Les scandales sous Gbagbo

Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /2010 15:20

equipe_de_campagne18-copie-1.jpgLaurent-Gbagbo3Le candidat Laurent Gbagbo connait maintenant la réalité du terrain. Les grandes oreilles de la République lui ont révélé qu’il n’est pas en pôle position malgré les sondages et tutti quanti qui le plébiscitent. Il reprend les choses en main.

Les nouvelles du terrain ne sont pas bonnes pour le candidat Laurent Gbagbo. Il le sait grâces aux notes à lui fournies par les renseignements généraux. Il sait qu’il est très mal placé comparativement à ses principaux adversaires Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Le chef de l’Etat est informé désormais que les coups de gueule ou bluff selon lesquels, « y a rien en face » ou « Gbagbo écrasera ses adversaires au premier tour » relèvent de la supercherie. Le candidat 100% et président 100% a donc décidé de prendre sa campagne en charge.

Une petite enquête menée auprès de nombreux préfets et hauts fonctionnaires de l’Etat lui a révélé, en effet, que les populations ne sont pas en phase avec lui et qu’il y a beaucoup de double jeu avec lui, surtout dans le pays Akan et principalement dans les milieux Baoulé.

Les barons du Fpi en retrait

Laurent Gbagbo a nommé le Dr Coulibaly Issa Malick, comme directeur national de campagne pour essayer d’effacer les schèmes négatifs qui font de lui un homme sectaire. Mais cette nomination a provoqué chez beaucoup de barons du Fpi un sentiment de frustration qui fait qu’ils ne s’investissent pas assez dans la campagne. Les uns et les autres préfèrent regarder sans véritablement s’engager à fond dans la conquête de l’électorat.

De même, l’enquête a révélé que l’Union des Houphouetistes pour la démocratie, portée sur les fonts baptismaux par Malick dans le vacarme à Yamoussoukro et qui devait servir de contrepoids au Rhdp, n’a rien apporté à la campagne du chef de l’Etat. Ce mouvement conduit par les Roger Ouegnin, Dona-Fologo, Ndri Apollinaire et autres ne s’est réuni qu’une seule fois. Et plus rien sur le terrain.

En ce qui concerne le Nord du pays, l’étude commanditée par Gbagbo lui a révélé que l’effet escompté en nommant Malick n’a pas été atteint. Non seulement tous les cadres qu’il dit avoir recrutés ne sont pas actifs sur le terrain pour lui. Les Koné Samba, Koné Dossongui, Coulibaly Doulaye, Lancina Gbon Coulibaly et autres ne posent aucune action en faveur du candidat Lmp sur le terrain. Mais aussi, d’autres cadres fraichement recrutés sont retournés à la maison. On a l’exemple de Zanga Ouattara qui est revenu vers Alassane Ouattara après avoir été brandi comme un homme de Gbagbo.

Gbagbo déçu

C’est au sein des populations du Nord que la désillusion est vraiment grande pour Gbagbo.

L’effervescence et l’engouement lors du dernier voyage de Ouattara au Nord a révélé que la partie septentrionale du pays n’a pas basculé vers le Fpi et son candidat, contrairement aux professions de foi. Les propos du genre : ce sont des étrangers ou des non-électeurs qui suivent Ouattara ont fini par faire perdre beaucoup de points à Gbagbo.

Ce n’est un secret pour personne au palais. Gbagbo n’est pas content de son staff de campagne. Il trouve que son Dnc n’élabore aucune stratégie de campagne. C’est plutôt les Tagro, Blé Goudé et consort qui élaborent des stratégies de conquête de l’électorat. En plus, quand surviennent des problèmes majeurs, comme la guéguerre Koulibaly-Tagro, susceptibles de nuire à la campagne du candidat Lmp, Malick n’approche jamais le « Pr » pour lui faire des propositions. Il est reproché au Dnc de jouer aux exécutants au lieu d’orienter la campagne. Nommé directeur de cabinet adjoint, le chef de l’Etat s’attendait à le voir plus sur le terrain qu’au palais, mais l’homme préfère suivre les audiences, se mêler des problèmes comme la Matca, l’Oic et autres. Avec en prime des trafics d’influence.

