Afrique

Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /2010 20:51

CH.jpgnaomi-campbell-exhibition-a.jpgEntre Naomi Campbell et Charles Taylor, c’est l’histoire d’une rencontre improbable, avec Mandela dans le rôle de l’entremetteur. Début août, la top-modèle doit aller témoigner face à l’ex-président libérien jugé à La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Les paparazzis se feront un plaisir d’immortaliser la scène : Naomi Campbell et ses jambes interminables gravissant les quelques marches qui mènent au portillon de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. D’habitude, les photos montrent la top-modèle mettant un pied devant l’autre sur le podium d’un défilé de mode ou étendue en bonne compagnie sur la proue d’un yacht.

Parfois aussi, un sac Louis Vuitton en main – elle est l’une des ambassadrices du malletier parisien –, on peut la voir pressant le pas dans un aéroport (« Je ne passe jamais plus de quarante-huit heures au même endroit », dit-elle souvent). Cette fois-ci, le décor sera plus raide, moins glamour : le perron d’un building blanc qui fut autrefois le siège d’une compagnie de télécoms, bordé par une voie rapide, dans l’austère métropole des Pays-Bas.

Attendu pour le début du mois d’août, l’improbable rendez-vous entre la diva et la justice internationale devrait se produire sous les yeux d’un autre personnage. Il est lui aussi haut en couleur, mais dans un registre macabre : Charles Taylor, 62 ans, président sanguinaire du Liberia de 1997 à 2003. Naomi Campbell, 40 ans, dont vingt-cinq à afficher en une des magazines sa silhouette idéale et son visage métissé (de nationalité britannique, elle est d’origine afro-jamaïcaine par sa mère, sino-jamaïcaine par son père), a en effet reçu, le 30 juin, une très officielle assignation à témoigner devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui juge l’ex-dictateur aux verres fumés.

L’institution, indépendante de la CPI mais hébergée dans ses locaux, a été créée par les Nations unies et le gouvernement sierra-léonais pour identifier les responsables de la seconde partie de la guerre (1996-2002) qui a ravagé le pays, faisant près de 100 000 morts et autant de mutilés (« Manche courte ou manche longue ? » était une question souvent posée par les rebelles aux victimes, pour définir le niveau où leur bras allait être coupé). Sous le coup de onze chefs d’inculpation relevant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Charles Taylor est le dernier accusé à être jugé. Soupçonné d’avoir activement soutenu la rébellion du Front révolutionnaire uni (RUF) dans cet État voisin du Liberia, notamment en vendant des diamants pour acheter des armes, il plaide non coupable.

Un simple caillou

Que vient faire la jet-setteuse dans une affaire hantée par les assassinats, les viols et l’esclavage sexuel ? Naomi Campbell n’a jamais mis les pieds en Sierra Leone. Elle est plus célèbre pour son tempérament volcanique et ses conquêtes (l’acteur Robert De Niro, les chanteurs Eric Clapton et Prince en font partie) que pour sa maîtrise de la géopolitique ouest-africaine de la fin des années 1990.

De l’Afrique, elle connaît surtout les nuits de Marrakech, où elle possède une maison, et les plages de la côte kenyane, où elle a passé des vacances avec l’un de ses ex, Flavio Briatore (un ancien patron d’écuries de Formule 1) et un jour caressé l’idée de construire un casino huppé (le projet a déclenché la crainte des associations locales de protection de l’environnement). Dans son album photo du continent, il y a aussi Nelson Mandela, qu’elle appelle « grand-père ». Et puis l’Égypte. En août 2008, le directeur des antiquités, Zahi Hawass, lui a remis un prix après une visite des pyramides à ses côtés. Les égyptologues en sont encore intrigués. On reste en tout cas loin, très loin du cortège des horreurs sierra-léonaises.

C’est en fait un simple caillou, certainement pas plus gros qu’une balle de ping-pong, qui conduit aujourd’hui la « panthère » devant la justice. Selon la procureure du TSSL, l’Américaine Brenda Hollis, Charles Taylor aurait offert un diamant brut à Naomi Campbell lors d’un dîner chez Nelson Mandela, en Afrique du Sud, en septembre 1997. En confirmant l’information, la top-modèle apporterait la preuve que Charles Taylor ment. Depuis le début de son procès, il affirme n’avoir jamais transporté, possédé ou vendu des diamants. Les seuls qu’il ait jamais détenus, explique-t-il, sont des bijoux de famille. L’accusation, pourtant, le soupçonne d’avoir profité de son séjour en Afrique du Sud pour y vendre des diamants donnés par la rébellion sierra-léonaise et, en retour, organiser des livraisons d’armes. Le diamant offert à Naomi aurait fait partie du lot destiné à la vente.

