LE DISCOURS DU CONFERENCIER:
M. Seth Guede
KOKO
Consultant Diplomatique ivoirien
SA DECLARATION A LA PRESSE INTERNATIONALE
Le 26 janvier 2009, Salon Marigny de l’Hôtel Edouard VII Paris
2e
Bonjour mesdames et messieurs, de la presse internationale,
· Je tiens cette conférence de presse pour prendre la communauté
internationale à témoin et vous informer de mon dépôt d'une réclamation contre le ministre d’Etat M. Bohoun Bouabré et le chef de l'Etat de Côte d’Ivoire M. Laurent Gbagbo.
Ma réclamation a été déposée auprès des trois médiateurs de la crise ivoirienne que sont, le Facilitateur Officiel M. Blaise Compaoré, le Secrétaire Général de l’ONU M. Ban KI-MOON et le
Président la République française M. Nicolas SARKOZY. Cette plainte est liée au Dialogue Direct inter-ivoirien et consiste à dénoncer une injustice que me fait subir le pouvoir Gbagbo depuis juin
2006 et ceci par l’intermédiaire de sont ministre d’Etat M. Bohoun Bouabré.
Chers amis de la presse,
Je suis l’inspirateur et le concepteur du Dialogue Direct inter-ivoirien, dialogue qui a
ramené la paix en Côte d’Ivoire. Diplomate consultant ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit du pouvoir Gbagbo, je suis aujourd’hui victime de la mauvaise fois de ce
pouvoir qui m’a exploité et rejeté.
J’accuse le ministre Bohoun Bouabré d’usurpation de ma propriété intellectuelle et de
violation de mes droits du travail lors de la création du Dialogue Direct. J’accuse également ce dernier de tentative d’enlèvement, de menaces de mort et tentative d’assassinat sur ma
personne. Enfin, j’accuse le président Gbagbo de soutenir son ministre et l’accuse de complicité dans les actes de persécution dont je suis victime.
En juin 2007, j’ai adressé une réclamation écrite à M. Bouabré pour vol et usurpation de ma
propriété intellectuelle ; ne voulant pas que l’affaire s’ébruite et « par reconnaissance pour ce grand service rendu à la nation ivoirienne », M. Bouabré m’a de suite fait deux
promesses pour lesquelles il m’a fait venir à Abidjan le 14 janvier et le 16 mars 2008. Je ne donnerai pas plus de détails à ce sujet, vous m’en excusez, car ses promesses engageaient
d’honorables institutions Africaines et Onusiennes, la BCEAO et la TICAD. J’insiste sur le fait qu’une fois sur le sol ivoirien, M. Bouabré s’est dérobé et n’a tenu aucune de ses
promesses.
C’est ainsi qu’après 26 jours de négociation sans succès avec le ministre Bouabré, J’ai décidé
de saisir le Chef de l’Etat par voie officielle, par des négociations discrètes, puis par voie de presse ; du 11 avril au 20 novembre 2008. Malgré toutes mes tentatives de négociation, ni le
Président Gbagbo, ni le ministre Bouabré n’ont donnés de suite à ma demande. Le dernier cité a multiplier les tentatives d’assassinat et d’enlèvement contre ma personne. Je peux en apporter les
preuves et des personnes sont prêtes à en témoigner.
Suite à ma dernière sortie médiatique du 20 novembre 2008 par laquelle je demandais un
arbitrage du Président Gbagbo, une tentative d’enlèvement planifié par M. Bouabré à l’Hôtel THIAMA d'Abidjan le 4 du même mois a échoué ; le président n’a pas donné de suite et les plans
ainsi que les menaces de morts se sont accentués. J’ai dû quitter Abidjan le 28 décembre 2008 pour Paris, aidé de diplomates européens en poste en Côte d’Ivoire. J’en déduis donc que le Président
de la République de Côte d’Ivoire M. Laurent Gbagbo est solidaire de son ministre ainsi que des actes dont je suis victime. C’est pourquoi je demande à la France, terre d’asile et des droits de
l’Homme, de bien vouloir me protéger.
Je suis conscient que grâce à la détermination et à la volonté manifeste des acteurs clé
de cette crise, que sont le peuple ivoirien, les partis politiques, les Forces Nouvelles, le président Gbagbo, le président Sarkozy et la France, le Secrétaire Général de l’ONU M. Ban KI-MOON et
de M. le Facilitateur Officiel Blaise Compaoré du Burkina Faso, nous avançons résolument vers une sortie définitive de cette crise ivoirienne.
Devant ces résultats positifs, je ne peux taire un tel incident. Pour la naissance de l’Accord
Politique de Ouagadougou engendré grâce au Dialogue Direct, j’ai risqué ma vie et sacrifié mes épargnes afin de conduire plusieurs missions secrètes en zone rebelle, avec l’étiquette
d’envoyé spécial du Président Gbagbo (leur ennemi). En retour, j’ai été exploité et rejeté ; mes droits ; mes droits du travail ainsi que de ma propriété intellectuelle ont été violés
par le président Gbagbo et le ministre d’Etat Bohoun Bouabré ; enfin une atteinte à ma sécurité physique a été constatée.
Au vu de la persécution et de l’injustice dont je fais l’objet de la part du pouvoir
Gbagbo, j’ai saisi aujourd’hui le Président Blaise Compaoré, Facilitateur Officiel, le Secrétaire Général de l’ONU M. Ban KI-MOON et le Président français M. Nicolas Sarkozy. Le but ultime
étant de trouver une solution politique et de permettre au processus de paix de suivre son cour normal, faute de quoi, je me réserve un droit de dépôt d’une plainte auprès de la Cour Pénale
Internationale.
Pour conclure :
J’aimerais dire aux ivoiriens que J’aime mon pays, je suis fière de l'avoir mis sur la voie de
la paix. Je réclame justice car j’ai beaucoup aidé mon pays pour son retour à la sérénité et la prospérité.
Pour avoir aidé la Côte d’Ivoire et mon président à retrouver la paix qui mènera au bonheur de
son peuple, ma tête est aujourd’hui mise à prix.
Par ailleurs, je voulais attirer l’attention du Président Laurent Gbagbo. Cette démarche est
une main tendue vers lui dans le seul but de trouver une solution à l’amiable dans ce conflit. Ainsi, pour éviter tous dérapages préjudiciables au processus de paix en cour, j’en appel à la
médiation des autorités et institutions internationales compétentes.
Les autres personnalités et institutions officiellement informés de
ma réclamtion :
Le Président en Exercice de la CEDEAO M. Umaru Yar'Adua Président de la République du
Nigéria
Le Président de la commission de l’UE M. Vaclav Klaus Président de la République
Tchèque
Le Président de la République Libyenne M. Mouammar Kadhafi
Le Président de la République d’Egypte M. Hosni Moubarak
Le Président de la République de Côte d’Ivoire M. Laurent Gbagbo
Le Secrétaire Général des Forces Nouvelles et Premier Ministre de la République de Côte
d’Ivoire M. Guillaume Soro.
Le président de l’assemblé Nationale de Côte d’Ivoire M. Mamadou
Koulibaly
Le Président du RDR M. Alassane Ouattara
Le Président du FPI M. Pascal Affi N’Guessan
Le Président du PDCI M. Henri Konan Bédié
Le Secrétaire Général du RHDP M. Alphonse Djédjé Mady
Je vous remercie
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