ces sanctions échouent, la CEDEAO pourrait aussi bien faire usage de la force légitime', a indiqué le président de la Commission de la CEDEAO.

Source: PANA 

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Par Seth KOKO - Publié dans : On est fatigués SOS élections
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Samedi 18 décembre 2010 6 18 /12 /Déc /2010 20:21

gbagbo-laurent-copie-1.jpg Laurent Gbagbo a demandé samedi le départ de la mission de l'ONU (ONUCI) et des militaires français de la force Licorne

 

En Côte d’Ivoire, après une journée de calme relatif, le camp de Laurent Gbagbo a fait monter la pression ce samedi matin. Il appelle désormais à mener le combat contre Ouattara et ses partisans, et affiche sa volonté de défier la communauté internationale.

 


La mission de l'ONU compte 10.000 casques bleus, Licorne environ 900 hommes.

Un peu plus tôt, le leader des jeunes partisans de Gbagbo avait appelé le peuple "à s'apprêter à livrer" le "combat" contre le camp Ouattara". "On va libérer totalement notre pays", a déclaré le leader des "jeunes patriotes", Charles Blé Goudé. Un rassemblement est prévu samedi à Abidjan.

saddam hussein prisDans le même temps, la pression des pays étrangers s'intensifie contre le président autoproclamé, Laurent Gbagbo. Laurent Gbagbo doit partir "avant la fin de la semaine", a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à Bruxelles, le menaçant de faire l'objet de sanctions comme le gel d'avoirs et des restrictions de visa.

Les violences jeudi à Abidjan ont fait de 9 à une trentaine de morts, selon les bilans, et au moins 80 blessés. Les militaires se sont attaqués à une manifestation des partisans d'Alassane Ouattara, qui se dirigeait vers la télévision d'Etat, aux mains du camp Gbagbo.

Le siège de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire a essuyé des tirs de la part d'"hommes armés vêtus de tenues militaires" dans la nuit de vendredi à samedi à Abidjan, a annoncé l'ONUCI. La veille, l'armée ivoirienne, fidèle à Laurent Gbagbo, avait accusé l'ONU d'appuyer militairement les forces soutenant son rival Alassane Ouattara..

ble goudéLes propos incendiaires de Charles Blé Goudé
"Nous allons défendre la dignité et la souveraineté de notre pays jusqu'à la  dernière goutte de notre sueur", a déclaré le leader des "jeunes  patriotes" et ministre de la Jeunesse de M. Gbagbo. "Je demande à tous les Ivoiriens de s'apprêter à livrer ce combat, on va  libérer totalement notre pays", a-t-il dit. "La récréation est terminée !",  a-t-il ajouté.

Un rassemblement des "jeunes patriotes" est prévu samedi après-midi dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon à Abidjan, afin de nous "mettre en ordre de bataille à travers tout le pays", a-t-il annoncé. "Gbagbo n'est pas le sous-préfet de (Nicolas) Sarkozy", le président  français, et celui-ci "devra passer sur nos corps pour s'attaquer à Gbagbo", a  ajouté Charles Blé Goudé.

Charles Blé Goudé, surnommé le "général de la rue", avait été le fer de lance de violentes manifestations anti-françaises en 2003 et 2004 à Abidjan. Il est soumis depuis 2006 à des sanctions de l'ONU, gel de ses avoirs et  interdiction de voyager.

ban-ki-moonLa communauté internationale accentue la pression
Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a bien "remis" à Laurent Gbagbo une lettre lui demandant de quitter le pouvoir, a  indiqué samedi une source proche de l'UA. Cette lettre est signée Goodluck Jonathan, chef de l'Etat nigérian et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

La CDAO (Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest) a demandé vendredi à Laurent Gbagbo de transférer "immédiatement" le pouvoir. Cette instance est la dernière en date à intervenir pour faire céder Laurent Gbagbo dans son obtstination à se maintenir au pouvoir, afin qu'il reconnaisse la légitimité de Alassane Ouattatra, désigné vainqueur lors de l'élection présidentielle du 28 novembre.    

