Amerique du Sud

Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 13:30

Anne-Sinclair.jpgA New York, ensemble la femme et la fille de DSK vont se battre pour lui.


ujourd’hui, elle ne dira pas un mot. Mais c’est elle désormais qui mène le combat. Jeudi 19 mai, à 14 h 20, protégée par deux gardes du corps, elle est entrée, agrippée au bras de Camille Strauss-Kahn, sa belle-fille. Brushing impeccable, robe grise, blazer foncé, petits vernis à talons. Mais les joues d’Anne Sinclair sont en feu et ses yeux brillent. Elle s’assied au premier rang du public, Camille, à sa gauche. 14 h 35, treizième étage du palais de justice de Manhattan: le juge Michael Obus entre dans le prétoire par la porte de droite. DSK lui emboîte le pas, suivi de trois policiers. En contournant la longue table placée devant le magistrat, il croise le regard de sa femme pour la première fois depuis son arrestation. Il lui adresse un sourire complice. Anne ne réagit pas. De marbre. Regard si fixe, si intense qu’on pourrait la croire plus furieuse que désespérée. Extraordinairement présente, malgré son silence. Ce n’est pas son premier combat.

Aux côtés de son mari, Anne Sinclair a déjà été confrontée à deux tempêtes. Le procès de la Mnef, d’abord, qui le força à quitter son poste de ministre des Finances du gouvernement Jospin, en 1999. L’affaire s’est terminée par un non-lieu. L’épisode Piroska Nagy, ensuite. Début 2008, cette collaboratrice hongroise du FMI a une brève liaison extraconjugale avec DSK. Le scandale éclate un an plus tard. Aux Etats-Unis, on ne plaisante pas avec ce genre d’écart. DSK a été accusé d’abus de pouvoir et de favoritisme, ce qui pourrait lui coûter son poste. Il s’en est bien sorti. L’enquête interne l’a disculpé. Pourtant… Piroska Nagy a quitté le FMI en rédigeant une lettre. Selon elle, DSK aurait fait preuve d’une particulière insistance, proche du harcèlement, allant jusqu’à la convoquer via sa secrétaire depuis sa salle de bains. «Que j’accepte ou que je refuse, j’avais le sentiment que j’étais perdante, écrit-elle. M. Strauss Kahn a abusé de sa position et je crains que cet homme n‘ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation internationale où travailleraient des femmes.» Affaire classée pour le couple aussi. «nous nous aimons comme au premier jour» écrit Anne sur son blog. C’est l’annonce d’un éden. Pas d’un enfer…

Deux rangs derrière son mari, Anne écoute William Taylor, un de ses avocats, utiliser tous les arguments pour le sortir de Rikers Island : un million cash à titre de caution, 5 millions gagés sur la maison de Georgetown – la propriété de Anne où le couple habite depuis 2007 - une vidéosurveillance 24 heures sur 24, des gardes du corps, un bracelet électronique… Du jamais vu dans les annales judiciaires new-yorkaises.

Les regards se tournent souvent vers elle. Elle mesure mieux que DSK, privé d’informations dans sa cellule, combien sa cause est périlleuse. La presse anglo-saxonne ne l’épargne pas, fait résonner la grosse caisse : «The frog in heat» («la grenouille en chaleur») ou le «lapin chaud». L’écho qui arrive de France n’est guère plus harmonieux: «Il n’y a pas mort d’homme» (Jack Lang), «troussage de domestique» (Jean-François Kahn). Les éditorialistes du très sérieux «Times» comme du tabloïd «New York Post» stigmatisent «l’arrogance française». « Mon Dieu protégez moi de mes amis… mes ennemis je m’en charge » disait le vieux Joe Kennedy. Ceux de DSK sont aussi nombreux qu’insaisissables.

Quand DSK appelle l'hôtel pour son téléphone, il ne sait pas que les flics sont déjà là

