Gbagbo pas présidentiable

Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 11:03

ble goudeLe président du Cojep, Charles Blé Goudé, a lié hier son destin politique à celui de son candidat président, Laurent Gbagbo. Selon lui, il ne sera pas épargné par la chute du chef de l’Etat.
Charles Blé Goudé et Kouadio Konan Bertin (KKB), main dans la main, marchant au son des chansons des éléments de la Fesci, dans la cour de la cité universitaire d’Abobo I. La scène a contraint les ‘‘fescistes’’ de cette résidence universitaire à faire le deuil du conflit qui les opposait jusqu’à hier aux étudiants militants du Pdci. Pour désamorcer la bombe qui était sur le point d’exploser avec l’expulsion des jeunes du parti doyen de la cité, les deux leaders se sont donné rendez-vous. C’est le secrétaire général de la Fesci, Mian Augustin, qui a planté le décor. «Nos camarades fescistes ont eu maille à partir avec les étudiants militants du Pdci, résidant à la cité. Dans notre colère, nous avons demandé qu’ils quittent la cité. En toute responsabilité nous l’avons fait», a-t-il rappelé. Avant de préciser que les étudiants, après les démarches au sommet, ont opté pour la cohésion et la promotion de la paix. Ce qui, selon lui, explique la tenue de la rencontre de la réconciliation. Les négociations engagées par le président de la jeunesse du Pdci, auprès de l’ex-secrétaire général de la Fesci, Charles Blé Goudé, ont conduit les deux parties à fumer le calumet de la paix à la grande satisfaction des étudiants de la cité. Le leader du Cojep a saisi la tribune pour livrer sa vision de la Côte d’Ivoire des 50 années à venir. « Quelle Côte d’Ivoire de demain voulons-nous construire et avec qui nous la construirons ? », s’est-il interrogé. Sur la question, il a estimé que chaque jeune ivoirien doit avoir son mot à dire en toute tranquillité et en tout lieu. Au lieu de passer tout notre temps, a-t-il souligné, à créer nos malheurs. «KKB et moi avons une vision différente de la politique conflictuelle. Il va battre campagne pour Bédié. Je suis déjà en campagne pour Laurent Gbagbo. Mais nous restons des amis. Depuis l’université, je suis avec Laurent Gbagbo et j’assume. Si Gbagbo tombe, je tombe. Je suis un homme de conviction. Je n’aime pas les gens qui balancent. J’admire KKB pour sa fidélité à Henri Konan Bédié. Bien que n’ayant pas bénéficié du régime de Bédié, il a défendu et défend son leader. Ça a été la même chose pour moi. Le candidat de Laurent Gbagbo pour le poste de secrétaire général de la Fesci après Soro Guillaume s’appelle Karamoko Yayoro. J’étais le mal vu et me voici en train de défendre Laurent Gbagbo. Je souhaite que les élections à venir soient un jeu d’idées, de bilan contre bilan et non un combat de muscle», a-t-il suggéré. Nous les jeunes, a-t-il confessé, nous sommes les premières victimes de la guerre et nos avons perdu 10 ans gratuitement. Pour lui, la jeunesse s’adonne à des pratiques qui favorisent le retour de la crise, c’est qu’elle n’a pas tiré de leçon de la guerre. KKB s’est dit heureux d’écouter ce discours. «Quand en 2002 la guerre a éclaté, Laurent Gbagbo a dit «celui qui sort l’épée, je sors l’épée. Le Pdci lui a dit de tendre la main à Soro. Il n’a pas voulu. Il a sorti l’épée et on n’a pas avancé. Maintenant qu’il a tendu la main, nous sommes sur le chemin des élections. Le dialogue est l’arme des forts et non des faibles. Il faut que nous sortions de la crise. Et cela nous impose des convictions solides que nous devons défendre dans la paix et la sérénité», a-t-il recommandé. La paix revenue, les étudiants chassés ont été invités à reprendre leur place. Désormais, ont promis les étudiants de la cité I d’Abobo, la cohésion et l’attente seront de mise.
Lacina Ouattara

Source: L'expression

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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 10:23

ONUCI.jpgUn rapport de la Division des Droits de l’Homme (DDH) de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) sur les événements de février 2010 publié ce 26 août à Abidjan révèle qu’il y a eu des violations graves des droits de l’homme, caractérisées par « un usage disproportionné de la force par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ivoirienne ».

