Proche-Orient

Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 04:31

ban ki moon vLe secrétaire général de l'ONU s'inquiète de l'évolution des relations entre la Turquie et Israël. Ankara, qui exige des excuses pour le raid où neuf Turcs ont été tués en 2010, a haussé le ton vendredi en expulsant l'ambassadeur de l'État hébreux.

AFP - Les mesures de rétorsion prises par la Turquie à l'encontre d'Israël qui refuse de s'excuser pour le raid où neuf Turcs ont été tués en 2010 inquiètent la communauté internationale et le secrétaire général de l'ONU a appelé samedi les deux pays à la réconciliation.

"J'espère sincèrement qu'Israël et la Turquie vont améliorer leurs relations", a déclaré Ban Ki-moon à des journalistes à Camberra au lendemain de l'annonce par Ankara de l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël et d'une suspension de ses accords militaires avec l'Etat hébreu. Lire la suite)))

 

Par Seth KOKO - Publié dans : Proche-Orient
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 12:48
alassade.jpgUne réunion de consultations d'urgence sur la répression syrienne s'est tenue lundi au Conseil de sécurité de l'ONU

Cette réunion, qui s'est terminée sans résultat concret malgré la poursuite de la répression, a été mise à  l'ordre du jour après les violences du week-end, dans lesquelles environ 140  personnes ont été tuées, principalement dans la ville de Hama, l'un des bastions de la contestation.


Pour la seule journée de lundi, vingt-quatre civils ont été tués, dont dix après la prière du soir au premier jour du Ramadan, par les tirs  des forces de sécurité, a affirmé Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire  syrien des droits de l'Homme.

Vers un nouveau débat mardi ?
La Grande-Bretagne la France, l'Allemagne et le Portugal, soutenus par les  Etats-Unis, veulent pousser à l'adoption d'une résolution condamnant la  répression, qui pourrait être à nouveau débattue mardi. Des diplomates ont  cependant indiqué qu'il était plus probable que le Conseil de sécurité se mette  d'accord sur une simple déclaration, non contraignante.

 

Pékin et Moscou ne veulent pas d'une résolution
La Russie et la Chine, deux des cinq membres permanents du Conseil, avaient  déjà menacé d'opposer leur veto à un projet de résolution, soutenues par le  Brésil, l'Inde et l'Afrique du Sud. Mais des diplomates ont souligné que tous les pays avaient exprimé lundi  leurs préoccupations concernant l'intensification de la répression, et que  l'idée d'une action du Conseil gagnait en popularité parmi ses membres.

L'ambassadrice américaine, Susan Rice, a indiqué qu'un état des lieux  "inquiétant" avait été fait devant le Conseil par le secrétaire général adjoint  Oscar Fernandez Taranco. "Il y a eu une assez large expression de préoccupation, voire de  condamnation", a-t-elle dit à la presse à l'issue de la réunion.

Un diplomate occidental a expliqué que les pays européens avaient modifié  leur projet de résolution présenté pour la première fois il y a deux mois, qui  appelle le régime syrien à mettre fin aux violences et réclame que l'ONU ait  accès aux villes où les manifestations ont lieu, et que soit ouverte une  enquête sur les violations des droits de l'homme. "Le silence du Conseil de sécurité a encouragé la répression à se  poursuivre", a relevé un autre diplomate occidental.

La Russie et la Chine ne veulent pas de campagne militaire comme en Libye

La Russie, la Chine et d'autres opposants à une résolution sont furieux que  l'Otan se soit servi de résolutions sur la Libye pour justifier les attaques  aériennes contre le régime de Mouammar Kadhafi, et craignent que l'adoption  d'une résolution sur la Syrie  risquait d'ouvrir la voie à une campagne  militaire contre Bachar al-Assad, ce que les responsables européens et de  l'Otan ont vivement démenti lundi. Mais les événements en Libye "vont continuer de jeter une ombre" sur les  débats au Conseil de sécurité, a estimé M. Tchourkine.

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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 01:12

BEN-LA.jpgUn vieil homme recroquevillé sous des couvertures, aimant se regarder à la télévision : voilà l’image que donnent d’Oussama Ben Laden les vidéos diffusées sans son hier par l’administration américaine, cinq jours après sa mort.