Un jour, ce serait un ancien responsable du FMI qui aurait fait des révélations au «Sunday Telegraph»: DSK aurait abusé d’une employée asiatique qui, de peur d’être licenciée, aurait refusé de porter plainte. Un ancien membre du comité d’éthique du FMI refuse de nous le confirmer: «Je n’ai jamais rien entendu sur ce sujet, aucune plainte, aucune rumeur. Compte tenu de ma position, s’il s’était passé quelque chose, j’aurais dû être alerté.» Un autre jour, c’est Kristin Davis, alias «Manhattan Madam», une espèce de Madame Claude locale, qui entre en scène. DSK aurait brutalisé ses prostituées. La mère maquerelle, sur-bronzée, refaite des lèvres aux seins, s’est présentée au poste de gouverneur de New York en novembre dernier. Elle avait causé la perte de l’ancien titulaire, Eliott Spitzer, son ex «client number 9». Kristin Davis affirme sur son blog qu’elle a dû se priver de «Domenique», comme elle l’appelle, parce qu’il a tendance à «maltraiter les femmes». Et de raconter la manière dont l’ancien patron du FMI s’est comporté en 2006 avec une certaine Samantha, dont les tarifs s’élevaient à 1 200 dollars l’heure. «Elle m’a dit qu’elle ne voulait plus avoir affaire avec lui, raconte Kristin. Il s’était montré agressif et dominateur»

Et pourtant, ce jeudi 19 mai, dans la salle 1 324 du palais de justice de Manhattan, à 15 h 30, le juge tranche : «remise en liberté du prévenu». Dans un premier temps, Anne ne réagit pas. Puis DSK lui lance un nouveau regard, un baiser. Cette fois, le visage d’Anne retrouve un peu de vie. Elle dépose à son tour un baiser dans sa main droite qu’elle souffle en sa direction. L’audience est terminée. A 16 h 20, elle regarde partir son mari, puis les journalistes. En bas, la Lincoln Towncar noire l’attend. Sous les flashs, elle s’installe avec Camille sur la banquette arrière. On ne pourra pas les suivre : la berline a pris un sens interdit.

Durant l’audience, le juge Obus n’a pas divulgué l’adresse de leur refuge. Mais dès 23 heures, elle était déjà sur Internet… 210 East 65e Rue, dans la résidence Bristol Plaza, on loue des appartements meublés au tarif moyen de 14 000 dollars par mois. C’est là qu’Anne Sinclair s’est installée depuis son arrivée au début de semaine précédente. Pour cause de rébellion du voisinage, il lui faut déguerpir en catastrophe. Finalement, la société chargée de la sécurité leur déniche un trois-pièces au 71 Broadway, entre Ground Zero et Wall Street. Cet ancien gratte-ciel de 1897 a vingt-trois étages. Il donne sur le cimetière et les clochers gothiques de Trinity Church. Pas très gai. S’il veut regarder par ses fenêtres du quatrième, la foule des curieux en bas, Strauss-Kahn ne peut le faire qu’à travers les persiennes d’un store. Mais il a mieux à faire. Et d’abord, établir la chronologie définitive des événements.

Selon la police de New York, il aurait violé la femme de chambre et aurait tenté de quitter le territoire américain par le premier avion. L’accusation repose sur le témoignage de la femme de ménage que les enquêteurs du NYPD estiment «crédible et corroboré par les premiers éléments d’enquête et d’expertise ADN». Mais rien n’est clair dans le déroulé des événements. Et d’abord, qu’allait-il faire à New York? «C’était un voyage personnel, qui n’avait rien à voir avec le FMI», nous confie Bill Murray, directeur de la communication de l’institution. «Il avait des rendez-vous à la Federal Reserve», affirme de son côté un proche de Benjamin Brafman, l’avocat de DSK.

Paris Match a pu reconstituer une partie du parcours de Strauss-Kahn. Vendredi 13 mai, 16 h 30: DSK arrive au Reagan Airport, l’aéroport qui dessert les lignes intérieures. Grâce à son pass VIP, il passe aisément le contrôle de sécurité. Le vol US Airways 2180 de 17 heures atterrit à 18 h 21 à l’aéroport de La Guardia d’où une voiture l’emmène au Sofitel où il serait arrivé vers 19 h 30. Selon nos sources, il se rend, dans la soirée, au Mark Hotel, un hôtel huppé de l’Upper East Side, sur la 77e Rue à l’angle de Madison Avenue. Le 5 février dernier, il y a passé la nuit avec Anne Sinclair venue recevoir un prix du lycée français de New York. Mais, ce vendredi 13 mai, il dîne autour d’une bonne bouteille de Bordeaux, avec une «jeune femme blonde, qui pourrait avoir l’âge de sa fille», dit un témoin.