Le chef de la Division des Droits de l’Homme (DDH) de l’ONUCI, M. Simon Munzu explique que le rapport fait état « des exécutions sommaires, extrajudiciaires et des atteintes à l’intégrité physique ayant entrainé la mort, des violences physiques, des actes d’intimidation, d’arrestation et de détention arbitraires ainsi que des actes de violence et des abus commis par des manifestants ».

Selon l’expert Onusien? l’enquête a été réalisée par les 9 bureaux régionaux de la DDH et porte une attention particulière à la situation des femmes et des enfants. Ainsi le rapport vient éclairer ces évènements déplorés par la Communauté nationale et internationale.

Faut-il le rappeler, face à la double dissolution décrétée par le président Gbagbo de la Commission électorale indépendante et du gouvernement, l’opposition ivoirienne réunie au sein du RHDP, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, a décidé de s’opposer « par tous moyens » aux décisions du chef de l’Etat.

Plusieurs manifestations seront réprimées à l’intérieur du pays. A Gagnoa des manifestants ont été tués par les forces de l’ordre.

Théodore Kouadio
koudore@fratmat.info

Source :Fraternité Matin

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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /2010 11:48

gbagbo-et-soro.pngLa CEI vient d’annoncer le premier tour de l’élection présidentielle pour le 31 octobre 2010. Cette date est un tournant décisif et le dernier virage pour le président Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro. Pour le Président Laurent Gbagbo, il faut absolument que les élections se tiennent à cette date constitutionnelle du 31 octobre. Quand celui-ci accédait à la tête de la Côte d’Ivoire de manière calamiteuse en 2000, c’était disait-il dans l’ultime but de donner un coup de fouet à la démocratie et favoriser un développement durable et global du pays. A l’occasion de la prestation de serment, Laurent Gbagbo avait promis le respect et la défense de la constitution de la Côte d’ivoire comme base de toute action politique. Mais curieusement, depuis que l’époux d’Ehivet s’est installé dans le fauteuil présidentiel, il a affecté aux oubliettes, l’application scrupuleuse de la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire. Donnant raison à tous ceux qui affirmaient que le tapis rouge rend amnésique. Elu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, conformément aux dispositions constitutionnelles, Laurent Gbagbo a réussi à s’offrir un autre mandat de cinq ans, cette fois sans élection. Le sacro saint droit de vote du peuple lui a été renié par Laurent Gbagbo et ses partisans, en flagrante violation des dispositions de la constitution qu’il a pourtant juré de respecter lors de la prestation de serment. Depuis cinq ans, Gbagbo Laurent et ses amis gouvernent le pays sans être le choix des Ivoiriens. Le fallacieux prétexte d’une guerre qui n’a duré que quelques semaines est brandi pour justifier leur présence illégale à la tête du pays. S’il n’y a pas d’élections en octobre, en novembre Gbagbo en sera à son troisième mandat. Ce qui est constitutionnellement inadmissible. gbagbo_soro_afp.jpgLes dangers auxquels le chef de l’Etat s’expose, c’est que, le peuple se sentant abusé, peut se révolter pour chasser les refondateurs du pouvoir. Cette situation pouvant éventuellement engendrer des troubles, il est aussi à craindre que l’Armée en profite pour s’emparer du pouvoir. Ce qui signifie que Laurent Gbagbo a intérêt à tout mettre en œuvre afin que les élections se tiennent absolument le 31 octobre 2010. Dans le cas contraire, le chef de l’Etat pourrait s’exposer à la vindicte populaire. Quant au premier ministre Guillaume Soro, il est condamné à mettre tout en œuvre pour que la date du 31 octobre soit tenue. Parce que les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ont totalement perdu confiance en lui. Quand en mars 2007, à la suite de la signature de l’accord politique de Ouagadougou, Soro Guillaume prenait la tête de la Primature ivoirienne, il s’était assigné pour mission d’organiser les élections en dix (10) mois. Trois ans après, le constat est triste et amer à la fois. De tergiversation en tergiversation, la Côte d’Ivoire demeure dans l’incertitude des élections. Pendant que la tenue des élections maintient les Ivoiriens dans une extrême pauvreté, Soro Guillaume et son ‘’ vieux père’’ se partagent tranquillement les ‘’sous’’ du pays. Le contrat semble si juteux que ni l’un, ni l’autre, ne veut songer aux élections. S’il n’y a pas d’élection à la date du 31 octobre 2010, Soro sera blâmé et disqualifié. Pire, il risque sa peau. Aucun de ses proches collaborateurs ne pourra non plus, songer à lui succéder, l’échec ayant été collectif. Voilà donc les dangers auxquels Gbagbo et Soro s’exposent si la date du 31 octobre n’est pas tenue.

