Les Ivoiriens souffrent

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 13:13

fpi-meeting.jpgMiaka Oureto (Pdt du Fpi) :'' Nous devons nous poser des questions''
C'est sous une pluie de pierres que le meeting du Font populaire ivoirien (Fpi, parti d'origine de Laurent Gbagbo, ex-chef d’État ivoirien détenu à la Haye) s'est achevé et ce dans une confusion totale, le samedi 21 janvier 2012, à la place Ficgayo. Une cinquantaine de blessés, dont plusieurs cas graves et au moins une personne a été tuée.
Il est pratiquement 11h, ce samedi. La place Ficgayo est noire de monde. Mais de nombreux militants du Fpi, répondant à l'appel de la direction de leur parti, continuent d'affluer. Du bureau de la poste à la pharmarcie Kenneya, la police, appuyée des forces onusiennes, prend ses quartiers. Sur l'espace Ficgayo, l'animation s'intensifie. En attendant l'arrivée des cadres du Fpi, on chante, on danse et on scande '' libérez Gbagbo, libérez Gbagbo''. Vers midi, un groupe de jeunes gens surexcités, partisans du président Ouattara, se tenant aux abords de la place Ficgayo et donnant dos au marché inachevé scandent à leur tour '' Ado!Ado (initiales du président Ouattara: Ndlr)'' puis se montrent menaçants et finissent par s'en prendre à des militants Fpi qui tentent de regagner le lieu du meeting. Suivent des échanges houleux. Une dizaine de minutes plus tard, les ''anti Gbagbo'' déchaînés lancent des pierres aux manifestants. Pour ces derniers, cela n'est rien d'autre qu'une provocation. Ils ripostent eux aussi par des jets de pierres. Les choses prennent l'allure d'un affrontement. La police intervient et lâche du gaz lacrymogène. Elle réussit à ramener le calme. Mais la tension reste vive. Arrivent sur les lieux, le président par intérim du Fpi, Miaka Oureto, le secrétaire général par intérim, Laurent Akoun, suivis, une quinzaine de minutes après, du ministre Amani N'Guessan, président du comité d'organisation. L'hystérie gagne la foule. Pendant que le fédéral du Fpi d'Abidjan-Banco tient son discours, la cohorte de jeunes hostiles à la manifestation, repoussée, revient à la charge. Elle encercle l'espace Ficgayo et se remet à lapider les partisans de Laurent Gbagbo. De nombreux militants du Fpi reçoivent des pierres au visage, aux pieds. Des blessés sont transportés dans tous les sens. Miaka Oureto appelé au micro, n'a pas le temps de livrer son message quand la panique provoquée par cette pluie de pierres se généralise. Il tient quand même à dire quelques mots aux journalistes: '' Selon la démocratie, est-ce que c'est cela la bonne gouvernance? Nous devons nous poser ces questions. On disait que le Fpi ne représente rien, mais ça là, le Fpi ne représente rien? La démocratie, c'est le peuple, c'est le nombre. Le nombre est là''. La foule se disperse et la police reste impuissante face aux faits. Le matériel de sonorisation, les chaises et autres bâches sont emportés par ceux qui ont réussi à faire fuir les manifestants. Très vite, l'on assiste dans quelques quartiers de la commune à un affrontement entre partisans de Ouattara et ceux de Gbagbo. Selon des sources policières, ces agressions ont fait un mort et une cinquantaine de blessé. Des véhicules et des commerces ont été cassés. Il faut noter que plusieurs rassemblements pro-Gbagbo, notamment à Abidjan, ont été émaillés de violences depuis la fin de la crise post électorale de décembre 2010-avril 2011.
A. BOUABRE

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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 11:50

agoa.jpgLe secteur privé ivoirien prendra part aux travaux du 10ème Forum AGOA (Trade Policy Staff Committee) qui se tiendra du 6 au 10 juin 2011 au Centre de Conférences Internationales de Mulungushi à Lusaka (Zambie). Cette initiative de l’APEX-CI (…) en collaboration avec la CGECI, est le signe d’une offensive du secteur privé qui bien qu’affecté par la crise socio-politico militaire s’est toujours intéressé au marché américain.

