Gbagbo pas présidentiable

Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 17:41
mr-kouchner.jpgLe chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a décidé de "reporter" sa visite prévue à Abidjan dimanche, après la demande par le président ivoirien, Laurent Gbagbo, d'un nouveau délai dans le processus électoral, a annoncé jeudi le porte-parole du Quai d'Orsay.
"Compte tenu de cette annonce, Bernard Kouchner a décidé de reporter la visite qu'il avait prévu de faire à Abidjan dimanche prochain", a déclaré à la presse Bernard Valero.
"Bernard Kouchner se rendra à Abidjan dès que les listes électorales définitives seront publiées", a-t-il ajouté. M. Gbagbo a réclamé mercredi une nouvelle prolongation du traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire, censé s'achever le 6 décembre, jugeant qu"'on ne peut pas aller aux élections" alors que de nombreux Ivoiriens n'ont pas été pris en compte.
"Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, nous souhaitons, comme les autres membres qe la communauté internationale, que la préparation des élections intervienne dans les meilleurs délais et que la date du scrutin puisse être rapidement confirmée", a encore dit M. Valero.
Source: lemonde.fr
Le Titre de cet article est de Mr. Seth Koko
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 03:03
Chers Internautes, M. Seth Koko est candidat à l'élection du secrétaire général de La Soupe Populaire d'Afrique ONG, une association française d'aide alimentaire en Afrique qui se tiendra le 28 novembre 2009 en France. Dans le cadre des préparatifs de cette élection, Seth Koko ne pourra livrer son message vidéo du vendredi 27 novembre 2009. Veuillez nous excuser pour cette non-diffusion. Rendez-vous vendredi 11 décembre 2009. Le Service Presse et Médias .Le 28/11/09 de 18 h à 20H heure de France,Seth koko est aussi l'invité spécial de la Radio AFRICASBEAT.COM "l'émission Ras le bol" au USA      Désormais,rendez-vous tous les quinze jours pour de nouvelles vidéos

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 14:54
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 12:05

mardi 22 septembre 2009

 