Dans leur assignation, les juges disent vouloir éclaircir les « interactions » entre la top-modèle et Charles Taylor. Pour eux, sa participation à l’enquête est « cruciale ». Gênée d’être mêlée à une affaire impliquant le monstre du Liberia, la belle s’est longtemps cabrée. Mais de multiples frasques ont écorné son image – comme insulter des agents de la compagnie British Airways pour un bagage perdu –, et Naomi se surveille. Sollicitée par le TSSL depuis juin 2009, elle a d’abord refusé de parler à l’accusation. Interrogée sur le cadeau empoisonné par la chaîne américaine ABC, en février dernier, elle a lancé : « Je n’ai pas reçu de diamant et je ne parlerai pas de cela, merci beaucoup », avant de donner un coup dans la caméra.

Deux mois et demi plus tard, sur le plateau de la vedette Oprah Winfrey, elle s’adoucit et, les yeux humides, dit craindre pour sa famille si elle témoigne. Puis Gideon Benaim, son représentant légal (spécialisé dans l’image, il a notamment défendu le réalisateur Roman Polanski), signifie au TSSL que sa cliente se soumettrait à une assignation. Le TSSL s’y est résolu. La dérobade est désormais impossible pour Naomi, un refus de témoigner pouvant entraîner une peine de sept ans de prison.

Showbiz

La date de la comparution, qui sera publique, a d’abord été fixée au 29 juillet. Mais, pour des raisons qu’elle n’a pas expliquées, Mme Campbell a demandé un report via son avocat. Elle aura finalement lieu le 5 août.

Charles Taylor a beau être le premier ancien chef d’État africain à se retrouver devant la justice internationale, l’enfer de la Sierra Leone n’a jamais attiré les foules à La Haye. Mais, avec Naomi Campbell dans la salle d’audience, les bancs réservés à l’assistance se rempliront sûrement. Les « spectateurs » de cette pièce insolite découvriront alors une intrigue dont les personnages secondaires sont aussi célèbres que les protagonistes.

Parmi les seconds rôles, il y a d’abord une icône : Nelson Mandela, dans la peau de l’entremetteur malgré lui. Madiba, qui vient de fêter ses 92 ans, est en effet à l’origine de la rencontre – vraisemblablement la seule – entre Charles Taylor et Naomi Campbell. Nous sommes en septembre 1997. Le héros de la lutte contre l’apartheid préside l’Afrique du Sud. « Superglu » (un surnom de Taylor, les billets passant entre ses mains ayant l’habitude d’y rester), lui, a été élu deux mois plus tôt à la tête du Liberia, avec 75 % des voix et après des années de rébellion.

Son slogan de campagne est prémonitoire : Il a tué mon père, il a tué ma mère, je vais voter pour lui » (sous-entendu, sinon, cela continuera). Tout juste investi, il commence une tournée sur le continent, qui le conduira ensuite au Nigeria, au Burkina Faso, au Niger, en Tunisie et en Libye. À Pretoria, il est invité en tant que chef d’État au dîner de charité que son homologue sud-africain organise dans sa résidence, le 26 septembre 1997.

Autour de Mandela, de son épouse, Graça Machel, et de Charles Taylor, qui, malgré des manières de boucher dans son pays, sait se montrer fin et plaisant dans les soirées mondaines, il y a aussi ce soir-là le showbiz : l’actrice américaine Mia Farrow, le joueur de cricket pakistanais Imran Khan, le compositeur et producteur (de Michael Jackson) Quincy Jones et… Naomi Campbell. La top-modèle, 27 ans à l’époque, se dit très attachée à Nelson Mandela.

Elle vient de voyager avec lui, Mia Farrow et Graça Machel à bord du luxueux Blue Train à travers l’Afrique du Sud. Elle finance sa fondation pour les enfants (avec des dons de 50 000 dollars en 1997 et 1998) et aime poser à ses côtés. Pour les magazines, l’explication de cet attachement est simple : la princesse un peu garce est en fait un cœur fragile. Celle qui fut la première mannequin « black » à avoir fait la une de Vogue aurait trouvé en Madiba le père qui l’a abandonnée quand elle était petite fille.