«Renforcement des échanges commerciaux par une meilleure compétitivité, une plus grande création de la valeur ajoutée et une intégration régionale plus forte ». Tel est le thème du10ème Forum de Coopération Economique et Commerciale entre l’Afrique et les Etats-Unis d’Amérique auquel prendront part les ministres du Commerce des 37 pays africains éligibles à l’AGOA. L’objectif fondamental de la participation du secteur privé ivoirien est de faire un plaidoyer pour la rééligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA et de se positionner pour l’éligibilité au Millenium Challenge Corporation (MCC). La délégation du secteur privé ivoirien est dirigée par M. Guy M’Bengue, Directeur général de l’APEX-CI, Coordinateur de la Taskforce Côte d’Ivoire Back to AGOA/MCC. Au cours de ce Forum annuel économique, il sera question de la mise en œuvre de l’AGOA dans les pays africains éligibles, de lever les obstacles et d’aborder les perspectives. Ce sera également l’occasion d’évaluer les efforts de l’administration américaine et des ajustements nécessaires pour permettre aux Etats africains éligibles de profiter pleinement des dispositions de cette loi. Sous la conduite de l’APEX-CI, la Côte d’Ivoire a obtenu son éligibilité à l’AGOA en avril 2002 et son renouvellement en 2003 et 2004, de même que le visa douanier pour l’exportation des produits textiles sur les USA en octobre 2003. Bien que la Côte d’Ivoire ait bénéficié d’avantages préférentiels (49 millions de Dollars d’exportation en 2002 et 77 millions de dollars en 2003), le programme de mise en œuvre, concocté par l’APEX-CI avec l’aide de la Banque Mondiale s’est arrêté en raison du non-renouvellement de l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA en 2005. Mais suite aux événements sociopolitiques de novembre 2004, avec la dégradation de l’environnement des affaires, la Côte d’Ivoire s’est vu retirer son éligibilité à l’AGOA en 2005. Pour rappel, l’administration américaine avait identifié cinq critères de performance (benchmarks) qui devraient être satisfaits pour que le pays retrouve son éligibilité à l’AGOA. Ces critères ont trait à l’amélioration du climat politique par la mise en œuvre intégrale et stricte des accords politiques, en remplissant en toute bonne foi les obligations relatives au processus de paix ; à la consolidation de la paix en maintenant un cessez-le-feu absolu, en assurant des élections justes, transparentes et démocratiques, et en prouvant le respect des droits de l’Homme par une meilleure performance des forces de sécurité ; à l’amélioration de l’environnement des affaires en favorisant la transparence au niveau des règles et dispositions, en offrant un traitement non discriminatoire aux sociétés et aux investisseurs étrangers et en réglant les litiges en suspens liés aux investissements avec des entreprises américaines (Exxon-Mobil /Centaures Routiers et Cora de Comstar) ; à la poursuite des réformes et des progrès du système judiciaire par l’établissement de mesures contre la corruption et la formation des juges et l’instauration de règles claires et cohérentes dans le secteur du cacao et l’encouragement à l’application juste et non discriminatoire des taxes, droits et règles d’exportation dans cette filière (réforme de la filière café-cacao et traitement de la question du travail des enfants dans la cacao-culture dans le cadre de la certification du cacao). Afin d’adresser ces défis et retrouver l’éligibilité, l’APEX-CI a mis en place, avec l’accord des autorités ivoiriennes, un groupe de travail pluridisciplinaire secteur public-secteur privé, dénommé ‘’Back to AGOA Taskforce’’, dont elle assure la coordination. Aujourd’hui, la dernière préoccupation est levée avec la tenue des élections présidentielles et l’élection à la magistrature suprême du Président Alassane Ouattara. Toutes les conditions sont enfin remplies pour que la Côte d’Ivoire puisse être éligible à l’AGOA. C’est dans ce nouveau contexte que l’APEX-CI, en collaboration avec la CGECI, a décidé de lancer un plaidoyer à la fois interne et externe afin de retrouver notre éligibilité à l’AGOA. La participation à ce forum AGOA répond à plusieurs objectifs. Il s’agit entre autres, de montrer au gouvernement américain, l’engagement et l’intérêt du secteur privé ivoirien pour l’éligibilité de la Côte d’Ivoire à l’AGOA et au MCC ; échanger avec la Commission américaine AGOA (Trade Policy Staff Committee) sur les derniers développements en Côte d’Ivoire avec l’amélioration de la situation socio-politique suite à l’arrivée au pouvoir de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara ; présenter l’offre ivoirienne (PME, grandes entreprises, exportateurs et industriels) au niveau du secteur privé africain et américain.
 

Honoré Kouassi

Source: L'intelligent d'Abidjan

 

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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 13:28

FRCI-A-YOP.jpgYopougon la joie serait-elle devenue Yopougon la guerre? Les Forces républicaines qui ont gagné du terrain dans l’opération de pacification se trouvent confrontées à des poches de résistance dans certaines zones réputées favorables à l’ex-président. Si dans les parties libérées de la commune Nord, Est, Ouest et Centre, la vie a repris, ce n’est pas le cas dans la partie Sud qui se vide de ses populations et s’est transformée en champs de bataille. Découverte des décombres d’une commune à deux visages. Reportage.