Et après ? Entre la fin de ce dîner et l’agression sexuelle présumée, c’est le brouillard complet. La tentative de viol aurait-elle eu lieu à 13 heures le samedi, comme la police de New York l’a d’abord soutenu, ou à midi, comme l’indiquait initialement le procès-verbal du lundi 16 mai ? Seule certitude pour le moment : le patron du FMI a quitté l’hôtel à 12 h 28. C’est ce que révèlent les ordinateurs de l’établissement. Mais pour aller où ? Déjeuner avec Camille comme ses proches le soutiennent ? Ou filer à l’aéroport comme le pensent les hommes du NYPD ? Selon eux, il aurait fui en catastrophe dans un taxi et serait arrivé à 13 h 15 à l’aéroport John F. Kennedy, bien avant le vol prévu pour 16 h 40, ce qui alimente les soupçons…

Sauf que, dans le taxi, DSK rappelle le Sofitel. Il demande au directeur de la sécurité de lui faire porter son téléphone oublié. Deux flics se trouvent dans le bureau. Ils savent maintenant où envoyer une brigade le cueillir. A 16 h 15, Strauss-Kahn, insouciant, s’installe dans la cabine de première classe du vol pour Paris. « Quel beau cul », aurait-il alors lancé à l’attention de l’hôtesse de l’air… Dans ses stages de formation, elle a sans doute appris à gérer les clients indélicats. « Deux exemples reviennent : le cas Jean-Luc Delarue, et le cas Dominique Strauss-Kahn », nous confie une chef de cabine d’Air France. Les policiers débarquent deux minutes avant la fermeture des portes. DSK a changé de planète. Il se retrouve au commissariat de la Special Victims Unit à Harlem, sur la 124e Rue. William Taylor, son avocat à Washington qui l’avait assisté lors de l’affaire ­Piroska Nagy, prévient Anne qui joint aussitôt sa belle-fille. Camille Strauss-Kahn est étudiante à l’université ­Columbia, elle arrive en toute hâte au commissariat, attend dans le hall sans arriver à rencontrer son père.

Quelques bureaux plus loin, sans doute, William Taylor conseille à DSK un des meilleurs pénalistes américains : Benjamin Brafman. Il habite à Lawrence, sur Long ­Island, dans une ­résidence huppée construite autour d’une jolie synagogue, il lui faut une heure pour rejoindre le commissariat de la 124e Rue. On connaît sa méthode : ne jamais demander à son client s’il est coupable ou non. Dans sa stratégie, ce n’est qu’un détail du dossier. «Il n’est pas flamboyant, confirme l’une de ses connaissances, membre du barreau de Los Angeles. Mais il maîtrise parfaitement les faits. » Dans ses bureaux de la 3e Avenue, Brafman peut éplucher ses dossiers des nuits entières. On dit qu’il est le seul avocat à avoir fait fléchir le terrible juge Walter, du tribunal fédéral de Los Angeles. Pas à n’importe quel prix. Ses honoraires peuvent s’élever à 500 000 dollars. « L’argent est important, raconte ce proche du dossier, il permet de s’offrir les ­meilleures équipes pour démonter ­l’accusation. »

Brafman s’est porté au secours de Puff Daddy, accusé en 1999 de détention illégale d’armes dans une boîte de nuit, de Jay-Z, accusé de s’être battu avec un producteur de disques, de la star du football américain, Plaxico Burress, de Michael Jackson, accusé d’attouchements sur mineurs, en 2004, et finalement acquitté. Il a eu aussi parmi ses clients quelques grandes pointures de la mafia comme Sammy « The Bull » Gravano ou Vincent « The Chin » Gigante.
Cet homme religieux – son fils est rabbin en Israël – ne travaille jamais le vendredi soir en raison du shabbat. Mais le reste du temps, il avale les notes et les dossiers. Dans l’affaire DSK, Brafman a convaincu le juge d’envoyer l’accusé en cellule isolée à Rikers Island plutôt que de l’incarcérer au dépôt du tribunal de Manhattan avec les petits malfrats de la semaine. « C’est un grand stratège, résume l’un de ses proches. S’il impose le silence c’est pour mieux surprendre lors de l’audience. »

Plusieurs pistes pourtant se dégagent. « Depuis quand une femme de ménage se retrouve-t-elle enfermée dans une chambre ? Les portes des chambres ne se verrouillent jamais de l’intérieur ! » s’insurge un proche du dossier. Les imaginations se déchaînent. Du côté de la défense, on élabore le scénario idéal : « Il se trouve sous la douche dans la perspective d’un rendez-vous sexuel avec cette femme de chambre qu’il aurait croisée quelques heures plus tôt. Il commence à la caresser. Elle s’agrippe à lui, torridement, et lui fait une fellation. Il jouit dans sa bouche. Mais elle en redemande, s’énerve, explose de colère, crache par terre, furieuse, puis menace de le faire chanter. Il lui explique calmement qu’en un coup de fil, il peut la faire renvoyer. La jeune femme prend alors peur. Elle réalise que sa vie va s’écrouler si elle perd son job. De désespoir, elle lui frappe le thorax. Il lui ­indique sèchement qu’il doit partir. Elle se calme dans le couloir, où elle est découverte trente minutes plus tard par un autre employé de l’hôtel… »

