Amérique du Nord

Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 21:22

BP.jpgLa presse britannique évoque un départ du directeur général de BP, avant mardi, date de la publication des résultats semestriels du géant pétrolier. Tony Hayward fait l'objet de toutes les critiques depuis l'explosion de la plate-forme au large des côtes du Golfe du Mexique.

Tony Hayward, le directeur général d'un groupe pétrolier BP en pleine tourmente, serait en train de négocier les conditions de son départ, selon la BBC qui cite une source au sein de BP. L'annonce devrait intervenir avant la publication des résultats semestriels du groupe, prévue mardi, ajoute le Sunday Times. En cause, la mauvaise gestion de la situation de crise que traverse BP depuis l'explosion d'une plate-forme pétrolière au large du Golfe du Mexique, le 20 avril dernier. Dimanche soir, un haut responsable américain a confirmé, sous couvert d'anonymat, la démission à venir. Il signalait au passage que le départ de Tony Hayward pourrait intervenir dés lundi.

La BBC cite d'ores et déjà l'Américain Robert Dudley comme successeur à la direction générale de BP, celui qui a pris les commandes des opérations contre la marée noire depuis juin dernier. Bob Dudley est membre du conseil d'administration de BP, en charge des activités aux Amériques et en Asie. Il est entré chez BP au moment du rachat en 1998 par le groupe britannique de la compagnie pétrolière américaine Amoco, au sein de laquelle il travaillait depuis une vingtaine d'années.

 

Des indemnités de départ gênantes

Lundi, alors que se réunit le conseil d'administration, il serait question de négocier à la baisse les indemnités de départ de Tony Hayward, rapporte de son côté le Sunday Telegraph. Il serait en effet malvenu d'être le centre de toute nouvelle polémique qui entâcherait un peu plus l'image du groupe.

Le directeur général, qui travaille pour le groupe depuis 28 ans, et depuis trois ans à ce poste, a droit à un an de salaire, soit plus d'un million de livres (1,2 million d'euros), auquel s'ajoute une prime annuelle de plus de deux millions de livres ainsi qu'une retraite de près de 600.000 livres par an.

 

La cible de toutes les critiques

Tony Hayward, nouvellement promu à la direction générale du groupe il y a trois ans après une série de scandales qui a éjecté son prédécesseur John Browne, plaidait pour la sécurité avant tout : «Nous avons l'occasion de montrer l'exemple en ce qui concerne la sécurité industrielle. Nous devons avoir un environnement de travail où personne n'est ni blessé, ni tué, un point c'est tout», disait-il.

Mais, lorsque la plate-forme Deepwater Horizon explose, le bilan est lourd : onze morts et des quantités astronomiques de litres de pétrole s'écoulent dans les eaux des côtes de la Lousiane, souillent le rivage et menacent tout un écosystème.

Tony Hayward reconnaît immédiatement la responsabilité de BP dans la catastrophe mais son attitude est très vite et ouvertement critiqué par le président des Etats-Unis, Barack Obama. Le responsable enchaîne les gaffes et les propos déplacés. Exemple : «Le golfe du Mexique se situe dans un très grand océan. Le volume de pétrole est faible en comparaison à la masse d'eau.»

Et, alors que les crevettiers des côtes américaines voient leur avenir s'écrouler, le patron se demande ce qu'il «a fait pour mériter ça», et espère pouvoir retrouver «sa vie d'avant». Entre temps, il s'offrait un petit moment de détente lors d'une régate sur l'île de Wight, rendez-vous de la gentry britannique sur la côte méridionale anglaise…

Source: Le Figarot http://www.lefigaro.fr/societes/2010/07/25/04015-20100725ARTFIG00181-le-dg-de-bp-sur-le-point-de-demissionner.php

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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 13:24

obama-Cameron.jpgLe Premier ministre britannique a rencontré Barack Obama afin de préserver la "relation spéciale" entre les deux pays.

 

Le Premier ministre britannique David Cameron s'est efforcé, mardi 20 juillet, lors de sa rencontre avec le président américain Barack Obama, de désamorcer les tensions sur le dossier BP, venues jeter une ombre sur la "relation spéciale" entre les deux pays.