Traoré M. Ahmed
Source:  L'expression
Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : BUSINESS PLAN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /2010 12:16

ado bedie 2Un nuage de plomb commence à couvrir encore le pays. La chasse aux présumés fraudeurs ou aux étrangers sur la liste électorale lancée par le Fpi, fait monter la fiève dans tout le pays. Cette opération obscure pour « désinfecter la liste électorale » (empruntons l’expression de Malick Coulibaly) si on n’y prend garde, risque d’embraser le pays. On a encore en mémoire les tristes souvenirs des événements malheureux de février –mars derniers, qui avaient occasionné des troubles, suite à une opération identique de radiation sur la liste électorale et à la dissolution de la commission électorale indépendante (CEI). Des tribunaux, des Sous-préfectures, des Préfectures incendiés, des manifestants tués par balles… furent les corollaires de ces manifestations des protestations. Et comme si cela n’avait instruit personne et interpellé ceux qui sont censés gouverner les Ivoiriens, cette sombre histoire de la Côte d’Ivoire est en passe de se répéter. Le camp présidentiel a remis le couvert. Ses manœuvres de radiations de supposés fraudeurs à gagné tout le pays. A partir de simples suspicions voire présomptions, on prive des Ivoiriens de leur droit de vote en leur déniant leur nationalité. Comme si on oubliait que la crise militaro-politique déclenchée le 22 septembre 2002 n’était rien d’autre qu’une crise identitaire. Une situation dont le revers est à craindre. L’opposition victime de cette radiation, n’entend pas rester passive face à cette supercherie politique de Gbagbo et son clan. Une réaction vigoureuse est donc en train d’être concoctée pour apporter une réplique à la fâcheuse opération de « désinfestation » de la liste électorale. Le pire est donc à redouter. La menace qui plane sur la cohésion sociale est à prendre au sérieux avec cette crise identitaire qui est réactivée par les frontistes.

va-t-on assister au scénario de févier dernier?

Les Ivoiriens croisent les doigts face à ce danger imminent qui guette la paix sociale. Le Fpi qui n’a certainement pas souci de résoudre définitivement cette situation sensible de ni paix, ni guerre que le pays vit, attise les germes d’un conflit. La chasse aux étrangers sur la liste électorale fait monter l‘adrénaline. La ville d’Agboville à donné le ton cette semaine. Une centaine de militants du Rassemblement des Républicains(Rdr) ont envahi le tribunal de cette localité pour protester contre la radiation de certains des leurs. Une marche est prévue à cet effet, samedi dans la cité de l’Agneby. Et plusieurs villes s’apprêtent a entrer dans la danse. L’opposition veut investir encore les rues pour se faire entendre. Va- t-on assister au scénario de Février dernier ? Vraiment tout est mis en place par le camp présidentiel pour faire vivre aux Ivoiriens de sombres journées. Et ainsi, se servir de la chienlit qu’il aura ainsi créée pour ne pas aller aux élections. Mais cette fois-ci, la provocation n’aboutira pas.

Jérôme N’dri

Source: Le Mandat

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : BUSINESS PLAN
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /2010 10:52

Gbagbo Soro 1Des informations circulent selon lesquelles le Premier Ministre issu de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), Guillaume Soro serait à la porte de sortie de la chefferie du gouvernement.

Poste qu’il occupe depuis 2007, en sa qualité de premier responsable de la rébellion, à la suite de la signature de l’APO avec mission d’organiser les élections en 10 mois. Depuis 72 heures, Soro Guillaume n’est plus le patron des Forces Nouvelles. Il a cédé sa place à un autre, intérimaire ou non. Dès lors, il se pose le problème de la représentation des FN dans les débats sur la sortie de crise. Soro ne représentant plus les intérêts des Forces Nouvelles, peut-il encore diriger la Primature et parler au nom des ex-rebelles ? Evidemment, le départ du Premier Ministre de la tête des FN lui impose logiquement, semble-t-il,également de quitter la tête du gouvernement de Côte d’Ivoire. Or, le départ de Soro de la Primature signifierait de facto, la mort de l’APO. Parce que ledit accord ne prévoit pas une autre alternative après l’option Soro. Ce qui signifie que la nomination d’un Premier Ministre autre que Soro n’entre pas dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou, même si elle s’impose comme impératif. Laurent Gbagbo aura une fois encore, atteint l’un de ses objectifs, à savoir, faire partir Soro et nommer un autre Premier Ministre issu de ses hommes de confiance et qui serait son choix.