Ainsi donc, Laurent GBAGBO vient de se rendre à New York, à l`occasion de l`ouverture de l`Assemblée Générale de l`ONU ! La nouvelle de cette escapade est à peine croyable, si l`on songe à la masse de travail à accomplir à 9 semaines seulement de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire. L`information surprend, en effet, parce que l`on ne voit pas quel dossier important pourrait traiter à Manhattan notre refondateur en chef, alors que les Nations Unies disposent à Abidjan de toutes les structures pour connaître et relayer, en temps réels, les affaires concernant notre pays. Après avoir boudé et parfois vilipendé les Nations Unies pour n`avoir pas su arbitrer ses humeurs et surtout pour avoir refusé d`épouser la cause de la refondation, l`ONU s`est régulièrement trouvée confrontée avec les réactions ubuesques de cet homme aux comportements imprévisibles qui, aujourd`hui, fonce, ventre à terre, en direction de Manhattan pour s`aplatir devant Barak OBAMA. Souvenons-nous qu`au mois de septembre 2006, sous Kofi ANNAN, la crispation avec l`ONU avait atteint son paroxysme. Laurent GBAGBO, ayant malencontreusement jugé les Nations Unies partisanes, avait refusé de se rendre à New York pour une concertation avec les partis d`opposition. Seuls, Henri Konan BEDIE et Alassane OUATTARA avaient effectué le voyage. A la grande déconvenue de l`ONU. Les rapports avec la nouvelle direction des Nations Unies sont actuellement mi-figue, mi-raisin et souvent traversés par des incompréhensions nées des engagements non tenus de Laurent GBAGBO. Sa propension à ruser en échafaudant mille subterfuges pour abuser ses interlocuteurs afin de reporter les échéances électorales en Côte d`Ivoire et sa duplicité ont suscité circonspection et méfiance. L`incrédulité préside donc aux relations tumultueuses avec l`homme de la refondation. Il suffit, d`ailleurs, de parcourir la longue série de résolutions du Conseil de Sécurité de l`ONU consacrées à la situation en Côte d`Ivoire pour s`en convaincre. Le ton comminatoire de la dernière en date, N° 1880 (2009) du 30 juillet 2009 est, à cet égard, édifiant. A New York, dans "La Maison de verre ", c`est une banalité de dire que les relations de l`ONU avec la Côte d`Ivoire de la refondation ne sont pas empreintes de confiance. Tout comme il est de notoriété que la diplomatie ivoirienne sous Laurent GBAGBO est, pour dire le moins, abracadabrantesque. La Côte d`Ivoire isolée est devenue " infréquentable " et personne, sauf l`ONU, dans sa grande neutralité et dans ses obligations d`ordre protocolaire, ne songe à l`inviter aux rencontres significatives de notre temps. Le discrédit est donc grand et ne sera pas lavé de sitôt tant il est profond. Laurent GBAGBO ne peut, en effet, méconnaître qu`à travers l`ONU, l`humanité a pris conscience de son unité et que toutes les exactions infligées aux Ivoiriens, les tueries au cours des neuf dernières années ont été ressenties partout ailleurs avec une résonance amplifiée. En témoignent, les innombrables résolutions du Conseil de Sécurité qui garnissent les dossiers des diplomates. Ceux-ci n`ignorent rien de la mauvaise gouvernance des refondateurs et de la tragédie infligée à la Côte d`Ivoire et aux Ivoiriens. Ils sont au cœur de l`histoire du monde et en connaissent tous les frémissements. Surtout qu`à l`ONU, notre pays, naguère apprécié et sollicité, avait, par la compétence des envoyés issus des gouvernements PDCI-RDA, connu ses heures de gloire en y écrivant les plus belles pages de notre diplomatie. C`est donc en ces lieux où nos malheurs actuels sont méticuleusement répertoriés que Laurent GBAGBO, l`historien, pourra se délecter des sources inestimables d`information qui seront mises à sa disposition. Si le cœur lui en dit, il pourra, par exemple, passer en revue les faits tragiques qui jalonnent son parcours sanglant à la tête de l`Etat de Côte d`Ivoire depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2000. Il pourra, également, s`enthousiasmer à la lecture des rapports des missions ordonnées par le Conseil de Sécurité sur les charniers de Yopougon, d`Abobo, de Guitrozon, Ndotré et autres lieux de douleurs et d`épouvantes. Sans omettre de s`imprégner du volumineux rapport sur les tueries des 25, 26, 27 mars 2004 qui hantent encore la mémoire collective des Ivoiriens. De plus, il lui sera loisible de prendre connaissance du résultat des enquêtes sur l`importation en Côte d`Ivoire des déchets toxiques qui ont fait tant de morts et qui continuent de tuer, dans l`indifférence coupable du pouvoir FPI. Tout cela est bien sanglé dans les dossiers à l`ONU. La commission des droits de l`homme dont c`est la mission d`assurer un suivi des violations des droits humains dans le monde, sera en mesure de lui faire un état des lieux circonstancié en précisant la nature des sanctions infligées à certains des affidés du FPI qui, dans leurs basses œuvres, se sont montrés particulièrement zélés. Au point de ne plus être autorisés à quitter le territoire ivoirien ! Triste sort que celui de ces prisonniers de la communauté internationale marqués à l`encre indélébile des criminels internationaux. Sûrement, Laurent GBAGBO voudra profiter de son séjour