Rodolphe Flaha

Source: Le Mandat

Un grand merci à M. Rodolphe Flaha pour son article. Nous portons votre message à la connaissance de tous: Par Seth Koko.

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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /2010 10:23

soro-electo.JPGLes lampions se sont éteints sur les assises des 45èmess Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD), qui se sont tenues dans la capitale ivoirienne, les 27 et 28 mai derniers. Comme le souhaitait le chef de l’Etat Laurent Gbagbo, dont le pays a accueilli les travaux, les choses se sont déroulées dans les meilleures conditions. Il y avait, en effet, de quoi. Tant Gbagbo a manoeuvré pour obtenir l’accalmie de la situation sociopolitique. Il a rencontré les deux poids lourds de l’opposition, Henri Konan Bédié du PDCI et Alassane Dramane Ouattara du RDR respectivement les 10 et 17 mai. Soit une dizaine de jours avant la tenue des assises. Avec une seule préoccupation : leur demander de peser de tout leur poids pour reporter la marche que les jeunes du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) voulaient organiser le samedi 15 mai, à Abidjan et sur toute l’étendue du territoire national. Soucieux de l’image de la Côte d’Ivoire pour l’avoir dirigée – l’un ayant été Premier ministre et l’autre président de la République –, ADO et Bédié ont réussi à convaincre non seulement les jeunes leaders mais aussi, tous leurs militants d’accepter le report de la marche, au nom de l’intérêt général du pays. Dans la balance, Laurent Gbagbo a mis une promesse. Celle faite à ses opposants de recevoir dans les jours à venir, le Premier ministre Guillaume Soro et le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko. Il devait le faire la semaine dernière. Mais cela n’a pu être le cas. On imagine aisément que la tenue des Assemblées annuelles de la BAD y est pour quelque chose. Seulement voilà. Ces assises sont terminées. Le dernier des délégués est rentré dans son pays. Et les travaux de cette année dans un pays de ‘’ni guerre ni paix’’, se sont déroulées sans le moindre heurt. Igbagbo-BAD.jpgl ne pouvait d’ailleurs en être autrement. Parce que les dirigeants de l’opposition qui ont donné leur parole à Gbagbo ne sont pas comme ceux qui ne respectent pas la leur. C’est pourquoi, en retour, l’opinion nationale et internationale attend que le chef de file de la Refondation accomplisse ‘’sa part du contrat’’. C’est-à-dire, qu’il rencontre effectivement Soro et Bakayoko pour leur demander de donner aux Ivoiriens, une date pour le premier tour des élections. Après la tenue des assemblées annuelles de la BAD et après avoir fêté ses 65 ans, le 31 mai dernier, c’est le plus beau cadeau que Laurent Gbagbo puisse faire à ses compatriotes. Si tant est qu’il aime vraiment les Ivoiriens comme il l’a si bien ‘’revendiqué’’ dans son interview à des confrères de Radio France internationale (RFI), dimanche. Ses opposants significatifs réunis au sein du RHDP ayant scrupuleusement respecté leur parole. Et Dieu seul sait ce que cela a failli leur coûter. Des militants qui se disent désabusés n’ont pas hésité à franchir le rubicond en accusant leurs leaders d’avoir trahi. Depuis qu’ils sont à la tête de leurs partis respectifs et depuis aussi la création du RHDP le jeudi 18 mai 2005 à Paris, la capitale française, c’est bien la toute première fois que ADO et Bédié sont sévèrement critiqués par leurs militants. Mais ils ont avalé toutes ces couleuvres pour sauver les assises de la BAD. On attend Gbagbo donc.
Yves-M. ABIET