Washington a estimé vendredi qu'il était temps que Laurent Gbagbo renonce au pouvoir en Côte d'Ivoire. Dans le cas contraire, les Etats-Unis sont prêts à prendre des sanctions à son encontre. 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a estimé que la maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo conduirait à une "parodie de démocratie". Il a mis en garde contre toute attaque des troupes des Nations Unies présentes sur place.

Sarkozy lance un ultimatum à Gbagbo
"Laurent Gbagbo et son épouse ont leur destin entre leurs mains. Si avant la fin de la semaine, Laurent Gbagbo n'a pas quitté le poste qu'il occupe en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste des sanctions", a dit Nicolas Sarkozy devant la presse à Bruxelles à l'issue du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE.

"Ce qui se passe en Côte d'Ivoire est parfaitement inadmissible (...) des élections ont eu lieu, sous le contrôle des Nations unies, elles ont été validées par les Nations unies. Mieux, la totalité des Etats africains ont  reconnu l'élection d'Alassane Ouattara", a-t-il poursuivi.

"En violation de la volonté du peuple ivoirien, qui avait déjà été privé d'élection pendant dix ans, M. Gbagbo se maintient au pouvoir, ses partisans tirent, il y a eu des morts dans les rues d'Abidjan hier, c'est un scandale", a martelé le président français.

"Il n'y a pas d'autre possibilité pour M. Gbagbo que de quitter à bref délai  un pouvoir qu'il usurpe", a conclu le président français.

mangou philippeL'armée fidèle à Gbagbo accuse les Nations-Unies de soutenir son rival Ouattara

L'armée ivoirienne a accusé les forces de l'ONU, l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), d'appuyer militairement les forces soutenant son rival Alassane Ouattara. "Depuis maintenant bien des jours, (...) la force étrangère de l'ONU, venue en Côte d'Ivoire comme une force impartiale et d'interposition entre belligérants, a abandonné cette posture", a déclaré le porte-parole des Forces de défense et de sécurité (FDS, armée loyaliste), le colonel-major Hilaire Babri Gohourou, à l'antenne de la télévision d'Etat RTI, un média qui a été pris en otage par le camp Gbagbo depuis le 29 novembre 2010.

Selon lui, les FDS ont noté "une circulation subitement devenue intense des véhicules marqués UN - Nations unies - dans le district d'Abidjan et dans les villes de l'intérieur du pays, d'incessants survols (de leurs) casernes par les hélicoptères de l'ONUCI".

manifestant surUn contingent de 800 hommes sur les 10.000 de l'ONUCI protège l'hôtel du Golf à Abidjan, qui sert de quartier général aux partisans de Alassane Ouattara, reconnu comme  président élu par l'ONU et la quasi-totalité des pays étrangers.

 


 

Des centaines de mercenaires à la RTI
 
La scène est insupportable. Une demi-douzaine d’hommes en armes fait pleuvoir de violents coups de ceinturons, de paires de gifles et de coups de pieds sur un jeune au physique flegmatique. Il est exactement 13h et le scénario se déroule dans une des rues désertes qui mène à la RTI. –« Pardonnez chefs ! Pardonnez chefs ! Je ne suis pas un marcheur. Je reviens du marché », lance-t-il de toute sa voix, criant de douleur.
-« Quel marché ? On ne veut voir personne ici », réplique un des soldats tout en continuant de le rouer de coups. A force de crier et à bout de souffle, le jeune homme perd la voix et il s’écroule. Mais les hommes en armes aux biceps impressionnants ne lâchent pas prise. Les coups continuent de s’abattre sur l’infortuné jeune homme. Finalement, l’un d’entre eux fait signe au groupe de monter dans le pick-up sans immatriculation. Mais avant de partir, celui qui semble le plus nerveux lance cette mise en garde : « Gare à vous si on vous voit encore dans les rues ». Loin de leurs appartements ou des fenêtres, des populations observent impuissantes cette scène révoltante. Hier, la violence militaire – ou ce qui semblait en donner lieu – avait élue domicile aux alentours de la RTI. Toutes les voies, toutes les entrées et toutes les issues qui conduisent à la maison bleue sont gardées par une soldatesque armée jusqu’aux dents. Ces derniers avaient à cœur en tout cas, de ne pas perdre cette « citadelle ». La voie principale qui passe devant ce bâtiment est totalement coupée. Pour les automobilistes et ceux qui viennent d’Angré, c’est le carrefour de la vie qui est leur terminus. A défaut, ils doivent se frayer un chemin dans les rues de la citée des Arts pour ressortir à Cocody. Pour ceux qui viennent par contre de Cocody en direction des II-Plateaux, la voie est aussi obstruée. De part et d’autres, l’on peut apercevoir un impressionnant dispositif des miliciens de Gbagbo, puissamment armées, aux visages graves et encagoulées. Et comme si cela ne suffisait pas, les populations assistent à une parade de pick-up bourrés de soldats et surmontés d’armes. Cependant, les militants du RHDP n’ont pas voulu se faire intimider. Ils ont répondu à l’appel du Premier ministre Guillaume Soro, mais, ils ont été sauvagement gazés et battus par les hommes à la solde de Gbagbo, jusqu’à ce que la pluie vienne mettre fin à leur souffrance. Comme si Dieu lui-même avait voulu dire « ça suffit ! ».
YMA
Trois passants froidement exécutés à Cocody
 

