Seth Guédé Koko, homme d’affaires et consultant diplomatique, est définitivement rentré en Côte d’Ivoire, au terme d’un exil
volontaire de trois ans sur les bords de la Seine en France pour apporter sa pierre à l’édification de la nouvelle Côte d’Ivoire. Le fondateur de l’Alliance citoyenne de la société civile
ivoirienne (ACSCI), très actif sur Internet pendant la crise postélectorale veut tourner la page de la guerre.
Vous êtes de retour dans votre pays, la Côte d’Ivoire, après plusieurs années d’exil. Quelles sont les raisons profondes qui vous ont
poussé à partir ?
Depuis le début de la crise qui a secoué la Côte d’Ivoire en 2002, je m’étais impliqué à travers le dialogue. Mais le règlement du conflit a mal tourné et cela m’a obligé à quitter le pays parce
que ma vie était menacée. J’avais un accord avec le président Gbagbo, mais cet accord n’a pas été respecté par lui et son entourage. Ma vie était menacée et à un moment donné, je devais quitter
la Côte d’Ivoire et je suis allé en France.
Aviez-vous un problème particulier avec le président Gbagbo et son régime ?
Je n’avais pas de problème particulier avec le président Gbagbo lui-même, mais j’avais un problème avec sa façon de travailler. La politique qu’il avait mise en place en Côte d’Ivoire ne cadrait
pas avec mes convictions. Je le lui ai fait savoir, mais il n’a pas écouté. J’ai demandé à ce que Laurent Gbagbo soit plus sage dans sa gestion de la Côte d’Ivoire, qu’il soit plus diplomate et
plus pragmatique dans la mise en œuvre de son programme. Malheureusement, il n’a jamais voulu travailler correctement, il y avait beaucoup de roublardise dans ses prises de positions. Je pense
que la Côte d’Ivoire avait vraiment besoin de mieux que cela.
Pendant trois ans, vous avez été très actif sur Internet, vous avez même été l’un des premiers à réclamer une intervention de la France en Côte d’Ivoire lors de la
crise postélectorale. Pourquoi ?
J’ai été très actif parce qu’il fallait que je m’implique dans le retour de la paix en Côte d’Ivoire. J’ai donc créé une organisation, l’Alliance citoyenne de la société civile ivoirienne (ACSCI)
pour donner mon avis, en tant que leader d’opinion sur la gestion de la Côte d’Ivoire. Il s’agissait pour moi de donner ma position sur le dialogue direct, d’accompagner les structures en charge
du processus de réconciliation et celle chargée de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire. Concernant l’appel que j’ai lancé aux présidents Sarkozy, Obama et au secrétaire général de
l’ONU, le 3 mars 2011, pour qu’ils bombardent les chars de Gbagbo, je ne l’ai pas fait parce que j’en voulais à Laurent Gbagbo. Mais je pense que si cela n’était pas fait, la Côte d’Ivoire serait
actuellement encore en guerre, les 20 millions d’habitants vivant sur le territoire allaient payer un tribut plus lourd. Il fallait donc faire un choix et moi j’ai choisi qu’on bombarde les chars
d’assaut, les armes lourdes que détenaient M. Gbagbo et le reste de l’armée qui s’opposaient à la légalité.
Votre retour avait été annoncé une première fois, mais la date a été repoussée, mais vous avez tenu à être chez vous en Côte
d’Ivoire…
Effectivement et je voudrais avant tout remercier le président Ouattara et le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko, qui m’ont permis de rentrer au pays. A l’époque du président Gbagbo, tout
le monde m’en voulait, mais le président Ouattara a créé un climat favorable à mon retour. Le ministre de l’Intérieur a fait ce qu’il fallait pour que je puisse rentrer. C’est le lieu pour moi
d’inviter tous les Ivoiriens qui sont en exil à rentrer au pays. Ceux qui ne sont pas poursuivis par la justice internationale n’ont pas à avoir peur de rentrer. La Côte d’Ivoire est en chantier
et j’ai moi-même fait le constat. Personne n’en veut à ceux qui sont en exil parce que ce sont des Ivoiriens qui ont eu peur à un moment donné. Qu’ils rentrent pour que nous puissions ensemble
construire la Côte d’Ivoire et ramener définitivement la paix dans notre pays.
Huit mois après l’investiture du président Ouattara, quelles appréciations faites-vous de son programme d’actions, notamment au niveau de la relance économique, de
la sécurité et de la réconciliation nationale ?
Le président Ouattara a effectivement prêté serment et a été investi, le 21 mai 2011. Je suis fier de moi parce que parmi ceux qui côtoyaient Gbagbo, j’ai été l’un des premiers à soutenir le
président Alassane Ouattara. Pour nettoyer la Côte d’Ivoire, éloigner les Ivoiriens des maladies engendrées par les déchets toxiques ou les ordures ménagères, pour développer nos infrastructures,
on n’avait pas besoin de plusieurs milliards de francs. Laurent Gbagbo avait reçu 5 milliards puis 50 milliards de FCFA de la Banque mondiale, seulement pour ramasser les ordures ménagères. Il
n’a pas pu le faire, cet argent a été dilapidé. Le président Ouattara est une personne qui aime son pays et qui fait ce qu’il dit. Il n’est pas du genre à s’asseoir à la télévision pour rouler
les gens dans la farine, les embobiner dans une histoire qui ne va les emmener nulle part. Je peux donc dire, à mi-parcours, que son bilan est satisfaisant et il est à encourager. C’est vrai
qu’il n’a fait que huit (8) mois au pouvoir et qu’il y a beaucoup de choses à faire. La Côte d’ivoire sort d’une crise, il y a encore des Ivoiriens qui souffrent, mais les efforts du président
Ouattara sont à encourager.
Le Chef de l’Etat a mis en place la CDVR dirigée par le Premier ministre Banny, mais d’aucuns disent qu’il n’est pas l’homme de la situation. Etes-vous de cet avis
?
M. Banny est une personnalité que je respecte et il peut apporter beaucoup à la Côte d’Ivoire. Mais tout dépend de la manière dont il se fait entourer et tout dépendra aussi de sa volonté à
réussir la mission qui lui a été confiée. Il a été nommé par le Chef de l’Etat. Il lui appartient de faire mieux que ce que le Chef de l’Etat lui a demandé de faire. S’il a l’amour de la Côte
d’Ivoire et qu’il veut que les Ivoiriens se réconcilient, c’est à lui de démontrer à tous les sceptiques, qu’il est capable de réaliser ce rêve, qui est le pilier de la réussite du pouvoir de M.
Ouattara. Si le processus de réconciliation échoue, Banny aura échoué, mais c’est la Côte d’Ivoire qui aura échoué. Pour l’heure, je pense que Banny est l’homme de la situation, mais c’est à lui
de le démontrer et j’aurai l’occasion très bientôt de faire des propositions dans ce sens.
L’un des faits majeurs de l’actualité, c’est le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Cour Pénale Internationale, à La Haye. Quels commentaires cela vous inspire
?
Je suis contre l’impunité. Quand on a dirigé ce pays et qu’on s’est rendu coupable de ce que vous savez, il est nécessaire que la justice intervienne. Il y a eu des morts en Côte d’Ivoire, ceux
qui étaient autour de Gbagbo, de Ouattara ou de l’ex-rébellion et qui sont fautifs, doivent être poursuivis et punis. Il n’y a que de cette façon que les Ivoiriens comprendront qu’un pays doit
fonctionner sur la justice. M. Ocampo dit qu’il sera impartial, nous attendons de voir.
La question de la sécurité préoccupe plus d’un Ivoirien, avec la violence constatée dans certaines localités. Que pensez-vous du comportement des FRCI ?
C’est effectivement un point assez sensible parce que la Côte d’Ivoire n’a pas une armée solidaire et totalement unifiée. La sécurité est encore fragile. A preuve, en l’espace d’une semaine, on
dénombre près de dix (10) morts, résultat d’un conflit entre les FRCI et les populations, or les FRCI sont venues pour protéger les populations. Les FRCI sont des Ivoiriens censés protéger
d’autres Ivoiriens, donc je condamne fermement leur comportement actuel et j’espère que le président de la République tapera encore plus sur la table pour que l’intérieur du pays soit sécurisé.
Les populations ne sont pas encore à l’aise à l’intérieur du pays et je souhaite que le travail de sécurisation de l’ensemble du territoire soit fait, parce que les FRCI, avec le comportement
qu’ils adoptent en ce moment, sont en train de ternir l’image du président Ouattara.
Que pensez-vous du taux de participation aux élections législatives du 11 décembre dernier?
Le taux de participation aux législatives est négatif, mais cela s’explique par le fait que les populations ont encore peur et dans ces conditions,
elles ne peuvent pas sortir. Mais je félicite le Chef de l’Etat pour avoir maintenu la date du 11 décembre 2011 pour la tenue de ces élections législatives. On a organisé l’élection
présidentielle du 28 novembre 2010 après quatre reports et cela a donné le résultat que nous avons connu, parce que reporter des élections ne fait que prolonger les souffrances des populations.
Le président Ouattara a décidé de maintenir la date, contrairement au souhait de certains, mais peu importe le nombre de personnes qui se sont déplacées pour voter. Il fallait doter la Côte
d’Ivoire d’un parlement, qu’il se mette au travail pour reconstruire la Côte d’Ivoire.
Vous êtes rentré pour apporter votre contribution pour la reconstruction et la relance économique de la Côte d’Ivoire, comment entrevoyez-vous cette contribution
?
Je suis avant tout un homme d’affaires. J’investissais en Europe, j’ai l’intention d’investir en Côte d’Ivoire. Pour ce qui est de ma contribution au plan politique et diplomatique, il appartient
aux autorités actuelles de décider. Mais je suis partant pour que l’économie ivoirienne reprenne.
Réalisé par Olivier Dion
L'intelligent d'Abidjan
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Depuis le 11 avril dernier, Laurent Gbagbo est en captivité à Korhogo. L’homme qui narguait et bravait ses compatriotes, l’Afrique et le Monde, dans sa folle et suicidaire aventure de
confiscation d’un pouvoir perdu dans les urnes, n’est plus que l’ombre de lui-même. Tant il a été réduit à sa plus simple expression. Exit « le combattant intrépide », « le Woudy de Mama », « le
guerrier sans peur et sans pitié » ! Or donc, tout n’était que vanité ! Cela fait maintenant six mois que l’ancien opposant historique a été freiné dans son élan à conduire la Côte d’Ivoire à la
guerre civile, et le déluge tant annoncé par ses laquais et hagiographes, s’il perdait le pouvoir, n’est pas arrivé. Mieux, plus personne, mis à part ses inconditionnels qui donnent dans les cris
d’orfraie, ne se souvient encore de ce chef populiste à souhait, qui se prenait pour le centre de notre pays. A la vérité, plus que les urnes et la guerre perdue qu’il a engagée, Gbagbo s’est
vaincu lui-même par la posture affichée, durant sa décennie de pouvoir. Pour le chef qu’il n’a jamais été, il parlait trop. Il parlait mal et déparlait le plus souvent. Alors que le chef est
guidé par la sagesse, la pondération, l’humilité voire l’humiliation, Laurent Gbagbo était un homme belliqueux, provocateur et par trop volubile. Le penseur et philosophe chinois, Lao Tseu ne
croyait pas si bien dire en affirmant que: « Celui qui peut vaincre les autres est fort. Celui qui s’est vaincu lui-même est vraiment puissant ». Telle est la tragédie du roi Gbagbo, l’homme
victime de son propre discours, qui a fini par le perdre. Egrener les discours de l’ancien président ici, serait un travail titanesque, tant il a parlé à profusion dix années durant. Au point de
tomber dans la vulgarité et la familiarité. Plus grave, contrairement à ses prédécesseurs et à son suivant, Gbagbo est parvenu à désacraliser un pouvoir justement sacré. Au lieu de rester sur le
pinacle, il est descendu librement dans la mêlée, comme les gladiateurs entrent dans l’arène. Dès sa prise de fonction officielle, il lance à la cantonade à ses compatriotes : « Je voulais être
Président pour montrer qu’un enfant de pauvre peut arriver au pouvoir ». Un programme bien maigre, s’il en est ! Qui a dit que la pauvreté était une tare congénitale ? Un Président qui a une
telle conception de la conquête du pouvoir ne peut qu’annoncer un mauvais présage pour sa gouvernance. Quelques années plus tard, en 2005 à Agboville, il avouait publiquement devant ses militants
et partisans éberlués, qu’il ne faisait plus partie de la classe des pauvres. « Avant, on n’avait rien. Maintenant, on a un peu ». On peut bien le dire quand on a un fonds de souveraineté de plus
de 75 milliards pendant presqu’une décennie. Pour avoir gagné l’argent si facilement et troqué les habits défraichis des années d’opposition contre des costumes de bonne frappe,
1. Conformément à
l’engagement commun de soutenir le bon voisinage et de développer une coopération plus productive et mutuellement plus profitable entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, à travers des consultations
régulières, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire a effectué une visite d’amitié et de travail au Ghana le jeudi 06 Octobre 2011, à l’invitation
de Son Excellence le Professeur John Evans ATTA-MILLS, Président de la République du Ghana.
Le président de la République de Côte d’Ivoire sera en visite officielle, demain jeudi 6 octobre 2011, à Accra au Ghana. Outre les échanges avec son homologue John Atta Mills, il est prévu
une rencontre d’Alassane Ouattara avec les Ivoiriens en général et les pro-Gbagbo en particulier, vivant au Ghana. Hier soir, les partisans du chef de l’Etat déchu étaient encore en réunion pour
voir s’ils devaient prendre part aux échanges avec le numéro 1 ivoirien. Les positions étaient partagées au départ, mais finalement il a été arrêté qu’une délégation du Front populaire ivoirien
et ses alliés du Congrès national de la résistance pour la démocratie (Fpi/Cnrd) rencontre M. Ouattara à Accra. C’est d’ailleurs cette position que défendait, a-t-on appris de source crédible,
les autorités ghanéennes. Finalement, les pro-Gbagbo l’ont admise. A l’exception de Koné Katinan Justin. Le porte-parole de Laurent Gbagbo a martelé, hier soir, au cours d’un entretien
téléphonique, qu’il allait boycotter cette entrevue pour, essentiellement, deux choses. Un : protester contre « la volonté affichée du président Ouattara d’envoyer le président Gbagbo devant la
Cpi ». Et deux : dénoncer la manière « dégradante et humiliante » dont son chef, Laurent Gbagbo, est traité par les autorités ivoiriennes. « Je ne peux pas accepter que Laurent Gbagbo qui a été
président de la République soit traité devant un tribunal de droit commun comme le plus petit des bandits. Si vous ne le savez pas, je vous informe que les autorités judiciaires ivoiriennes ont
décidé que désormais le président Laurent Gbagbo soit entendu, non pas dans la résidence dans laquelle il est à Korhogo, mais au tribunal de Korhogo », a souligné M. Koné Katinan, se disant,
toutefois, disposé à l’ouverture d’une vraie discussion. « J’ai du respect pour les autorités ghanéennes qui souhaitaient cette rencontre. Je suis ouvert aux discussions, mais je constate que le
président Ouattara n’est pas disposé à aller à la réconciliation; sinon il n’allait pas traiter comme il le fait, le président Gbagbo », a fait savoir l’ex-ministre délégué au Budget du dernier
gouvernement de Laurent Gbagbo.
Ceux qui sont à
la base du printemps arabe, qui ont financé la révolution égyptienne et la rébellion libyenne, sont en réalité les mêmes qui décident de s’attaquer aux derniers bastions de la dictature sur le
continent noir, en fonction bien entendu de leurs intérêts. Les peuples africains n’ont pas leurs mots à dire dans la marche de leurs pays respectifs. Ce qui compte, c’est ce qui fait l’affaire
de la France. Cela a d’ailleurs été ainsi depuis l’ère coloniale et ce n’est pas aujourd’hui que les choses changeraient. N’en déplaise à ceux qui croient naïvement aux discours de Nicolas
Sarkozy prononcé, l’un au Cap en Afrique du Sud, l’autre à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar au Sénégal. Encore moins, le discours du président américain Barack Obama à Accra au Ghana.
Fouillez dans l’accouchement de l’avocat franco libanais Robert Bourgi, vous y trouverez à boire et à manger. Bourgi avait soif après trente ans de bouche cousue. D’où cette explosion inattendue
dont l’onde de choc fait déjà dégât. D’abord dans Le Journal Du Dimanche ensuite la radio française Rfi, et depuis un moment l’avocat s’est métamorphosé en présentateur télé radio, ses
apparitions médiatisées ne sont plus comptées. Mais là n’est pas le problème. Le hic, c’est que Robert Bourgi, non seulement frappe dans le mile en écorchant au passage les pères de la nation et
leurs héritiers, mais il a le mérite de livrer des informations jusque-là gardées secrètes – et trente ans que ça dure -, dans les dédalles des palais africains et de l’Elysée. Il a beau se
présenter comme «repenti», l’homme ne demeure pas moins une ténébreuse Vip transformée en banal transporteur de «mallettes, des djembés, des sacs … bourrés d’argent» dans un ballet, Palais
présidentiels d’Afrique – salon doré de l’Elysée. Que promettait la France à tous ces chefs d’Etat en échange de tout cet argent ? Questionne Rfi. La réponse du «dénonciateur» n’est pas
rassurante pour les régimes trentenaires d’Afrique francophone. Mise en bouche : «Mensonges, mensonges, mensonges, promesses non tenues, promesses non tenues». Ce qui n’est pas … faux ! … Eh hop
! «C’est-à-dire que la France fermait les yeux sur certaines dérives du pouvoir en Afrique. Aujourd’hui le président Nicolas Sarkozy, aidé du ministre des Affaires étrangères (…) Alain Juppé,
veulent aujourd’hui des régimes sains, acceptés par le peuple. Vous savez très bien la position de notre pays vis-à-vis du Burkina Faso. Blaise Compaoré est tenté par un cinquième ou sixième
mandat. On lui a fait comprendre qu’il était temps de penser à partir. Pareil pour la Guinée équatoriale, pareil pour d’autres pays (…) Je veux l’aider parce que le président Sarkozy, vous
imaginez bien que je le vois assez régulièrement, me demandait «qu’est-ce que tu penses de tel pays?». Je lui disais «Cela fait trop longtemps que le président est en place. On ne peut pas
accepter cela. S’il y a eu un «printemps arabe», il va y avoir un «printemps africain». Ça va être redoutable». «Qu’est ce que tu penses du Sénégal ?». Je lui ai donné ma façon de penser.
«Qu’est-ce que tu penses du Burkina Faso ?». Je lui ai dit ce que je pensais du Burkina».
En 1989, l’Unesco a institué le Prix international Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix dans le monde. Pour l’attribution du Prix, édition 2010, le pouvoir Ouattara,
héritier de l’idéologie Houphouetiste a sorti la grande artillerie. Toute la Côte d’Ivoire a été mobilisée autour de la cérémonie d’hier. Ce Prix, édition 2010, pour la recherche de la paix est
revenu à l’Ong «Les grand-mères de la place de mai» d’Argentine pour leur noble combat qui a permis de retrouver de nombreux enfants arrachés à leurs familles d’origine par la dictature argentine
de 1976 à 1983. Les grand-mères de la place de mai, pendant plus de 20 ans de lutte contre cette injustice, ont ramené dans leurs familles respectives 105 enfants volés à leurs parents. L’Ong,
selon sa présidente, Mme Estella Barles de Carleto continue la recherche des 400 autres enfants concernés par ce fléau. Une médaille, un diplôme et 122.000 euros (soit 80 millions de Fcfa) ont
été remis aux lauréates du Prix 2010 qui ont reçu le soutien de Mme Cristina Kirchner, présidente de la République d’Argentine, qui a félicité ces grand-mères qui, «malgré toutes les pressions
politiques qu’elles ont subies, n’ont jamais voulu emprunter le chemin de la violence pour parvenir à leur fin». Le parrain du Prix, M. Abdou Diouf, a salué la persévérance de ces grand-mères
face au mépris du temps et au discrédit que certains hommes politiques de leur pays ont voulu jeter sur leur noble lutte.
Le
pari gagné du tandem Ouattara-Bédié
Madame et Messieurs les chefs d’Etat et de Gouvernement,
Madame et
Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,