pour tenter de faire lever ces sanctions en évoquant la burlesque " caravane de la paix " initiée par Blé GOUDE. Tout le monde sait que désireux de se donner une virginité, le " patriote " aux mains sales, a inventé cet artifice pour tromper en exaltant cette paix qu`il a tant contribué à compromettre dans notre pays. On le voit qui avance à pas de loup. Il ignore que même recouvert de la peau d`un agneau dans sa caravane de la paix, le loup se sent à mille lieues à la ronde ! Ce sera donc peine perdue pour Laurent GBAGBO. L`ONU est attentive à tout et ne néglige pas d`écouter tout le monde. Elle aura une oreille attentive, polie, mais ne tiendra aucun compte du plaidoyer de Laurent GBAGBO. Quel crédit est-il possible d`accorder à la plaidoirie d`un homme impliqué lui-même dans les manquements graves aux droits de l`homme et que seul l`exercice de ses fonctions actuelles de chef d`Etat met à l`abri des sanctions internationales ?
Mais, à l`analyse, la logique de Laurent GBAGBO est bien éloignée du sort de Blé GOUDE. En réalité, il n`en a cure. D`ailleurs, celui-ci apprendra vite, si ce n`est déjà fait, que les " patriotes " de son acabit peuplent les cimetières, oubliés par leurs commanditaires égocentriques et pervers.
En effet, Laurent GBAGBO ne va pas à l`ONU pour Blé GOUDE, mais pour faire la photo avec Barak OBAMA ! Tel est l`objet de cette équipée à New York et sa motivation essentielle. Fraternité-Matin l`annonce déjà, sur cinq colonnes à la une : Laurent GBAGBO et Barak OBAMA vont déjeuner ensemble, sans préciser le type de déjeuner. Mais l`effet d`annonce suffit pour exalter la fierté des refondateurs en panne de notoriété. Il suffit pour nous de savoir qu`à l`ouverture de l`Assemblée Générale, le Secrétaire Général de l`ONU sacrifie à une tradition en offrant, chaque année, un déjeuner à tous les chefs d`Etat présents, sans distinction aucune. Faire croire aux Ivoiriens que Laurent GBAGBO va déjeuner avec Barak OBAMA est donc une présomption. Ce ne sera sûrement pas à la même table. Véritable star mondiale, le Président américain est d`ailleurs venu récemment en Afrique sans daigner faire le moindre clin d`œil à une Côte d`Ivoire, naguère enviée, souvent courtisée mais aujourd`hui, mise au ban des nations. Que l`on se souvienne que nul n`aurait ignoré le pays de Félix HOUPHOUET-BOIGNY et d`Henri Konan BEDIE dans une tournée en Afrique de portée politique. Mais qu`à cela ne tienne : puisque Barak OBAMA n`a pas daigné venir en Côte d`Ivoire pour saluer le refondateur en chef, c`est à l`ONU, en zone extraterritoriale, qu`il faudra aller pour le rencontrer. L`ouverture, cette semaine, de l`Assemblée Générale en donne l`occasion. Et Laurent GBAGBO jouera des coudes pour faire la photo tant convoitée avec l`hôte de la Maison Blanche. Cela s`appelle faire de l`entrisme, forcer les portes, s`infiltrer là où on n`est pas attendu. C`est l`apanage des importuns et autres adeptes des mondanités internationales. Sachons qu`habituellement, les Chefs d`Etat qui se rendent à l`ouverture de l`Assemblée Générale de l`ONU sont accueillis dans une salle particulière et échangent quelques instants entre eux avant le premier discours qui, traditionnellement, est délivré par le Président des Etats Unis. Cette année, ce sera la première Assemblée Générale de Barak OBAMA. Laurent GBAGBO ne pouvait manquer une telle occasion de rencontre.
Il attendra ces instants privilégiés pour serrer la main précieuse de l`icône américaine. Les photos tant désirées seront faites pour immortaliser l`évènement, puis seront relayées par la RTI, Fraternité-Matin, Notre Voie et autres médias " refondés " sous un déluge de commentaires louangeurs déversés en boucle pour exalter l`exploit. Alors les trompettes de Jéricho pourront sonner !
Je ne vois pas quelle fierté, nous les Ivoiriens pouvons tirer de la posture d`un chef d`Etat en délicatesse avec ses homologues, partout dans le monde et qui, isolé, est réduit à faire de l`entrisme pour une photographie. Nous n`avons pas encore oublié la cour éperdue de Laurent GBAGBO pour rencontrer Nicolas SARKOZY. Celui-ci jouant à cache-cache, avait fait savoir avec insistance qu`il n`était pas disposé à discuter avec lui tant que les élections en Côte d`Ivoire n`auraient pas lieu. Mais c`était mal connaître le roué. Au détour d`une conférence, tel un amoureux éconduit, Laurent GBAGBO avait coincé le chef de l`Etat français pour lui voler une photo. Notre Voie et Fraternité-Matin en avaient fait des gorges chaudes.
Pendant combien de temps encore durera cette comédie ? Pendant combien de temps encore nous faudra-t-il supporter de telles humiliations ?
En attendant, c`est l`argent des contribuables ivoiriens qui va être englouti dans cette opération-photo à Manhattan, des centaines de milliers, sinon des millions de dollars pour satisfaire le caprice d`un pouvoir éperdu, isolé et rejeté à l`intérieur comme à l`extérieur et si éloigné des problèmes des Ivoiriens dont plus de 50% vivent dans la pauvreté extrême et qui ne parviennent pas à faire plus d`un repas par jour.
Sacrés refondateurs !
Abidjan, le 21 septembre 2009
Magloire Y. NGUESSAN
PHD en Droit des Affaires et des Relations Internationales.