La milice pro-Gbagbo et ses mercenaires étrangers sévissent depuis des semaines à Abidjan. Hier, face aux manifestants aux mains nues qui tentaient d’aller libérer leur télévision, les tueurs de Gbagbo ont dégainé. Dans tous les quartiers de la ville d’Abidjan, ils ont semé la mort. Et le plus choquant, ce sont les exécutions sommaires auxquelles ils se sont adonnés. Hier vers 15 heures, les mercenaires et les hommes de Dogbo Blé positionnés au carrefour Marie Thérèse Houphouët-Boigny ont interpellé trois jeunes passants avant de froidement les assassiner dans la broussaille environnante. Sans autre forme de procès. Ces trois jeunes Ivoiriens qui tentaient de rentrer chez eux, après les tirs croisés du matin, ont eu la malchance de passer devant les mercenaires étrangers de Gbagbo. Que tous les exécutants de cette salle et basse besogne le sachent pour dit. Ils passeront tôt ou tard devant le tribunal pénal international et paieront pour tous ces crimes crapuleux.
Ibrahima B. Kamagaté

 

Abobo: Plus de dix tués et une cinquantaine de blessés
 

Plus d’une dizaine de manifestants aux mains nues tués, une cinquantaine de blessés. Tel est le triste bilan selon le service de communication de la mairie de la marche de la RHDP sur la RTI de la commune d’Abobo. En effet, à l’appel du gouvernement légitime au peuple de Côte d’Ivoire de s’opposer à la forfaiture de Laurent Gbagbo de s’accrocher au pouvoir, des milliers des populations d’Abobo se sont massivement mobilisées hier. Tôt le matin, des manifestants se sont regroupés pour prendre la direction de la Télévision nationale (RTI) dont les nouveaux dirigeants devraient être installés par le chef du gouvernement, Guillaume Kigbafori Soro. Organisés en petits groupes, les manifestants ont réussi à tromper la vigilance des FDS en empruntant des chemins différents pour ainsi converger vers la RTI. Ainsi, le premier groupe de manifestants aux mains nues ont pu déjouer les multiples barrages FDS jusqu’à entrer dans la commune d’Adjamé. Quant au second groupe de manifestants, il a été nettement stoppé par les FDS, dont la plupart était encagoulé, au niveau de Filtisac. Selon plusieurs personnes, les manifestants ont levé leur bras pour témoigner de la marche pacifique. Cependant, ils ont été sauvagement pulvérisés de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles. Bilan : plusieurs blessés et deux morts. Pendant ce temps, le premier groupe ayant réussi à contourner les éléments de Laurent Gbagbo s’est retrouvé nez à nez au niveau de l’école la Farandole en face de l’ENA avec des éléments toujours en cagoule. Sans sommation, ils ont ouvert le feu sur les manifestants. S’ensuivront plusieurs blessés et quatre morts. En début d’après-midi, les manifestants venus d’Anyama ont été sauvagement agressés par les miliciens de Gbagbo au niveau du dépôt 9. Le calme est revenu.
IBK