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /2010 14:10

_0133.jpgUne réponse en seulement quelques mots pour une question d’une importance majeure : celle relative à son bilan à la tête du pays. C’est RFI qui a permis aux Ivoiriens d’avoir une idée du bilan de Laurent Gbagbo. Question du journaliste :
« (…) Bientôt, vous allez faire campagne et il va falloir que vous présentiez un bilan. Quel est votre bilan, quel est le bilan de la Refondation après dix ans au pouvoir?»
Réponse de Gbagbo : « (…) Mon bilan est loin d’être négatif. D’abord, j’ai permis à l’Etat de résister. Il fonctionne. Et quand on dit aujourd’hui qu’on fait la réunification, c’est qu’on fait progresser l’Etat dans les régions d’où il était parti. Ensuite, sur les autres points, il y a la décentralisation. Ceux qui ne voulaient pas voter la loi sur la décentralisation sont aujourd’hui nombreux à être présidents de conseils généraux. On a fait voter la loi sur l’Assurance maladie, mais à cause de la guerre, on ne l’a pas mise en pratique». Et c’est tout. Faut-il rire de ce bilan que Gbagbo a lui-même dressé ? En réalité, non. Car en fait de bilan après une décennie passée à la tête du pays, le candidat de la Refondation n’en a pas. Ah si ! Il en a. On ne peut pas avoir dirigé un pays comme la Côte d’Ivoire et ne pas avoir de bilan. Gbagbo a donc forcément un bilan. Mais il est négatif sur toute la ligne. Il est fait de crimes de sang, de crimes économiques et de scandales en tous genres. Les uns aussi spectaculaires que les autres. Le dernier en date, une parfaite violation des droits de l’homme à fort parfum de dictature. Un jeune homme qui a osé porter des critiques sur la gestion du chef de l’Etat a été cueilli et conduit, tenez-vous bien, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). A l’image de ce dernier, bon nombre d’Ivoiriens subissent chaque jour, des violations des droits de l’homme. Toute chose qui s’accompagne souvent de morts d’homme surtout à l’occasion des manifestations politiques. La dernière en date, sont les assassinats des militants de l’opposition à Abidjan, Gagnoa et Divo, lors des marches éclatées du RHDP pour protester conter la double dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) et du gouvernement le 12 février par Laurent Gbagbo. Le bilan est de 12 morts dont 5, dans la seule ville de Gagnoa, sa ville natale. Encore des morts. Comme en octobre 2000 avec la découverte d’un charnier de 57 corps dans la commune de Yopougon, au lendemain de l’élection de Gbagbo. Comme aussi les 4 et 5 décembre 2001 avec des morts et des blessés, ainsi que des femmes violées pendant une manifestation de l’opposition, notamment du RDR. Sans oublier les 500 morts lors de la marche des 25 et 26 mars 2004, initiée par l’opposition. Mais le pouvoir de la Refondation a ceci de particulier qu’il excelle aussi dans les scandales. Et Dieu seul sait combien on en décompte. L’on a encore en mémoire la fameuse affaire des faux billets de dollars découverts dans une résidence voisine de celle d’un baron du régime, en l’occurrence Ottro-Zirignon. Pour constater les faits, le chef de l’Etat lui-même s’est déplacé sur les lieux.orduretreichville.jpg La suite, personne ne la connaît. Tout comme personne ne sait ce qu’est devenue l’affaire de la pédophilie qui a secoué le Palais. Avec des soupçons sur un des membres de la garde rapprochée du chef de file de la Refondation. Et comme si cela ne suffisait pas, la Présidence a été également secouée par une autre affaire : l’escroquerie portant sur la somme de 65 millions de F CFA, au détriment d’une société de téléphonie mobile de la place. L’auteur de ce coup digne des grands films n’est personne d’autre que l’assistance particulière du chef de l’Etat, Mme Gnohité. Après avoir été condamnée à une peine de cinq ans de prison ferme, celle-ci a été libérée par … Gbagbo qui l’a graciée. Un autre scandale et non des moindres, l’achat d’une usine de transformation du cacao en chocolat au pays de l’Oncle Sam. La bagatelle de 100 milliards de nos francs dont on dit qu’ils auraient servi à acheter l’usine n’est jamais arrivée à destination. Et comme en Côte d’Ivoire, les enquêtes judiciaires s’amoncellent sur les bureaux des juges et autres magistrats, cette autre affaire est ‘’classée sans suite’’. A cette liste, il faut ajouter le scandale des déchets toxiques. Cette substance nocive qui a été déversée à maints endroits de la capitale ivoirienne et qui a causé la mort de plusieurs personnes et contaminé des centaines d’autres. Les plus malheureux en portent encore les séquelles. Sans oublier les employés fictifs qui se faisaient payer sur le budget de la Présidence de la République. En clair, en dix ans de gestion du pouvoir, la Refondation et celui qui l’incarnent n’ont rien apporté de bon aux Ivoiriens. C’est donc à juste titre que le concerné parle de son bilan en quelques lignes.
Yves-M. ABIET