 

Bravo M. Magloire d’avoir eu le courage d’écrire cet article contre la politique de ce président budgétivore que nous somme malheureusement obligé de tous supporter encore pendant quelques mois de plus. Je vous confirme que Gbagbo va au USA juste pour se donner l’impression qu’il est aussi un chef d’Etat comme les autres. Il n’y est désiré par aucune autorité politique et diplomatique du G20 ; mais bon, laissons le faire son bricolage comme d’habitude. Par Seth Koko

Par Seth KOKO - Publié dans : Gbagbo pas présidentiable - Communauté : "Réflexion et morale"
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 00:38
Laurent Gbagbo et son régime refusent de reconnaître les bienfaits de la France. Faut-il s’en étonner ? Certainement pas, pour qui connaît les vilains sentiments dont sont coutumiers les hommes de la maison bleue. Si Gbagbo vilipende aujourd’hui la France après que ce pays l’a logé, nourri et blanchi de 1982 à 1988, il l’a aussi fait envers d’autres « bienfaiteurs ». Le premier d’entre eux, est le Président Blaise Compaoré. Le Palais de Kosyam n’avait pas de secret pour les cadres du FPI. Compaoré y recevait, de jour comme de nuit, Laurent Gbagbo ou ses envoyés. Il leur donnait de fortes sommes d’argent. C’est l’une d’entre elles, on parle de 300 millions de francs CFA, qui leur a permis de doter le groupe de presse Le Nouvel Horizon d’une imprimerie et aider, financièrement et économiquement, le combat du FPI. Une fois au pouvoir, ces mêmes leaders politiques, soutenus par cette presse à la mémoire courte, se sont lancés dans les épigrammes contre le pouvoir burkinabé. Le régime d’Abidjan a même été accusé d’avoir financé un projet de coup d’Etat contre Blaise Compaoré. Le Colonel Logbo Raphaël, ancien aide de camp de Laurent Gbagbo a été nommément cité par les soldats impliqués dans le coup, en 2004. Mais, la politique a ses énigmes. Aujourd’hui, Gbagbo et Compaoré se sont retrouvés.
Il en était de même pour l’ancien Président du Gabon. Le Palais du bord de mer à Libreville, a reçu plusieurs visites de Laurent Gbagbo. Et l’on soutient qu’il en sortait les poches pleines. Le financement des activités du FPI était, en bonne partie, le fait d’Omar Bongo. Là encore, à la surprise générale, Gbagbo a traité le Président gabonais de « rigolo ». La colère de Bongo dont on sait qu’il avait un rapport paternaliste avec les hommes politiques de la génération venue après la sienne, était à la mesure de son indignation. Bongo et ses hommes comprenaient mal, comment après avoir reçu autant d’aide financière et de conseils politiques, Gbagbo pouvait les remercier de la sorte ? Les autorités françaises se posent aussi les mêmes interrogations. C’est donc clair, l’ingratitude semble être le deuxième nom de la Refondation.
Laurent Gbagbo et ses partisans en font partie. Depuis une dizaine d’années, ils continuent de ruminer ce « dépit amoureux » envers l’ex-puissance tutélaire qui aurait dû écraser Chérif Ousmane et ses compagnons. Dans leur dénonciation du rôle de la France, ils développent depuis un moment, l’idée selon laquelle, ce pays serait engagé pour une partie de la classe politique contre une autre. Or, à regarder dans le rétroviseur, l’objectivité nous recommande de reconnaître que sans la France, à travers l’ensemble de ses gouvernements de gauche ou de droite, le combat du FPI n’aurait jamais abouti. Laurent Gbagbo ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Pendant les longues années où Gbagbo a été dans l’opposition, lui-même et son parti ont bénéficié d’une certaine sympathie de la part des autorités françaises. Rappels historiques.