 Yopougon: Au moins quatre morts et plusieurs blessés
 

Les hommes de Gbagbo ont encore tué. Hier matin, des jeunes gens pour la plupart, âgés d’une vingtaine d’années, ont quitté brutalement la terre des hommes. Leur seul crime, c’est d’opposer à l’imposture de Laurent Gbagbo. La marche sur la RTI initiée par les responsables du RHDP, a vite viré au drame à Yopougon. Dès 8h, les jeunes houphouétistes ont pris d’assaut les artères de cette commune pour répondre à l’appel de leurs dirigeants, direction, la RTI. Pour libérer ce média d’Etat du joug du pouvoir frontiste qui en a fait un objet pitoyable de propagande.
A Yopougon Wassakara, les marcheurs seront accueillis par une pluie de gaz lacrymogènes au niveau du premier pont, lancés par les éléments du CeCOS. Des projectiles qui n’entament pas la détermination des marcheurs qui se dispersent puis se regroupent à nouveau. Face à leur détermination, les hommes en armes font feu. Un jeune est grièvement touché, il succombera à la suite de ses blessures dans une clinique de la place. Comme lui, un autre, tentant de s’abriter au pied d’un immeuble est abattu par un tir venu du bâtiment. « C’est un Libanais qui a tiré sur lui », assure un témoin, avant d’ajouter que des policiers étaient aussi postés sur le toit de certains immeubles du quartier. A Port-Bouët II et à Andokoi, réputés favorables au RHDP, la CRS aidée du CeCOS ouvrira le feu sur les marcheurs. Bilan : deux morts. Selon une source proche des manifestants, un marcheur aurait été sauvagement abattu au niveau du carrefour « Policier » sur l’ancienne route reliant Yopougon à Adjamé. Au total, au moins quatre personnes ont perdu la vie à Yopougon.
Y. Sangaré

 

Koumassi :Un mort et plusieurs blessés
 

La troisième commune la plus peuplée du District d’Abidjan a connu une journée assez mouvementée hier. La commune du maire Raymond Yapi N’Dohi a été inondée de tirs et de gaz lacrymogènes par les mercenaires et miliciens de Laurent Gbagbo. Dans la fusillade, un jeune militant du RHDP a été exécuté par l’un des mercenaires angolais qui ont été infiltrés dans les rangs de la police et de la gendarmerie. Plus d’une dizaine de manifestants a été blessée dans les affrontements de rue. Du carrefour campement à la place Inchallah en passant par le quartier Marais, Progrès et Remblais, les militants du RHDP sont sortis nombreux à l’appel du directoire du Premier ministre Guillaume Soro pour libérer la RTI. Tôt le matin, des barricades de fortune ont envahi les artères de la commune. Des pneus usés ont été brûlés par des manifestants en guise de protestation. Les manifestants ont été stoppés dans leur élan par les tueurs à la solde de Laurent Gbagbo. Malgré cette barbarie orchestrée par les chiens de guerre du candidat de LMP, les manifestants ont tenu à maintenir leurs positions dans les grands carrefours de la commune jusqu’à tard dans la soirée. « Laurent Gbagbo nous tuera nous tous. Mais il partira », lançait le M.D. non loin de la pharmacie Marais. Au niveau de la pharmacie Keneya, même décor. De jeunes gens, le visage badigeonné de carbone, tenaient une barricade en faisant face aux forces de l’ordre. A presque tous les grands carrefours de la ville, l’odeur des gaz lacrymogènes s’est levée jusque dans les foyers des riverains. La circulation s’est arrêtée. Les véhicules de transport et ceux des particuliers ont préférés garer face aux violences perpétrées par les hommes en arme. Les petits commerces et les magasins ont fermé toute la journée. Les habitants sont restés terrés chez eux. Les rues désertes ont été prises d’assaut par des usagers contraints de rentrer à pied chez eux. Assurément, hier, la commune de Koumassi ressemblait à une ville morte. Pour aujourd’hui, les manifestants ont promis de remettre cela jusqu’à ce que Laurent Gbagbo quitte le pouvoir.
Jean-Claude Coulibaly

Un dossier France2.fr et Le Patriote.net

Par l’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne (ACSCI)

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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 14:09

nicolas-sarkozy-enerve.jpgLe président proclamé ivoirien Laurent Gbagbo doit partir "avant la fin de la semaine" sinon il figurera sur la liste des personnes visées par des sanctions de l`Union européenne, a déclaré vendredi le président français Nicolas Sarkozy à Bruxelles.