Je voulais  remercier Mr. Yves-M. ABIET et le quotidien Le Patriote pour cet article que j’apprécie personnellement  et que je trouve très professionnel de la part de son auteur. Merci pour votre vigilance.

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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 11:41

Maurice Kakou Guikahué (SGA du Pdci Rda) : " Les Ivoiriens choisiront la personne qui est sage "
guikahue.jpg
Il y a eu beaucoup d`amalgames. Le président parle du Premier ministre dans l`organisation des élections. Le Premier ministre n`est pas de la Cei. C`est la Cei qui s`occupe de l`organisation des élections. Je me perds en conjectures en l`écoutant à ce sujet. C`est un peu cafouillé, il y a de la confusion. Il dit que le contentieux a commencé le 27 mai et dans le même temps, il dit que le Premier ministre cherche une méthode pour régler les problèmes. Je ne me retrouve pas. Et puis, on a eu des possibilités pour aller aux élections. Il nous a parlé de Ouaga qui devait nous envoyer aux élections dans 10 mois. Aujourd`hui, on est à 38 mois. En ce qui concerne l`organisation des élections, il a donné des réponses très confuses. A aucun moment, il n`a fait allusion au président de la Cei. Est-ce à dire que la Cei n`existe plus ? Il dit qu`il est resté en place pendant la crise, ce qui lui vaudra les voix des Ivoiriens. Je lui réponds que c`est une rhétorique et une propagande. Car il y a aussi des Ivoiriens qui saluent le fait qu`il y a des présidents qui se retirent pour éviter qu`on tue des Ivoiriens. Des Ivoiriens réfléchissent ainsi pour choisir. Les Ivoiriens choisiront la personne qui est sage, la personne qui n`est pas belliqueuse, la personne qui ne va pas leur envoyer la guerre, quelqu`un qui peut régler les problèmes pour ne pas connaître la guerre et pour qu`ils puissent manger, pour qu`ils puissent se soigner, donc quelqu`un qui fera en sorte que les hôpitaux ne soient plus un mouroir. Ils vont choisir quelqu`un qui saura tenir l`école pour que le pourcentage national au Bac dépasse les 20%, que le pourcentage au Bepc dépasse les 20 %. Car, les Ivoiriens savent que les résultats de tous les examens à grand tirage sont catastrophiques. Les étudiants veulent des cursus scolaires normaux et la reconnaissance de leurs diplômes. Et tout le monde rêve d`un président qui viendra appliquer la justice au lieu de protéger ses partisans ou de faire deux poids deux mesures concernant des situations identiques comme les déguerpissements à Cocody et au Plateau. Les Ivoiriens veulent d`un président qui fera en sorte que les 4 millions de chômeurs Ivoiriens aient du travail et non un président qui fait fuir les investisseurs étrangers. Le président est dans une bulle. Si le Fpi vivait car il est comme un parti qui est mort et qu`on disait la vérité à Gbagbo, il verrait que ce sont seulement 10 à 15 % qui sont avec lui. La majorité, les 80% choisiront quelqu`un qui est calme. Gbagbo doit réviser sa position et chercher un autre angle. Je suis content parce qu`il est à côté de la plaque.