1982 – 1988 : Six années d’asile pour un exil doré

Ce sont les six ans d’exil. Laurent Gbagbo lui-même ne cesse de le rappeler : « On m`a traité de jeune bourgeois qui veut fuir le lieu de combat. Là aussi, je savais que c`était le chemin. Donc, premièrement, j`avais convaincu les camarades qu`il fallait mener le combat pour la démocratie. Deuxièmement, je les ai convaincus qu`il faut que l`un d`entre nous aille en exil ». Il a quitté la Côte d’Ivoire pour se refugier en France en qualité d’exilé politique. Ce statut est accordé par les Etats et non par les individus. Selon l'article 4 du préambule de la constitution de 1946 en France, «tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la république».
Ce n’est donc pas une question d’amitié qui a rendu possible ses six ans passés en France. Laurent Gbagbo a bénéficié d’un statut d’exilé politique avec tous les avantages y afférents. Malgré un refus officiel qui lui a été signifié en avril 1982, pour ne pas brouiller les relations avec Houphouët, Gbagbo recevait régulièrement de l’argent du gouvernement et la protection des services secrets. Toute chose qui lui a permis de préparer des livres dont « Agir pour les libertés », et de faire ses choix politiques.

Octobre 2000 :
le soutien électoral

C’est l’année de la consécration pour lui. Nous sommes le 25 octobre. Opposé au Général Guéi dans le cadre d’une compétition électorale qui a exclu les candidats du RDR et du PDCI, Laurent Gbagbo peine à se faire élire par les urnes. Alors, il profile une stratégie de révolte militaire avec ses soutiens à la gendarmerie et dans l’armée. Lorsque le Général Guéi proclame son élection, l’opposant Laurent Gbagbo ne sait plus à quel saint se vouer. Il reçoit un coup de fil d’une haute personnalité de Matignon, lui disant de prendre les dispositions et qu’à compter de cet instant, il sera sous protection française. Le gouvernement français met alors en branle une machine diplomatique et militaire. Gbagbo s’engouffre dans le coffre de la voiture de son conseiller, Lida Kouassi Moïse pour la Résidence de France. C’est là que le ciel commence à s’éclaircir pour lui. RFI, une radio officielle de l’Etat français, directement rattachée au ministère des Affaires étrangères lui ouvre ses ondes. Les Ivoiriens ont pu l’entendre s’autoproclamer. «A partir de cet instant, le Chef de l’Etat, c’est moi. Je demande à tous les Ivoiriens de prendre la rue jusqu’à ce que le Général Guéi recule ». Le rapport de force a donc changé de camp. Laurent Gbagbo, sous protection de la France, trouve la force de croire en sa victoire. Recherché par les hommes de la garde prétorienne du chef de la junte, il n’a pu être arrêté jusqu’à ce que la rue vienne en soutien aux blindés de la gendarmerie qui avaient quitté les camps pour combattre le Général Guéi.
Lors du déroulement des opérations électorales, le Parti socialiste français était présent. Un signe que la France n’entendait pas abandonner son poulain. Ce pays a été le premier du monde occidental à envoyer une lettre de félicitation pour l’élection de Gbagbo. Le gouvernement français s’était même opposé au Président Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud qui réclamait la reprise du scrutin afin qu’y participent des candidats de poids que sont Alassane Ouattara et Konan Bédié.
La France n’a pas demandé de nouvelles élections. Pour le gouvernement français, d’alors «il n'est manifestement pas question de remettre en cause cette élection». L'installation de Gbagbo permettrait au pays «d'échapper au chaos», poursuivait Hubert Védrine, le ministre français des Affaires étrangères de l’époque, qui déclarait l'élection « légale, dans le sens où elle est conforme à la légalité ivoirienne ». Il existait des liens très forts entre le PS et le FPI. Michel Rocard, député influent du PS, avait été chaleureusement applaudi en annonçant à un groupe d'études que Guéï avait été renversé et que « notre camarade Gbagbo est Président de la Côte d'Ivoire ». Henri Emmanuelli, le député PS qui dirige le groupe d'amitié France-Côte d'Ivoire, a fortement supporté Gbagbo comme le nouveau président en déclarant que ce dernier « jouit d'une culture démocratique et d'une force de caractère pour consolider le rétablissement d'une démocratie fonctionnelle. »

