Vendredi 23 octobre 2009
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POUR LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE
SETH KOKO TV
Ici on dit haut ce que Gbagbo cache aux ivoiriens et au reste du monde.
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Par Seth KOKO
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Jeudi 23 avril 2009
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M. Bohoun
Bouabré
Après Me Bai Patrice, le mardi dernier, sept autres personnes ont été entendues hier mercredi 22 avril 2009 par les juges français
en charge de l`enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer. Il s`agit du commandant Séka Séka
Anselme, chargé de la sécurité de la première dame, de l`adjudant Zan Bi Kouakou, de Vlon Hou Lezzy, de Zoua Toh, de Glou Bognéan, de Zié Didier et de Zaomo. Selon le quotidien ivoirien
d’information (Le Nouveau Réveil), l`audition du commandant Séka Séka devrait intervenir plutôt le mardi dernier. Mais ce dernier s`est excusé pour qu`il soit entendu mercredi (hier). Toujours
selon ce quotidien, ce décalage a été souhaité pour harmoniser un certain nombre de points de vue entre la première dame et son chargé de la sécurité. Une réunion s`est donc tenue au palais
présidentiel le mardi ; avec pour ordre du jour : l`affaire Kieffer. Comme pour dire, pas question de dire certaines choses qui pourraient compromettre la patronne. Certaines personnes
auditionnées donnent déjà des pistes aux enquêteurs. Il s`agit des nommés Vlon Hou Lezzy, de Zoua Toh et de Glou Bognéan. Les déclarations de ces trois personnes, réputées proches du Capitaine
Tony Oulaye (déjà en détention dans le cadre de cette enquête) sont identiques. Telle une récitation, les mots étaient répétés. En ce qui concerne le commandant Séka Séka Anselme, il a été
assisté par trois avocats dont une Française. En ce qui concerne l`audition du ministre d`Etat Bohoun Bouabré, elle a lieu ce
jour même au 7e cabinet du juge d`instruction. Hier,un collaborateur du ministre, notamment Guédé Pépé Leonard, alias James
Cenach, était sur les lieux pour le repérage. S`agissant de l`audition de la première dame, l`on ne sait exactement quand elle aura lieu. Mais selon le quotidien, certains de ses avocats ont
assisté hier à l`audition du commandant Séka Séka Anselme. Lors des auditions, les juges Patrick Ramael et Nicolas Blot sont toujours assistés de juges ivoiriens. Il est bon de mentionner que
selon certaines sources proches du dossier, trois escadrons ont participé à l`enlèvement du journaliste franco-canadien. Et étaient respectivement dirigés par Tony Oulaye, Me Bai Patrice et le
Commandant Séka Séka Anselme.
Article
écrit le 23 avril 2009, par Jules Claver Aka du quotidien ivoirien d’information, LE NOUVEAU REVEIL et retransmit par le blog sethkoko. Le titre de cet article appartient au blog sethkoko.
Par Seth KOKO
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Lundi 2 février 2009
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Abidjan, le 16 novembre 2008
A Monsieur Laurent GBAGBO
Président de la République de Côte d'Ivoire
Monsieur le Président de la République,
Pour ne pas faire partie des ennemis de la paix dans notre pays, dans l'affaire indiquée ci-dessus et qui m'oppose au Ministre d'Etat Bohoun BOUABRE, j'ai toujours été soucieux d'un règlement à
l'amiable et en toute discrétion de ladite affaire. En effet, les 11 et 14 avril 2008, je vous ai adressé une demande d'audience référence : DPC 37-2 PRCI/BOHOUN.B par fax, via trois membres de
votre cabinet qui m'ont confirmé sa réception. Le 22 avril 2008, un autre courrier de rappel est resté sans suite. Le 28 avril 2008, une autre demande adressée via Mr Eugène ALLOU (ex Directeur
du Protocole) est aussi resté sans suite alors qu'il m'avait lui aussi confirmé sa réception. Par mes investigations, j'ai été très intrigué d'apprendre que vos collaborateurs ne vous ont pas
informé de cette affaire jusqu'au 15 octobre 2008, date de la première parution médiatique de cette affaire.
Cependant, Plusieurs négociations avaient aussi été entreprises directement auprès de certains de vos proches collaborateurs pour cette audience et qui sont aussi restées sans succès. Et cela
fait bientôt 11 mois que je suis en Côte d'Ivoire dans cette attente.
J'ose donc en déduire monsieur le Président, qu'avec le lobbying sinon les barrages dressés par M. Bohoun BOUABRE autour de ce dossier m'ont pas permis de vous tenir informé de cet incident
diplomatique lié au Dialogue Direct et qui peut porter atteinte au fonctionnement du processus de paix actuel...
A la Suite de ma conférence de presse du 15 octobre dernier, ayant constaté un début de résolution de ce conflit de la part de la Présidence de la République, j'ai décidé de suspendre toutes
communications médiatiques autour de cette affaire. Mais contre toutes attentes, le mardi 04 novembre 2008 à 16 heures, j'ai échappé à un enlèvement planifié à l'Hôtel THIAMA par des
collaborateurs du ministre d'Etat Bohoun BOUABRE. J'ai échappé à cette agression grâce à l'arrivée de la presse que mon chargé du protocole a appelée sur les lieux pour dissuader les quatre
personnes armées et en civil que le conseiller spécial du Ministre BOUABRE (M. Guédé Pépé Léonard, connu sous le nom de James Cénac) avait fait venir dès qu'il m'a aperçu dans l'hôtel. Il faut
aussi noter que cette scène s'est déroulée devant quatre personnes avec qui j'avais rendez-vous dans l'hôtel, mais aussi sous le regard impuissant des agents de THIAMA.
Monsieur le Président de le République, à ce jour, constatant que ma sécurité est à répétition menacée, je ne saurais longtemps tenir une langue de bois autour de ce dossier au risque de ma
santé. Mais vous sachant homme de justice et de transparence, par amour pour notre patrie, et sachant aussi que vous avez déjà dépensé assez d'énergie vous et le Premier ministre pour cette
sortie de crise, je fais publier cette lettre ouverte qui est le seul moyen pour moi de m'adresser à vous sans intermédiaire, afin de vous permettre de mettre fin à cette injustice dont je suis
l'objet depuis juin 2006. Monsieur le Président, un entretien avec vous s'impose avant qu'il ne soit tard. Cette lettre est aussi faite pour que je ne sois reproché de n'avoir pas usé de tous les
recours possibles.
Pour conclure, permettez-moi monsieur le Président de vous rappeler ces propos que vous avez tenus le 15 novembre 2008 à Attiégouakro, à la faveur de la journée de la paix et qui m'ont inspiré
lors de la rédaction de cette lettre : " La paix marche avec la vérité. Le Dieu que nous adorons n'aime pas le mensonge. J'ai appris à être persévérant car le mensonge est souvent devant la
vérité mais la vérité finit toujours par le rattraper et le dépasser." Dans cette affaire, ne laissez donc personnes vous mentir au détriment de notre nation. Mon Président, ma sécurité est dans
vos mains.
Dans cette attente, je me tiens à votre entière disposition, et vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de mes sentiments distingués.
M. Seth Guédé KOKO
La beauté de Dieu réside dans la vérité
Dieu bénisse la Côte d'Ivoire
Contact : 09 97 16 20
Parution le 20 novembre 2008 dans le N° 2075 du quotidien ivoirien LE NOUVEAU REVEIL.
www.lenouveaureveil.com
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