L’homme le plus recherché de la planète aurait vécu en reclus dans sa maison d’Abbottabad, au Pakistan, ces cinq dernières années.

“Pour moi, explique, Robert Moore, correspondant de notre partenaire britannique ITN, il s’agit d’une tentative d’humiliation posthume. Les Américains l’ont tué, il n’est plus une menace directe. On assiste à présent à une sorte d’effort pour diminuer son héritage, pour lui enlever sa mystique. Ils veulent que le monde se souvienne de Ben Laden non comme d’un chef terroriste, mais comme d’un vieil homme affaibli qui teignait sa barbe par vanité.”

Apparemment, Ben Laden, 54 ans, ne se montrait jamais à l’extérieur de sa forteresse et laissait ses fidèles s’occuper de l’approvisionnement. Mais au monde, il voulait renvoyer l’image d’un homme jeune et aux commandes.

C’est dans sa chambre insalubre du troisième étage, que Ben Laden a rendu son dernier souffle. La plus jeune de ses trois femmes, âgée de 29 ans, a été blessée par balles aux jambes alors qu’elle tentait de le protéger pendant l’assaut.

Les vidéos maintes fois enregistrées étaient envoyées par courrier jusqu’au centre de communication d’Al-Qaïda. Lire la suite)))

 


 
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 13:34

qatar.jpgAu milieu du flux continu des informations sur les diverses révolutions du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, un pays brille par son absence. Contrairement à ses voisins, le Qatar, minuscule pays gorgé de pétrole, ne montre aucun signe d’agitation, arrivant bon dernier dans «l’indice des lanceurs de chaussures» des troubles arabes imaginé par The Economist. Qu’est-ce qui explique que tout soit si paisible au Qatar?

L’argent, et une très petite population. Les révolutions dans les pays voisins comme l’Égypte, le Yémen et le sultanat d’Oman ont été largement alimentées par des griefs économiques, tel le chômage et l’augmentation du prix des denrées alimentaires. Le Qatar, avec environ 1,5 million d’habitants dont approximativement 200.000 sont des citoyens qataris, connaît un taux de chômage de 0,5%. Son PIB par habitant est de 145.300$, soit le plus élevé du monde et son taux de croissance pour 2010 s’élevait à 19,4%, le plaçant encore en première position.

La richesse du Qatar provient du pétrole et du gaz naturel: le pays est assis sur 14% des réserves mondiales totales de gaz naturel et détient 15 milliards de barils de réserves prouvées de pétrole. Le Qatar devrait pouvoir maintenir son niveau actuel d’exportation de pétrole pendant 37 ans.

Et contrairement au Bahreïn, son voisin également riche en pétrole, le Qatar—pays majoritairement sunnite dirigé par des musulmans sunnites—ne se débat pas dans les violences sectaires. La meilleure comparaison pourrait être avec les Émirats arabes unis, majoritairement sunnites aussi et croulant sous l’argent du pétrole. Mais la population du Qatar est moins variée et plus réduite que celle des EAU, qui ont connu une certaine agitation récemment: de petites manifestations de travailleurs migrants ont été organisées en janvier, et une page Facebook promettait des manifestations dans la région pour le 25 mars. Un groupe d’intellectuels a également demandé au gouvernement de tenir des élections libres.

Pas d’agitation de la sorte au Qatar, dirigé par le sheikh Hamad ibn Khalifa al-Thani (qui renversa son père lors d’un coup d’État sans coup férir en 1995). Une population relativement réduite et la petite taille du pays permettent au sheikh al-Thani de gérer un État rentier: les Qataris ne paient pas d’impôts sur le revenu, et disposent d’un service public et d’un système de santé gratuits. L’éducation est aussi très subventionnée, et les étudiants reçoivent souvent des bourses complètes qui leur permettent d’étudier à l’université. En contrepartie de ces avantages, les Qataris permettent au sheikh al-Thani de gouverner sans opposition.