Le nouveau plan de Gbagbo

Le Président de la République n’avait jamais été d’accord avec l’APO en ce sens qu’il le dépouillait de l’organisation des élections au profit de l’opposition. Or, le candidat de la majorité présidentielle n’envisage point céder son fauteuil maintenant, lui qui dit s’être battu pour limiter les mandats présidentiels à deux. Après dix ans, Gbagbo et ses thuriféraires estiment toujours être dans des conditions pour briguer un troisième mandat. Le maintien de Tagro et son ‘’ blanchissement’’ par l’enquête judiciaire trouvent leur explication dans cette ambition du Président sortant. Soro s’en va, un autre Premier Ministre, cette fois-ci, proche du chef de l’Etat, comme ce fut le cas de son ami N’dré, à la tête du conseil constitutionnel sera peut-être nominé. Et là, la charge de l’organisation des élections reviendra de manière constitutionnelle au Ministère de l’Intérieur que dirige le ‘’bon petit’’ de Gbagbo, Désiré Tagro. Ce dernier, quoi qu’on dise, reste le technocrate de la maison, spécialisé en technologie électorale ? Déjà, le clan présidentiel ne cachait jamais ses velléités de remettre en cause tout le travail abattu par la CEI jusqu’à ce jour. Parce qu’il n’aurait pas toutes les cartes en main pour garantir la victoire de son candidat à la présidentielle.

Maintenant que Soro s’en va, Laurent Gbagbo aura enfin les coudées franches pour réaménager la machine électorale à sa guise et à sa convenance. Ce ne sera qu’après cette ‘’ remise en ordre des choses’’, avec la certitude qu’il gagnera les élections, que Laurent Gbagbo songera vraiment à l’organisation des élections. Nous devons alors apprendre à nous habituer à des phrases du genre : « Nous sommes pressés d’aller aux élections, je suis l’enfant des élections etc. » Tous ceux qui aspirent à des élections équitables et transparentes sont ainsi avertis.

Rodolphe Flah:
Le Mandat

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : Changer, Changer autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 12:43

Les conclusions du procureur TCHIMOU relatives à l`affaire KOULIBALY/TAGRO sont malheureusement la confirmation de la méchante farce de Laurent GBAGBO et de la refondation. Cette enquête judiciaire n`est malheureusement rien d`autre qu`une véritable mise en scène dont le seul objectif était de blanchir l`homme de main de Laurent GBAGBO, le ministre Désiré TAGRO. Nous n`en sommes donc pas surpris. C`est d`ailleurs la raison pour laquelle nous encourageons vivement l`ouverture d`une enquête parlementaire.

Les Ivoiriens doivent en tirer toutes les leçons et exiger la tenue de l`élection présidentielle dans les plus brefs délais, afin de libérer définitivement notre pays de Laurent GBAGBO et du FPI.

Anne Désirée OULOTO
Porte-parole principal d`ADO

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : Cercle de Réflexion d'UNIFANG
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /2010 19:50

Le président de l’Assemblée nationale, le Pr. Mamadou Koulibaly, convoqué par le procureur de la République dans le cadre de l’affaire Tagro, s’est présenté hier à 10 h au parquet d’Abidjan – Plateau.
autre-8875.jpg
Accueilli à sa descente de voiture par le procureur lui-même, M. Tchimou Raymond Féhou, chef dudit parquet, la deuxième personnalité de l’Etat, a été auditionnée par ce dernier et ses collaborateurs pendant plus de deux heures d’horloge. Et si rien n’a filtré de la déposition ainsi faite dans le bureau même du procureur Tchimou, nous tenons de source bien introduite que le Pr. Mamadou Koulibaly a réitéré avec plus de détermination, ses déclarations qui ont suscité cette enquête.