Partagée entre le désespoir de la population qui fuit les combats dans une partie de la commune et l’autre qui retrouve la sérénité et qui se remet au travail, notre équipe de reportage a fait le constat de deux mondes, de deux cités à l’intérieur de Yopougon. Une cité de la joie avec une population qui retrouve ses habitudes des jours d’avant la crise postélectorale et une autre en guerre avec une population apeurée et sous le choc, parcourant les rues avec des baluchons sur la tête à la recherche d’un abri paisible. Ce sont ces files indiennes d’habitants fuyant les combats que nous rencontrons au niveau de la Siporex et Sable à l’entrée de Yopougon. Ceux qui ont plus de moyens empruntent des ‘’Gbagkas’’ et taxis-compteurs pour quitter la commune. Les plus chanceux sont ceux qui ont des parents, amis ou connaissances qui viennent les chercher en voiture. Une scène qui nous rappelle celle de la vague des déplacements des populations d’Abobo vers d’autres communes du district d’Abidjan et villes de l’intérieur du pays. « Je suis obligé de partir avec ma famille à Koumassi chez un cousin, le temps pour moi de rentrer à San-Pedro. Tous mes voisins sont partis et les morts par balles perdues se comptent par dizaines. Nous avons peur pour notre vie et celle de nos enfants », confie l’un des déplacés rencontré au niveau de la Pharmacie Bel air du côté de la Rue Princesse. Une rue, jadis très animée, qui n’attire plus grand monde. Nous avancions quelques 2 kilomètres pour nous retrouver au quartier camp militaire. Un passant nous fait signe de faire marche-arrière. Sur notre insistance de lui arracher quelques mots, il nous dira que la zone de nouveau quartier qui abrite l’escadron de gendarmerie est sous les feux des combats. Selon lui, les éléments des FRCI qui ont pris le contrôle des lieux font un ratissage. Sur ce, on fait un détour pour nous retrouver au niveau du tribunal de Yopougon. Non loin de là, des détonations d’armes légères et d’armes lourdes sont entendues dans les environs des quartiers précaires Kpinbly et Niangon-continu. Nous nous rendons à Niangon. Une fois sur le pont qui relie Sideci à Niangon, nous sommes dans l’obligation de faire demi -tour à cause de l’intensité des tirs d’obus et de roquettes. Femmes, hommes, jeunes et enfants couraient dans tous les sens. Nous obtenons la réaction d’un sexagénaire essoufflé par la distance parcourue. « Vous-même vous voyez que c’est gâté à Niangon-continu et Kpinbly. Les militaires tirent sur les miliciens et mercenaries qui les attaquent aussi », fait-il savoir. Balluchon sur la tête en compagnie de ses deux enfants, dame Ziaé Madeleine vient de franchir la zone rouge en dépit des combats qui font rage à Kpinbly, un quartier situé entre Azito et Kouté village. «Mon frère, mes enfants et moi avons frôlé la mort à Kpinbly. Habituellement je leur demande de rester au salon et de rester couchés quand les combats commencent. Mais hier (ndlr mardi 3 Mai 2011), c’est dans le salon que nous avons reçu les balles qui ont transpercé notre porte. Nous allons dans la chambre et c’est un obus qui nous reçoit. Mon frère, Dieu est avec moi et mes enfants. Nous allons à la Gesco chez notre grand frère, le temps que notre quartier soit pacifié», raconte-t-elle avec une voix tremblante. Nous retournons sur nos pas pour nous rendre au 16ème arrondissement de police pour interroger le commissaire des lieux qui ne nous fait pas de difficultés de nous donner la situation exacte des combats et de rassurer que tout se passe pour le mieux pour libérer entièrement la commune de Yopougon. Notre brève rencontre avec le nouveau commissaire hier a permis de mesurer l’ampleur des combats. ‘’Les combats continuent du côté de la base navale de Lokodjro mais au plan général, Yopougon est bouclée par les Frci en attendant le grand ratissage. Ce ratissage consistera à débusquer les caches d’armes. Les miliciens qui ont pu s’échapper ont attaqué nos positions à Dabou. Et au moment où je vous parle, ils ont aussi surpris nos hommes à Grand-Lahou où des combats ont lieu en ce moment. Ce sont pour la plupart des mercenaires libériens qui cherchent à rallier leur pays le Libéria. Ils ont même arraché plusieurs véhicules qui sont en leur possession. Nous avons envoyé donc des détachements en direction de Dabou et de Grand-Lahou’’, a confié le commissaire Lézou. Autre fait qui a attiré notre attention, ce sont des témoignages de certaines personnes qui ont perdu des parents mais dans l’impossibilité de récupérer les corps, ont été obligés de les ensevelir à l’intérieur des résidences quitte à les exhumer plus tard pour leur transfert dans le cimetière municipal. «Mon mari a été tué par les éclats d’un obus lors des combats dans le quartier Doukouré. Son corps est resté pendant plus de deux jours sur la route. On m’a dit que si le corps n’est pas enlevé, des gens vont mettre le feu dessus. Nous étions obligés de faire l’enterrement dans une cour», nous relate la veuve. Dans les quartiers tels que Siporex, Port-Bouët 2, Banco2, Gesco, Andokoi, Maroc, Académie, Sicogi, Sogefiha et Niangon-Nord, la vie renaît petit à petit. Quelques taxis et véhicules de transport en commun ‘’Gbaka’’ circulent jusqu’à la Sideci. Des maquis ont même fait leur réapparition avec des chansons zouglou. On boit, on danse, on…renoue avec les vieilles habitudes. Les pantalons taille basse qui avaient entre-temps disparu sont de retour. C’est le show…dans la grande partie nord de la commune. « Au début, on avait subi ces mêmes affrontements, mais les Forces Républicaines ont vite libéré notre quartier et la quiétude est revenue », témoigne un habitant du quartier Ananeraie rencontré sur la voie qui relie le quartier Maroc à celui de Niangon Nord à droite. Nous avons surpris des enfants faire une partie de jeu sur un terrain nu de football du quartier Maroc. Preuve que la situation est à la normale là-bas. Un marchand ambulant de produits cosmétiques dira même que tout se passe bien. «Dans les quartiers de Port-Bouët 2 jusqu’à Niangon Nord, tout est calme. C’est l’armée régulière qui fait des patrouilles».
Reportage réalisé par P. Pohé et D.Villard