Si la plupart des Qataris semblent satisfaits de leur sort, un groupe est victime de flagrantes injustices. Les travailleurs migrants, dont la majorité viennent du sud-est asiatique, sont souvent sous-payés et maltraités. La polémique loi sur le parrainage, que d’autres pays du Golfe ont récemment abolie, les empêche de quitter le pays sans la permission de leur parrain, ce qui dans les faits établit une relation d’asservissement contractuel. Les travailleurs du sud-est asiatique n’ont pratiquement aucune voix politique au Qatar. S’ils descendaient manifester dans la rue, ils seraient expulsés. Lire la suite sur Slete)))

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

 


 

 

 

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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 22:58

Assad_Abdallah.jpgSoucieux de conjurer une crise qui couve depuis l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri en 2005, le président syrien et le monarque saoudien ont invité les Libanais à renoncer à la violence pour régler leurs différends.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le président syrien, Bachar al Assad, ont rencontré vendredi des responsables libanais pour tenter de calmer les tensions avant la probable inculpation de membres du Hezbollah dans l'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri.

Cette visite commune est une première symbolique qui vient sceller la réconciliation entre les dirigeants arabe et syrien, brouillés après la mort de Rafic Hariri en février 2005.

Elle démontre en outre leur détermination à éviter la crise qui couve entre le Hezbollah libanais, soutenu par la Syrie et l'Iran, et les mouvements alliés de Saad Hariri, actuel Premier ministre et fils de Rafic Hariri, proche de Ryad.

Un communiqué de la présidence libanaise rapporte que les dirigeants ont discuté des "moyens de renforcer l'accord national et la stabilité du Liban" et qu'ils ont souligné la nécessité d'éviter la violence.

Il s'agit du premier déplacement à Beyrouth du président syrien depuis l'assassinat de Rafic Hariri, qui avait suscité un tollé national et international et entraîné le retrait contraint
des troupes syriennes stationnées au Liban.

Quant au roi Abdallah, il n'était plus venu au Liban depuis un sommet arabe en 2002 - il était alors prince héritier - et il est le premier roi saoudien en visite dans ce pays depuis des décennies.

L'un comme l'autre s'inquiètent de l'agitation politique provoquée par le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, qui a dit en juin avoir appris de Hariri l'inculpation prochaine de membres "dévoyés" du mouvement pour le meurtre de son père.

Multiples discussions

Nasrallah a condamné l'enquête des Nations unies et suggéré au gouvernement, qui soutient cette procédure, de rejeter toute inculpation, des propos susceptibles de raviver les tensions entre chiites et sunnites, voire les violences de 2008.

Selon le numéro deux du Hezbollah, Naim Kassem, cité par la presse locale, la question d'un changement de gouvernement se posera si des membres du mouvement chiite sont la cible d'un "plan de division, concocté par ceux qui nous accuse".

Le tribunal, basé à La Haye, assure que le procureur prendra les actes d'inculpation lorsqu'il sera prêt mais que pour l'heure, ces rumeurs relèvent de la spéculation.

Le président libanais, Michel Souleïman, s'est entretenu avec les chefs d'Etat saoudien et syrien avant d'offrir un déjeuner auquel assistaient des hommes politiques libanais.

Par ailleurs, le souverain saoudien s'est rendu au domicile d'Hariri, tandis qu'Assad s'entretenait avec Nabih Berri, président pro-syrien du Parlement et que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Loualem, rencontrait des députés du Hezbollah.

Un convoi motorisé a ensuite renconduit les chefs d'Etat à l'aéroport où l'on attendait l'arrivée de l'émir du Qatar.

Le ministre de l'Intérieur, Ziad Baroud, a déclaré à des journalistes que des efforts supplémentaires seraient nécessaires pour consolider les acquis du sommet de Beyrouth.

Jadis leader d'une large coalition antisyrienne, Saad Hariri avait initialement accusé Damas d'être derrière l'assassinat de son père. La Syrie a toujours nié toute implication.

Mais depuis qu'il a pris la tête du gouvernement, l'année dernière, il a renoncé à sa rhétorique hostile et s'est rendu dans la capitale syrienne à plusieurs reprises pour forger un rapprochement avec Assad, dans la lignée de la réconciliation entre celui-ci et Abdallah.