Cameron a déclaré qu'il comprenait "parfaitement la colère dans toute l'Amérique" face à la marée noire occasionnée dans le golfe du Mexique par un puits de BP. La compagnie britannique doit colmater la fuite, nettoyer les dégâts et indemniser les victimes, a-t-il dit.

 

Aucune implication de BP dans la libération du terroriste de Lockerbie

Mais il a ajouté, lors d'une conférence de presse conjointe avec Barack Obama, que BP n'avait joué aucun rôle dans la libération, l'an dernier par les autorités écossaises, du Libyen Abdel Basset al Megrahi, condamné pour son rôle dans l'attentat de Lockerbie en 1988. Il a par ailleurs promis que son gouvernement coopérerait de manière constructive à toute audition du Congrès américain consacrée à cette affaire.

"Ne mélangeons pas la marée noire et le plastiqueur libyen", a-t-il dit.

Barack Obama s'est dit convaincu que le gouvernement britannique coopérerait pour faire en sorte que tous les faits concernant la libération de Megrahi soient connus. David Cameron a annoncé qu'il avait demandé un réexamen des documents gouvernementaux sur la libération de Megrahi pour déterminer s'il convient d'en publier davantage, mais il a rejeté la demande d'enquête approfondie formulée par des élus américains.

 

"Les Etats-Unis et le Royaume-Uni jouissent d'une relation vraiment spéciale"

David Cameron, dont c'était la première visite à Washington en tant que Premier ministre britannique, a souligné qu'il était important pour les économies américaine et britannique que BP reste une compagnie "forte et saine" et soit en mesure d'assumer les coûts et les indemnisations liés à la marée noire.

Les deux dirigeants ont fait état d'identités de vues sur la guerre en Afghanistan, les sanctions contre l'Iran et les efforts de relance de l'économie mondiale.

Leurs collaborateurs ont souligné que la rencontre visait à renforcer la relation personnelle qu'ils ont nouée au sommet du G20, le mois dernier au Canada. Barack Obama a pour sa part réaffirmé l'importance de la relation anglo-américaine en déclarant : "Nous ne le dirons jamais assez. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni jouissent d'une relation vraiment spéciale".

 

(Nouvelobs.com avec Reuters) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/planete/20100721.OBS7422/a-washington-david-cameron-tente-d-apaiser-la-polemique-bp.html

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 11:10

Barack Obama a convoqué le commandant des troupes américaines en Afghanistan, Stanley McChrystal, afin qu'il s'explique sur des propos peu amènes tenus lors d'une interview. Le président afghan, Hamid Karzaï, lui a apporté son soutien.

Mcchrystal.jpg

Au coeur d'une polémique consécutive à un article du magazine Rolling Stone, le général Stanley McChrystal, commandant en chef des forces alliées en Afghanistan, est sur la sellette, Barack Obama estimant qu'il a manqué de discernement.

Mais le président américain a indiqué qu'il n'avait toujours pas arrêté les éventuelles mesures qu'il prendrait envers McChrystal, convoqué ce mercredi à la Maison blanche.

"Je pense qu'il est évident que cet article dans lequel son équipe et lui apparaissent démontrent un manque de discernement (...) mais je veux m'assurer de lui parler directement avant de prendre toute décision définitive", a-t-il dit mardi à la presse.

Obama a convoqué personnellement McChrystal mercredi à Washington pour qu'il s'explique sur cet article, dans lequel ses adjoints critiquent l'administration américaine.

L'article, à paraître vendredi, parle d'un fossé entre l'armée américaine et les conseillers d'Obama à un moment particulièrement délicat pour le Pentagone, qui doit faire face à la critique de sa stratégie dans ce conflit vieux de près de neuf ans.

Cette enquête décrit "la déception" du général McChrystal à l'issue de son premier tête-à-tête avec le président des Etats-Unis l'année dernière.

