Asie

Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:45

Le président de la Corée du Nord, Kim Jong-il, dont la santé était réputée chancelante depuis des années, est mort samedi 17 décembre. Son fils Kim Jong-un, né en 1983 ou 1984, a été désigné pour prendre sa succession à la tête de l'unique dynastie communiste de l'histoire, ont annoncé lundi, 19 décembre, les médias officiels du régime communiste.

core-du-nord.jpg

Le dirigeant nord-coréen, âgé de 69 ans, "a succombé à un grand épuisement mental et physique" le 17 décembre à 8 h 30, heure locale, soit minuit et demie, heure française, a annoncé l'Agence centrale de presse coréenne (KCNA), l'agence officielle. Kim Jong-il, dont la mobilité était réduite depuis un accident cérébral en 2008, est décédé d'un "infarctus du myocarde sévère et d'une crise cardiaque" dans son train au cours d'un de ses traditionnels déplacements sur le terrain, a-t-elle ajouté, soulignant qu'une autopsie avait été réalisée dimanche.

"Tous les membres du Parti, les militaires et le public devraient suivre fidèlement l'autorité du camarade Kim Jong-un et protéger et renforcer le front uni du parti, de l'armée et du public", a exhorté l'agence nord-coréenne. Les funérailles de l'ex-dirigeant ont été fixées au 28 décembre à Pyongyang. Les autorités ont décrété un deuil du 17 au 29 décembre.

core-du-nord-2.jpgUNE MAIN DE FER

A Séoul, le gouvernement était placé en état d'alerte à l'annonce de la mort de Kim Jong-il, les deux pays restant techniquement en état de conflit armé depuis l'armistice précaire signé à l'issue de la guerre de Corée (1950-1953). Le Conseil de sécurité national sud-coréen devait se réunir en urgence, lundi. D'autres réactions de la communauté internationale n'ont pas tardées à tomber.

Kim Jong-il a dirigé la Corée du Nord d'une main de fer depuis 1994 et laisse à son fils une économie moribonde dans un pays marqué par la famine et de graves pénuries alimentaires à répétition. L'ex-dirigeant a utilisé la propagande, un culte exacerbé de la personnalité, une armée docile et les camps de travail pour maintenir son pouvoir, comme l'avait fait son père avant lui.

Il a donné tort à ceux qui prévoyaient un effondrement du régime après l'assèchement de l'aide soviétique, au début des années 1990. A la fin de cette décennie, une famine a tué un million de personnes. Mais il est resté "le Cher Leader" et a continué un programme de fabrication d'armes nucléaires, marqué par deux essais, en octobre 2006 et mai 2009.

La Corée du Nord connaît régulièrement des pénuries alimentaires sérieuses. L'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a relevé le mois dernier une amélioration des récoltes, mais a souligné que de graves problèmes nutritionnels persistaient, estimant que près de 3 millions de personnes continueraient à avoir besoin d'une aide alimentaire en 2012. LIRE LA SUITE)))

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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 12:34

Le Japon désignera un nouveau Premier ministre la semaine prochaine

Cinq mois après les évènements dramatiques du 11 mars, le Premier ministre japonais annonce sa démission. Cédant finalement aux critiques de l’opposition et de ses alliés sur sa gestion de la crise nucléaire, Naoto Kan a annoncé tôt ce matin qu’il quittait la direction de son parti, et automatiquement donc, la fonction de chef du gouvernement.

Il déclarait ce matin :

“Je veux agir, en tant que politique et citoyen, pour créer une société qui ne dépende pas de la puissance nucléaire. Je veux aussi dire ma gratitude à tous les membres du parti”.

Le tremblement de terre de mars dernier, ressenti jusque dans l’hémicycle du parlement nippon, et le tsunami qui a suivi ont dévasté les côtes du nord-est du pays et provoqué un accident nucléaire historique à la centrale de Fukushima.

Le successeur de Naoto Kan à la tête du parti Démocrate sera désigné lundi, et élu Premier ministre le lendemain par le Parlement. LIRE LA SUITE)))

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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 12:17

chine-1.jpgLa nouvelle directrice du Fonds monétaire international a nommé le Chinois Zhu Min au poste de directeur adjoint. Une première dans l'histoire de l'institution.

Christine Lagarde tient ses promesses et entérine ainsi la montée en puissance de la Chine sur la scène économique et internationale. La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a nommé un Chinois, Zhu Min, au poste de directeur général adjoint, un troisième poste de directeur général créé pour l'occasion. Il travaillera ainsi aux côtés d'un Japonais et d'un Américain. Le Chinois était jusqu'à présent conseiller spécial de Dominique Strauss-Kahn.

