Le Dialogue Direct

Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 13:58

lepatriote_3599-Seth-koko.jpgAprès son investiture, et à l’occasion des visites dans les pays où il s’est rendu, le président Ouattara ne cesse de demander à tous les fils et à toutes les filles de la Côte d'Ivoire de rentrer au pays, afin de participer à la réconciliation et à la reconstruction de la nation. Répondant à cet appel, Seth Koko, «Consultant Diplomatique, auteur du projet du Dialogue Direct Inter-ivoirien, fondateur de l’Alliance Citoyenne de la Société Civile Ivoirienne (ACSCI)», annonce son retour d’exil, le samedi 26 novembre prochain à 18h10. Après 3 ans d’exil en France. Celui qui a réclamé la paternité du Dialogue Direct Inter-ivoirien à l'ex-président Laurent Gbagbo avoue s’inscrire dans la ligne de conduite du nouveau chef de l'Etat ivoirien, M. Alassane Ouattara. L’une des missions qui lui tient à cœur, porte sur la sensibilisation des populations pour le retour aux valeurs citoyennes et républicaines. L’autre mission importante qu’il s’est donné, concerne la sensibilisation de ses parents à la DSC0761réconciliation nationale. Notamment les populations des régions du sud-ouest qui ont été fortement dressées contre l’action du président Ouattara durant ces 10 dernières années par M. Laurent Gbagbo. Seth Koko a été l’un des Ivoiriens "parent Bété" du président déchu, à demander ouvertement le 3 avril dernier à l'ONU et au président Nicolas Sarkozy, de faire détruire les armes lourdes ainsi que la résidence de Laurent Gbagbo, afin de mettre fin aux souffrances du peuple ivoirien. Afin de préciser les actions qu’il compte entreprendre en Côte d’Ivoire et se prononcer sur l’actualité politique du moment, il donnera une conférence de presse le vendredi 2 décembre à Abidjan.

Source: Le Patriote

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Par Seth KOKO - Publié dans : Le Dialogue Direct
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 13:00

Ado-Visite-RHDP.jpgLe président de la République, Alassane Ouattara, et le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, ont encouragé, lundi, à Abidjan, le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) à participer aux élections législatives du 11 décembre.

Ado_Visite_Pr_.jpgLors d'un entretien sur la situation politique du pays, notamment les prochaines élections des députés à l'Assemblée nationale, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, membres de la coalition politique dénommée Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), ont demandé l'opposition politique réunie au sein du Congrès national pour la résistance et la démocratie (CNRD) à participer au scrutin législatif fixé au 11 prochain.

"Nous sommes convenus qu'il serait bon que le FPI participe à cette compétition, car c'est la démocratie et un parlement, où les grands partis seraient représentés, serait une bonne chose", ont-ils déclaré dans une note d'information du service presse de la présidence de la République parvenue à l'AIP.

Pour permettre aux candidats potentiels de cette formation politique de l'ex-président, Laurent Gbagbo, ils se sont dit heureux que la Commission électorale indépendante (CEI) proroge le délai de dépôt des dossiers de candidature jusqu'à minuit.

Ils ont toutefois souhaité le maintien de la date du scrutin au 11 décembre. Les législatives "doivent se tenir le 11 décembre, c'est impératif pour la bonne marche de la démocratie et pour que nous en ayons fini avec la mise en place des institutions", a indiqué à cet effet le chef de l'Etat qui a affirmé, dimanche, de retour de Paris, a dit "ne pas désespérer de voir cette formation revoir sa position en dernière minute".
 

 Source: SOPRCI

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Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 17:38

seth ambassadeDans son interview parue dans le quotidien ivoirien l’INTER du lundi 25 juillet 2011, Seth Koko qui est en exil depuis décembre 2008, conditionnait son retour dans son pays à un encadrement du président de la République, et de la commission vérité et réconciliation. 

 

Avec l’administration Ouattara, ce jeune patriote ivoirien qui a été longtemps spolié et opprimé par le régime Gbagbo, semble avoir trouvé une oreille attentive à sa situation.

 

Pendant qu’il était en déplacement, le nouvel ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, S.E.M Ally Coulibaly a le même jour demandé à son premier conseillé M. François Koyéman TOBOKOUE, de le recevoir pour s’informer de sa situation. En effet, la volonté du président de la République, Alassane Ouattara, est de sécuriser son peuple et d’œuvrer pour le retour de tous les exilés au pays.

 

Seth koko a été reçu hier à l’ambassade, de 16 h30 à 17h15. A sa sortie d’audience, il était très détendu. A notre sollicitation d’en savoir plus sur la teneur de cet entretien, le concerné nous a confié qu’il venait remettre une demande officielle pour le Président de la République, dans le cadre de son retour au pays. Sur la question de l’affaire du dialogue direct inter-ivoirien dont il dénonce l’usurpation de la paternité par l’ex-président de Côte d’Ivoire, il a juste dit : « Ce dossier est en cour de traitement, je ne ferais pas de commentaires».