Source: L'intelligent d'Abidjan

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 12:26

yopougon.JPGViendra, viendra pas ? L’arrivée es FRCI à Yopougon est en passe de devenir une illusion pour les pauvres populations qui ne savent plus à quel saint se vouer face à la terreur et à l’horreur qui lui sont servies chaque jour, par les tueurs, les pilleurs et les violeurs de Zagbagyou, Maguy le Tocard et le commandant Zulu…, depuis la chute du tyran de Mama, le 11 avril dernier.
Yopougon, la Cité aux mille maquis et de la convivialité s’est transformée, en l’espace de deux semaines, en terre de terreur et d’horreur, conformément aux vœux de Laurent Gbagbo qui a prédit le chaos après son départ du pouvoir. De Locodjoro à l’Académie des Mers en passant par Toits rouges, Koweit, Nouveau Quartier, Selmer, Camp militaire, Sideci-Lem, Yaoséhi, Kouté, Azito, Lokoua, Sicogi, Sogefia, Kpimbli, Gbinta, Niangon à gauche, Niangon à droite, les miliciens ivoiriens appuyés par des mercenaires libériens sèment la mort et la désolation. Vols de véhicules, pillages de magasins et de domiciles et exécutions sommaires d’innocentes personnes dont le seul péché est généralement l’origine ethnique et l’appartenance politique. Ainsi, il ne se passe de jour sans que les riverains du carrefour Lubafrik à Niangon-Nord, du pont de Sideci, du Terminus 27 à gauche et bien d’autres endroits de Yopougon, n’assistent, impuissants, à des exactions gratuites contre les partisans du Président Alassane Ouattara. Une fois les crimes commis, les miliciens et les mercenaires paradent, sans sourciller, dans ‘’leur territoire’’. Selon leurs humeurs et les besognes à accomplir, ils font usage d’armes lourdes et légères, affolant et traumatisant ainsi les populations. La petite lueur d’espoir née de l’annonce de négociations avec le gouvernement en vue de déposer les armes a refait place à l’amertume. Même les appels à la paix du premier magistrat de la commune, Gbamnan Jean-Félicien n’ont pu émouvoir les sanguinaires d’un autre âge qui continuent de défier le Premier ministre, Guillaume Soro, et ses troupes. Dans le désarroi, Yopougon se sent abandonnée aux mains des miliciens et mercenaires libériens. Et les populations, tourmentées, fuient la zone massivement chaque jour. Pourtant, les cours reprennent, en principe, aujourd’hui. Parmi les fuyards, l’on dénombre outre de nombreux élèves, les fonctionnaires et agents de l’Etat qui veulent bien prendre part à la reprise du travail chère au Président Ouattara. Et son équipe. Combien de temps cette partie importante d’Abidjan va-t-elle demeurer aux mains des ennemis de la Côte d’Ivoire ? Seules les FRCI ont la réponse. En attendant, Yopougon se meut et se vide de sa substance. Pendant que le retour à la normalité est plus qu’une réalité dans les autres quartiers d’Abidjan.