À 58 ans, Min Zhu bénéficie d'un solide CV: il est passé par la Banque mondiale, la Banque centrale de Chine et l'établissement commercial Bank of China. Il «apporte une riche expérience de l'administration, de la politique internationale et des marchés financiers, mais aussi des compétences solides de direction et de communication, ainsi qu'une compréhension institutionnelle du Fonds, a expliqué Christine Lagarde dans un communiqué. En sa qualité de Directeur général adjoint, il jouera un rôle décisif dans notre travail, en collaboration avec les autres membres de mon équipe et moi-même.»

Élue grâce à l'unité des dirigeants européens et à l'accord des États-Unis, Christine Lagarde s'est attachée, durant sa campagne pour le poste suprême du FMI, à recevoir le soutien des pays émergents. Ces derniers, en bien meilleure forme économique que les pays développés, entendent peser plus lourd dans les décisions du FMI, très occupé à participer aux sauvetages de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande.

Un conseiller d'Obama nommé

Pour s'adjoindre le soutien de la Chine (3,82% des voix au FMI), l'ex-ministre française de l'Économie en visite à Pékin, avait laissé entendre, qu'elle pourrait nommer un Chinois à ses côtés. Lors de sa conférence de presse inaugurale, elle avait souligné qu'elle continuerait la politique de son prédécesseur Dominique Strauss-Kahn en donnant plus de poids aux émergents au sein du Fonds.

Christine Lagarde n'oublie pas non plus les premiers actionnaires du Fonds, à savoir les États-Unis, qui ont été la clé de sa nomination. Elle a annoncé que David Lipton, conseiller économique à la Maison blanche, prendrait la suite de son compatriote John Lipsky au poste de directeur général adjoint.LIRE LA SUITE)))

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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 12:13

Poutine.jpgDes émissaires du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sont attendus mardi à Moscou avant la visite ultérieure de représentants de la rébellion, a annoncé lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence Itar-Tass.

Nous avons convenu avec des représentants de Tripoli et Benghazi de les rencontrer à Moscou. Les émissaires de Tripoli seront ici demain mardi, a déclaré M. Lavrov au cours d'une rencontre avec l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Abdul Ilah Khatib.

Des émissaires de Benghazi devaient venir mercredi, mais ils nous ont informés qu'ils ajournaient la visite pour des raisons techniques, a-t-il ajouté.

Source:AFP

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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 22:37

chine-gagne.jpgLe Japon affiche ce lundi un ralentissement de son activité au deuxième trimestre, et perd ainsi son rang de deuxième puissance économique de la planète. Une place qu'il conserve encore toutefois en rythme de croissance annuel.

A quel pays revient, aujourd'hui, le titre de deuxième puissance économique de la planète ? Des deux côtés de la mer de Chine, Japon et Chine voudraient chacun monter sur la deuxième place du podium.

Les chiffres de la croissance chinoise sont restés impressionnants alors que la crise économique a porté un coup aux grandes puissances économiques. L'année dernière, son produit intérieur brut (PIB) a crû de 8,7% et a frôlé celui du Japon à 4980 milliards de dollars (contre 5007 milliards). Début août, le directeur de la State Administration of Foreign Exchange (Safe), en charge du contrôle des ­changes, Yi Gang, avait même annoncé que la Chine était «déjà la deuxième économie du monde».

Les Japonais contre-attaquent ce lundi : le gouvernement nippon a publié un PIB nominal de 2578,1 milliards de dollars au premier semestre, alors que celui de la Chine s'élevait à 2532,5 milliards sur la même période.

Mais force est de constater que la tendance donne l'avantage à la Chine. Pour le seul deuxième trimestre, le Japon a admis que son PIB (1288,3 milliards de dollars) était inférieur à celui des Chinois (1336,9 milliards). C'est la première fois que l'économie chinoise dépasse celle du Japon sur un trimestre.

 

Un PIB équivalent, mais un niveau de vie inégal

En valeur absolue, ce n'est donc qu'une question de temps avant que le PIB annuel de la Chine ne dépasse celui du Japon. Au coude à coude, les deux économies progressent en effet à des rythmes très différents : la Chine table sur une croissance de 9,5% sur l'ensemble de l'année. De son côté, le Japon a publié une croissance de 0,1% du PIB au deuxième trimestre de l'année contre 0,6% attendu par les économistes. En rythme annuel, la hausse ressort à 0,4%, bien en deçà des prévisions autour de 2,3%. L'Empire souffre de la chute de ses exportations en raison de la force de sa monnaie, le yen, qui a atteint ce mois-ci un plus haut de quinze ans face au billet vert, précisément à 84,72 pour un dollar.

Si la Chine est sur le point de ravir la place du l'Empire nippon au rang de deuxième créateur de richesses de la planète, le PIB par habitant des deux pays reste sans commune mesure. Avec moins de 130 millions d'habitants, les Japonais sont plus de dix fois moins nombreux que les Chinois, donc dix fois plus riches qu'eux.