Il faut noter que Seth koko a aujourd’hui des raisons de craindre  pour sa sécurité en Côte d’Ivoire. En effet, il a longtemps désavoué Laurent Gbagbo dans l’affaire du dialogue direct, et sévèrement décrié la gestion de ce dernier. Récemment, il a soutenu le président Ouattara dans le combat pour le respect du verdict des urnes. Il est originaire du département du Fromager et précisément de Guibéroua où les populations ont été longtemps dressées par le régime sortant contre l’action du président Ouattara. Le retour de Seth koko pourrait donc apporter un plus à la réconciliation dans cette région.

 

Par le Service de communication de l’ACSCI

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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 15:11
_Alain-Lobognon.jpg Depuis le 1er avril 2011, intervenant sur les antennes de certains médias, M. Salvator Saguès, chercheur à Amnesty International porte de graves accusations sur les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), relativement à des violations de droits humains dans l'Ouest ivoirien, et plus particulièrement dans la ville de Duekoué, d'où, une information relayée par l'Agence France Presse (AFP), citant le CICR a fait cas d' "Au moins 800 personnes mortes à Duékoué mardi dernier".

Selon cette dépêche, qui cite le porte-parole du CICR à Genève, Dorothea Krimitsas, "Des informations en ce sens ont été collectées par des délégués du CICR qui se sont rendus sur place le 31 mars et le 1er avril... Il n`y a pas de doute qu'il s`est passé dans cette ville quelque chose d`ampleur sur quoi le CICR continue de récolter des informations", précisant que les délégués de la Croix-Rouge avaient "eux-mêmes vu un très grand nombre de corps".

Les sorties médiatiques de Amnesty international et les déclarations émanant du CICR sont de nature à jeter le discrédit sur les responsables des FRCI au moment où doit se fermer à Abidjan l'histoire du régime de Laurent Gbagbo, marquée par des séries de
violations massives de droits de l'homme sanctionnées par une impunité d'Etat.

Les Forces Nouvelles dénoncent et appellent Amnesty international, le CICR et l'ensemble des organisations des Nations-Unies en Côte d'Ivoire à se dépêcher sur les lieux pour faire très rapidement la lumière sur la situation de Duekoué. Une enquête internationale impartiale s'impose dans les meilleurs délais, avec la participation et la collaboration des responsables des Forces Nouvelles, afin de situer toutes les responsabilités et contribuer à mettre enfin un terme à l'impunité.

Les graves violations des droits de l'homme dans l'Ouest ivoirien, rappelons-le, avaient fait fuir toutes les organisations internationales parmi lesquelles l'Onuci, le HCR, MSF et le CICR, qui dénonçaient la présence de milices tribales et de mercenaires libériens pillant, violant, tuant avec la complicité et la présence des ex forces de défense et de sécurité.

D'ailleurs, durant plus de deux semaines, pour justifier leur intervention militaire dans l'ouest ivoirien, les FRCI n'ont cessé d'attirer l'attention de l'opinion nationale et internationale sur la situation précaire et de non droit constatée dans les localités aujourd'hui libérées.

Le retour triomphal de toutes les organisations auprès des populations qu'elles avaient abandonnées ne doit pas donner lieu à des accusations graves, sans enquête, ni preuve, contre ceux qui ont bravé les dangers pour libérer cette partie de notre pays de la barbarie.

C'est pourquoi, les Forces Nouvelles exigent que cessent ces accusations partisanes qu'elles jugent inacceptables et inadmissibles.

Fait à Abidjan le 02 avril 2011
Pour les Forces Nouvelles
Alain LOBOGNON
DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 11:03