Cargaison d’armes

Ce 26 septembre 1997 donc, on dîne, on boit, on rit. On pose même pour une joyeuse photo souvenir. Puis chacun regagne ses appartements pour la nuit, les invités étant logés sur place. La suite a été rapportée par Mia Farrow dans une déclaration signée au TSSL, en décembre dernier, puis devant les caméras d’ABC. Selon l’actrice américaine, au petit-déjeuner, Naomi Campbell lui a raconté sa nuit. Elle fut plus inattendue que torride : plusieurs hommes se réclamant de Charles Taylor l’ont réveillée en frappant à sa porte. Ils lui ont ensuite offert un diamant brut de la part de leur boss. Tout simplement.

Bien élevée, la top-modèle a accepté et, le lendemain, a assuré à son amie Mia qu’elle en ferait don à la fondation de Nelson Mandela (qui dit ne l’avoir jamais eu). Agent de Naomi Campbell à l’époque et présente au fameux dîner, Carole White a confirmé, révélant au bureau du procureur avoir entendu Charles Taylor annoncer, pendant la soirée, son intention d’offrir des diamants à sa patronne. Elle assure même avoir vu la pierre en question. La version de l’ex-chef d’État diffère. Interrogé par le TSSL sur le cadeau, il a nié en bloc, lâchant, un sourire aux lèvres : « C’est totalement faux, totalement faux. »

Une coïncidence trouble pourtant le bureau du procureur : en octobre 1997, juste après la tournée africaine de Charles Taylor, une cargaison d’armes et de munitions a été débarquée à l’aéroport de Magburaka, en Sierra Leone, alors sous embargo. Elle provenait du Burkina Faso, utilisé comme base arrière pour l’approvisionnement des rebelles du RUF. Selon le procureur, c’est avec le produit de la vente de diamants pendant le périple de Charles Taylor que le chargement a été acheté. S’il est démontré que l’affreux a joué au père Noël avec Naomi, il faudra donc en conclure qu’il a menti. Et que, si puissant soit-il, Charles Taylor a succombé aux beaux yeux d’une gravure de mode.

SOURCE/CONNETIONIVOIRIENNE.NET

 

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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 18:01

tchad-bechir-.jpgLa chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, demande au Tchad d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale et présent sur son territoire.

AFP - La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton a exhorté jeudi le Tchad à respecter ses obligations légales et à arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, présent sur son territoire et recherché par la Cour pénale internationale (CPI).

La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères "est préoccupée par la visite

du président Omar el-Béchir au Tchad", pour participer au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), indique un communiqué de sa porte-parole.

Elle y rappelle "l'importance pour tous les Etats membres des Nations unies d'appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU", "exhorte le Tchad à respecter ses obligations dans le cadre du droit internationale" et l'appelle "à arrêter et à déférer ceux qui sont inculpés par la CPI".

"L'UE soutient ardemment la CPI et le combat contre l'impunité", ajoute le communiqué.

source france24.com  www.france24.com/fr/20100722-ue-europe-ashton-tchad-arreter-omar-el-bechir-soudan-cpi

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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /2010 17:51

Les résultats définitifs du second tour de l’élection présidentielle du dimanche 27 juin 2010 sont tombés hier mardi 20 juillet 2010. La Cour Suprême, après avoir analysé en détail les recours en annulation introduits par les différents candidats, a retenu l’économiste Cellou Dalein Diallo qui a connu une hausse de 4%, soit 43% au lieu de 39% et le professeur Alpha Condé qui occupe la deuxième place avec une régression de 2%, soit 18%. Ces résultats viennent confirmer le classement de la Commission Electorale Nationale Indépendante publié le vendredi 2 juillet 2010 à Conakry. Sidya Touré qui avait obtenu 15% selon la CENI, se retrouve désormais out de la compétition avec 13%. La date du second tour sera connue cet après-midi lors du conseil des ministres présidé par le général d’armée Sékouba Konaté. A Conakry, les partisans du candidat de l’Union des Forces Républicaines (UFR) Sidya Touré qui voient la fin du parcours de leur champion sont sonnés par la décision de la Cour Suprême. Malgré la position du Pr. Alpha Condé qui en découdra avec Cellou Dalein Diallo, les militants de RPG ont dénoncé une complicité tacite entre la Cour Suprême et l’état-major de l’UFR qui monte en puissance avec ce nouveau score de 43%. Ces élections démocratiques sont les premières en Guinée après 52 ans d’indépendance