Mai 2001 : des experts du
Trésor français avec Gbagbo

Le gouvernement ivoirien est asphyxié. Il n’y a pas d’argent dans les caisses de l’Etat. C’est encore la France qui met à la disposition de Gbagbo, des experts de Bercy (siège du ministère de l’Economie et des Finances) et du Trésor français afin de l’aider à ficeler les dossiers pour aller les défendre au Club de Paris, à la Banque Mondiale et au Fonds monétaire international. En ce moment-là, le gouvernement ivoirien, était un regroupement de théoriciens, forts en thèmes, des « profs » incapables de traduire dans les faits les connaissances livresques.

19 septembre-décembre 2002 : Le soutien logistique

Laurent Gbagbo est en Italie. Après avoir été informé du coup d’Etat qui s’opérait à Abidjan, son premier réflexe, n’a pas été de joindre Lida Kouassi Moïse, son ministre de la Défense, encore moins le Général Mathias Doué, le chef d’Etat-major. Gbagbo a voulu, encore une fois, se confier à la France. Les contacts téléphoniques n’ont pu établir la liaison avec le Président Chirac. Toutefois, ses amis socialistes lui ont fait comprendre que la situation n’était pas aussi dramatique.
A Abidjan pourtant, l’armée est totalement démunie, désorganisée et sans commandement réel. L’ancien ambassadeur Renaud Vignal reçoit des instructions de sa hiérarchie. Elles sont fermes. Il faut apporter un soutien logistique aux FANCI. Renaud Vignal s’exécute : du carburant, des munitions et les véhicules de transport de troupes sont mis à la disposition du Général Doué qui le confirme dans une interview qu’il a accordée à la presse. « J’ai dû faire appel à des amis pour m’envoyer des munitions. Ils m’ont fait livrer les munitions dans des cargos français. Imaginez qu’on n’ait pas eu ce soutien des Français. Que se serait-il passé ? Et c’est comme cela que j’ai eu mes premières munitions. Ce sont les soldats français qui m’ont donné les premiers véhicules que j’ai déployés sur le terrain. » (Le Patriote du 29 oct 2008). A ce propos on se rappelle que le ministre délégué à la Défense avait publiquement annoncé avoir écrit au gouvernement français afin que soient activés les accords de défense. Paris avait alors répondu en se contentant du “soutien logistique”, car il n’y avait pas, en réalité, d’agression extérieure.

Octobre 2002 :
Le Pouvoir FPI protégé

La rébellion s’est installée dans le pays et prend des galons. Laurent Gbagbo est acculé. La France, intervenue dans un premier temps pour protéger ses ressortissants, comprend très vite que son rôle doit évoluer entre les Forces armées gouvernementales et la rébellion. Cette action, certes à évité au pays de sombrer dans le chaos, mais, surtout elle a sorti le régime en place dont certains barons avaient demandé l’asile auprès de l’ambassade de France à Abidjan, d’un guêpier. La France s’interpose donc pour officiellement protéger un cessez-le-feu signé sous les auspices de la CEDEAO. La rébellion était alors aux portes de villes importantes comme Yamoussoukro, San-Pedro et Daloa. L’action des hommes du général Emmanuel Beth, premier commandant de la Licorne, a stoppé la progression fulgurante des hommes de Guillaume Soro à Tiébissou, à Duékoué et à Grabo.
Une bonne partie de flux économique a été sauvée par la protection du port de San-Pedro et du tronçon Duékoué-Abidjan qui évacue une part importante des matières agricoles du pays. En déployant des troupes de près de 4000 hommes pour l’opération Licorne, le gouvernement français fait dépenser au contribuable près de 20 milliards de francs CFA par mois. C’est un effort énorme consenti pour la paix en Côte d’Ivoire. Pour lire la suite de l'article, LE PATRIOTE