"Laurent Gbagbo et son épouse ont leur destin entre leurs mains. Si avant la fin de la semaine Laurent Gbagbo n`a pas quitté le poste qu`il occupe en
violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste
des sanctions", a déclaré M. Sarkozy à l`issue d`un sommet européen.

"Ce qui se passe en Côte d`Ivoire est parfaitement inadmissible (...), des
élections ont eu lieu, sous le contrôle des Nations unies, elles ont été
validées par les Nations unies. Mieux, la totalité des Etats africains ont
reconnu l`élection d`Alassane Ouattara", a-t-il poursuivi.

"En violation de la volonté du peuple ivoirien, qui avait déjà été privé
d`élection pendant dix ans, M. Gbagbo se maintient au pouvoir, ses partisans
tirent, il y a eu des morts dans les rues d`Abidjan hier, c`est un scandale",
a martelé le président français.

"C`est à lui (Laurent Gbagbo) de choisir quelle est l`image qu`il veut laisser dans l`histoire. S`il veut laisser l`image d`un homme de paix, il est encore temps mais le temps presse et il doit partir", a-t-il insisté.

"Ou est-ce qu`il veut laisser l`image de quelqu`un qui a tiré sur des civils parfaitement innocents ? Et, dans ce cas-là, il y a des juridictions internationales et une cour pénale (internationale). Le procureur (de la CPI)
a lui-même indiqué qu`il regardait de très près la situation et que ceux qui
avaient fait tirer auraient à en rendre compte", a poursuivi M. Sarkozy.

"Il n`y a pas d`autre possibilité pour M. Gbagbo que de quitter à bref délai un pouvoir qu`il usurpe", a-t-il estimé, indiquant que sa position était partagée par l`Union européenne, le Conseil de sécurité des Nations unies et les Etats-Unis.

Selon des sources diplomatiques à Bruxelles, l`UE prépare une liste de 18
ou 19 noms, essentiellement des proches de Laurent Gbagbo, qui seront l`objet
de sanctions comme un gel d`avoirs et des restrictions de visas. Le placement
ou non du dirigeant ivoirien lui-même sur la liste fait encore débat jeudi,
selon des diplomates européens.

La liste devrait être décidée lundi prochain par les représentants permanents des 27 gouvernements européens, selon ces diplomates.

Interrogé sur la situation des ressortissants français en Côte d`Ivoire, le
chef de l`Etat français a répondu "nous veillons à leur sécurité", sans donner
plus de détail. "Le souci, c`est que les Ivoiriens aient le droit d`avoir le
président qu`il ont élu, c`est cela qui compte et c`est cela que nous essayons
de faire mettre en oeuvre", a-t-il conclu.

Les violences survenues jeudi à Abidjan pour le contrôle de la télévision d`Etat ivoirienne ont fait de 9 à une trentaine de morts, selon les bilans, et
au moins 80 blessés.

Source AFP

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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 00:00

obama okLe président des Etats-Unis Barack Obama a
félicité vendredi Alassane Ouattara "pour sa victoire" à l`élection
présidentielle ivoirienne et a appelé le président sortant Laurent Gbagbo à
"reconnaître et respecter" ce résultat.
"Je félicite Alassane Ouattara pour sa victoire à l`élection
(présidentielle) du 28 novembre. La commission électorale indépendante, des
observateurs dignes de foi et accrédités, ainsi que les Nations unies, ont
tous confirmé ce résultat et certifié sa fiabilité", a affirmé M. Obama dans
un communiqué.
"La Côte d`Ivoire est désormais à la croisée des chemins. J`appelle toutes
les parties, dont le président sortant Laurent Gbagbo, à reconnaître et
respecter ce résultat", a ajouté M. Obama.
Le président américain a aussi prévenu que "la communauté internationale
mettra devant leurs responsabilités ceux qui essaient de faire échouer le
processus démocratique et la volonté des électeurs".
Ces déclarations de M. Obama interviennent alors que la situation est très
tendue en Côte d`Ivoire. Le Conseil constitutionnel, dirigé par un proche de
M. Gbagbo, a invalidé les résultats provisoires donnés jeudi par la Commission
électorale indépendante (CEI), qui créditaient l`ex-Premier ministre Alassane
Ouattara d`une large victoire, et a proclamé celle du président sortant.
Un proche conseiller du président Gbagbo a menacé vendredi de demander le
"départ immédiat" du représentant de l`ONU dans le pays, Youn-jin Choi, qui a
rejeté la victoire de M. Gbagbo.
Des partisans de M. Ouattara ont dressé vendredi des barricades et brûlé
des pneus dans des quartiers populaires d`Abidjan, pour protester contre la
proclamation de M. Gbagbo comme vainqueur.

Source AFP

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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 20:40

ban-ki-moonLe chef des Nations unies, Ban
Ki-Moon, a reconnu vendredi la victoire d`Alassane Ouattara à la
présidentielle en Côte d`Ivoire, au moment où le pays était en crise après que
le Conseil constitutionnel eut proclamé la victoire du sortant Laurent Gbagbo.
"Le secrétaire général félicite M. Alassane Ouattara, du Rassemblement des
Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), pour son élection et
demande au président élu de travailler pour une paix durable, la stabilité et
la réconciliation en Côte d`Ivoire", a déclaré le porte-parole de M. Ban.
"Le secrétaire général demande au président Laurent Gbagbo de faire ce
qu`il doit faire pour le bien de son pays et de coopérer pour une transition
politique sans heurts dans le pays", a ajouté le porte-parole.
Ban Ki-moon "souhaite souligner que la volonté du peuple ivoirien doit être
respectée et demande à tous les Ivoiriens d`accepter le résultat certifié et
de travailler ensemble dans un esprit de paix et de réconciliation", a
poursuivi le porte-parole.
Appelant l`ensemble des Ivoiriens à s`abstenir de toute violence, M. Ban
"avertit ceux qui pourraient inciter ou recourir à la violence qu`ils seront
tenus pour responsables".
La Côte d`Ivoire était vendredi en pleine tourmente, le Conseil
constitutionnel ayant proclamé la victoire du sortant Laurent Gbagbo à la
présidentielle du 28 novembre, pourtant remportée par Alassane Ouattara selon
la commission électorale.
gbagbo se batUn peu plus tôt, le représentant de l`ONU en Côte d`Ivoire, Youn-jin Choi,
avait contesté la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle, jugeant que
les résultats annoncés par le Conseil constitutionnel "ne correspondent pas
aux faits", dans une déclaration à Abidjan.
Le second tour du 28 novembre s`étant "globalement déroulé dans une
atmosphère démocratique", "la proclamation des résultats définitifs par le
président du Conseil constitutionnel, avec l`annulation du vote dans neuf
départements du nord, qui donne la victoire au candidat Laurent Gbagbo, peut
seulement être interprétée comme une décision ne correspondant pas aux faits",
avait-il affirmé.
Alassane Ouattara s`est présenté comme "le président élu de la République
de Côte d`Ivoire", en se prévalant des résultats donnés par la commission
électorale. "L`ONU vient de certifier les résultats proclamés par la
Commission électorale indépendante (CEI)" qui le créditaient de plus de 54%
des suffrages, a-t-il lancé lors d`une déclaration à Abidjan.
M. Ban "souhaite souligner que les Nations unies demeurent profondément
engagées pour soutenir la conclusion couronnée de succès du processus de paix
ivoirien dans tous ses aspects et souhaite travailler étroitement avec le
président élu et le futur gouvernement", ajoute encore le porte-parole.
Il "loue le peuple de Côte d`Ivoire pour sa participation active à cette
élection présidentielle historique".

Source: AFP

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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 20:28

PM SOROLes Forces Nouvelles ont suivi attentivement la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel.

Les Forces Nouvelles constatent avec amertume que la majorité, sinon la quasi totalité des localités où le scrutin a été annulé se situe en zone Centre Nord et Ouest.

Les Forces Nouvelles s'inscrivent en faux contre les arguments mensongers qui ont servi de base à cette décision inique.

Les Forces nouvelles ne sont pas surprises outre mesure de cette décision qui s'est dessinée à travers les prises de position exprimées par le président du Conseil Constitutionnel depuis le jeudi 2 décembre 2010.

Ces prises de position juraient manifestement avec l'obligation de réserve qui incombe aux membres de cette prestigieuse institution et faisait déjà planer sur elle une suspicion légitime.

L'ensemble des Forces Nouvelles, le Secrétaire Général, signataire de l'Accord politique de Ouagadougou et ses accords complémentaires, le Cabinet du Secrétaire Général, le Directoire Politique, l'Entité Ministérielle, l'État Major et les Grands Commandements rejettent avec la plus grande fermeté cette décision de convenance, frappé du sceau de la partialité qui manifestement a été rendu à la demande du requérant, qui a entendu ainsi retirer du décompte final les localités qui lui étaient défavorables.

Les Forces Nouvelles adhèrent aux résultats provisoires proclamés par la Commission Électorale Indépendante qui donne Monsieur Alassane OUATTARA vainqueur de l’élection présidentielle et la déclaration du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, certificateur des élections de sortie de crise, qui le confirme.

Les Forces Nouvelles ne veulent pas que cette légitimité et cette légalité soient remises en cause.
En tout état de cause, le Premier Ministre, Secrétaire Général des Forces Nouvelles va se prononcer sur cette question dans les heures qui suivent.

Fait à Bouaké, le 03 décembre 2010

Pour les Forces nouvelles
La Porte parole
Me Affoussy BAMBA

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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 19:10

ONUCI-copie-1Le représentant de l`ONU en Côte d`Ivoire,
Youn-jin Choi, a contesté vendredi la victoire de Laurent Gbagbo à la
présidentielle, jugeant que les résultats annoncés par le Conseil
constitutionnel "ne correspondent pas aux faits", dans une déclaration à
Abidjan.
Le second tour du 28 novembre s`étant "globalement déroulé dans une
atmosphère démocratique", "la proclamation des résultats définitifs par le
président du Conseil constitutionnel, avec l`annulation du vote dans neuf
départements du nord, qui donne la victoire au candidat Laurent Gbagbo, peut
seulement être interprétée comme une décision ne correspondant pas aux faits",
a-t-il affirmé.
Même si toutes les réclamations déposées par le camp Gbagbo étaient "prises
en compte", le résultat du second tour tel que proclamé jeudi par la
Commission électorale indépendante (CEI) "ne changerait pas, confirmant le
candidat Alassane Ouattara vainqueur de l`élection présidentielle", a-t-il
conclu.
Laurent Gbagbo a remporté la présidentielle avec plus de 51% des suffrages,
a proclamé vendredi le Conseil constitutionnel, invalidant les résultats
provisoires de la CEI qui créditaient son opposant Ouattara de 54,1%.

Par Seth KOKO - Publié dans : On est fatigués SOS élections
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:48

Soro 4Conformément aux dispositions pertinentes de l’Accord Politique de Ouagadougou, Le Premier ministre, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, a pris acte de la proclamation des résultats provisoires du second tour de l`élection présidentielle de sortie de crise par la Commission Electorale Indépendante, le 2 décembre 2010.

Le Premier ministre reste en attente de la proclamation définitive des résultats par le Conseil Constitutionnel.

Toujours dans la droite ligne des Accords inter-ivoiriens, Le Premier ministre demande instamment au Représentant Spécial du Secrétaire Général de l`Organisation des Nations Unies en Côte d`Ivoire, de certifier les résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 afin de lui permettre de tirer toutes les conséquences juridiques et politiques du processus électoral mené en Côte d’Ivoire.

Le Premier Ministre, de manière inlassable, invite solennellement tous les acteurs politiques à s’investir dans la préservation de la paix si chère à la Côte d’Ivoire, et ce, conformément à leurs engagements contenus dans les codes de bonne conduite qu’ils ont librement signés.

Enfin, le Premier ministre invite tous les Ivoiriens et toutes les personnes vivant sur cette terre à garder la sérénité, à cultiver la patience, la tolérance et la concertation permanente en vue d’une sortie de crise apaisée et durable dans notre pays.

Fait à Abidjan, le 03 décembre 2010
Pour Le Premier ministre

P/o
MEITE Sindou, Porte-parole


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Par Seth KOKO - Publié dans : On est fatigués SOS élections
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  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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