Dosso Villard: L'Intelligent d'Abidjan

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /2010 18:43

montage-guinee.jpgLes Guinéens se rendront aux urnes le 27 juin pour une élection présidentielle censée mettre fin au régime militaire installé depuis décembre 2008 et permettre l'avènement d'un régime démocratique. La Cour suprême de Guinée a retenu les candidatures de 24 civils sur les 36 dossiers qui lui avaient été soumis. Portrait des principaux prétendants à la magistrature suprême.

 

 

Ousmane Bah (UPR)

Natif de la ville de Pita dans le Fouta Djalon, âgé de soixante ans, chimiste de formation, Ousmane Bah est entré en politique en 1991 à la faveur de l'instauration du multipartisme. Il a succédé à Siradiou Diallo à la tête de l'UPR. Principal adversaire de Cellou Dalein Diallo dans le Fouta, il s'est rapproché pour des raisons tactiques de Moussa Dadis Camara tout au long de l'année 2009.

Boubacar Bah (ADPG)

Durant deux décennies Boubacar Bah a vécu aux États-Unis où il fait ses études et une partie de sa carrière professionnelle. Il est originaire de la commune de Matam, l'une des communes de Conakry. Sa devise est « Justice-Réconciliation-Développement ».

Mamadou Bah Baadikko (UFD)

© Guineactu.com

A 62 ans, Mamadou Bah Baadikko est un hériter politique. Héritier du célèbre professeur Alpha Sow, intellectuel guinéen de la disapora, fondateur en 1991 de l'UFD, l'Union des forces démocratiques, disparu en 2005. Mamadou Bah Baadikko, expert-comptable formé en France, ancien cadre de la FEANF, la Fédération des étudiants africains noirs de France, revendique l'héritage intellectuel du professeur Alpha Sow. Il milite pour « un nouveau départ pour la Guinée ».

Né en 1964, Boubacar Barry a fait fortune aux côtés de l'homme d'affaires Mamadou Sylla dont il fut l'un des architectes attitrés. Lorsque Moussa Dadis Camara prend le pouvoir en décembre 2008, Boubacar Barry ne tarde pas à entrer au gouvernement avec le rang de ministre d'Etat chargé de la construction, de l'aménagement du territoire et du patrimoine bâti de la Guinée. Ses liens avec le bouillant capitaine remontent à l'enfance. Le père de Moussa Dadis Camara ayant travaillé pour celui de Boubacar Barry, Alpha Omar Barry. Un père célèbre en Guinée, puisqu'il fut ministre de Sékou Touré, avant d'être emprisonné au camp Boiro, le goulag de Sekou Touré, où il fut torturé et assassiné.

Abraham Bouré (RGUD)

Ancien secrétaire général de l'Union des pays du fleuve Mano (Guinée, Libéria, Sierra Leone), Abraham Bouré, économiste de formation, fut aussi conseiller économique à la primature durant le mandat de Sidya Touré à la fin des années 90.  

Alpha Condé (RPG)

A 72 ans, Alpha Condé est la grande figure de l'opposition guinéenne. Il est le seul candidat en lice à avoir participé à la première élection présidentielle pluraliste en 1993. Il est aussi le seul des prétendants sérieux à n'avoir jamais composé avec le régime de Lansana Conté. En 1998, au lendemain de la présidentielle, il est arrêté et envoyé en prison, avant d'être condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat et libéré après deux ans et demi d'incarcération. Devenu dans les années deux mille un véritable symbole pour la jeunesse ouest-africaine, Alpha Condé possède une forte implantation en Haute Guinée et bénéficie d'un parti discipliné et fortement structuré.