« Je suis venu répondre à l’invitation du procureur de la République que je remercie d’ailleurs d’avoir accepté cette mission que le Président de la République lui a confiée. Parce que dans la dynamique que le Président de la République a créée, il faut que nous puissions voir clair dans un certain nombre d’affaires. Et ce matin, nous avons discuté assez longuement des questions qui font l’objet de la saisine du procureur de la République. Je l’ai encouragé à aller au bout de ce processus-là pour que les Ivoiriens soient tranquilles». Au terme de sa rencontre avec les magistrats, le président de l’Assemblée nationale, a fait cette déclaration aux journalistes qui attendaient massivement au bas de l’immeuble.

Parlant ensuite de l’enquête parlementaire qu’il aurait décidée et pour laquelle, il a convoqué une conférence des présidents mardi prochain, le Pr. Mamadou Koulibaly exprime toute son indignation devant toutes ces choses fausses qui ont été soutenues dans certains journaux. Car, fait-il savoir, «ce n’est pas Koulibaly qui décide de l’enquête parlementaire ». Il explique que cela est du ressort des groupes parlementaires. Dans le cas d’espèce, Koulibaly dit avoir reçu les résolutions des groupes parlementaires Solidarité, Pdci-Rda, Udpci lui demandant avec insistance, de créer une commission d’enquête parlementaire. Sur les mécanismes de sa mise en place, le président de l’Assemblée nationale expose ce qui suit: « Moi, en tant qu’exécutant, j’ai donc convoqué la conférence des présidents pour mardi prochain et c’est elle qui va étudier les demandes des groupes parlementaires.

Si la conférence décide que leurs demandes sont recevables, alors elle va confier les résolutions à une commission permanente. Soit, la commission des Affaires sociales parce qu’il s’agit de l’école, soit la commission de la défense et de la sécurité, parce qu’il s’agit de la police.

Et la commission permanente va étudier les résolutions, proposer à l’assemblée nationale en plénière une résolution qui fusionne les trois résolutions. Et puis, la plénière va se réunir alors pour débattre de cette résolution, l’adopter et mettre en place la commission, ou la rejeter et la commission ne se mettra pas en place. Et c’est après la décision de l’assemblée nationale que son président que je suis, écrira au Garde des Sceaux pour dire que l’assemblée a décidé ce jour, de mettre en place une commission d’enquête parlementaire».

Le Pr. Mamadou Koulibaly, tout en invitant particulièrement les journalistes à s’informer sur le site de son institution aux fins de s’imprégner des modalités et procédures de son fonctionnement, a tenu à dissiper tous les malentendus et autres soupçons en ces termes: «Ce que nous faisons, le Président de la République est au courant. Il n’a jamais dit qu’il ne ferait que l’enquête administrative et il ne s’y est jamais opposé, sinon, qu’auraient fait les groupes parlementaires? Ce n’est donc pas, Mamadou Koulibaly qui décide, ce sont les groupes parlementaires». Il est bon de savoir que le président de l’Assemblée nationale est arrivé hier au parquet en compagnie du député Atéby Williams. Ce dernier était lui aussi, en train d’être auditionné au moment où nous quittions le palais de justice.

Pour rappel, notons que c’est entre autres à partir des déclarations du Pr. Mamadou Koulibaly dénonçant le 2 juin dernier, au cours d’une cérémonie au Parlement, la corruption et le favoritisme dans l’organisation des concours d’entrée à l’école de police, que le Chef de l’Etat a instruit le chef du parquet à l’effet de vérifier certaines informations. A savoir: 1 – déterminer le nombre exact, tous corps confondus, des personnes admises au concours d’entrée à l’Ecole nationale de police, session 2007 – 2009, qui sont originaires des sous-préfectures de Saïoua et Nahio.

Et vérifier si le ministre de l’Intérieur a directement ou indirectement marchandé des places ou s’il a fait obstruction aux poursuites engagées contre une personne qui les aurait marchandées. 2 – Etablir si le ministre de l’Intérieur a, oui ou non, détourné pour son compte ou pour le compte d’autrui les sommes d’argent mises à la disposition de la communauté musulmane, dans le cadre des pèlerinages à la Mecque (hadj) des années 2007, 2008 et 2009. Il s’agit, en outre, en cas de détournement avéré, d’en déterminer le montant. 3 – Découvrir si les sommes d’argent octroyées par l’Etat de Côte d’Ivoire pour l’indemnisation des victimes des déchets toxiques sont effectivement et en totalité parvenues aux destinataires. 4 –Etablir si oui ou non, le ministre de l’Intérieur a perçu, seul ou avec autrui, (notamment le Premier ministre)la somme de dix milliards de FCfa (10.000.000.000 Fcfa) à titre de commission de la part de la société Sagem sécurité.