DjdjMadiDe retour d’une mission en Europe, le président du Directoire du RHDP était l’invité du journal de 20h de TCI (Télévision de Côte d’Ivoire), le mercredi 23 mars dernier. Le Pr. Alphonse Djédjé Mady a profité de la tribune pour passer en revue l’actualité nationale alimentée par le refus du Président sortant, Laurent Gbagbo de céder le fauteuil à Alassane Ouattara, vainqueur de la présidentielle du 28 novembre.
TCI : Vous avez marché, vous avez initié des journées villes mortes. Vous avez même lancé l’opération «La révolution Orange». Mais le constat est que l’ancien président est toujours au Palais présidentiel. Qu’est-ce que vous comptez faire pour l’en déloger ?
Alphonse Djédjé Mady : Le RHDP, effectivement, a été confronté à sa logique. Le RHDP dans sa définition est un Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix. Nous avons préparé des élections. Nous n’avons pas préparé une guerre. Nous avons laissé la parole au peuple souverain de Côte d’Ivoire qui s’est prononcé. Le RHDP et ses responsables ont, donc, invité les militants à utiliser tous les moyens démocratiques pour arriver à faire comprendre à M. Gbagbo et à son équipe qu’ils ont perdu les élections et qu’ils doivent rendre le pouvoir. Nous avons choisi toutes les méthodes républicaines, démocratiques de manifestation pour le lui faire comprendre. Et je pense que sur cette voie, le RHDP a été suivi par la communauté internationale. Depuis la sous-région jusqu’en Afrique, en Europe et dans le monde entier. Donc, nous pensons que les efforts que nous avons déployés ont porté leurs fruits. Aujourd’hui, c’est vrai, que nous n’avons pas encore atteint l’objectif visé à savoir le respect de la volonté que les Ivoiriens ont exprimé. Et que M. Laurent Gbagbo, ancien président de la République, reconnaisse sa défaite et se retire. Car, perdre les élections, ce n’est pas un déshonneur en démocratie. Accepter sa défaite, c’est se montrer même plus démocrate. Et M. Gbagbo, comme je l’ai écrit dans ma lettre depuis Paris, lui qui réclame la paternité du retour du multipartisme et de la démocratie en Côte d’Ivoire, nous aurait donné une leçon de démocratie en acceptant de se retirer du pouvoir à la suite de sa défaite. Nous sommes à la veille du dernier délai que l’Union africaine s’est donné. L’Union africaine s’était donnée quinze jours et demain (hier, ndlr) on aura les quinze jours. Et depuis aujourd’hui jusqu’à demain, il aura encore une autre session de la CEDEAO. Nous allons attendre et donner toutes les chances à la démocratie. Parce que nous allons prendre en charge l’avenir d’un pays. Ce qui préoccupe aujourd’hui, le président Alassane Ouattara et le RHDP, c’est comment réconcilier demain cette Côte d’Ivoire au niveau de tous ses enfants pour qu’ils puissent se mettre au travail et remonter le niveau de vie des Ivoiriens et redonner à la Côte d’Ivoire la place qui est la sienne. Je pense que c’est l’un des points, des mesures contraignantes que l’Union africaine a eu à dégager sur les cinq : à savoir, constituer un Gouvernement de réconciliation nationale. Pour nous, ce n’est pas une nouveauté. Ce n’est pas une contrainte particulière, parce que dans les programmes du RHDP pour gouvernement la Côte d’Ivoire, même si M. Gbagbo avait accepté dès le premier jour sa défaite, le président Ouattara s’était engagé à faire en sorte que toutes les forces vives, de quelques familles politiques qu’elles soient y compris la société civile, devraient apporter leur contribution pour qu’ensemble, on bâtisse notre pays. Parce que, c’est ensemble que nous devrions le faire. Créons les conditions pour que cet ensemble soit possible demain et faisons en sorte que, même s’il lui reste 10% de chance, même s’il lui reste 5% de chance, espérons que M. Gbagbo saisira ces 5% pour remettre à Alassane Dramane Ouattara les destinées de la Côte d’Ivoire et qu’il puisse mettre en pratique le programme qu’il s’est assigné.

TCI : D’ici là, le RHDP se met en pause.
ADM : On n’est pas en pause. On continue de travailler. Au début de votre journal, vous avez dit que même l’Angola a eu à dire qu’elle reconnaît le président Ouattara. Mais, c’est à la suite d’actions politiques que cela se fait. Dans ce domaine-là, tout ne peut pas être dit sur un plateau de télévision. Donc, sachez que nous ne nous reposons pas. Nous travaillons chaque jour que Dieu fait. En tout cas, le président de la République, Alassane Ouattara, est au travail avec son Gouvernement. Et le RHDP, au niveau de sa direction politique, apporte sa contribution. On ne peut pas dormir ni maintenant ni demain ni après-demain. Tout ne sera pas toujours dans la rue. Nous, on travaille.

TCI: Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO se sont réunis aujourd’hui (mercredi dernier, ndlr) sur la question de la Côte d’Ivoire. Cela après les injonctions de toutes les instances internationales qui ont demandé à l’ancien président sortant de se retirer et de permettre au président élu d’assumer la plénitude du pouvoir. Qu’est-ce que vous attendez de ce dernier rendez-vous de la CEDEAO?
ADM : Tant qu’on vit, il y a de l’espoir. On espère que cette dernière mesure siéra au clan de M. Gbagbo et qu’ils comprendront qu’ils devront permettre à la Côte d’Ivoire de se réconcilier avec elle-même. En tout cas, il est prévu une rencontre des Présidents du RHDP à la suite de cette session de la CEDEAO pour aviser et dire ce que nous allons faire. Mais sachez que le président Ouattara, il n’y a pas longtemps, a créé la nouvelle armée qui devra veiller au retour de la paix dans le pays. Nous attendons les dernières mesures que la CEDEAO va prendre et nous aviserons, après la réunion des présidents du RHDP.

TCI: Pendant ce temps M. le ministre, on peut dire malheureusement, l’ancien président continue d’endeuiller des familles. Les derniers bilans de ce jour (mercredi dernier, ndlr) font état de plusieurs morts encore à Abobo. Votre réaction ?
ADM : Tout cela est à mettre sur le compte de la bêtise humaine. Dans quelque situation qu’on se place. A supposer que M. Gbagbo pense qu’il va rester au pouvoir. Pense-t-il qu’en décimant les populations ivoiriennes, il contribue à la rénovation de la Côte d’Ivoire ? Quelqu’un qui veut faire le bonheur d’un pays, peut-il se permettre, sans regrets, sans retenue, de massacrer sa population ? Voyant l’exode tant interne qu’externe de cette population, dans le temps nous voyons des gens fuir leur pays, on avait pensé que ça ne pouvait jamais arriver à la Côte d’Ivoire, malheureusement voilà ce qui nous arrive. Vous y avez fait allusion tout à l’heure. Ça ne peut qu’être désolant. Donc, pour nous qui, à travers l’élection d’Alassane Dramane Ouattara, auront le devoir de ramener tous ces Ivoiriens aux portes du bonheur et de l’espoir, la tâche risque de se compliquer davantage. Parce que, quoi qu’il en soit, quel que soit le prix à payer, le premier pouvoir que le président Ouattara aura, c’est de rassembler tous les Ivoiriens. Il a parlé de cette Commission «Vérité et réconciliation ». Elle aura pour but, dans la justice et dans la paix, de regrouper tous ces Ivoiriens-là. Nous en avons pleinement conscience. Nous ne pouvons que le regretter. Comme je l’ai dit tout à l’heure, par d’autres voies, on travaille. Que cela connaisse une fin rapide en mettant d’abord à contribution les forces ivoiriennes, quelles soient militaires ou quelles soient civiles.
J’ai entendu tout à l’heure l’ambassadeur Ally Coulibaly (ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, ndlr) parler de deux poids deux mesures. C’est vrai. Mais je pense que le moment est venu à ce que nous rentrions en nous-mêmes pour savoir ce que nous pouvons faire pour aller vers la paix, pour aller vers la fin de cette crise. La communauté internationale peut nous aider. C’est pour cela que nous sommes en train de réfléchir pour savoir qu’est-ce qui dépend de nous ? Qu’est-ce que nous devrions faire ? Je pense que très prochainement, le président Ouattara y apportera une solution.