En plaidant non coupable, DSK a choisi de courir au procès à grand spectacle

«Avec le temps, les failles vont apparaître, affirme l’ami de l’avocat. Les semaines qui passent jouent en faveur de l’accusé. » Et s’il faut prendre des gants de boxe pour démolir la partie adverse… on ne se gênera pas… DSK, qui encourt soixante-quatorze ans de prison, a choisi en plaidant non coupable de courir au procès à grand spectacle. Mais, selon la loi américaine, il peut à tout moment changer de défense et choisir de plaider coupable, en négociant une diminution de peine. Et puis, il y a toujours l’arme de l’argent. Moyennant des milliers ou des millions de dollars, Nafi pourrait autoriser la procédure mettant fin à l’affaire. Déjà, le « New York Post » prétend que de l’argent aurait été proposé à sa famille en Afrique. Mais la jeune Guinéenne se laissera-t-elle convaincre ? « Je n’ai pas mis au monde une mauvaise femme », dit Adja Aïssatou, la mère de Nafissatou Diallo, réfugiée à Ziguinchor, au Sénégal.

Quelques jours avant « l’affaire », Nafissatou lui a fait parvenir de l’argent pour le traitement qu’elle doit suivre à l’hôpital près de Dakar. Le père, Thierno Ibrahima, un agriculteur, était un dignitaire musulman respecté. Nafissatou a fréquenté l’école coranique où on apprend à réciter par cœur, en arabe, les versets du Coran, mais pas à lire et à écrire. Les gens du village se souviennent d’une petite fille calme. Comme toutes les filles ici, elle s’est mariée très jeune à Abdoul, un commerçant, fils d’un riche marabout. Peul et musulman comme elle. C’est après sa mort qu’elle décide de rejoindre sa sœur aînée, Hassanatou, aux Etats-Unis. Pour obtenir son statut de réfugiée politique, elle se déclare victime de persécutions. Mauvais point si elle a menti.

La famille de Nafissatou: «Le clan DSK a les armes financières, on a les armes mystiques»  Lire la suite)))

Par Seth KOKO - Publié dans : Amerique du Sud
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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 19:44

castro.jpgLe dirigeant communiste cubain Fidel Castro a mis en garde samedi Washington sur les conséquences d'une guerre nucléaire contre l'Iran lors de son premier discours prononcé devant le Parlement cubain depuis qu'il a cédé le pouvoir il y a quatre ans.

Le dirigeant communiste cubain Fidel Castro a mis en garde samedi Washington sur les conséquences d'une guerre nucléaire contre l'Iran lors de son premier discours prononcé devant le Parlement cubain depuis qu'il a cédé le pouvoir il y a quatre ans.

Vêtu d'une chemise kaki, Fidel Castro, qui aura 84 ans vendredi prochain, a été accueilli dans la salle par les applaudissements nourris et les vivats des députés, des membres du gouvernement et de son frère et successeur Raul, 79 ans, selon des images transmises en direct par la télévision cubaine.

Connu pour ses discours-fleuve du temps de sa présidence, Fidel Castro a prononcé cette fois une allocution d'une dizaine de minutes pour évoquer le danger que le bras de fer entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran débouche sur une guerre nucléaire. Il n'a pas évoqué la situation à Cuba.

Le président des Etats-Unis Barack Obama, "du fait de ses nombreuses occupations, ne s'est pas encore rendu compte de cela, mais ses conseillers ont commencé à prendre conscience" de la situation, a déclaré Fidel Castro, debout à la tribune.

C'était la première fois que le "Commandant en chef" s'exprimait en direct à la télévision depuis sa grave maladie qui l'a contraint de céder la présidence le 31 juillet 2006.

Le 26 juillet dernier, le père de la Révolution cubaine, qui reste le Premier secrétaire du Parti communiste, avait déclaré qu'il solliciterait la tenue d'une séance extraordinaire du Parlement afin de mettre en garde contre l'imminence d'un conflit nucléaire.

Dans un billet publié mercredi dernier dans la presse locale, il avait lancé un "appel" à Barack Obama pour qu'il se garde de toute intervention militaire contre l'Iran, qui est dans le collimateur des grandes puissances pour son programme nucléaire controversé.