Landry Kohon

Source: Fraternité Matin

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour.

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : VOTRE ACTUALITE A LA UNE !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /2010 10:34

diby koffi 5Le chef de l’Etat ivoirien veut donner une virginité à toute épreuve avant d’ouvrir les joutes électorales. Pour ce faire, il a décidé de se débarrasser des souillures de son régime.



Le refondateur en chef, Laurent Gbagbo, a décidé, enfin, de descendre de sa tour d’ivoire. Dix ans après, il mûrit la nécessité de passer un coup de balai devant sa porte. Les incessantes plaintes de ses ‘‘visiteurs’’ n’en finissaient pas d’agacer ses tympans. En fait, Laurent Gbagbo se rend compte, aujourd’hui, sur le tard que son régime traîne de nombreuses casseroles. Et, aussi, les hauts faits de ses camarades en matière de mal- gestion de la chose publique ne se comptent plus. En si peu de temps, leurs fortunes se chiffrent en milliards de Fcfa. Sans doute écœuré devant l’indifférence de ses compagnons de lutte, surtout, les nouveaux fortunés, qui rechignent à ouvrir leurs bras aux autres militants, il lâcha cette phrase qui en dit long dans son village natal, à Mama: «Si je quitte le pouvoir, vous perdrez vos fortunes».
Laurent Gbagbo a pris la pleine mesure, en réalité, que la base ne suit plus les nababs du régime qui ont fait de la course effrénée à l’enrichissement illicite leur hobby. Sacrifiant ainsi sur l’autel de leurs intérêts personnels, l’idéal dont ils étaient porteurs lorsqu’ils se sont emparés du pouvoir en 2000.
Le chef de l’Etat sortant n’a aucunement envie de lâcher de sitôt les rênes du pouvoir. Pour ce faire, il veut se débarrasser de tous ceux qui pourraient constituer pour son opposition un objet de dénigrement ou de déchéance de son régime.
Il faudra, pour cela, à Laurent Gbagbo une force herculéenne. En ce sens que tous les secteurs stratégiques de son pouvoir tenus par les pontes de sa formation politique sont entachés par les maux qu’il a longtemps décriés durant ses années d’opposant.
Mamadou Koulibaly, le n°2 du régime, est celui-là même qui a servi le bâton à Laurent Gbagbo pour corriger les camarades fossoyeurs de la politique de la Refondation.
Il a donné un violent coup de pied dans la fourmilière en dénonçant aussi sec les magouilles qui ont pignon sur rue au ministère de l’Intérieur et à la fonction publique (Ena).
Les places, selon lui, sont marchandées à tour de bras ou gracieusement offertes aux parents et connaissances qui, pour la plupart, n’ont ni le niveau ni la compétence.
Les Ivoiriens en général et les jeunes en particulier ont été effarouchés d’apprendre que le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, a confié lors de la réunion-vérité tenue chez Affi N’Guessan à la Riviera que les 2/3 des places au concours d’entrée à la Police sont strictement réservées aux caciques du régime. Konaté Navigué a dévoilé la clé de répartition de ces places qui fait la part belle à Simone Gbagbo, Affi N’Guessan, Sokouri Bohui… Les autres, les Ivoiriens lambda doivent se battre pour s’arracher le reste des places. Là, encore, ils devront faire face aux véreux marchands qui, eux, vendent les places pour le compte de certains hauts placés de ce système. En définitive, des milliers de jeunes chaque année se battent aux portes de l’Ecole de police pour des places chimériques.
Et, c’est comme ça dans tous les secteurs où il y a des places à pourvoir. La preuve, à sa prise de fonction tant que la nouvelle Directrice générale de l’Ecole nationale d’administration, Sérélé-Zoua, épouse Evelyne Marie-Chantal Yapo, a lâché des propos qui ont achevé de convaincre sur tout ce qui se disait sur cette école qui, naguère, était le nid même de l’intelligentsia ivoirienne.
«Je veux réconcilier l’Ena avec la population ivoirienne. On n’aura plus à payer pour y entrer», a-t-elle déclaré, le mardi 8 juin, à sa prise de fonction. Une déclaration qui vient donner donc raison à ceux qui pensent que l’ancienne direction générale a été démise pour corruption. La nouvelle DG n’est pas une parachutée à ce poste. Elle occupait des hautes fonctions déjà dans cette école avant d’être bombardée à ce nouveau poste. Donc, elle sait de quoi elle parle.
Mais, disons que le nettoyage au niveau de la direction de l’Ena se dessinait déjà le 12 février où Laurent Gbagbo avait dissout le gouvernement et la Commission électorale indépendante (Cei). Devant la 45ème Promotion sortante de l’Ena, il avait déclaré: «Monsieur le directeur, l’Ena a une mauvaise réputation. On dit que pour rentrer dans votre école, il faut payer. Des deux choses l’une. Soit c’est vrai, soit c’est faux. Si c’est vrai, renoncez à ça. Si c’est faux, prouver votre innocence».
Se tournant vers le ministre de la Fonction publique d’alors, Hubert Oulaye, Laurent Gbagbo, dans son adresse, s’est voulu ferme: «Je ne veux plus entendre dire que l’Ena est l’épicentre de la corruption. Je ne veux plus entendre dire que les administrateurs de l’Ena sont des fraudeurs. Démontrez que c’est faux, ce qui se dit sur cette école pour que l’Ena retrouve sa dignité. Sinon l’économie va prendre un coup à l’idée que l’agent des impôts qui a payé pour rentrer à l’école, est obligé de rembourser son argent. Il est donc obligé de voler l’Etat en se laissant corrompre».
La suite, on la connaît, il a profité de la recomposition du gouvernement pour liquider son camarade, Hubert Oulaye, qui avait fini par faire corps avec son département. De cette pierre, il fera deux coups en nettoyant à grande eau, l’Ena.
Il a botté également en touche le camarade, Monnet Léon, qui tenait le secteur des Mines et énergie de main de maître. Là, aussi, les bruits des casseroles et les frasques étaient tels qu’il ne s’est pas empêché à cœur joie de limoger le ministre de l’or noir ivoirien.
La plaie du régime, comme on le voit, est profonde. Il faut beaucoup de courage pour la soigner en profondeur. Les Ivoiriens attendent Laurent Gbagbo.