Les élèves et les fonctionnaires dans le viseur des miliciens
Depuis l’annonce du paiement de deux mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l’Etat par le Président Alassane Ouattara, à partir du jeudi prochain, et la reprise des cours aujourd’hui par la ministre de l’Education Nationale, les miliciens et mercenaires qui sévissent à Yopougon ont décidé de passer, eux aussi, à une vitesse de leur aventure suicidaire. Mais, de quelle manière ? Selon des sources bien introduites dans les milieux de ces hors-la-loi, une opération dite ‘’effort de guerre’’ est planifiée depuis l’hôtel Mont Blanc, à ABobodoumé. A travers ce macabre projet, les maîtres des lieux entendent mener des descentes systématiques dans les domiciles des fonctionnaires pour les dépouiller du fruit de leur labeur. Cela pourrait commencer sur le chemin du retour des banques où ils comptent intercepter une partie de leurs cibles. En somme, un autre modèle de braquage à mains armées.
Outre les pauvres fonctionnaires déjà désemparés par la prise d’otage dont ils sont victimes et qui les empêche de se rendre au travail, les élèves sont aussi dans la ligne de mire des tueurs du dictateur déchu le 11 avril dernier. Des prises d’otage d’élèves sont prévues pour faire chanter le Président Alassane Ouattara en vue de lui exiger des rançons mirobolantes et des conditions inacceptables avant de déposer les armes. Deux semaines après l’arrestation de Gbagbo, la joie est encore très loin d’une bonne partie de la population de Yopougon, naguère conviviale, joyeuse et prospère.

MASS DOMI
massoueudomi@yahoo.fr

source: Le Mandat

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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 14:17

La bataille pour la conquête de la capitale économique de la Côte d’Ivoire Abidjan qui a débuté le jeudi 31 Mars 2011, a pris fin par la victoire des Forces républicaines le lundi 11 Avril 2011. La guerre est finie, mais la cité des ‘’jeunes patriotes’’ qui ne s’est toujours pas remise des stigmates de cette guerre, traine encore les pas. La chronologie des faits à partir de la commune de Yopougon où les bruits d’obus et de roquetteS font désormais partie du train-train quotidien des habitants.

La chronologie des faits

Lundi 28 Mars 2011, lancement de la grande offensive des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à travers toutes les villes de l’intérieur. Trois jours après le lancement de cette offensive, elles arrivent à la lisière d’Abidjan.
Le Jeudi 31 Avril 2011, les FRCI lancent l’assaut final sur Abidjan et viennent à bout des FDS le lundi 11 Avril 2011 après douze jours de combats intenses. A Yopougon-Siporex, Keneya, Port-Bouet 2, Sicogi, Mossikro et Cité Aboulaye Diallo, les combats font rage. On dénombre plusieurs morts des deux côtés. Le Dimanche 3 Avril 2011, une colonne des FRCI est stoppée au niveau de la pharmacie Phoenix. Le bilan est lourd. Les FRCI qui font un repli stratégique. Le Lundi 4 Avril 2011, plusieurs nouvelles recrues des FDS tombent sous les balles des FRCI au Nouveau-Goudron, route Siporex-Gesco. Les jours suivants, les combats gagnent en intensité et les populations apeurées se terrent chez elles. Le Dimanche 10 Avril 2011, les FRCI démolissent à l’aide d’une pelleteuse la statue de la liberté située au carrefour de Yopougon-Siporex. Une heure après, des affrontements à l’arme lourde ont lieu jusqu’à tard dans la nuit. Le matin du Jeudi 14 Avril 2011, les habitants de Yopougon Centre qui ont passé deux semaines dans leurs maisons, ont pu découvrir le visage hideux de leur commune. Jusqu’à hier encore le boulevard de la paix qui part de Siporex à Kouté ressemblait à un véritable champ de bataille. De grands barrages y sont dressés avec des sacs de sable, des véhicules calcinés et des briques jonchent les rues. S’il y a une accalmie à la Gesco et à Andokoi, ce n’est pas le cas dans les quartiers Mamie Faitaih, Sideci, Niangon St-Pierre, Sicogi, Selmer, Yopougon Centre et Gbinta qui se vident chaque jour de leur monde à cause des affrontements meurtriers qui s’y déroulent. Un véhicule de la Croix Rouge, avec un drapeau blanc sillonne les artères de la commune pour ramasser les corps en putréfaction avancée. Tous les magasins ont été pillés et des coffres forts de certaines banques emportées. Subitement, de nouveaux marchés ont refait surface aux abords des grandes voies. Les vandales profitent de la situation de semblant d’accalmie par endroits pour revendre les objets volés à vils prix. Aucune station d’essence ne fonctionne, car tout a été saccagé. Quatre litres d’essence sont vendus à 1.500 FCFA dans des bidons. Les populations n’ont plus d’argent et les marchés d’approvisionnement sont vides. L’entrée de Yopougon-Gesco est aux mains des FRCI et les femmes du vivrier qui étaient rentrées en brousse ont commencé à regagner Abidjan. Quelques gbakas de la Gesco desservent la ligne d’Adjamé. Les FRCI assurent également la sécurité de la zone industrielle qui a été complètement pillée ces derniers jours.
Le Mardi 19 Avril 2011, la pharmacie Keneya et tous les magasins aux environs ont été vidés de leurs contenus par des hommes en armes. Des combats ont eu lieu toute la journée à Wassakara et au Sable. A Yopougon, la loi du plus fort est la meilleure. Des hommes en armes difficiles à d’identifier règnent en maîtres absolus. Deux corps trainent à l’entrée principale de la gare UTB. On ne sait pas qui est qui et qui fait quoi…car des armes continuent de tonner à des heures imprévues… C’est dans ce tohu-bohu infernal que Zou Bi Irié, chef de la communauté Gouro de Yopougon-Gesco ‘’Pays-Bas’’ enlevé par des inconnus en armes à son domicile le 11 Avril 2011, à été retrouvé mort et décapité le Dimanche 17 Avril 2011 à la lisière de la forêt du Banco du côté de l’autoroute qui mène à Adjamé.