Source: France24 www.france24.com/fr/20100730-le-president-al-assad-le-roi-abdallah-pronent-apaisement-liban-hezbollah-syrie-hariri

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 11:38

onu-m.jpgLe Conseil de sécurité de l'ONU a infligé, mercredi 9 juin, des sanctions à l'Iran, pour la quatrième fois depuis 2006, afin de tenter de convaincre Téhéran de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Le Conseil a ratifié la résolution 1929, rédigée par les Etats-Unis et co-parrainée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, par 12 voix contre 2 et une abstention. Le Brésil et la Turquie ont voté contre, le Liban s'est abstenu.

L'Iran a immédiatement critiqué ces nouvelles sanctions. "Elles ne valent pas un sou" et sont "bonnes pour la poubelle", a lancé le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. Auparavant, l'ambassadeur iranien auprès de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) avait assuré que l'Iran n'interromprait pas ses opérations d'enrichissement d'uranium. "Rien ne va changer. Nous allons continuer nos activités d'enrichissement sans aucune interruption", avait-t-il déclaré à Vienne. De leur côté, les Occidentaux se sont félicités de ces nouvelles sanctions, tout en laissant la porte ouverte aux négociations.

Le texte reprend et élargit le champ des sanctions déjà adoptées à trois reprises par l'ONU en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008. Il prévoit notamment que l'Iran ne pourra investir à l'étranger dans certaines activités sensibles comme les mines d'uranium et que ses navires pourront être inspectés en haute mer. Ces inspections n'étaient jusqu'ici autorisées qu'à quai.

La résolution interdit aussi la vente à l'Iran de huit nouveaux types d'armements lourds, notamment des chars. Il s'accompagne de trois annexes contenant des listes de particuliers, d'entités et de banques de nationalité iranienne qui s'ajouteront à ceux qui sont déjà frappés de sanctions individuelles – gel des avoirs financiers et interdiction de voyager à l'étranger.

Les annexes ne contiennent qu'un nom de particulier, Javad Rahiqi, chef du Centre de technologie nucléaire d'Ispahan de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, mais 40 noms d'entités et de banques. Parmi elles, 22 sont considérées comme associées aux activités nucléaires et balistiques de l'Iran, 15 sont contrôlées par ou associées au corps des Gardiens de la révolution islamique et 3 sont contrôlées par la compagnie maritime de la république iranienne (IRISL).

DOUTES AUTOUR DE L'EFFICACITÉ DES SANCTIONS

Certains ont d'ores et déjà mis en doute l'efficacité de ces nouvelles sanctions. Ils soulignent que les inspections des navires iraniens en haute mer sont rendues possibles mais pas obligatoires car elles dépendront de l'accord de l'Etat du pavillon du navire. De même, relèvent-ils, les huit types d'armements lourds interdits à la vente à l'Iran n'incluent pas les missiles anti-aériens S-300 russes.

Plusieurs pays avaient tenté d'éviter l'adoption de ces sanctions. La Turquie et le Brésil avaient conclu à la mi-mai un accord avec l'Iran prévoyant l'échange en Turquie de 1 200 kilos d'uranium iranien faiblement enrichi (3,5 %) contre 120 kilos de combustible enrichi à 20 % fourni par les grandes puissances et destiné au réacteur de recherche nucléaire à finalité médicale de Téhéran.

Mais cette proposition a été accueillie froidement par les grandes puissances, qui y ont vu une manœuvre de diversion, notamment parce que l'Iran avait dit son intention de continuer à enrichir de l'uranium à 20 % même si l'accord était accepté.

Article: Le Monde.fr

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 14:01

IRIB - Comment ruiner une belle et bonne cause ? Dans quelques décennies, quand les souffles de l’actualité seront retombés, les historiens auront, pour répondre à cette question, un cas d’école, une référence emblématique, celle du Conseil de sécurité des Nations unies, car voici une instance, à vocation internationale, et définie, à l’origine, comme étant garante du maintien de la sécurité planétaire, qui se transforme, au fil des ans, en caisse de résonance des velléités dominatrices des grandes puissances, et qui, plus est, semble en être fière. 