K. Marras. D, Source:
L'expression

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour.

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : Vitrine de votre pensée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /2010 20:13

AngeKessi-assis.jpgLa justice à mis, hier, le grappin sur trois officiers supérieurs de l`armée ivoirienne dans l`affaire du scandale au fonds de prévoyance militaire.

Trois gros poissons ont été pêchés par le tribunal militaire d`Abidjan(Tma). Il s`agit du colonel Cissé Siriki, directeur de l`informatique au fonds de prévoyance militaire (Fpm), du colonel Akwauassa, responsable financier du Fpm et du commandant Digbeu, collaborateur direct de l`ex-Dg le colonel N`golé Mongomin. Ils ont été entendus, hier matin, par le commissaire du gouvernement et écroués à la maison d`arrêt militaire d`Abidjan(Mama). Ces trois officiers supérieurs sont accusés d`abus de confiance et de détournement de fonds publics ou privés. Ce qui fait quatre personnes inculpées dans l`affaire du scandale au Fpm y compris le colonel N`golé qui occupait la fonction de directeur général. Ils ont été convoqués par la section recherche de la gendarmerie. Puis ils ont été présentés au commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Ange Kessi. Ce dernier a mis les prévenus sous mandat de dépôt. Les trois officiers supérieurs sont allés rejoindre leur patron le colonel N`golé Mongomin, qui a été arrêté, vendredi dernier.