Les ménages broient du noir

La cherté de la vie a gagné du terrain. L’instabilité du pays fait l’affaire des prisonniers libérés et autres délinquants qui se la coulent douce avec les objets et marchandises volés. Tous les magasins, les marchés de ravitaillement ou d’approvisionnement et grandes surfaces ont été saccagés par des vandales. Le prix de la bouteille d’huile est passé de 900 FCFA et 3000 FCFA. Le prix de la boule d’Attiéké de 300 F est passé à 1000 F. Le sucre, le sel, le piment l’aubergine, l’oignon…, tous ont flambé. Les prix des denrées alimentaires ont triplé avec la complicité des certaines femmes qui les achètent à vil prix avec les voleurs avant de les revendre très chère sur le marché. Les victimes collatérales de la guerre d’Abidjan ne se comptent plus. Dans certains endroits, c’est à peine si on réussit à manger une fois par jour. Les pères de famille qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, sont devenus ridicules aux yeux de leurs femmes et de leurs enfants. ‘’Voisine tu n’as pas un bol de riz pour mon enfant ? ‘’, lance dame S.V à sa voisine. La guerre a davantage renforcé la solidarité entre les voisins de quartier. A cela s’ajoutent les rumeurs qui font accroitre les cas d’ulcère, les crises cardiaques, la migraine et le manque d’appétit. Encore une aubaine pour les vendeuses de médicaments périmés de faire fortune.

On escroque au nom de la cie

Profitant de cette période de délestage et de coupure d’eau, des agents véreux de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (CIE) viennent abuser des populations cloitrées dans leurs maisons pendant des jours et meurtries dans leurs chairs à cause des tirs d’obus et des rafales des fameux fusils d’assaut 12/7, RPG, AK47, M16... Ces agents (?) de la CIE font cotiser les populations entre 50 mille et 100 mille FCFA pour rétablir l’électricité dans leur secteur. Croupissant dans la chaleur, la peur et coupées de toute information depuis des jours, celles-ci n’hésitent à cotiser rapidement pour avoir de l’électricité. A Yopougon, certains personnes qui ont pris goût à ce jeu et n’hésitent pas à disjoncter ou à saboter les installations de la CIE, pour venir ensuite faire du chantage sur les pauvres populations.

L’appétit sexuel a foutu le camp

Tout comme l’argent, le sexe n’aime pas le bruit. C’est lorsqu’on a le cœur tranquille qu’on peut se faire plaisir. Pendant la guerre d’Abidjan, les hommes et les femmes se tournaient le dos le soir venu et luttaient le drap pour mieux se mettre à l’abri afin de ne pas entendre les tirs d’obus qui font trembler les maisons et parfois battre le cœur. Quand les armes tonnent, l’appétit sexuel fout le camp.
Dosso Villard

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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 12:55

Menageres.gifLa situation post-électorale a profondément meurtri les ménages. Après la chute de Gbagbo, les Abidjanais espèrent renouer avec le gaz butane pour  mettre fin à leur souffrance.