Cellou Dalein Diallo (UFDG)

Agé de 58 ans, Cellou Dalein Diallo possède une forte audience au sein de la communauté peulhe. En 2007, il prend la tête de l'Union des forces démocratiques de Guinée (l'UFDG), avec le soutien de son président d'alors Mamadou Bah. Cellou Dalein Diallo s'inscrit dès lors dans une dynamique politique. Il a occupé plusieurs postes ministériels durant une dizaine d'années, avant de devenir Premier ministre durant un an et demi, entre décembre 2004 et avril 2006. Son profil d'économiste en fait un interlocuteur apprécié des bailleurs de fonds. L'arrivée au pouvoir du capitaine Dadis Camara en décembre 2008 contribue indirectement à accroître sa popularité, le capitaine putschiste ayant rapidement dirigé ses foudres contre le leader de l'UFDG dont il craignait manifestement la popularité.  

Mamadou Diawarra (PTS)

Surnommé dans tous le pays « Diawarra yaourt », cet industriel qui a fait fortune dans les produits laitiers bénéficie d'une forte popularité dans sa ville d'origine, Siguiri (Haute-Guinée). Ancien député du PUP, le Parti de l'unité et du progrès, il a quitté cette formation l'an dernier pour créer son parti, le Parti du travail et de la solidarité. François Loncény Fall (FUDEC)

Né en 1949, François Fall fut ministre des Affaires étrangères de la Guinée avant de devenir Premier ministre, de février à avril 2004. Il démissionne avec fracas invoquant le manque de marge de manoeuvre. Après avoir effectué des missions pour le compte des Nations unies, il rentre en Guinée et rejoint le forum des forces vives. François Fall, natif de la Haute-Guinée, crée ensuite le FUDEC, le Front uni pour la démocratie et le changement, pour se lancer dans la course à la présidence. Kassory Fofana (GPT)

Âgé de 55 ans, Kassory Fofana a connu une ascension fulgurante à la fin des années 90 dans le premier cercle du président Conté. Ministre des Finances de 1997 à 2000, il est brutalement écarté et préfère s'exiler, d'abord au Sénégal puis aux États-Unis. De loin, il gère ses réseaux d'influence et décide de rentrer en Guinée à la mort du président. Il a créé un parti, le GPT (Guinée pour tous) pour se lancer dans la course à la présidence.

Ousman Kaba (PLUS)

Ancien bras droit de Sidya Touré, Ousman Kaba qui fut ministre de l'Economie à la fin des années 1990, a décidé de voler de ses propres ailes. Il a quitté l'UFR pour se lancer seul dans la course à la présidence. Il se présente lui-même comme un « intellectuel paysan » et possède son parti, le PLUS (Parti libéral pour l'union et la solidarité).

Lire la sur RFI))

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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /2010 10:20

Bad1.jpg A l’instar de tous les continents, l’Afrique est confrontée au double défi de s’adapter aux changements climatiques avec des ressources limitées tout en suivant une trajectoire de développement à la faible intensité de carbone. Cette démarche a des implications pour la croissance économique et le développement. Une question qui a fait l’objet d’un séminaire de haut niveau, hier, à la salle ds congrès de l’Hôtel Ivoire, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD). La cérémonie d’ouverture de ce séminaire dont les résultats sont très attendus par tout le continent, a été faite par le Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, Paul Antoine Bouhoun Bouabré, par ailleurs président du comité d’organisation des assemblées annuelles de la BAD. Réduire la vulnérabilité à la variabilité climatique parmi les PMR et renforcer la capacité d’adaptation aux changements climatiques des investissements antérieurs et futurs financés par la Banque, afin de les rendre efficaces, renforcer, au sein des PMR, les capacités et les croissances et les connaissances requises pour s’attaquer aux défis des changements climatiques et assurer la durabilité, grâce à la reforme des politiques et de la réglementation, constituent les résultats des stratégies de gestion des risques liés au climat et à l’adaptation au changement climatique. En suivant les approches ciblées, la Banque a investi dans des projets et des programmes qui visent à renforcer la capacité du continent, de s’adapter aux changements climatiques. Ces projets et programmes sont notamment ceux d’information climatologique au service du développement de l’Afrique. La Banque travaille par aille, avec les Ministres africains de l’Environnement. L’expérience de la Banque en matière de gestion des fonds, sa présence physique dans toutes les régions du continent et ses riches antécédents de collaboration avec les PMR et les pays membres non régionaux, lui confèrent un avantage comparatif dont elle s’efforce de tirer parti pour relever les défis du changement climatique. En réponse aux besoins de technologies à faible intensité de carbone, d’investissements dans les énergies propres et de mesures urgentes d’adaptation, la Banque se propose de créer un Fonds pour l’énergie propre et l’adaptation aux changements climatiques en Afrique. Le Ministre d’Etat, Paul Antoine Bohoun Bouabré, avait à ses côtés lors de cette cérémonie d’ouverture, messieurs Muthuli Ncub, économiste en chef du Groupe de la BAD et NKosana Moyo, vice-président.
Jules César
cesaryao32@yahoo.fr
Source: LE MANDAT