TCI : Face aux massacres quasi-quotidiens de vos militants par les forces pro-Gbagbo, une coalition politique est montée au créneau pour exiger la protection des populations civiles par l’ONUCI (Opérations des Nations unies en Côte d’Ivoire, ndlr). Qu’est-ce que vous attendez de cette institution ?
ADM : M. Choi faisant allusion de l’article 7 de la Charte des Nations unies, a dit, que ce point parlait de deux types d’interventions : le maintien de la paix et l’imposition de la paix. Dans leur mandat, il a été clairement exprimé qu’ils doivent assurer la protection des personnes et des biens, assurer la protection des civils. Il n’y a pas longtemps, ils avaient reçu du matériel de combat. Ils peuvent essayer au moins de maintenir la paix. Mais comme la paix n’existe plus, on se pose la question de savoir si on n’est pas arriver à la phase de l’imposition de la paix. La situation grave que vit la Côte d’Ivoire, personnellement, j’ai pris tendance à rentrer à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, à l’intérieur des Ivoiriens eux-mêmes pour savoir qu’est-ce que nous faisons pour sortir de là. Les autres attendront des résolutions, attendront ce qu’ils peuvent attendre, attendront des modifications de mandat. Même quand des personnalités comme le ministre des Affaires Etrangères de la France (Alain Juppé, ndlr) dit que dans le mandat de l’ONUCI tout est contenu pour intervenir s’ils veulent intervenir. Quand vous appelez quelqu’un au secours, voyez d’abord vous-mêmes ce que vous pouvez faire pour vous tirer de l’embarras dans lequel vous vous trouvez. Et aujourd’hui, ma principale préoccupation, c’est de se tourner vers les Ivoiriens. Ce sont les Ivoiriens qui sont en train de mourir, c’est la Côte d’Ivoire qui est en train de plonger dans la misère. Qu’est-ce que nous sommes capables de faire ? Quel sursaut nous pouvons avoir pour arrêter cette saignée ? Donc, nous disons au niveau du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, qu’est-ce que nous pouvons faire ? Les autres viendront peut-être, même s’ils ne venaient pas, qu’est-ce que nous pouvons faire ? A cela que nous réfléchissons. Après la CEDEAO qui va donner son dernier point de vue, j’espère bien son dernier point de vue, mais il faut que nous avisions, il faut que nous prenions nos responsabilités pour que notre pays regagne la paix.

TCI : M. le ministre, après avoir rejeté les décisions contraignantes décidées par l’union africaine, M. Gbagbo appelle au dialogue. De quoi parle-t-il ? De quel dialogue parle-t-il ?
ADM : La vie en société est toujours un mécanisme de dialogue permanent. Mais il y a une seule chose qu’il est difficile d’apporter sur le plateau de la discussion en ce qui concerne ce dialogue actuel. Il y a un élu de par le verdict des urnes de la population ivoirienne qui s’appelle Alassane Dramane Ouattara. Reconnaissons cette vérité des urnes. Qu’elle nous fasse mal où qu’elle nous ridiculise, nous devons la reconnaître et le monde entier le reconnaît à la suite des Ivoiriens. Ce point, à lui seul, n’est pas susceptible de faire l’objet d’une négociation. On va négocier pour dire quoi ? Qu’Alassane est président ou c’est M. Gbagbo qui est président ? Ou bien, comme il y a quatre ans ou quatre ans et demi qui restent, chacun fait un jour alternativement ? Il y a un point qui est indiscutable, qui ne peut pas faire partie du dialogue. Alassane Ouattara est élu. Alassane Ouattara est président. Alassane Ouattara doit associer maintenant tous les Ivoiriens, y compris M. Gbagbo pourquoi pas, pour rebâtir cette Côte d’Ivoire. Tout le reste maintenant peut se négocier sauf le fauteuil présidentiel. La décision n’appartient pas à un dialogue restreint. La décision appartient au vote des Ivoiriens. On peut dialoguer sur tous les autres points sauf sur la décision du peuple souverain de Côte d’Ivoire.