L'affaire met également l'administration face à "un véritable dilemme", dit un haut responsable de la présidence. "La Maison blanche, explique-t-il, doit être très ferme parce qu'il a une attitude d'insubordination. Puis il faudra décider ce qu'il convient de faire de lui."

"ÉNORME ERREUR"

Le général, qui est âgé de 55 ans, a été convoqué à Washington pour s'expliquer sur cette "énorme erreur", selon la Maison blanche. "Toutes les hypothèses sont envisageables", a déclaré dans la journée le porte-parole de la présidence, Robert Gibbs.

Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a lui aussi parlé d'une "erreur considérable".

Deux responsables de l'administration ont dit s'attendre à ce que le général présente sa démission à Barack Obama. Le démocrate David Obey, président de la commission qui supervise les dépenses militaires à la Chambre des représentants, s'est prononcé en ce sens.
Déjà des noms circulent pour le remplacer, parmi lesquels le général David Rodriguez, l'actuel n°2 de McChrystal, le général William Caldwell, chargé de la formation par l'Otan des forces afghanes, et le général James Matthis, du commandement des forces américaines.

Quelques heures après l'annonce de la convocation de McChrystal à Washington, le président afghan Hamid Karzaï s'est rangé lui à ses côtés.

"Le président soutient le général McChrystal ainsi que sa stratégie en Afghanistan et pense qu'il est le meilleur commandant que les Etats-Unis aient envoyé en Afghanistan au cours des neuf dernières années", a déclaré Waheed Omer, porte-parole du chef de l'Etat.

"UN CLOWN RESTÉ FIGÉ EN 1985"

Le général américain, en fonctions depuis un an, a publié un communiqué d'excuses, peu après la fuite dans les médias d'extraits de Rolling Stone. "Je présente mes excuses les plus sincères (...) C'était une erreur, reflet d'un mauvais jugement; tout cela n'aurait jamais dû se produire", dit-il.

Un de ses conseillers chargés des relations avec la presse, Duncan Boothby, a présenté sa démission mardi.

L'article cite un membre de l'équipe de McChrystal se moquant du vice-président Joe Biden, détracteur supposé des efforts du général pour radicaliser le conflit. "Biden? Avez-vous dit: mords-moi? (Bite me)?". McChrystal lui-même ironise sur Biden. "Vous m'interrogez sur le vice-président Biden ? Qui est-ce ?", dit-il.

Plus loin, un autre de ses aides de camp qualifie de "clown resté figé en 1985" le conseiller de la Maison blanche à la Sécurité nationale Jim Jones, un général quatre étoiles à la retraite.

Sur la rencontre entre Obama et McChrystal, un conseiller du général raconte: "Obama à l'évidence ne savait rien de lui, ni qui il était. Voilà le type qui allait diriger cette guerre, mais il ne semblait pas très engagé. Le 'patron' a été très déçu."

Le chef d'état-major américain interarmes Mike Mullen s'est dit mardi "profondément déçu par cet article et par les opinions qui y apparaissent".


McChrystal a pris ses fonctions en juin 2009 en remplacement
du général David McKiernan, remercié par l'administration américaine.

REUTERS - Source: France24

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 14:05

Le président américain et le dirigeant palestinien doivent s'entretenir sur les négociations de paix avec Israël et la situation à Gaza.

Barack-Obama-le-4-juin-2009-au-Caire-copie-2.jpg

Barack Obama reçoit mercredi 9 juin le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas pour faire le point sur les négociations de paix indirectes israélo-palestiniennes parrainées par les Etats-Unis, une semaine après l'arraisonnement sanglant par Israël d'une flottille se dirigeant vers Gaza.

La visite du président de l'autorité palestinienne à la Maison Blanche devait faire suite à celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Mais ce dernier a coupé court à son voyage en Amérique du Nord pour s'occuper des conséquences du raid israélien qui a fait neuf morts le 31 mai dans les eaux internationales.

Sans aller jusqu'à condamner l'assaut, le président Obama a affirmé que "le statu quo est intenable" au Proche-Orient.