Faut-il le rappeler ? Le chef d`état-major des armées(Cema), le général Philippe Mangou poursuit devant les tribunaux le colonel N`golé et autres pour abus de cofinance et détournement de fonds publics ou privés. Mangou les accuse d`avoir détourné la somme de 220 millions Fcfa. Cet argent a été remis en 2003 à la caisse des militaires par Laurent Gbagbo, président de la République. Ces millions Fcfa étaient destinés aux soins ambulatoires des quatre mille militaires appelés sous le drapeau. Pour une gestion efficiente de l`argent, le chef d`état-major des armées l`a mis à la disposition du fonds de prévoyance militaire (Fpm) dirigé par le colonel N`golé Mongomin. En 2007, explique une source proche du dossier, tous les appelés sont engagés dans l`armée et deviennent automatiquement adhérents au Fpm et pris en compte par ladite structure. C`est ainsi que le général de brigade, Philippe Mangou demande au directeur général du fonds de lui faire un point sur l`utilisation des 220 millions Fcfa. « Estimant que le colonel N`golé Mongomin fait des difficultés à s`exécuter, l`autorité militaire a initié une plainte et en a profité pour demander un audit sur la gestion globale du Fpm. Notamment, sur l`entraide de fin de carrière (Efc) », confie notre source qui garde l`anonymat.

Bahi K.

Source: Nord-Sud

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour.

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /2010 12:27

La Côte d'Ivoire négocie sa sortie d'une crise politico-militaire résultant de la tentative de coup d'Etat muée en rébellion le 19 septembre 2002. Les Ivoiriens accompagnent cette quête de paix, en même temps qu'ils attendent des gouvernants, une attention plus accrue d'une gestion plus rigoureuse des affaires publiques ainsi que des ressources publiques.
mamadou-koulibaly.jpg
Le Président Laurent Gbagbo, à l'écoute des populations ivoiriennes, a entrepris dans le secteur de la filière café-cacao, un vaste mouvement de moralisation qui l'a conduit à solliciter le Parquet d'Abidjan en vue de diligenter une enquête sur les soupçons de malversation de tous ordres dont les Ivoiriens se faisaient l'écho, et le cas échéant, en vue d'engager des poursuites contre les mis en cause.
L'enquête suit son cours et a déjà vu l'arrestation de plusieurs dirigeants des entreprises de cette filière, épargnant pour combien de temps encore les fonctionnaires de l'Etat?

En cinquante années d'indépendance, cette courageuse initiative est la deuxième du genre en Côte d'Ivoire, après, notamment, la grande opération de moralisation de la vie publique jamais menée, qui a emporté, en 1977, des ministres de la République et non des moindres.

Elle a été saluée par les Ivoiriens, qui attendent que cette volonté de moralisation s'étende à tous les secteurs de la vie publique.

Là encore, le Président de la République a suivi les populations et a pointé du doigt, de la façon la plus officielle possible, les cas de fraudes présumées dans le cadre du concours d'entrée à l'Ecole nationale d'administration.

Le tout nouveau ministre de la Fonction publique, nommé quelques semaines après, a obtenu le limogeage de la direction de l'Ecole nationale d'administration ainsi que des premiers responsables des concours de la Fonction publique. D'autres actions et mesures sont attendues pour achever ce nouveau dispositif qui doit redonner espoir aux jeunes candidats et aux usagers de l'administration ivoirienne.

Ces initiatives conjuguées du Président de la République et du tout nouveau ministre de la Fonction publique, ne doivent pas être isolées, c'est pourquoi, des Ivoiriens ont entrepris de dénoncer avec force et fermeté, les fraudes orchestrées dans le cadre du concours d'entrée à l'école de Police, fraudes qui mettent en cause le ministre en charge de ce département

Malgré les frustrations que peuvent engendrer de telles accusations, il faut retenir que les fraudes sont avérées et que les responsabilités sont désormais situées. Il reste cependant à diligenter les enquêtes ordinaires, par les structures compétentes de l'Etat, afin de mettre à la disposition de la Justice les personnes qui se seront rendues coupables des fraudes dont il s'agit. C'est le lieu d'appeler les Ivoiriens à une réflexion profonde sur leur rapport à l'Etat et à ses biens ainsi qu'à un sursaut de probité dans la conduite des affaires publiques, pour ceux qui y sont appelés Il faut se mobiliser pour faire échec à la fraude ainsi qu'à la corruption, toutes choses qui dénaturent les rapports entre les individus et l'Etat et entre les nationaux d'un même Etat, qui n'ont plus les mêmes droits devant l'administration de cet Etat.