Anne Ouleto (Porte-parole du président du Rdr) : " Gbagbo sera sanctionné pour son incapacité à gérer "

J`estime, en tant qu`Ivoirienne, qu`ayant été incapable d`éviter une guerre inutile à la Côte d`Ivoire, Gbagbo doit être sanctionné dans les urnes. Il n`a pas été capable d`assurer la sécurité des Ivoiriens, il n`a pas pu permettre aux Ivoiriens de vivre dans la quiétude totale. Il sera sanctionné pour cette incapacité à gérer. S`il affirme qu`il sera élu, alors qu`on aille aux élections. Ce n`est pas en parlant à une radio qu`il gagnera l`élection. Tout montre que le Fpi et ses satellites mettent tout en œuvre pour retarder les élections. Ils veulent encore un mandat de 5 ans sans élection. Nous l’empêcherons d`avoir ce mandat. Nous l`invitons à aller aux élections et il verra que les Ivoiriens nous donneront raison. Gérer un pays, c`est préserver la paix, c`est assurer la sécurité, la stabilité. Quant à la Cei, il voit que les gens ne sont pas dupes. Tout le monde voit les manigances du Fpi et de ses affidés qui mettent le Premier ministre et la Cei en difficulté. Ce n`est pas loyal de sa part. Tout le monde voit les manœuvres pour mettre à mal la Primature et la Cei. C`est le Fpi qui a introduit le contentieux à double vitesse sur la liste grise. Le manque d`engouement démontre d`ailleurs que les Ivoiriens ne se sentent pas concernés. Gbagbo croit connaître son peuple, mais il ne le connaît pas.

Affi N`guessan (Président du Fpi) : " Je suis totalement d`accord avec Gbagbo "

Je suis totalement d`accord et je suppose que, vous-même, vous êtes d`accord. Si les partis du Rhdp ont décidé de se mettre ensemble, c`est parce qu`ils sont petits. Mais l`union de deux faibles ne fait pas un fort. Avant, nous avons fait le Front républicain quand le Pdci était très fort. Au Rhdp, il y a plus de choses qui les divisent qu`elles les unissent. Nous, on est prêts. On a fait les preuves pendant la fête de la liberté. On attend la date des élections pour aller les étaler.

Légré Philipe (Sg du Mfa) : " Le Rhdp n`a pas d`adversaire devant lui "

Si le président Laurent Gbagbo dit qu`il va gagner, alors bon vent à lui. Mais nous, au Rhdp, nous sommes en train de nous préparer. Face au Rhdp, il n`y a pas match, le Rhdp n`a pas d`adversaire devant lui si tout est fait dans la transparence. Le Pdci Rda, le Rdr, le Mfa et l`Udpci associés, je ne vois pas qui peut nous battre. Nous ne tergiversons pas, nous travaillons. Les présidents Bédié, Ouattara, Mabri et Anaky savent ce qu`ils font, ils savent où ils vont. Le Rhdp va vaincre à toutes les élections qui vont être organisées. Voici à chaud ma réaction, suite à cette interview.