Outre les négociations indirectes, dites "de proximité" ayant repris il y a un mois, premier timide résultat engrangé sur ce dossier pourtant érigé en priorité de la politique étrangère du président américain, la situation humanitaire à Gaza devrait être à l'ordre du jour de la rencontre, selon un haut responsable américain.

 

Une discussion sans intermédiaire

Obama et Abbas, qui vont se revoir pour la première fois depuis septembre 2009, "vont passer en revue les progrès des négociations de proximité et discuter des efforts communs pour parvenir à une paix au Proche-Orient", a expliqué ce responsable sous couvert d'anonymat, le but étant de parvenir à obtenir des deux parties qu'elles parlent sans intermédiaire.

Mais il s'agira aussi d'"examiner les idées pour une stratégie à long terme qui fasse progresser la cause d'une meilleure existence pour les gens de Gaza", territoire subissant un blocus israélien, sauf pour les produits de première nécessité, depuis que le Hamas en a pris le contrôle en évinçant le Fatah de Mahmoud Abbas en 2006.

Le responsable politique palestinien avait annoncé la semaine dernière qu'il demanderait à Barack Obama "des décisions courageuses pour changer la face" du Proche-Orient.

Source:Nouvelobs.com

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /2010 10:17

À la veille de la troisième visite de Barack Obama en Louisiane depuis le début de la marée noire, vendredi, BP a procédé à la pose d'un nouveau dispositif censé mettre un terme à la fuite du puits de pétrole qui souille le golfe du Mexique.bp-m.jpg

REUTERS - Les robots sous-marins de BP ont installé jeudi avec difficulté un dôme au-dessus du puits de pétrole endommagé dans le golfe du Mexique, annoncent les garde-côtes américains.

"La mise en place du dôme de confinement est un nouveau développement positif dans la dernière tentative de BP d'endiguer la fuite", dit l'amiral des garde-côtes Thad Allen dans ce communiqué relayé par la chaîne CNN.

"Toutefois, il faudra un peu de temps avant que nous puissions confirmer que cette méthode fonctionnera et dans quelle mesure il réduira l'écoulement de pétrole dans
l'environnement", ajoute l'officier.

Sur des images diffusées en direct sur les chaînes CNN et MSNBC, on pouvait voir auparavant la mise en place du dôme cylindrique sur le bloc de tubes prolongateurs du puits, dont du brut et du gaz continuent de s'échapper pendant l'opération.

La compagnie pétrolière estime avoir besoin de 24 heures après s'être assurée que le dispositif est en place pour savoir s'il permettra efficacement d'endiguer la fuite à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

Le nouveau dispositif doit permettre, grâce à un dôme en forme d'entonnoir, de retenir et recueillir le pétrole afin de l'acheminer vers un bateau-citerne en surface.

La quantité récupérée devrait cependant être moindre qu'attendu au départ de l'opération en raison des difficultés rencontrées dans la section de la colonne montante endommagée du puits.

"Même si elle réussit, cette solution n'est que temporaire et partielle, et nous devons poursuivre notre réponse énergique, nos opérations à la source, en surface et le long de la précieuse côte du golfe" du Mexique, conclut le communiqué.

Source: France24.com

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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 14:17

La mort mardi du sénateur démocrate américain Edward "Ted" Kennedy, dernier patriarche du clan Kennedy et "lion" de la gauche américaine, a provoqué une avalanche d'hommages aux Etats-Unis et dans le monde entier.

"Edward M. Kennedy -- le mari, le père, le grand-père, le frère et l'oncle que nous aimions tant -- est mort tard mardi 25 aout 2009 soir chez lui à Hyannis Port", son fief du Massachusetts (nord-est), a annoncé la famille Kennedy dans un communiqué.

"Ted" Kennedy, était le benjamin des neuf enfants du banquier américain Joe Kennedy et de Rose Fitzgerald, un "clan" fortuné catholique et démocrate d'origine irlandaise dont les deux membres les plus éminents, le président "JFK" et son frère Bob, ont été assassinés dans les années 1960. Seule leur soeur Jean, 81 ans, est encore en vie.