Par Seth KOKO - Publié dans : Gbagbo pas présidentiable - Communauté : "Réflexion et morale"
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 14:06

LE DISCOURS DU CONFERENCIER:

M. Seth Guede KOKO          

Consultant Diplomatique ivoirien                     
                           

SA DECLARATION A LA PRESSE INTERNATIONALE

Le 26 janvier 2009, Salon Marigny de l’Hôtel Edouard VII Paris 2e 

   

Bonjour mesdames et messieurs, de la presse internationale,

 

·     Je tiens cette conférence de presse pour prendre la communauté internationale à témoin et vous informer de mon dépôt d'une réclamation contre le ministre d’Etat M. Bohoun Bouabré et le chef de l'Etat de Côte d’Ivoire M. Laurent Gbagbo. Ma réclamation a été déposée auprès des trois médiateurs de la crise ivoirienne que sont, le Facilitateur Officiel M. Blaise Compaoré, le Secrétaire Général de l’ONU M. Ban KI-MOON et le Président la République française M. Nicolas SARKOZY. Cette plainte est liée au Dialogue Direct inter-ivoirien et consiste à dénoncer une injustice que me fait subir le pouvoir Gbagbo depuis juin 2006 et ceci par l’intermédiaire de sont ministre d’Etat M. Bohoun Bouabré.

 

Chers amis de la presse,

 

Je suis l’inspirateur et le concepteur du Dialogue Direct inter-ivoirien, dialogue qui a ramené la paix en Côte d’Ivoire. Diplomate consultant ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit du pouvoir Gbagbo, je suis aujourd’hui victime de la mauvaise fois de ce pouvoir qui m’a exploité et rejeté.

 

J’accuse le ministre Bohoun Bouabré d’usurpation de ma propriété intellectuelle et de violation de mes droits du travail lors de la création du Dialogue Direct. J’accuse également ce dernier de tentative d’enlèvement, de menaces de mort et  tentative d’assassinat sur ma personne. Enfin, j’accuse le président Gbagbo de soutenir son ministre et l’accuse de complicité dans les actes de persécution dont je suis victime.

 

En juin 2007, j’ai adressé une réclamation écrite à M. Bouabré pour vol et usurpation de ma propriété intellectuelle ; ne voulant pas que l’affaire s’ébruite et « par reconnaissance pour ce grand service rendu à la nation ivoirienne », M. Bouabré m’a de suite fait deux promesses pour lesquelles il m’a fait venir à Abidjan le 14 janvier et le 16 mars 2008. Je ne donnerai pas plus de détails à ce sujet, vous m’en excusez, car ses promesses engageaient d’honorables institutions Africaines et Onusiennes, la BCEAO et la TICAD. J’insiste sur le fait qu’une fois sur le sol ivoirien, M. Bouabré s’est dérobé et n’a tenu aucune de ses promesses.

 

C’est ainsi qu’après 26 jours de négociation sans succès avec le ministre Bouabré, J’ai décidé de saisir le Chef de l’Etat par voie officielle, par des négociations discrètes, puis par voie de presse ; du 11 avril au 20 novembre 2008. Malgré toutes mes tentatives de négociation, ni le Président Gbagbo, ni le ministre Bouabré n’ont donnés de suite à ma demande. Le dernier cité a multiplier les tentatives d’assassinat et d’enlèvement contre ma personne. Je peux en apporter les preuves et des personnes sont prêtes à en témoigner.

 

Suite à ma dernière sortie médiatique du 20 novembre 2008 par laquelle je demandais un arbitrage du Président Gbagbo, une tentative d’enlèvement planifié par M. Bouabré à l’Hôtel THIAMA d'Abidjan le 4 du même mois a échoué ; le président n’a pas donné de suite et les plans ainsi que les menaces de morts se sont accentués. J’ai dû quitter Abidjan le 28 décembre 2008 pour Paris, aidé de diplomates européens en poste en Côte d’Ivoire. J’en déduis donc que le Président de la République de Côte d’Ivoire M. Laurent Gbagbo est solidaire de son ministre ainsi que des actes dont je suis victime. C’est pourquoi je demande à la France, terre d’asile et des droits de l’Homme, de bien vouloir me protéger.