TCI : La Côte d’Ivoire connaît une situation humanitaire dramatique. Les Abidjanais quittent par milliers pour l’intérieur du pays. Sans oublier les autres problèmes. Quel est le message du RHDP à tous ces Ivoiriens en détresse ?
ADM : Le président Alassane Ouattara et le RHDP ne s’endorment pas. Qu’ils réfléchissent, qu’ils recherchent la solution adéquate qui doit ramener la paix au niveau de tous les Ivoiriens. Nous leur disons que les pertes des membres de nos différentes familles, les non Ivoiriens et le sang des Ivoiriens versé, des obus qu’on lance au marché pour tuer des femmes, dans des cours, des femmes qui sont froidement abattues, des Ivoiriens et des non Ivoiriens qui sont tués à tout moment, nous en sommes conscients. Nous sommes avec eux. Tout ne peut pas se dire sur un plateau de télévision. Mais nous ferons en sorte que cela connaisse un terme et le plus rapidement possible. Nous leur demandons de prendre courage. Bientôt ce sera la fin des souffrances. Tant qu’on vit, il y a de l’espoir. Il ne faut pas qu’ils désespèrent surtout. Le président Alassane Ouattara et le RHDP ont un programme pour eux. Ils ont des projets pour eux. Je souhaiterais que la Côte d’Ivoire soit mise à niveau et d’occuper son rôle de leader dans la sous-région, ce rôle historique, ce rôle que la nature lui a donné. Que la Côte d’Ivoire redevienne ce pays prospère que le président Félix Houphouët-Boigny a mis sur les rails. Que les Ivoiriens s’arment de courage et de patience. C’est dur et douloureux à la fois. Mais nous leur disons que demain n’est pas loin.
Propos retranscrits par
Ouattara Gaoussou / Source Le Patriote

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Par Seth KOKO - Publié dans : Le Dialogue Direct
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 00:23