Ted Kennedy rejoindra ses deux frères au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington, où la tombe du président assassiné est surmontée d'une flamme qui brûle en permanence, a annoncé un responsable américain sous couvert d'anonymat. La date des funérailles n'a pas été annoncée.

Le président Barack Obama, visiblement ému, a rendu hommage à "une figure unique dans l'histoire américaine", lors d'une déclaration à la presse depuis son lieu de vacances, à Martha's Vineyard, tout près de la maison familiale des Kennedy. "Pour sa famille, il était un gardien, pour l'Amérique, le défenseur d'un rêve", a-t-il ajouté.

Quelques heures auparavant, dans un communiqué, le président avait souligné qu'"un chapitre important de notre histoire s'est clos", avec la mort d'un "grand leader qui a relevé le flambeau de ses frères tombés, pour devenir le plus grand sénateur américain de notre temps".

Barack Obama a demandé que les drapeaux américains soient mis en berne à la Maison Blanche et sur tous les bâtiments du gouvernement fédéral, en hommage à son ancien collègue du Sénat.

Surnommé le "lion du Sénat", icône de la gauche américaine, Ted Kennedy avait fait de la santé et de l'éducation ses deux grands chevaux de bataille et présidait la commission de la Santé au Sénat. Son décès intervient en pleine bataille pour réformer le système de l'assurance maladie aux Etats-Unis.

Son "rêve" d'un "système de santé de qualité pour tous les Américains s'accomplira cette année grâce à son rôle d'entraînement", a affirmé la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Né le 22 février 1932 à Boston (nord-est), il a représenté le Massachusetts au Sénat des Etats-Unis sans interruption depuis son élection en 1962, dans les rangs démocrates, au siège laissé vacant par son frère John Fitzgerald Kennedy, devenu président avant d'être assassiné en 1963.

Juriste, diplômé de l'Université de Harvard, Ted Kennedy était resté dans l'ombre politique de ses frères aînés jusqu'à l'assassinat de Robert, en juin 1968, durant la campagne présidentielle, pour devenir ensuite peu à peu un porte-étendard de la gauche américaine.

Connu pour son tempérament de bon vivant, il personnifiait aussi l'opulence et l'élitisme. Au point, selon ses détracteurs, que les scandales de sa vie privée lui auront coûté l'accession aux plus hautes fonctions. Il n'a ainsi jamais obtenu l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle.

L'ancien président américain Jimmy Carter (1977-81) qui fut son adversaire lors de la primaire démocrate de 1980 a salué "une vie entièrement dévouée (...) aux pauvres".

Mais Ted Kennedy a aussi souffert des nombreuses tragédies qui ont frappé le "clan". A la fin de sa vie, il s'était attiré l'admiration de tous dans le combat sans trêve qu'il a mené contre le cancer qui l'a finalement emporté.

Il y a deux semaines seulement, le 11 août, la soeur de Ted, Eunice Kennedy Shriver, était décédée à 88 ans. Le sénateur, qui avait été opéré en juin pour une tumeur au cerveau diagnostiquée en 2008, n'avait pu assister aux funérailles.

A l'étranger, le Premier ministre britannique Gordon Brown a notamment estimé qu'il serait regretté sur "chaque continent", tandis qu'à Rome, le journal du Vatican a déploré "ses prises de position en faveur de l'avortement". Paix ton âme M. Kennedy !

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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 10:59
La banque américaine Bank of America a fait état, lundi 20 avril, d'un bénéfice net de 4,2 milliards de dollars au premier trimestre, presque triplé d'une année sur l'autre, dopé par plus de 3 milliards de bénéfices dégagés par la banque Merrill Lynch, acquise en janvier. Le bénéfice du premier trimestre est à comparer avec un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars à la même période de 2008, et après une perte nette de 1,7 milliard au quatrième trimestre 2008. Rapporté par action, le bénéfice ressort à 44 cents, bien au-delà des 4 cents attendus par les analystes. La banque d'affaires Merrill Lynch, dont l'acquisition a été finalisée courant janvier, a contribué pour plus de 3 milliards de dollars au bénéfice net, a indiqué Bank of America dans un communiqué.
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