   

Je suis conscient  que grâce à la détermination et à la volonté manifeste des acteurs clé de cette crise, que sont le peuple ivoirien, les partis politiques, les Forces Nouvelles, le président Gbagbo, le président Sarkozy et la France, le Secrétaire Général de l’ONU M. Ban KI-MOON et de M. le Facilitateur Officiel Blaise Compaoré du Burkina Faso, nous avançons résolument vers une sortie définitive de cette crise ivoirienne.

 

Devant ces résultats positifs, je ne peux taire un tel incident. Pour la naissance de l’Accord Politique de Ouagadougou engendré grâce au Dialogue Direct, j’ai risqué ma vie et sacrifié mes épargnes afin de  conduire plusieurs missions secrètes en zone rebelle, avec l’étiquette d’envoyé spécial du Président Gbagbo (leur ennemi). En retour, j’ai été exploité et rejeté ; mes droits ; mes droits du travail ainsi que de ma propriété intellectuelle ont été violés  par le président Gbagbo et le ministre d’Etat Bohoun Bouabré ; enfin  une atteinte à ma sécurité physique a été constatée.

 

Au vu de la persécution et de  l’injustice dont je fais l’objet de la part du pouvoir Gbagbo, j’ai saisi aujourd’hui le Président Blaise Compaoré, Facilitateur Officiel, le Secrétaire Général de l’ONU  M. Ban KI-MOON et le Président français M. Nicolas Sarkozy. Le but ultime étant de trouver une solution politique et de permettre au processus de paix de suivre son cour normal, faute de quoi, je me réserve un droit de dépôt d’une plainte auprès de la Cour Pénale Internationale.

 

Pour conclure :

 

J’aimerais dire aux ivoiriens que J’aime mon pays, je suis fière de l'avoir mis sur la voie de la paix. Je réclame justice car j’ai beaucoup aidé mon pays pour son retour à la sérénité et la prospérité.

Pour avoir aidé la Côte d’Ivoire et mon président à retrouver la paix qui mènera au bonheur de son peuple, ma tête est aujourd’hui mise à prix.

Par ailleurs, je voulais attirer l’attention du Président Laurent Gbagbo. Cette démarche est une main tendue vers lui dans le seul but de trouver une solution à l’amiable dans ce conflit. Ainsi, pour éviter tous dérapages préjudiciables au processus de paix en cour, j’en appel à la médiation des autorités et institutions internationales compétentes.

Les autres personnalités et institutions officiellement  informés de ma réclamtion :

Le Président en Exercice de la CEDEAO M. Umaru Yar'Adua Président de la République du Nigéria

Le Président de la commission de l’UE M. Vaclav Klaus Président de la République Tchèque

Le Président de la République Libyenne M. Mouammar Kadhafi

Le Président de la République d’Egypte M. Hosni Moubarak

Le Président de la République de Côte d’Ivoire M. Laurent Gbagbo

Le Secrétaire Général des Forces Nouvelles et Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire M. Guillaume Soro.

Le président de l’assemblé Nationale de Côte d’Ivoire M. Mamadou Koulibaly

Le Président du RDR M. Alassane Ouattara

Le Président du FPI M. Pascal Affi N’Guessan

Le Président du PDCI M. Henri Konan Bédié

Le Secrétaire Général du RHDP M. Alphonse Djédjé Mady

Je vous remercie


 

Par Seth KOKO - Publié dans : Gbagbo pas présidentiable - Communauté : BUSINESS PLAN
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Le mot d'ordre du Leader

Seth Koko sur France24 le 15 février 2010

     Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

·        Les pauvres ivoiriens se sont sacrifiés pour un président qui n’en valait pas la peine.

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·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

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Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO
·        Attention à ce rusé qui court encore pour se faire réélire car sa position actuelle en cache milles autres.

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  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit du pouvoir du Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo.« Il est le concepteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire ». Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique du Président Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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