Propos recueillis par téléphone par Diarrassouba Sory

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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 11:43

gbagbo.jpgVouloir une chose et son contraire, tel est le psychodrame de la refondation, qui détruit depuis une décennie, les fondements et fondations de la Côte d’Ivoire. Après avoir pleurniché et s’être pratiquement roulés par terre pour supplier le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix, pour obtenir le report de la marche du 15 mai, les frontistes font maintenant la fine bouche, sur une prétendue culture de stratège politique de Laurent Gbagbo, qui, selon ses hagiographes et laudateurs, est «le maître du jeu politique» ivoirien. Poursuivant, ces relais vont jusqu’à dire que le RHDP est au bord de l’implosion. Maintenant qu’ils ont obtenu de pouvoir tenir les fameuses et légendaires Assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement, dans l’unanimisme et l’apaisement total, ils peuvent ergoter et pinailler. A la vérité, l’objectif recherché par Laurent Gbagbo et les siens n’était point l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire, comme ils le proclament à longueur de journée, mais bien la pérennité du pouvoir FPI.
Exit les retombées annoncées avec ces Assemblées annuelles. Tout se qui guidait les anciens socialistes, c’était la préservation de leur système et la mise à mal de la cohésion au sein du RHDP. Quel est donc ce pouvoir qui ne compte pas sur la démocratie et les urnes pour se maintenir aux affaires, mais sur la ruse, la violence, les désaccords entre ses adversaires, pour espérer bénéficier d’un sursis au sommet de l’Etat? On le remarque aisément, en allant «pleurer» devant Henri Konan Bédié, Gbagbo n’avait aucune pensée pour la Côte d’Ivoire, qui n’a jamais été sa tasse de thé. Il est uniquement obsédé par la conservation de son pouvoir sans élection. Curieux pour un «enfant des élections» et «un fils de la démocratie»! Au regard de ces explosions de joie et de bonheur mal contenu, il est loisible de comprendre que les militants et inconditionnels du RHDP avaient bien raison de se fâcher et de s’emporter avec la décision de report de leur marche. Ils sont assez avertis des pratiques de Laurent Gbagbo, qui, de l’opposition au pouvoir d’Etat, a opéré bien des trahisons et tiré profit de toutes les situations. Sa visite à Bédié n’est point une marque d’humilité ou de modestie. Gbagbo est prêt à tout, même aux pires compromissions pour mettre son pouvoir à l’abri d’une quelconque mésaventure. En allant chez Bédié, l’homme avait une claire idée de ce qu’il faisait. En témoigne si joliment, les soi-disant «révélations» faites par certains organes sur le huis clos entre Bédié et Gbagbo. A supposer que tous les dossiers brûlants brandis dans la presse, qui accusent sans preuve, des dirigeants de l’opposition soient vrais. Qui a donc organisé la fuite, étant entendu que les deux personnalités ont parlé sans témoin, dans «un dialogue direct»? Quand on remarque ceux qui en font leur choux gras, il est loisible de saisir l’identité du visiteur qui a lancé ces pavés dans la mare, pour donner à ces adversaires, l’image de «déstabilisateurs, quand lui Laurent Gbagbo, serait un actant des élections. A n’en point douter, le RHDP doit comprendre qu’avec Laurent Gbagbo qui se présente comme «un animal politique» et pour qui, la politique est le métier de la ruse, de la roublardise et du double langage, «la politique exclut tout angélisme et tous les coups sont permis». Après avoir obtenu le report de la marche, le camp présidentiel s’active maintenant à obscurcir l’image du RHDP, à créer des tensions en son sein. En clair, si Bédié et Ouattara ont fait preuve de responsabilité et de sagesse, tel n’était pas le souci majeur de Gbagbo. Il avait une calculatrice en main, en franchissant le portail du successeur de Félix Houphouët Boigny. Les fadaises qu’on nous sert depuis cette rencontre, en sont des indices probants. La refondation, une vraie laideur!
Bakary Nimaga