Vivement que le marché du gaz butane soit vite approvisionné ! Depuis début mars où les dernières bouteilles de gaz butane ont été remplies, c’est constamment l’inquiétude dans les ménages. Aujourd’hui, plusieurs familles n’ont pas de gaz et doivent se contenter de charbon de bois. Le problème, c’est que là aussi la pénurie frappe à cause de plusieurs vendeurs de charbon qui ont fui la Côte d’Ivoire, dès les premiers signes de la guerre. Le manque d’argent dû à la fermeture des banques en a rajouté au calvaire des Abidjanais. Le sac de 25 kg est passé de 2.000 Fcfa à 5.000 Fcfa voire 6.000 Fcfa, dans certains quartiers. Cette hausse tombe au moment où les ménages n’ont presque rien sur eux pour faire face aux dépenses. La zone la plus touchée par le phénomène est Cocody. A la cité Sogéfia, les vendeurs de charbon se sont fait la malle depuis mi-mars, sous la contrainte des jeunes patriotes de Laurent Gbagbo qui les rackettaient et les menaçaient de mort.  « Pour acheter du charbon, il faut aller souvent jusqu’à Marcory ou Abobo. Mais là n’est pas le problème. Il faut avoir de l’argent sur soi pour faire face au prix très élevé du transport et du charbon. Sans compter l’insécurité», explique Amoin Roseline, une habitante du quartier. Elle préfère donc demander du charbon aux voisins qui font preuve de solidarité. «C’est grâce à la solidarité que j’ai pu survivre jusqu’à maintenant », confie-t-elle. A côté d’elle dans la cité, plusieurs personnes ont fui le coin à cause de l’insécurité mais aussi du coût très élevé de la vie. Des familles qui croyaient trouver du confort ailleurs ont été confrontées au même problème. A Angré dans la cité Star 9, A. Kouamé, un habitant a passé une journée sans manger parce qu’il n’avait ni gaz, ni charbon pour cuisiner.  «Tout a commencé le mercredi 29 mars. Lorsque je suis venu du boulot, les tirs avaient débuté. Ce, jusqu’à la capture de Laurent Gbagbo. Or, mon gaz était fini depuis et je préparais sur du charbon. Nous sommes restés terrés chez nous pendant plusieurs jours. Le charbon était fini. Il était désormais impossible de faire la cuisine. Car, personne ne pouvait sortir en chercher. Il y avait un peu d’attiéké et d’huile que nous avons mangé. Mais nous avons passé la journée du 2 avril sans manger», témoigne-t-il. Ce n’est que peu après, quand des comités de veille contre les pilleurs ont été installés dans la cité qu’il a pu approcher les voisins pour leur demander de l’aide. «Le sac de charbon est très cher, et il n’y a plus d’argent. Il faut que la situation soit vite rétablie et que le marché soit approvisionner en gaz, faute de quoi, nous allons mourir de faim», indique une ménagère de la Djiby.

Raphaël Tanoh

 source: Nord Sud Quotidien


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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 13:35