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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /2010 11:45

Umaru-yaradua.jpgLe président du Nigeria, Umaru Yar'Adua, est mort mercredi à 58 ans des suites de problèmes cardiaques après avoir disparu de la scène politique depuis novembre 2009, laissant pour testament de vives tensions au sein de son parti pour sa succession. "Il est vrai que le président est décédé", a déclaré Segun Adeneyi, le porte-parole de la présidence, confirmant une information mise en ligne par le quotidien local This Day.

Mercredi dans la nuit, le président par intérim, Goodluck Jonathan, entré en fonctions le 9 février, avait réuni le gouvernement pour discuter des détails de l'enterrement du chef de l'Etat, prévu jeudi, le plus rapidement possible selon la tradition islamique. Yar'Adua sera enterré dans l'Etat de Katsina, dans le Nord, d'où il est originaire. Sept jours de deuil national ont été décrétés et jeudi a été décrété jour férié. M. Jonathan, qui prêtera serment jeudi pour devenir pleinement président, a appris la nouvelle avec "choc et tristesse. La nation est en deuil et je suis sûr que le monde aussi est en deuil avec nous ce soir", a-t-il poursuivi.

"PROFONDE INTÉGRITÉ"

Le président américain, Barack Obama, a également exprimé sa tristesse. "Nous nous souviendrons avec respect de la profonde intégrité personnelle du président Yar'Adua et de son profond engagement pour le service public, ainsi que de sa croyance passionnée dans l'immense potentiel et le brillant avenir de 150 millions de Nigérians", a notamment affirmé le chef de l'exécutif américain dans un message de condoléances.

Malade depuis des mois, Umaru Yar'Adua, avait été hospitalisé en novembre en Arabie saoudite durant des semaines avant de revenir le 24 février incognito dans son pays. Son état de santé était resté tellement secret que M. Jonathan avait reconnu publiquement n'avoir même pas été autorisé par son épouse Turai Yar'Adua à lui rendre visite. Des chefs religieux avaient pu aller le voir cependant début avril, mais n'avaient rien indiqué sur son état de santé. Umaru Yar'Adua avait été élu en 2007, succédant à Olusegun Obasanjo, qui l'avait désigné comme son successeur au sein du Parti démocratique du peuple.

Source: Le Monde.fr

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 13:46
Le président Ben Ali dimanche à Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, quelques instants avant de déposer son bulletin dans l'urne.

Pour la première fois, le président au pouvoir depuis 22 ans descend sous la barre des 90% des suffrages (89,62%).

Sans surprise, le président tunisien sortant Zine El Abidine Ben Ali a été officiellement réélu pour un cinquième mandat de 5 ans avec 89,62% des suffrages exprimés lors de la présidentielle de dimanche. Les résultats définitifs ont été affichés lundi à l'aube au ministère de l'Intérieur. Son score se situe ainsi en dessous de la barre de 90% réalisés lors des deux premières présidentielles pluralistes de l'histoire de la Tunisie indépendante (1999 et 2004). Des scores décriés par des adversaires incrédules. Le scrutin de dimanche constituait la troisième présidentielle pluraliste depuis l'indépendance de la Tunisie - ancien protectorat français - en 1956.

Les résultats portent sur l'ensemble des 26 circonscriptions que compte le pays et incluent le vote des expatriés. Le score de Ben Ali variant entre 84,16% et 93,88% à Monastir (dans l'est du pays), bastion de son prédécesseur Habib Bourguiba. Son meilleur résultat a été réalisé parmi les électeurs à l'étranger (94,85%). Le taux de participation a été de 89,45%. 4,7 millions de personnnes se sont déplacées aux urnes sur 5,29 millions d'électeurs inscrits.

Au pouvoir depuis 22 ans, Ben Ali, soutenu par le puissant parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RDC), a largement devancé trois candidats de l'opposition parlementaire. Mohamed Bouchiha, du Parti de l'Unité populaire, a recueilli 5,01% des voix et Ahmed Inoubli pour l'Union démocratique unioniste, 3,80%. Ces deux candidats étaient jugés proches du pouvoir. Ahmed Brahim, quatrième candidat se posant en «vrai concurrent» critique à l'égard du régime a réalisé le score le plus faible, soit 1,57% des voix recueillies sous la bannière d'une coalition de gauche autour de son parti Ettajdid (Renouveau, ex-communiste).

Lire la suite Le figaro))


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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 13:46

Reportage de RFI, une semaine après le massacre perpétré au stade de Conakry le 28 septembre. Les Guinéens restent horrifiés et sans réponse par rapport à la violence qui s’est déchaînée. Les bérets rouges, non seulement ont tué de très nombreux militants venus assister au meeting de l’opposition, mais ils ont aussi commis des viols dont le nombre et la brutalité était jusqu’ici inconnus dans ce pays.

Le visage encore tuméfié une semaine après le massacre de manifestants à Conakry, une Guinéenne soulève son boubou et dévoile ses bras et fesses meurtris: “J’ai 57 ans et ils m’ont mise à nue! J’ai vu les soldats mettre les fusils dans le sexe des femmes quand ils me frappaient.” Un récit rapporté par Laurence Boutreux, de l’AFP .

Une femme témoigne pour RFI: “Un soldat est venu me prendre et me mettre sur le sol, ce soldat avait un couteau il a déchiré tout mes habits, il m’a mise à nu et après il m’a frappée.”. Une autre femme, d’abord frappée par un militaire : “Un deuxième militaire m’a prise, m’a d éshabillée, violée et a frappé tout mon corps, je ne peux pas l’expliquer, ce que je sais c’est qu’on m’a violée et qu’on m’a frappée, frappée, frappée.” Toujours pour RFI, un jeune homme: “Je courrais pour m’enfuir et je me suis retrouvé devant une salle de basket, là, j’ai ouvert la porte et j’ai vu cinq filles qu’ils violaient.” Un autre témoin : “Il y avait trois militaires qui ont attrapé une femme qui pleurait. Ils ont rentré un fusil dans le sexe de l’une d’entre elles et ils ont tiré.”

“Des images qui circulent sur le Net montrent des Guinéennes déshabillées et humiliées en pleine rue, lors de la répression de la manifestation organisée lundi par l’opposition au stade de Conakry” rapporte le site Les Observateurs lié à France 24. Plusieurs photos de femmes mises nues et humiliées par des militaires ont été postées sur le forum “Guinée News” , le 30 septembre, et envoyées aux Observateurs. Le site ne publie que l’un de ces clichés (ci-dessus), après avoir flouté le visage de la victime. les témoignages recoupent ceux recueillis par RFI. “J’ai vu deux gendarmes essayer d’intervenir pour que les soldats laissent partir les femmes. Mais l’un d’eux a crié : ‘Pourquoi n’est-elle pas à la maison ? Pourquoi n’est-elle pas au foyer ? C’est pas ma sœur. C’est pas ma cousine. J’en fais ce que je veux !’”

Le haut commissaire des Nations unies en charge des Droits de l’Homme, Navi Pillay, a réclamé une enquête sur les exactions commises par l’arm ée. Elle exige également que “les auteurs d’exécutions sommaires, de viols et d’autres violations des droits de l’Homme soient traduits en justice”.

Le président de l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow, dispose déjà des témoignages “d’une trentaine de femmes violées” par les militaires. “Nous sommes en train de constituer une association de femmes violées, afin que les victimes puissent porter plainte”, annonce ce Guinéen de 77 ans, ancien vice-président de la Fédération international des droits de l’Homme.

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ANNONCES

seth koko bur 14A LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE !!

Le mot d'ordre du Leader 

SETH-KOKO-ETOILE.jpgLa Chaine Seth Koko TV

logo-fr 24Seth Koko sur France24 le 15 février 2010

    intro Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

·        Les pauvres ivoiriens se sont sacrifiés pour un président qui n’en valait pas la peine.

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·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

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ALTER INFO CONFIRME LES PROPOS DE SETH KOKO

Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO
·        Attention à ce rusé qui court encore pour se faire réélire car sa position actuelle en cache milles autres.

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  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit du pouvoir du Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo.« Il est le concepteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire ». Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique du Président Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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