blaise compaore-copie-1gbagbo-et-ouattara-C.jpgLe président Blaise Compaoré a séjourné samedi dernier en Côte d`Ivoire. Facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien, le président du Burkina Faso a eu une journée marathon au cours de laquelle il a rencontré plusieurs personnalités politiques, diplomatiques et religieuses, ainsi que les Généraux commandant les différentes forces en présence en Côte d`Ivoire et la Commission électorale indépendante. La mesure du couvre-feu instituée par Laurent Gbagbo, candidat à sa propre succession, a été le point d`encrage des 10h30mn que le président Blaise Compaoré a passées en Côte d`Ivoire le samedi passé. Récit d`une journée sans repos pour le facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien.
Il était exactement 9h55mn quand l`avion du président du Faso a été aperçu sur la piste d`atterrissage du côté du salon d`honneur de l`aéroport international Félix Houphouët-Boigny d`Abidjan. L`engin volant venait ainsi de réussir son atterrissage.
10h00mn : L`avion présidentiel arrive juste sur le tarmac. L`échelle de coupée est aussitôt approchée. Les portes s`ouvrent. Le président Blaise Compaoré est prêt à descendre, mais il est prié de patienter un instant. Le chef de l`Etat Ivoirien Laurent Gbagbo qui doit l`accueillir a accusé un léger retard.
10h10mn : Enfin arrivent le président Gbagbo et son premier ministre Guillaume Soro qui, sans perdre une minute, se dirigent vers l`avion de leur illustre hôte. Le Directeur du protocole d`Etat ivoirien se précipite dans l`avion pour aller chercher le président Blaise Compaoré. Après les accolades entre les deux chefs d`Etat et le salut fraternel aux hautes personnalités présentes à l`aéroport dont des ambassadeurs, s`en sont suivis le salut aux couleurs et les honneurs militaires. Passée cette étape, le président du Faso a, par la suite, regagné le hall du salon d`honneur où l`attendaient certains de ses compatriotes. Le facilitateur de l`accord de Ouagadougou qui, certainement, était au fait de son calendrier très chargé, a décliné l`offre du salon d`honneur pour aller prendre un bain de foule. Le cortège a, par la suite, pris la direction du palais présidentiel au Plateau. En ce lieu, les présidents Blaise Compaoré et Laurent Gbagbo ont eu un bref entretien d`une vingtaine de minutes.
11h : Le chef du gouvernement ivoirien Guillaume Soro ouvre le bal des audiences avec le président du Burkina Faso. Un quart d`heure plus tard, il est ressorti de la salle d`audience et a fait la déclaration ci après : "C`était une première discussion pour faire le tour de l`ensemble des questions. Tout à l`heure, il y aura une séance plus approfondie avec les candidats. Mais il était du devoir du chef du gouvernement de faire le point au président Compaoré sur l`état des préparatifs devant nous conduire au second tour de l`élection. Nous avons demandé au président de lancer un appel aux Ivoiriens pour aller à un scrutin transparent, tranquille et serein. Sur la mesure du couvre-feu, je dis que les discussions se poursuivent. Tout à l`heure, vous aurez l`occasion de poser la question au président Compaoré".
A la suite de Guillaume Soro, les diplomates accrédités en Côte d`Ivoire se sont entretenus avec le président Blaise Compaoré. Il était 11h20mn. Le nonce apostolique, doyen du corps diplomatique, Ambrose Madtha, a fait cette déclaration à la presse : "Nous venons de rencontrer S E Blaise Compaoré, président du Faso, facilitateur du dialogue inter-ivoirien. Nous l`avons félicité pour sa victoire. Nous lui avons aussi parlé du processus électoral en Côte d`Ivoire. Nous avons noté le bon déroulement du premier tour. Mais la campagne pour le deuxième tour a enregistré un peu de violence. Nous avons bien souligné le face-à-face entre les deux candidats qui, pour nous du corps diplomatique, s`est passé dans une atmosphère d`apaisement. Nous avons apprécié la déclaration des deux candidats d`accepter le verdict des urnes. Mais nous avons exprimé notre souci, le couvre-feu décrété par le président Gbagbo. Certainement, il y a des exceptions, mais nous avons exprimé notre préoccupation. Je crois qu`en Côte d`Ivoire, il y a une bonne ambiance, un climat d`apaisement. Donc on ne peut pas dramatiser la situation. S`il y a un couvre-feu, il faut que tout le monde l`accepte dans un esprit démocratique. Le président Compaoré a bien noté notre préoccupation. L`application du couvre-feu nous donne des soucis. Nous avons demandé au facilitateur de faire encore un appel fort pour l`apaisement et la sérénité pendant le deuxième tour et surtout après la proclamation des résultats".
11h40mn : Le représentant spécial du Secrétaire général de l`Onu Y J Choi qui a succédé aux ambassadeurs dans la salle d`audience, a déclaré ceci à sa sortie :"Je l`ai remercié parce que toutes les avancées qu`on a enregistrées jusqu`à présent, c`est grâce à la population ivoirienne et ses dirigeants, mais aussi le rôle du facilitateur a été crucial. Nous avons un optimisme prudent pour le second tour. Il faut faire confiance à la Cei. Nous allons transporter beaucoup plus vite que le premier tour, les procès verbaux à Abidjan. Je viens d`avoir la nouvelle du couvre-feu. Il faut d`abord que je lise le texte dans son entièreté".
11h55mn : Le forum des confessions religieuses est autorisé à rencontrer le facilitateur. Par la voix du Monseigneur Jean Pierre Kutwa, Archevêque d`Abidjan, les religieux ivoiriens ont dit ceci :"Nous lui avons dit merci pour l`accompagnement qu`il apporte depuis longtemps à la Côte d`Ivoire. Nous avons essayé de lui partager ce que nous faisons, comment nous sommes impliqués dans ce processus de sortie de crise. Il nous a remerciés pour tout ce que nous faisons. Et il nous a demandé de continuer dans la prière pour que ce pays sorte définitivement de la crise. Toute œuvre humaine, sans la main de Dieu, connait l`échec. Nous demandons aux Ivoiriens de retrouver la paix et de travailler à partager la paix, et que ce second tour se déroule dans la paix. Nous demandons aux Ivoiriens de faire tout pour créer ce climat d`apaisement. Le problème de couvre-feu, nous demandons qu`ils puissent s`asseoir ensemble pour trouver une solution".
12h10 : Arrivée au palais de la présidence de la république du président Henri Konan Bédié. Il est accompagné du premier ministre Daniel Kablan Duncan, des ministres Achi Patrick et Ahoua N`doli Théophile. Il est aussitôt reçu par le président Blaise Compaoré. Un quart d`heure plus tard, il en est ressorti et sur un ton ferme, il a fait cette déclaration à la presse : "Il s`agit pour nous de venir saleur le président Compaoré, le remercier pour sa contribution au déroulement électoral, le féliciter pour le succès qu`il a remporté à Ouaga. Et le tenir au courant des développements de la situation en Côte d`Ivoire. Bien sûr, nous avons parlé du couvre-feu. Nous lui avons dit que nous étions formellement opposés à ce couvre-feu. Et nous lui avons demandé de s`entremettre pour faire rapporter cette mesure injustifiée. De toutes les façons, si nous n`avons pas satisfactions, ce que nous savons, c`est que la population est décidée à ne pas obtempérer. Le couvre-feu pose trop de problème. Et je ne sais pas pourquoi il a été institué si ce n`est que pour tricher, pour frauder. Il faut que nos représentants dans les bureaux de vote puissent assister aux dépouillements jusqu`à ce que les P V parviennent à la Commission centrale. La dernière fois, vous savez, cela se passait très tard dans la nuit, parfois à 1h, 2h du matin avant que les urnes ne viennent à la centralisation. Fixer le couvre-feu à 22h, ça n`a pas de sens. De la même façon, le couvre-feu n`a pas de sens surtout qu`il commence un jour avant le vote".
Les quatre généraux commandant les Fds, Fafn, la Licorne et l`Onuci ainsi le commandant du Cci ont été reçus à la suite du président Bédié. Le chef d`état-major Philippe Mangou, leur porte-parole, a déclaré ceci à leur sortie : " L`excellent comportement des Ivoiriens a été salué par la communauté nationale et internationale. Malheureusement, ce comportement est terni ces derniers jours. La violence a lieu. Les actes d`atrocité ont lieu. A ce jour, le bilan est extrêmement lourd. Il est de 6 morts et de nombreux blessés. Nous avons fait le constat que les manifestants sont de plus en plus armés d`armes blanches, d`armes à feu. Si nous ne prenons garde, nous risquons d`arriver à une situation insurrectionnelle. Le chef d`état-major et les grands commandements ont approché le président de la république et cela, en présence du premier ministre, pour lui faire la proposition d`un décret pour un couvre-feu. C`est une décision pour sécuriser davantage la population. Nous avons également rendu compte au facilitateur du déploiement des troupes. Nous prendrons à notre niveau, toutes les dispositions sécuritaires pour permettre le bon déroulement des élections. Nous sommes dans une république. Le président de la république bien que candidat, demeure encore président de la république. Nous pensons que tout bon citoyen doit respecter les instructions du président de la république".
Le président de la Cei Youssouf Bakayoko qui a été reçu à la suite des militaires, a indiqué que "le couvre-feu est une décision du gouvernement. Ce qui nous intéresse, c`est que nous puissions organiser les votes et avoir la possibilité de proclamer les résultats".
13h45mn : Arrivée du candidat du Rhdp Alassane Ouattara. Le visage grave, il a dit ceci à sa sortie d`audience."Nous avons commencé par lui présenter les félicitations pour sa brillante élection. Ensuite nous avons abordé la question du deuxième tour de l`élection présidentielle. Nous avons dit clairement au facilitateur que le premier tour de l`élection présidentielle s`est déroulé dans un climat de paix, un climat de forte participation de nos compatriotes, qui a montré que les Ivoiriens attendaient cette élection avec impatience. Malgré le temps que cela a mis pour le dépouillement, les choses se sont bien passées. La Cei a proclamé les résultats du premier tour, il n`y a pas eu de difficulté. Alors nous avons expliqué au facilitateur le président Blaise Compaoré, que nous ne comprenons pas toutes ces mesures d`exception qui viennent d`être prises par M Laurent Gbagbo à moins de 24 h des élections. En venant ici, nous avons vu des chars en ville. On me dit qu`il y a des affrontements à Abobo qui ont été manipulés. Dans tous les pays du monde, il n`y a pas de couvre-feu avant l`élection. Le couvre-feu, c`est après l`élection s`il y a des problèmes. Une telle décision est inacceptable. Nous avons dit au facilitateur que nous n`accepterons pas cette décision. Nous considérons qu`elle est illégale, anticonstitutionnelle. Laurent Gbagbo, à 24h du scrutin, n`a pas le droit de prendre une décision qui crée des troubles en Côte d`Ivoire. Nous voulons des élections apaisées comme pour le premier tour, sans chars dans les rues, des élections où les Ivoiriens pourront choisir la personne qu`ils veulent. J`ajoute, question pratique, comment la Cei pourra faire son travail. Il faut déployer le matériel électoral à l`intérieur du pays. Et cela commence assez tard. Il y a des personnes qui habitent Abidjan et qui veulent aller voter dans leur village, qui comptaient partir dans la nuit pour arriver le matin. Comment ces personnes vont-elles se déplacer alors qu`il y a un couvre-feu ? En fait, c`est une volonté de fraude, de tricherie, d`intimidation qui est inacceptable. Je reviens tout à l`heure voir le président Compaoré. Le président Gbagbo et moi ; nous aurons un entretien entre candidats. Il faut que ce décret soit purement et simplement annulé pour la paix en Côte d`Ivoire. Les Ivoiriens veulent la paix. Qu`on nous laisse aller aux élections dans la paix". Une pose interviendra après le passage du candidat du Rhdp.

16h30mn : Reprise des travaux avec le retour du président Alassane Ouattara qui a rejoint le président Gbagbo présent au palais présidentiel depuis le matin.
16h33mn : Le président Compaoré rejoint les deux candidats.
18h45mn : Les commandants des différentes forces rappelés d`urgence, arrivent au palais de la présidence.
19h58mn : Lecture de la déclaration de la Cei par le vice-président de la Cei Youssouf Soumahoro.
20h00 : Lecture du communiqué final par le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alain Yoda.
20h30mn : Départ de la délégation du président du Faso pour l`aéroport Félix Houphouët-Boigny.

Paul Koffi

Source: Le Nouveau Réveil

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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 21:01

blaise_compaore.gifOUAGADOUGOU - Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise ivoirienne, a souhaité vendredi que le second tour de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire se déroule "de façon apaisée", comme le premier tour du 31 octobre.

"On a tellement souffert pour arriver à ce scrutin, que nous ne pouvons que
nous féliciter et féliciter avant tout les Ivoiriens et la classe politique
ivoirienne", a déclaré M. Compaoré lors d`un point de presse à Ouagadougou.

Les dirigeants ivoiriens se sont "investis" pour montrer que leur pays est
"capable de démocratie, d`élections ouvertes, libres et transparentes", a-t-il
salué.

"Je souhaite que le deuxième tour s`exécute dans le même état d`esprit, à
savoir de façon apaisée, afin que la Côte d`Ivoire et la région
ouest-africaine tirent de la qualité de cette élection des arguments pour
construire le devenir politique de la région avec plus d`assurance, avec une
expérience sur laquelle nous pouvons compter pour bâtir d`autres exemples
démocratiques", a-t-il conclu.

Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président ivoirien Laurent
Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore une décennie de crise
politico-militaire.

Après un premier tour marqué par des "irrégularités mineures" selon l`ONU,
le second tour opposera, en principe le 28 novembre, M. Gbagbo et l`ex-Premier
ministre Alassane Ouattara.
SOURCE AFP

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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 10:46

PM SOROOn a frôlé, de justesse, un nouveau report du scrutin présidentiel prévu pour se tenir le 31 octobre prochain, relativement à la controverse née du choix de l`opérateur SILS Technologie, pour centraliser, traiter les données et transmettre les résultats de ce scrutin à la Commission électorale indépendante ( Cei) qui proclame les résultats. Mais, le fait pour cette entreprise d`être une filiale du Bnetd ( Bureau national d`études techniques et de développement) que dirige M. Ahoua Don Mélo, une ponte du Front populaire ivoirien ( Fpi) a fait naitre des suspicions, notamment chez deux commissaires centraux. Amadou Soumahoro ( Rdr) et Bakayoko Gnénéma ( Forces nouvelles) tiennent Ahoua Don Melo pour suspect du fait de sa proximité avec Laurent Gbagbo, par sa position de militant du Fpi et surtout, sa parfaite connaissance de l`outil informatique. Dès lors, ces deux commissaires prêtent au Dg du Bnetd des intentions de fraude, parce que, à leurs yeux, il est capable d`inverser les résultats finaux en faveur de son candidat, Laurent Gbagbo. A la réunion du lundi 18 octobre 2010 , les divergences sont très vite apparues entre les commissaires. Ceux qui sont pour le maintien de Sils Technologie et ceux qui en réclament sa mise l`écart. Le président de la Cei, Youssouf Bakayoko, a réussi, néanmoins, par sa touche « diplomatique » à mettre en équilibre les esprits surchauffés, en renvoyant les débats au lendemain mardi 19 octobre. A cette réunion du mardi 19 octobre qui a été sanctionnée par le communiqué écartant « Sils Technologie », le représentant des Forces nouvelles et celui du Rassemblement des républicains ( Rdr) proposent, en lieu en place de la transmission électronique ( Intranet), la transmission par réseau satellitaire à partir des « téléphones portables Thuruya ». Pour les 22.000 bureaux de vote, cette option devrait occasionner un surcoût de plusieurs centaines de millions de Fcfa. Le président de la Cei, Bakayoko Youssouf, émet des réserves, liées, notamment, au risque pour la commission de proclamer des résultats étonnés. Ici la marge de manœuvre est tellement étroite que la Cei peut être induite en erreur par de petits malins en lui communiquant de faux résultats. Ce qui pourraient entrainer des confusions. Ce risque est d`autant plus grand qu`aucune possibilité ne s`offre à la commission centrale de la Cei de faire la différence entre les voix de ses propres représentants et celles des personnes étrangères à la structure. A cet argument, Soumahoro Mamadou et Bakayoko Gnénéma proposent « le codage de ces téléphones Thuruya ». C`est à dire « attribuer un code » à chaque bureau de vote. Et à chaque Thuruya.. Au terme donc des débats, la Cei tranche... sur le vif... « La commission électorale indépendante (Cei), au cours de sa séance du 21 octobre, a décidé que la transmission et la proclamation des résultats se feront à partir des procès-verbaux ( PV) de dépouillement des bureaux de vote ( BV) acheminés physiquement par ses superviseurs désignés sur l`ensemble du territoire national ». Youssouf Bakayoko, soucieux de l`équilibre au sein de sa structure et privilégiant la méthode de la concertation et du compromis, appose sa signature au bas du texte, en dépit des réserves qu`il avait émise... C`est la douche froide à la Primature, face à cette décision qui l`a prise au dépourvu. Le président de la Cei est appelé « en consultation à la Primature » où il rencontre le Premier ministre « le vendredi 23 octobre ». Le sujet est au centre de l`audience que le chef de l`Etat a accordé à Soro Guillaume dans la soirée de ce même vendredi. Le samedi 23 octobre 2010, une grande réunion est convoquée à la Primature, qui met en présence, entre autres, le président de la Cei, Choi J. Y, représentant du Sg des nations-unis en Côte d`Ivoire, le représentant du Facilitateur, l`Onuci, le DG du Bnetd, Ahoua Don Mélo... Ainsi, se saisissant de cette question en vue de prévenir « toute crispation et de parvenir au meilleurs compromis possible » Soro Guillaume a fortement recommandé la mise en place d`un comité d`experts indépendants composé de techniciens issus, notamment « du cabinet du premier ministre, de la commission électorale indépendante, de la facilitation, de la société informatique de droit de droit suisse dénommée Crypto AG et d`observateurs issus de l`Onuci ». Grâce au sens du compromis du président de la Cei et de l`engagement du Premier ministre à conduire le processus dans al transparence totale, la date du 31 octobre a été sauvée... De fait, des garde-fous ont été mis en place, par la présence de l`Onuci en tant
qu`observateur... « Ce comité d`experts, en collaboration avec Sils-Technology », procèdera, en toute transparence à la transmission à la transmission sécurisée des résultats du scrutin présidentiel et en garantira ainsi leur inviolabilité « souligne le communiqué de la Primature.

Armand B. DEPEYLA

Source: Soir Info 

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  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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