Après un bond «miraculeux» de son économie dans les années 1960-1970, le Japon conserve de l'avance dans le développement des infrastructures et l'amélioration des conditions de vie de ses habitants. En 2009, le pays se situait ainsi au dixième rang mondial (sur 182) dans le classement de l'Indice de Développement Humain (IDH), un indicateur statistique composite qui évalue le développement économique et social d'un pays à partir de son espérance de vie, son taux d'alphabétisation et du niveau de vie par habitant. La Chine se trouvait bien loin derrière, au 92e rang.

Source: Le Figaro

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 10:23

Le Parlement japonais a élu vendredi Naoto Kan, 63 ans, au poste de Premier ministre, en remplacement de Yukio Hatoyama. Il était jusqu'alors vice-Premier ministre et ministre des Finances.Naoto-Kan.jpg

AFP - Naoto Kan, un ancien militant de gauche devenu partisan de la rigueur budgétaire, a été élu vendredi au poste de Premier ministre du Japon par le Parlement, en remplacement de Yukio Hatoyama démissionnaire après moins de neuf mois au pouvoir.

M. Kan, 63 ans, qui occupait les postes de vice-Premier ministre et ministre des Finances dans le gouvernement sortant, a obtenu 436 voix sur un total de 714 votes exprimés dans les deux Chambres du Parlement.

"La priorité est de revitaliser le pays et d'avoir un parti dont tous les membres peuvent se lever ensemble et proclamer avec confiance +On peut le faire+", a déclaré M. Kan devant les représentants du Parti Démocrate du Japon (PDJ, centre-gauche), avant le vote.

Ancien militant de gauche connu pour son tempérament bien trempé, un profil atypique dans l'univers politique nippon, il s'est fait remarquer dans les années 90 comme ministre de la Santé, lorsqu'il a poussé son administration à révéler un scandale de transfusion sanguine infectée au VIH.

Détenteur du portefeuille des Finances, il a adopté des positions réalistes face à la situation économique, en se prononçant publiquement en faveur d'une hausse de la taxe sur la consommation et d'un plafonnement de l'endettement public de la deuxième économie mondiale.

"Au cours des 20 dernières années, l'économie japonaise est restée au point mort", a dit M. Kan. "La croissance s'est arrêtée. Les jeunes ne trouvent pas de travail. Ce n'est pas un phénomène naturel. C'est la faute de politiques erronées."

"Je pense que l'on peut obtenir une économie forte, des finances fortes et une protection sociale forte, tout cela en même temps", a-t-il ajouté, en promettant de réduire la dette publique astronomique qui atteint près de 200% du PIB.

En politique étrangère, le nouveau Premier ministre a souligné l'importance du renforcement des liens avec les Etats-Unis, alliés du Japon, en particulier face à la menace de la Corée du Nord.

La composition du nouveau gouvernement ne devrait pas être annoncée avant le début de la semaine prochaine.

Source:France

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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 11:31

Crise en Corée

actufusee-de-la-Coree-du-Nord.jpg

La Corée du sud brandit un arsenal de sanctions contre la Corée du nord. C’est la conséquence du naufrage d’une corvette, fin mars, qui avait provoqué la mort de 46 marins. Séoul va notamment reprendre la diffusion de messages hostiles à Pyongyang par de puissants hauts-parleurs à la frontière.
Le président sud-coréen Lee Myung-bak a déclaré :
“Les voies maritimes destinées aux échanges et à la coopération inter-coréenne ne doivent plus jamais être utilisées pour des provocations armées. Le commerce et les échanges entre les deux pays seront également suspendues.”2909.jpg

L’enquête internationale a conclu jeudi dernier à la responsabilité de Pyongyang dans le naufrage du navire sud-coréen. Une assertion rejetée avec force par les autorités nord-coréennes qui accusent Séoul d’avoir fabriqué des preuves. Elles ont même estimé que ces sanctions rapprochaient les deux pays de l‘état de guerre.

La presse et la télévision sud-coréennes ont largement relayé les propos du président Myung-bak mais aussi la réaction de Barack Obama. L’hôte de la Maison Blanche a donné l’ordre aux militaires américains de travailler étroitement avec leurs homologues sud-coréens pour dissuader Pyongyang de toute nouvelle agression.

Source: euronews

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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 16:40

Quiconque violera ce couvre-feu est passible de deux ans de prison. Celui-ci concerne la ville de Bangkok et 23 provinces, et fait suite aux nombreux incendies volontaires déclenchés dans la journée par les "chemises rouges".

Bangkok-armee.jpg

Bangkok a pris feu, mercredi 19 mai. Les manifestants antigouvernementaux, les "chemises rouges", ont incendié de nombreux bâtiments, dont des centres commerciaux, les locaux d'une chaîne de télévision et la Bourse de Bangkok, en réponse à l'opération de l'armée thaïlandaise pour les déloger du quartier qu'ils occupaient.