N'est-ce pas que les bénéficiaires de quotas dans les concours d'entrée dans les fonctions publiques font autant de mal à la Côte d'Ivoire que la rébellion qui a décimé nos populations et ruiné les espoirs de milliers d'Ivoiriens, qui n'ont à ce jour pas encore trouvé leurs marques? C'est pourquoi, il faut y mettre fin, ici et maintenant, afin de donner à tous et à chacun, les mêmes chances d'accès aux emplois publics de la police nationale. Il est préférable de rassembler dix mille candidats reconnus à travers leurs compétences et leur talent, motivés dans l'effort, stimulés par égalité des chances confiants et reconnaissants envers leurs institutions plutôt que 1000 candidats recrutés en toute opacité, potentiellement dangereux pour la République envers laquelle ils ne peuvent avoir aucune reconnaissance puisqu'ils ne doivent leur poste qu'à leurs sponsors.

En attendant que cette affaire soit portée devant le Président de la République, il est temps que les Ivoiriens en général et les Ivoiriens commis à des tâches publiques en particulier, exercent leurs fonctions en toute probité, en gardant à l'esprit qu'ils ont à rendre compte à l'Etat de Côte d'Ivoire du bon et du mauvais fonctionnement des services sous leur autorité. II convient de veiller à ce que le service public ne se mue pas en un service clanique réservé aux amis d'un groupe influent.

J'ai l'impression de prêcher dans le désert, mais je me dois de dire la vérité, parce qu'elle est porteuse d'espoir. nous pouvons très bien changer le système, il suffit d'en avoir la volonté politique. Et cette volonté ne peut venir que de l'audace du peuple, donc de chacun d'entre nous. Le commun destin de tous les Ivoiriens en dépend.

(*) Président de l'Assemblée nationale

Source: Le Nouveau Réveil

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : Les scandales sous Gbagbo - Communauté : Changer, Changer autrement
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    

ANNONCES

seth koko bur 14A LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE !!

Le mot d'ordre du Leader 

SETH-KOKO-ETOILE.jpgLa Chaine Seth Koko TV

logo-fr 24Seth Koko sur France24 le 15 février 2010

    intro Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

·        Les pauvres ivoiriens se sont sacrifiés pour un président qui n’en valait pas la peine.

business planVous souhaitez devenir membre ou représenter notre cellule de réflexion pour la bonne gouvernance en Côte d'ivoire dans votre pays de résidence Inscrivez -vous ici Côte d'Ivoire, France,USA,Russie, Hongrie, Angleterre,Italie, Japon,Chine, Suisse, Canada, Allemagne, Belgique, au Magreb,Afrique du Sud, Sénégal...
la TourVisitez votre site Seth Koko France diaspora
armoiries.jpgVisitez votre site Seth Koko Côte d'ivoire
Budapest Parlament1Visitez votre site Seth Koko Hongrie pour la diaspora
Expansion-Russie-et-URSSVisitez votre site Seth koko Russie pour la diaspora

·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

Seth-koko-Black.jpg

ALTER INFO CONFIRME LES PROPOS DE SETH KOKO

Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO
·        Attention à ce rusé qui court encore pour se faire réélire car sa position actuelle en cache milles autres.

badge.Facebook

Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit du pouvoir du Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo.« Il est le concepteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire ». Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique du Président Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
  • Partager ce blog
  • Contact
  • Retour à la page d'accueil

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Images Aléatoires

  • DROGBA1.jpg
  • m_vig_T4.jpg
  • M-re-T-resa-2.jpg
  • M-re-Teresa1.jpg
  • 2360.jpg
  • Cristina_Fern-ndez_de_Kirchner.jpg

RECONSTRUIRE UNE NATION...

  • de Seth KOKO
  • FRANCE Suisse Côte d'Ivoire
  • France Culture Politique Afrique blog
  • • Contexte professionnel Seth Koko, ivoirien,né le 14 août 1976 à Zialégréhoa en Côte d’Ivoire, est un consultant diplomatique, expert en diplomatie de l'ombre. Il bénéficie d'un réseau d’affaire...

Recherche

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés