Le Dialogue Direct

Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /2010 15:33

Les organisations de la société civile ivoirienne la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO), le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), l`Action pour la protection des droits de l’homme (APDH) et la “Fondation ivoirienne pour les droits de l’homme et la vie politique (FIDHOP)”, ont animé une conférence de presse, hier vendredi, à la salle Félix Houphouët Boigny de l’Hôtel du district d’Abidjan. Selon Dr Gervais Boga, président du FIDHOP, il s`agit de faire un bilan partiel du processus électoral. Au cours de cette conférence Me Traoré Drissa, président du MIDH, a lu la déclaration relative à ce bilan et aux perspectives pour la tenue effective et pacifique de la présidentielle du 31 octobre 2010. Parlant des étapes réalisées, ces organisations se sont félicitées de l’effectivité de l’encasernement dans les régions de Korhogo, Man et Bouaké. Reconnaissant par ailleurs que pour le contentieux électoral, chaque camp a fait entendre sa cause et la justice a tranché. sur la situation sociopolitique, elles ont noté que toute la classe politique ivoirienne, sans exception aucune, affiche sa volonté d’aller aux élections. Ces organisations ont néanmoins fait un certain nombre de recommandations avant la tenue des élections. Elles exigent le démantèlement de l’ensemble des groupes illégalement armés avant le 1er tour du scrutin présidentiel, une preuve de bonne foi de la part de chaque parti politique et de tous les candidats à la présidentielle pour s’engager résolument pour l’élection, le respect du chronogramme de la Commission électorale indépendante (CEI). Pour terminer, les organisations ont remercié la Communauté internationale pour son soutien et l’ont encouragée à continuer d’accompagner les Ivoiriens dans le processus de sortie de crise.

Bintou Diallo
Source: Notre Voie

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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /2010 22:43

Le «conclave spécial» de trois jours, qui s’est tenu du 11 au 14 août dernier, simultanément à Korhogo et à Bouaké, selon une source proche de l’ex-rébellion, a invité les Forces nouvelles, dans toutes leurs composantes, à faire clairement le choix de la République. Ce que le communiqué final qui a sanctionné ces deux rencontres n’a pas dit, c’est qu’à Korhogo où l’ordre du jour de la réunion a porté sur l’encasernement des éléments des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn), il a été surtout question de préparer les esprits à un retour définitif dans la République. Les mêmes arguments ont également été développés à Bouaké où il a été clairement expliqué aux différents chefs de guerre de faire le choix de la République de Côte d’Ivoire. «Il fallait préparer, à Korhogo, les esprits des éléments afin qu’ils s’inscrivent dans le processus de retour de la paix en Côte d’Ivoire en acceptant de retourner dans les casernes avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu pour le 31 octobre prochain. A Bouaké, il a été signifié aux chefs de guerre et aux éléments des Forces nouvelles qui refuseraient de déposer les armes qu’ils seront mis devant trois alternatives. Soit ils acceptent de rentrer dans la République. Ils seront alors affectés en fonction de leur niveau d’instruction et de leurs grades. Soit ils prennent le chemin de l’exil et on n’entendra plus parler d’eux ou bien ils choisissent la voie de la rébellion et ils seront traités comme des rebelles. La récréation est terminée», a indiqué notre source. L`essentiel des résolutions consignées dans le communiqué final était, officiellement, une interpellation à l`endroit du gouvernement. Les Forces nouvelles lui demandaient d`être davantage concret en ce qui concerne l`effectivité des distinctions militaires. Mais aussi de respecter l`engagement pris de faire de la réunification du pays une réalité par la création d`une armée nouvelle et par l`intégration de leurs éléments susceptibles de l`animer. Des dispositions seraient donc actuellement en train d’être prises pour vérifier les diplômes qui ont été déposés au secrétariat général des Forces nouvelles par les éléments de l’ex-rébellion qui veulent postuler pour des fonctions administratives. «Au niveau du concours de la douane par exemple, quelque 1.500 diplômes ont été déposés. Après vérification, seulement 250 éléments des Forces nouvelles peuvent passer le concours. Il y a deux semaines, un officier supérieur des douanes est venu d’Abidjan pour leur donner des cours embryonnaires sur la douane. Nous avons choisi de rentrer dans la République et nous ne voulons pas le faire par la fraude. Ne serait-ce que sur des diplômes. C’est le ministre Dosso Moussa qui s’en est personnellement chargé. Mais notez surtout que nous ne calculons pas les humeurs des gens. Celui qui ne veut pas la République, il peut aller en exil ou continuer la rébellion. Mais il sera traité comme tel», a averti la source. Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr

Source:Notre Voie

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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /2010 13:06

Gbagbo Soro 1Certain ont jubilé, des sceptiques ont cru bon de garder la réserve quant à la veille de la fête de l’indépendance, le jeudi 06 août dernier, à Yamoussoukro, le Premier ministre a annoncé la date du premier tour de l’élection présidentielle. A peine une semaine après, cette date, qui continue de faire couler encre et salive suscite de réelles interrogations. Alors qu’on pouvait croire cette 7ème fois la bonne, de plus en plus, les faits donnent à en douter, au regard des difficultés qui restent encore à surmonter. Si la finalisation de la liste électorale ne constitue plus un obstacle à l’avancée du processus électoral, il n’en est pas de même de la question de la pacification du territoire national et de la sécurisation du scrutin censé se tenir au terme des 78 jours à venir. On croyait les questions militaires définitivement réglées, mais à la vérité, il en reste des pans entiers qui risquent de compromettre l’échéance annoncée. C’est le cas de le dire avec les divergences persistantes quant à la démobilisation des ex-combattants, tant des Forces nouvelles que des milices et autres groupes d’auto-défense du Sud, avec lesquels la menace reste permanente.

Quelles élections avec des hommes encore en armes, capables de remettre en cause les résultats de ces scrutins, sinon d’intimider des électeurs en amont ?

Bakayoko affaires étrangèresL’équation démobilisation et sécurisation des élections

Voici la question qui se pose, au moment où des opérations non encore menées à leur terme sur le front militaire et des problèmes d’argent évoqués çà et là, menacent la nouvelle date du 31 octobre 2010. A ce jour, en effet, il reste encore des dizaines de milliers d’éléments des Forces nouvelles (FN) à démobiliser, à côté des 5000 volontaires à la nouvelle armée à encaserner et à entretenir en attendant d’être définitivement enrôlés. Dans l’entretien qu’il a accordé jeudi à un confrère de la place, le directeur de cabinet du secrétaire général de l’ex-mouvement rebelle n’a pas manqué de dire ses vérités. Sur un ton martial, le colonel Bamba Sinima, qui justifiait le conclave tenu par ses camarades et lui à Bouaké, a réitéré la persistance des questions militaires, préalables à des scrutins crédibles et sans heurt. L’officier des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) a dénoncé ‘’le non-respect par l’Etat, de ses engagements envers les ex-combattants’. Cela en revenant sur la promesse pendante des accords politiques de Ouagadougou de reverser à chaque élément à démobiliser, la somme de 500 000 FCFA comme solde de tout compte. « Jusqu’à présent, cette disposition n’est pas mise en application. Cette situation nous crée un certain nombre de problèmes et pour nous, il faudrait que des solutions soient trouvées avant les échéances électorales ». A deux mois de ces échéances, le directeur de cabinet du patron des ex-rebelles est formel sur la levée de ce préalable sans lequel il ne pense pas qu’il puisse y avoir d’élection. « Nous ne pouvons pas aller à des élections si des aspects qui concernent la démobilisation et la réinsertion ne sont pas clairs. Pour nous, c’est un ensemble ; cet ensemble, il faut le mener de façon concomitante de sorte à retrouver au bout de l’entonnoir, des élections qui se passent de façon très paisibles. Nous avons l’impression que tout le monde est polarisé sur la date des élections présidentielles en oubliant tout ce qui doit accompagner les élections. Que les moyens soient dégagés comme il faut pour permettre l’encasernement des soldats. Que le problème de la démobilisation et de la réinsertion soit réglé », a lancé le col Bamba Sinima, qui repousse de facto tout préalable lié à l’unicité des caisses de l’Etat. Un son de cloche divergent de celui des Forces de défense et de sécurité du Gal Philippe Mangou qui, sur la question du désarmement, invitent les Forces nouvelles à s’acquitter de leur quote-part dans le sacrifice à consentir financièrement.

Les vérités crues de la Primature

A propos, la sortie effectuée chez le confrère gouvernemental, ‘’Fraternité Matin’’ hier, par le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre en charge des programmes de sortie de crise en rajoute aux inquiétudes. M. Paul Koffi Koffi, tout aussi formel sur les difficultés de Trésorerie de l’Etat repousse quasiment le préalable des 500.000 F CFA des ex-combattants à démobiliser et n’hésite pas à proposer d’autres voies à envisager quand bien même elles n’auraient rien à voir avec les accords signés. « Il faudra tôt ou tard mettre les pieds dans le plat et dire aux jeunes qu’il n’est pas possible de leur payer chacun 500.000 F CFA pour solde de tout compte, et leur proposer ce qu’on peut faire. (…). Je pense qu’il faut imaginer d’autres solutions plus réalistes et ne pas se figer sur ce qui est certes écrit dans l’accord complémentaire IV de l’APO, mais, qui n’est pas tenable dans le contexte actuel ». Le col Sinima et ses camarades peuvent-ils entendre les choses de cette oreille ? Toujours est-il que ces divergences sur des questions aussi cruciales que celles liées à la pacification du territoire avant les élections, risquent de remettre totalement en cause la date fixée. Quoique les discours tendent vers le respect de celle-ci.

Aussi, à l’image de son prédécesseur, Beugré Mambé, qui a fini par être déblayé de la CEI après moult dates proposées sans être tenues, Youssouf Bakayoko risque de connaître son premier désaveu. L’actuel président de la CEI endosserait la responsabilité du non respect de l’échéance du 31 octobre qu’il est censé avoir proposée après avoir pris toute la mesure de la situation.

Dans son entretien avec le confrère Fraternité Matin, le premier responsable des programmes de sortie de crise à la Primature ne le dit-il pas clairement ? « C’est à la CEI qu’il appartient de donner des détails sur le chronogramme qui est un ensemble de tâches et de dates dans le temps qui nous permet de suivre le processus électoral », indiquait sur une question, M. Koffi Koffi, qui donne déjà le ton quant à d’éventuelles responsabilités à situer en cas de non-respect du 31 octobre demain. Toutefois, le chef de l’Etat et le Premier ministre Soro, que bien d’observateurs soupçonnent de vouloir glaner sur le temps, gagneraient à ce que cet énième rendez-vous soit respecté. Eux qui, faut-il le rappeler, ont arraché quasiment une date à la CEI, à la veille de la commémoration du premier cinquantenaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Comme pour la livrer aux Ivoiriens en guise de cadeau de ces journées de réjouissance. Un cadeau, qui commence déjà à susciter du désespoir.

F.D.Bony

Source: L'Inter

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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /2010 11:43

385.jpgC’est un truisme que de le dire. Le processus électoral est bloqué depuis quelques jours. Le seul et unique responsable de cet état de fait, est le FPI et ses mouvements satellites. La vérification de la liste électorale provisoire tant réclamée avec une exubérance étonnante par ce parti, est achevée dans sa phase informatique depuis trois jours. Le résultat est sans appel : sur 1,7 million de pétitionnaires accusés de fraude par le FPI, seulement 166108 n’ont pu être identifiés ; soit 9%. Ce résultat a fait piquer une crise d’urticaire aux manœuvriers du FPI. Eux qui ont fait croire à leur patron Laurent Gbagbo qu’après cette opération, la liste électorale serait considérablement réduite, probablement à sa faveur. Du coup, par trois fois, les experts du FPI ont ainsi induit en erreur le chef de la Refondation. La désolation est à la hauteur de la manipulation honteuse de l’opinion durant des mois. C’est pourquoi, le FPI a refusé catégoriquement le résultat de ce travail pourtant réalisé sur la base du guide méthodologique adopté de manière consensuelle. Dans ce guide, plusieurs principes ont été adoptés. Ainsi, en son point 5, il est stipulé que le travail de vérification doit se faire en tenant compte de l’Etat-civil, du délai imparti et du coût financier. C’est fort de ces trois principes posés comme un postulat que l’ensemble des structures techniques INS, ONI, SAGEM, ont, à la réunion tenue à la Primature le 1er juillet 2010, rassuré le Premier ministre de la fin des travaux au plus tard le 26 juillet. Le 3 juillet tous ces principes ont été expliqués aux leaders politiques membres du CPC qui ont donné leur accord pour leur application. C’est sur cette base que les travaux informatiques ont été réalisés. La liste résiduelle de 166.108 doit être vérifiée manuellement c’est-à-dire dans les centres d’Etat-civil. Contre toute attente, le Fpi se rétracte et exige que la vérification manuelle soit étendue à l’ensemble du fichier incriminé, c’est-à-dire 1,7 million de pétitionnaires. Un revirement spectaculaire qui ne s’explique que par la volonté délibérée du FPI de bloquer le processus électoral. Car, les données statistiques démontrent que les 1,7 millions pétitionnaires sont rattachés à plus de 52.000 lieux de naissance. Une vérification manuelle nécessiterait 52.000 équipes reparties sur l’ensemble du territoire. A quand la fin d’un tel travail d’hercule ? Alors que la vérification informatique selon des normes scientifiques, a réussi à clarifier le statut de plus 91% de ces pétitionnaires, le FPI cherche, désespérément, des subterfuges pour bloquer le processus électoral. Gbagbo n’est pas prêt à aller aux élections. Là se trouve la vérité.
En tout état de cause, le RHDP est décider à ne pas laisser passer cette autre manœuvre dilatoire. La coalition de l’opposition réunira dans les tout prochain ses instances de pour décider de la posture à avoir. Toutefois, les travaux sont bloqués à ce stade puisque les objections du FPI ont été énergiquement rejetées aussi bien par les représentants des membres du CPC que par la Primature. Tous les regards sont donc tournés vers la CEI qui devrait, sans plus tarder, annoncer la poursuite des opérations devant aboutir à la confection de la liste électorale définitive. `
Ibrahima B. Kamagaté: LE PATRIOTE

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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 12:49
Choi-Young.jpgLe Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire, Y. J Choi a annoncé à Abidjan, l’arrivée le mois prochain à Abidjan, d’une équipe d’évaluation du Conseil de sécurité.

«Le conseil de sécurité, à travers le secrétariat, va envoyer cette équipe pour examiner tous les problèmes liés aux retards et faire en sorte que toutes les conditions soient réunies pour aider les Ivoiriens à aller aux élections», a expliqué M Choi au micro d’Onuci Fm, au cours de l’émission «L ’Invité de la semaine» à diffuser samedi par la station onusienne.

Le Chef de l’Onuci a ainsi fait le point du processus électoral, de son mandat de certification ainsi que de l’accompagnement de la communauté internationale pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise.

S’agissant du processus électoral, le Représentant spécial a insisté sur la relance, le plus tôt possible, du processus du contentieux pour examiner les deux listes afin de produire rapidement la liste électorale définitive. M. Choi est revenu sur la gestion du contentieux sur la liste électorale provisoire. «Les listes peuvent être examinées», a-t-il indiqué. Cependant, a ajouté le Représentant spécial, cela doit se faire en apportant les preuves, selon le mode opératoire convenu. L’Onuci a certifié implicitement la liste provisoire en prenant en compte l’évaluation positive du processus notamment les audiences foraines, l’identification de la population et le recensement électoral. «Je suis certain que la liste définitive sera consensuelle car le processus du contentieux va mettre tout le monde d’accord», a-t-il affirmé.

Toujours en ce qui concerne le mandat de certification, M. Choi a fait savoir en quoi consiste clairement son rôle. «Avant, le Haut Représentant avait le rôle d’arbitre et de certificateur, celui-ci a été scindé en deux. Aujourd’hui avec l’Accord politique de Ouagadougou, l’arbitrage a été confié au Facilitateur, le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso et moi, j’ai le rôle de certificateur», a-t-il expliqué.

Dans ce contexte, a-t-il poursuivi, le Chef de l’Onuci, que je suis, était tenu d’afficher une impartialité pendant l’affaire dite du Président de la Commission électorale indépendante (Cei). «Un camp voulait le maintien du président tandis qu’un autre réclamait son départ, je ne pouvais prendre position publiquement, j’ai donc agi conformément à mon mandat en essayant de rallier les positions par des approches diplomatiques», a-t-il souligné.

M. Choi a ainsi rappelé le rôle de l’Onuci, qui, a-t-il précisé, a pour mission de sauvegarder le processus électoral et les résultats des élections. A ce sujet, il s’est voulu clair en affirmant que l’Onuci en avait les moyens. «L’élu sera l’élu», a –t-il martelé.

Il a déploré les nombreux retards dans le processus, ce qui, selon lui, engendre des frustrations. «En novembre 2009, nous pouvions presque sentir les élections qui étaient à portée de main pour 2010, mais cela ne doit pas nous décourager, il faut plutôt trouver une issue à cette impasse», a-t-il indiqué. Le Représentant spécial estime qu’il faut maintenant beaucoup d’énergie et de détermination pour retrouver la dynamique électorale affaiblie par le dilemme élections-réunification avant de réitérer la volonté et la détermination de la communauté internationale d’accompagner la Côte d’Ivoire à sortir de la crise dans la paix et la stabilité.

A la question de savoir s’il était possible d’organiser les élections alors que la réunification n’était pas effective, le Chef de l’Onuci a répondu que l’Accord de Ouagadougou 4 prévoyait une réunification de facto deux mois avant les élections. Dans ce cadre, M. Choi a cité les quatre volets de la réunification notamment l’unicité des caisses, l’extension de l’autorité de l’Etat au Nord et dans les zones Centre Nord et Ouest (Cno), la classification de tous les éléments des Forces nouvelles à savoir les militaires, les gendarmes, les policiers et les ex-combattants, leur cantonnement et réintégration dans la société ainsi que le paiement de tous.

S’agissant du désarmement, le Chef de l’Onuci a apporté un éclairage en expliquant que l’Apo prévoyait le cantonnement des ex-combattants dans quatre camps et le stockage des armes sous la surveillance du Centre de commandement intégré avec l’assistance des Forces impartiales. «Le désarmement dont il est question n’est pas classique, c’est un concept presque unique adapté à la réalité ivoirienne», a-t-il noté.

Pour terminer, le Représentant spécial a appelé le peuple ivoirien à garder espoir. «Les Ivoiriens ne doivent pas perdre confiance en eux, il y a une culture politique très raffinée dans ce pays». Faisant une comparaison avec les autres missions de maintien de la paix, M Choi a estimé que la situation en Côte d’Ivoire était nettement meilleure. «Il y a des retards, et des frustrations mais il y a aussi des aspects positifs qu’il ne faut pas perdre de vue ; la sortie de crise n’est plus loin», a-t-il conclu.

(Source : Onuci)
Par Fraternité Matin
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 15:24
jeudi 19 novembre 2009 - Par L'expression

Cela fait bientôt 4 ans que le Chef de l'Etat ivoirien ne nous donne pas le nom de cette "bonne âme" qui lui a apporté le Dialogue Direct Inter-ivoirien. Seth a t-il raison?

Le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, était, hier, à sa troisième journée dans le Worodougou. Laurent Gbagbo a confessé que ce sont de «bonnes âmes» qui lui ont proposé de privilégier la voie du ‘’dialogue direct’’, pour le règlement du conflit avec les Forces nouvelles. Et c’est ce qu’il a fait. «Chez nous, les Bété (Ndlr : ethnie du Président Laurent Gbagbo), on dit ceci : ‘’c’est quelle plaie qui ne guérit jamais ?’’. En clair, tous les palabres finissent par le pardon. Dans un village donné, celui qui n’accepte pas le pardon se met à l’écart de la société. C’est ce que l’accord politique de Ouagadougou a permis d’éviter. Car, les Forces nouvelles ne pouvaient plus progresser; nous, non plus», a indiqué le chef de l’Etat devant les ‘’Kaniga’’, venus des 4 sous-préfectures du département (Kani, Djibrosso, Morondo et de Fadiadougou).

Selon lui, tous ceux qui prétendaient aider la Côte d’Ivoire pendant la crise venaient régler leurs propres problèmes. «Marcoussis réglaient les problèmes des Français; Accra réglait les problèmes des Ghanéens, et Pretoria réglait les problèmes des Panafricains», a déclaré Laurent Gbagbo.
Il en a profité pour demander aux 20 candidats enregistrés d’accepter de jouer véritablement le jeu de la démocratie. «Sur les 20 candidats, il n’y aura qu’un seul qui sera élu. De grâce, que ceux qui sont battus aillent s’asseoir pour attendre une autre échéance», a-t-il souhaité. Il a réaffirmé devant ses hôtes de Kani, ville distante de soixante kilomètres de Séguéla) que la «guerre est finie» en Côte d’Ivoire.

La paix, a-t-il assuré, est désormais à nos portes et à notre portée. Mais, une chose est d’avoir la paix, et une autre est de la consolider. C’est pourquoi, profitant de la tribune à lui offerte, Laurent Gbagbo a invité l’ensemble des Ivoiriens à «s’approprier» véritablement cette paix, à «l’attraper avec les deux mains» et à la «préserver».

«Le défi qu’il nous reste maintenant à relever, c’est de garder définitivement la paix. Car la Paix, tout comme l’Amour ou la Bonté, ne sont que des mots. On ne les voit pas. On ne les voit que par des signes. C’est pourquoi, vous me voyez, ensemble, main dans la main, avec le Premier Ministre, Soro Guillaume, en train de sillonner la Côte d’Ivoire», a-t-il fait observer.
Source: Présidence. Le titre et l'encart sont de Seth Koko

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  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit du pouvoir du Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo.« Il est le concepteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire ». Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique du Président Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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