ahmadineja

A Istanbul, où se tenait, aujourd’hui, la première journée de la Conférence de la CICA, Ahmadinejad n’a pas eu de mots assez durs, pour dénoncer ce caractère pervers, qui fait du Conseil de sécurité, « l’institution la moins démocratique au monde ». Une institution aux mille et un détours, qui « se croit au-dessus de toute autre instance internationale, y compris, l’Assemblée générale » ; car, comment expliquer, sinon par une indéfectible tendance à institutionnaliser la "discrimination", le fait qu’une entité composée de 15 membres, dont cinq trainent un passé et un présent lourds d’ingérences, de lutte d’influence, puisse décider du sort du reste de la planète. Le cas du Traité de non prolifération et des mesures destinées à son recadrage demeure, à cet égard, fort éloquent. On se rappelle, en effet, avec quelle insistance, les Américains ont cherché, tout au long de la Conférence sur la révision du TNP, à en tourner, sous le vernis de prétendues réformes, le contenu à leur propre avantage et à celui des détenteurs de l’arme suprême. Mais on se rappelle, aussi, comment cet accès de fièvre hégémonique a été stoppé net, à la faveur d’un élan indépendantiste engageant tous les Etats et nations, pour qui, il est insensé que l’Amérique mène le monde, à sa guise. La question du nucléaire iranien s’inscrit, elle-aussi, dans ce même cadre. Cette fausse crise montée de toutes pièces en vient à connaître un début de solution, à travers un texte baptisé "Déclaration de Téhéran". Cette déclaration, qui met l’accent sur le droit égalitaire de tous les pays à avoir accès au nucléaire civil, a reçu, ainsi que l’a indiqué Ahmadinejad, "l’accueil enthousiaste de dizaines de gouvernements". En d’autres termes, c’est une majorité d’Etats qui en a souhaité la mise en application. Mais ce caractère majoritaire a-t-il suffi pour que l’Amérique et ses acolytes acceptent de s’y incliner ? Bien sûr que non. Peu importe si ce "refus" complique davantage la donne et s’il conduit le monde et la région vers une période de crise, à l’issue incertaine. Les choses vont à peu près de la même manière, dès qu’il s’agit de mettre le doigt sur la politique de la Maison Blanche, à l’égard d’Israël. L’assaut de lundi dernier de la marine sioniste contre une flottille civile d’aides humanitaires pour Gaza a bouleversé les consciences. D’Asie à l’Afrique, en passant par l’Amérique latine, nul n’a pu dénier la férocité de cet acte, sa perversité, son atrocité primaire, à l’exception notable, des Etats-Unis, qui se sont très "protocolairement" contentés d’exprimer "leurs regrets". Mais la duplicité latente de ces pseudo-regrets ne peut rien changer à la réalité, et la réalité est telle que l’a décrite Ahmadinejad: "L’incident tragique de lundi dernier vient de sonner le glas d’un régime, dont le tissu est tramé d’injustices, un régime qui n’a plus aucune place dans la région et qui va droit au déclin."


  http://french.irib.ir/index.php/analyses/commentaires/item/96233-la-conference-de-presse-dahmadinejad-a-istanbul
 
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 17:40

Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas se sont serré la main en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

L'image rappellera la poignée de main historique entre Itzhak Rabbin et Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison Blanche en septembre 1993. Derrière les deux hommes, dans le rôle du faiseur de paix, Bill Clinton.

Mardi 22 septembre, les protagonistes avaient changé. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont serré la main, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, tandis que Barack Obama posait la main sur leurs épaules. Il s'agissait de la première poignée de main entre les deux hommes depuis que M. Nétanyahou a pris ses fonctions fin mars.

La comparaison historique s'arrête là. Quand, en 1993, MM. Arafat et Rabbin scellaient symboliquement les accords d'Oslo, M. Obama a seulement pu appeler, mardi, ses interlocuteurs à "aller de l'avant".

Dans une brève apparition devant la presse, le président américain a indiqué leur avoir demandé de renvoyer leurs négociateurs la semaine prochaine à Washington. "Le temps où on parle d'engager les négociations est révolu, le moment est venu d'aller de l'avant, le moment est venu de montrer la souplesse, le bon sens et l'esprit de compromis nécessaires pour atteindre nos objectifs. Les négociations sur le statut permanent doivent commencer, et elles doivent commencer rapidement", a plaidé M. Obama alors que ces discussions sont arrêtées depuis fin 2008.

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Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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