Depuis un mois, Fidel Castro, qui se consacrait pendant sa convalescence à l'écriture de ses "réflexions" sur l'actualité dans la presse et de ses mémoires, a fait plusieurs sorties publiques pour discuter de la crise iranienne avec intellectuels, artistes ou diplomates cubains.

Depuis son retour très médiatisé sur la scène publique, Fidel Castro n'a jamais évoqué la situation sur l'île communiste, sous l'autorité de son frère.

Il n'avait pas assisté à la cérémonie officielle de la fête nationale le 26 juillet ni, le 1er août, à la séance régulière du Parlement, qui se réunit d'ordinaire deux fois par an, et qui s'est penché sur la grave crise socio-économique à Cuba.

Source: le point / www.lepoint.fr/monde/fidel-castro-participe-a-une-seance-du-parlement-une-premiere-en-4-ans-07-08-2010-1223030_24.php

Par Seth KOKO - Publié dans : Amerique du Sud
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 14:12
 

Cristina Fernández de Kirchner

Présidente de la Nation argentine
55e chef d'État argentin

Vers un renouveau du modèle de développement argentin
S.E.M. / H.E. Luis Maria URETA SAENZ PENA
Dans moins d’un an, le 25 mai 2010, l’Argentine célèbrera le bicentenaire de son indépendance. Renforcée par les différentes crises qu’elle a su surmonter, la deuxième économie d’Amérique du Sud se positionne aujourd’hui au centre des enjeux de l’intégration régionale. S.E.M. Luis Maria Ureta Saenz Peña, Ambassadeur d’Argentine en France, revient pour nous sur les projets phares de la Présidente Cristina Fernández de Kirchner visant à réaffirmer le modèle argentin dans un monde en pleine mutation.


La Lettre Diplomatique : Monsieur l’Ambas-sadeur, l’Argentine s’apprête à célébrer en 2010 le bicentenaire de la Révolution de Mai qui marque son indépendance. Quelles réflexions vous inspire le cheminement historique de votre pays au regard des défis auxquels il est actuellement confronté ? Quel message devront s’attacher à transmettre, selon vous, les manifestations culturelles prévues pour marquer cet anniversaire?

S.E. M. Luis Maria Ureta Saenz Peña :
En effet, toute commémoration nationale est importante, et notamment la célébration du bicentenaire de la Révolution de Mai, qui sera une excellente occasion pour engager un débat pluriel et large sur le passé, réfléchir sur le présent et imaginer notre avenir. Mais ces considérations doivent nécessairement s'associer à l'action et, dans ce sens, les préparatifs pour la célébration du bicentenaire en Argentine s'articulent autour d'objectifs importants.
Tout d'abord, la réalisation de travaux d'infrastructure sur des biens culturels, dont certains d'entre eux sont actuellement en cours et d'autres déjà achevés, comme des écoles, des théâtres, des musées, et des travaux de restauration de monuments historiques. Ensuite, la concrétisation d'un certain nombre de réformes, comme la réforme fiscale et la réforme judiciaire, ainsi que la poursuite de la réindustrialisation du pays. Enfin, la construction d'une conscience citoyenne sur l'importance de la célébration même du bicentenaire.
Sur le plan international, l'Argentine participera en 2010, en qualité de pays invité, à la Foire du livre de Francfort, la plus grande foire dans ce secteur. L'Argentine a une très longue tradition éditoriale et sa présence à Francfort ne se limitera pas à promouvoir son industrie dans le domaine de l'édition des livres et magazines. Nous profiterons de cette occasion pour montrer une image intégrale de notre pays : sa culture, son économie, le tourisme, les sports.
Evidemment, l'Argentine a beaucoup changé depuis la célébration du Centenaire de la Révolution de Mai au début du XXème siècle, elle n'était à l'époque qu'un pays de quatre millions d'habitants. L'Argentine du XXème siècle a vécu entre espoirs et frustrations, entre périodes de croissance et de crise. Le monde aussi est devenu beaucoup plus complexe, les pays plus interdépendants et les crises plus globales, comme celle que nous traversons à l'heure actuelle. Bref, nous profiterons du bicentenaire, en Argentine comme ailleurs, pour réflechir sur le modèle de pays que nous devenons, un pays moderne et bien inséré dans le monde. La suite de l'article dans LA LETTRE DIPLOMATIQUE
Par Seth KOKO - Publié dans : Amerique du Sud
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Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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