le-micil-du-palais.JPGDepuis soixante douze heures, Gbagbo Laurent se conjugue au passé. L’ancien président qui avait décidé de s’accrocher au pouvoir par la force des armes, a finalement été vaincu par l’armée de celui que les Ivoiriens ont élu le 28 novembre dans les urnes. Après plusieurs centaines de morts, de blessés, de déplacés et sinistrés, le dictateur des lagunes a fini par être vaincu. Après seulement 12 journées d’affrontement avec les Forces républicaines, Gbagbo a perdu sa guerre. Pourtant, il avait mis tout ce qu’il avait en lui pour penser, concevoir, préparer et financer cette guerre qu’il a appelée de tous ses vœux. Déjà sous feu le Général Guei Robert, Gbagbo avait commencé à organiser une armée parallèle sous la grande muette. Obnubilé par le pouvoir, le général Robert Guei n’avait rien vu venir jusqu’au 24 octobre 2000 où Gbagbo s’est appuyé sur une partie de l’armée pour le chasser. Ce dernier, au terme d’une élection arrangée avait refusé de reconnaitre la victoire de Gbagbo. Depuis ce jour, Gbagbo a commencé à asseoir un régime dur. Et quand la crise militaro-civile éclate en septembre 2002, le pouvoir de Gbagbo est finalement contrarié par une rébellion qui divise le pays en deux. Après le cessez- le-feu, la Côte d’Ivoire se précipite dans une course aux accords pour un retour à la normale. Mais au moment où le monde entier se mobilisait pour un retour à la paix, Gbagbo Laurent lui, préparait la guerre. Il ne s’en cachait d’ailleurs pas. « Après moi c’est le chaos… C’est la guerre civile », se plaisait-il à dire à qui voulait l’entendre. Pour atteindre son but, Gbagbo a monté un cabinet clandestin dirigé par Kadet Bertin qui préparait la fameuse guerre. En 2004, il pense qu’il est prêt. Au moment où le chef d’Etat-major de l’époque, Doué Mathias est en de bon terme avec les Forces nouvelles, les hommes de main de Gbagbo ont acheté assez d’armes, formé de nombreux miliciens et recruté des mercenaires un peu partout. En novembre 2004, ils surprennent tout le monde, y compris le général Doué Mathias, et lancent l’opération « Dignité », sa guerre rêvée. Malheureusement pour eux, le bombardement de la base militaire française de Bouaké, amène la Licorne à stopper net l’armée de Gbagbo. Ses aéronefs sont détruits et son armée défaite est obligée de ranger les armes. La Côte d’Ivoire renoue avec les négociations pour trouver une issue pacifique à la crise. Mais Gbagbo tient toujours à son funeste projet. Il tient à sa guerre et se donne les hommes et les moyens pour l’atteindre. Gbagbo grille Doué Mathias et confie la grande muette à Philippe Mangou promu général quatre étoiles. Mais en réalité, l’armée à un commandement parallèle. Les généraux Mangou, Kassaraté et Brindou sont quasiment des faire-valoir. Les vraies décisions sont prises par les généraux Dogbo Blé, Vagba Faussignaux et Guiai Bi Poin. Ces derniers, aidés par des proches de Gbagbo constituent avec lui et son épouse, l’aile dure. Les va-t-en-guerre qui veulent coute que coute broyer tous ceux qui lorgneraient vers le pouvoir de Gbagbo. L’ennemi juré étant Alassane Ouattara. Cette équipe travaille à préparer la grande déflagration. L’argent du contribuable est détourné des recettes publiques pour acheter des armes, former des miliciens et recruter des mercenaires. Pendant ce temps, au grand jour, Gbagbo donne l’illusion de vouloir aller à la paix et aux élections. Il signe l’accord de Ouagadougou et nomme Soro Guillaume comme premier ministre en 2007. Ce dernier doit conduire le processus jusqu’au bout et offrir à la Côte d’Ivoire un nouveau président pour définitivement mettre fin à la crise. Tout va bien et les Ivoiriens et la communauté internationale se mettent à rêver. C’était la paix des braves, pourrait-on écrire. Que nenni ! Dans l’antichambre du clan Gbagbo, les nouvelles sont inquiétantes. Les grandes oreilles révèlent que ce dernier continue d’acheter armes sur armes. Pis, Gbagbo s’appuie sur les réseaux angolais, libériens et biélorusses pour s’offrir des chiens de guerre. Des mercenaires hyper entrainés et des instructeurs de haut niveau. L’Angola avait donné 92 éléments de l`Unité de la Garde Présidentielle à la présidence ivoirienne sous le commandement du colonel Vitor Manena. Au moment où on doit passer à l’élection présidentielle, l’armée de tueurs de Gbagbo est opérationnelle. Dans le dernier rapport que le Secrétaire général de l’ONU transmet au Conseil de sécurité de l’ONU, il fait état de 4500 mercenaires recrutés par Gbagbo Laurent. C’est fort de cet arsenal de guerre, de ces hommes et de tout l’argent amassé que l’ancien maître d’Abidjan a refusé le verdict des urnes et est entré dans la belligérance. Fermé à tout dialogue, Gbagbo a emprunté le chemin de la défiance et de la délinquance. N’offrant à Alassane Ouattara et au monde entier que l’usage de la force. Il était prêt pour sa guerre qu’il a si longtemps préparée. Mais personne n’imaginait la puissance de feu que Gbagbo cachait. Il donne un avant gout à l’ouest où ses hommes abandonnent un BM 21 à la frontière libérienne. Le premier ministre Soro n’était qu’au début de ses surprises. Dans la capitale politique, les forces d’Alassane Ouattara comprennent que Gbagbo est tout sauf un enfant de cœur. Les armes découvertes dans la résidence présidentielle laissent sans voix. Mais c’est à Abidjan que le monde entier découvre que Gbagbo avait minutieusement préparé sa sale guerre. Au camp de gendarmerie d’Agban, au Palais présidentiel du Plateau, à la garde Républicaine, à la base navale de Locodjro et surtout à la Résidence de Cocody, Gbagbo a réalisé de véritables poudrières des plus équipées. La suite on la connait. L’ONU a dû prendre une Résolution pour donner mandat à l’Onuci et à la force Licorne pour détruire les armes lourdes des forces de Gbagbo. Finalement, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire réussiront à neutraliser Gbagbo et ses mercenaires pour mettre ainsi fin à une guerre qu’il aura mis 10 ans, à préparer.
Koné Lassiné

Source: Le Patriote

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Par Seth KOKO - Publié dans : Les Ivoiriens souffrent
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 19:21

ban-ki-moonLe secrétaire général de l`ONU Ban Ki-moon a
exhorté jeudi Laurent Gbagbo à "céder le pouvoir" avant qu`il ne soit "trop
tard", au moment où le président ivoirien sortant était retranché dans le
bunker de sa résidence d`Abidjan.
"Il est absolument nécessaire, avant qu`il ne soit trop tard, qu`il cède le
pouvoir au dirigeant démocratiquement élu (Alassane) Ouattara", a déclaré M.
Ban après avoir rencontré des sénateurs américains à Washington. "C`est sa
dernière chance de sortir avec élégance de cette situation".
M. Ban, qui a rencontré le président de la commission des Affaires
étrangères du Sénat, le démocrate John Kerry, a souligné que M. Gbagbo "devait
avoir à l`esprit le bien-être, la sécurité et la prospérité de son peuple".
Mercredi, Nick Birnback, porte-parole des opérations de maintien de la paix
des Nations unies, avait assuré que Laurent Gbagbo continuait de parler avec
des représentants étrangers d`une éventuelle reddition.

Source: AFP

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Par Seth KOKO - Publié dans : Les Ivoiriens souffrent
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  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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