Source: LE PATRIOTE

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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 23:26

Gbagbo_Soro-1.jpgLa sortie de crise en Côte d’Ivoire est très riche en symboles. Laurent Gbagbo qui ne manque pas d’idée a sorti un autre jocker : le président sénégalais. Arrivé à Abidjan, jeudi, pour une « visite d’amitié », Abdoulaye Wade a installé son QG au Plateau pour une médiation qui ne dit pas son nom. Le but : tourner tout le monde en rond.

La supercherie politique se poursuit en Côte d’Ivoire. En dépit de la situation chaotique dans laquelle il a plongé son pays, le président-candidat Laurent Gbagbo ne se départit jamais de sa soif de rouler tout le monde : son chef de gouvernement, l’opposition, les médiateurs, l’Onu. Le dimanche 11 avril, le chef de l’Etat et son chef de gouvernement, après une balade sur la lagune Ebrié à bord d’un bateau de croisière de la Sotra se séparent à la base marine d’Abobo-Doumé sans dire mots. Un show médiatique soigneusement étudié entre signataires de l’Accord de Ouaga à un moment où l’Apo bât de l’aile. Mais le moment n’a pas été choisi au hasard par Gbagbo. Une mission d'évaluation de l'Onu, conduite par Raisedon Zenenga était à Abidjan, il fallait montrer par des actes concrets aux émissaires de Ban-Ki moon que tout beigne. Pour que, une fois rentrée à New York pour faire son rapport au secrétaire général de l’Onu, la délégation tienne compte de la parfaite entente au sommet de l’Exécutif ivoirien. Du point de vue de la communication, la croisière a été une idée géniale. « Nous sommes dans le même bateau. Le bateau tangue un peu, mais nous avançons », a commenté le ministre de la Communication, Ibrahim Sy Savané, qui a parlé au nom des deux chefs. Dans cette sortie de crise très riche en symboles, le champion du camp présidentiel a sorti un autre jocker : le président sénégalais. Arrivé à Abidjan, jeudi, pour une « visite d’amitié », Abdoulaye Wade a installé son QG, le temps d’une médiation qui ne dit pas son nom, au cœur du quartier des affaires : l’hôtel Pullman au Plateau pour mener ses consultations. Comme l’a fait Blaise Compaoré, le 22 février, pour donner un coup d’accélérateur au processus de paix grippé à la suite de la double dissolution de la Cei et du gouvernement. Mais ne dites surtout pas qu’il fait de la médiation. « Je ne suis pas venu pour faire une médiation », a déclaré le numéro un sénégalais sous le regard approbateur de son homologue ivoirien. Comme le parrain de l’Apo, Wade a rencontré les principaux acteurs de la sortie de crise : les deux têtes de l’Exécutif, le camp présidentiel, le Rhdp (opposition), la Cei. Le bénéficiaire de tout ce scénario n’est rien d’autre que Laurent Gbagbo qui a bien ficelé sa chose pour mener tout son monde, le plus loin possible, en bateau. A l’image des boat people haïtiens, les populations ivoiriennes sont entassées sur de petites embarcations, ballotant et tournant en rond sur l’océan Atlantique. En dix années d’exercice du pouvoir, le régime des refondateurs a anéanti tout un pays et tout un peuple. Après le dialogue direct tant vanté, le père de la refondation propose désormais une table ronde. Gbagbo a plus d’un tour dans sa besace. Il ne manquait plus que ça. Dans ce tour du monde en bateau.

Jean Roche Kouamé

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Par Seth KOKO - Publié dans : Gbagbo pas présidentiable - Communauté : Changer, Changer autrement
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