Les autorités ont imposé un couvre-feu à partir de 20h (15h heure française) et jusqu'à 6h jeudi, dans 23 provinces de Thaïlande en plus de Bangkok. Le couvre-feu avait déjà été décrété pour la ville de Bangkok dès le début d'après-midi. Quiconque violera ce couvre-feu est passible d'une peine de deux ans de prison maximum ou d'une amende de 40.000 baht (environ 1.200 dollars).

Dans la journée, six personnes ont trouvé la mort et 58 autres ont été blessées, selon les secours. Parmi les six morts figure un photo-journaliste italien de 48 ans touché mortellement à l'abdomen. Au moins deux autres reporters (un Néerlandais et un Canadien) ont été blessés.

Le gouvernement thaïlandais a alors indiqué que la ville de Bangkok n'était "plus entièrement sous contrôle", annonçant que l'armée allait "s'occuper de ceux qui provoquent des troubles". La police a d'ailleurs été autorisée à tirer à vue sur des pillards ou des émeutiers.

"Le gouvernement appelle quiconque menant des attaques à cesser ces actions car leurs leaders se sont déjà rendus et ont convenu d'entamer la réconciliation nationale", a déclaré un porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorm.

 

"Il y a plusieurs zones où les opérations doivent se poursuivre"

Lancée dans la matinée, l'assaut de l'armée visant à évacuer le quartier de la capitale occupé par les "rouges", a pris fin quelques heures plus tard. Après cette opération, les leaders des "chemises rouges" se sont rendus à la police et ont appelé leurs partisans à cesser le mouvement.

Selon un porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn, l'opération de l'armée a permis de reprendre le contrôle de quartiers clés, comme l'intersection de Rajaprasong et le district de Lumpini que les "chemises rouges" occupaient depuis six semaines.

"A l'issue de l'opération, le gouvernement a repris le contrôle de Rajaprasong et Lumpini mais il y a plusieurs zones où les opérations doivent se poursuivre", a-t-il indiqué. Un couvre-feu, le premier depuis 15 ans à Bangkok, a été imposé à partir de 20h (15h heure française) dans la capitale thaïlandaise ainsi que dans 23 provinces, a annoncé le centre de gestion de la sécurité du gouvernement.

 

Une centaine de personnes prises au piège d'un incendie

En représailles, une vingtaine de bâtiments ont été incendiée mercredi par les "chemises rouges", dont plusieurs centres commerciaux, la Bourse de Bangkok, et les locaux d'une chaîne de télévision, Channel 3, où une centaine de personnes ont été prises au piège, a annoncé un responsable des pompiers.

Environ 2.000 manifestants ont également incendié le bâtiment du gouvernement de la province d'Udon Thani, rapporte le gouverneur de la province, Amnat Pagarat.

Les pompiers ont également signalé "plusieurs incendies, y compris dans le Central World", l'un des plus grands centres commerciaux de la capitale, qui était fermé depuis plusieurs semaines. "Une agence bancaire ainsi que les locaux d'une société d'électricité ont également été incendiés", a ajouté la même source. Une épaisse fumée noire, provenant de nombreux pneus incendiés, se dégageait au-dessus de la ville de Bangkok, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le bâtiment [de la chaîne de télévision Channel 3] a été attaqué par des manifestants et quand nous avons envoyé un véhicule, il a également été attaqué", a indiqué à l'AFP un porte-parole des pompiers de Bangkok. Ils ont toutefois été évacués sains et saufs en fin de journée.

 

"Nous ne voulons pas plus de morts"

Des combats ont aussi eu lieu pendant une partie de la matinée dans le grand parc Lumpini, un lieu de promenade des Thaïlandais et des touristes étrangers, dont l'armée a voulu reprendre le contrôle. Les leaders des manifestants ont annoncé peu après 13h (8h heure française) qu'ils allaient se rendre aux autorités et se disperser.

"Nous arrêtons nos manifestations maintenant", a déclaré Nattawut Saikuar, l'un des principaux chefs des protestataires, en s'adressant aux plusieurs milliers de "rouges" rassemblés devant la principale estrade, au coeur de la zone qu'ils occupaient depuis début avril. "Je sais que c'est inacceptable pour certains d'entre vous et que certains ne veulent pas entendre ceci mais nous ne pouvons résister", a-t-il ajouté.

"Moi et mes compagnons allons nous rendre au Bureau de la police nationale. Je sais que vous souffrez. Certains d'entre vous sont sans voix. Mais nous ne voulons pas plus de morts", a déclaré, très ému, Jatuporn Prompan."Nous allons échanger notre liberté contre votre sécurité. Nous avons fait tout ce que nous pouvions", a-t-il conclu. "Je demande à tout le monde de rentrer chez soi".

Peu après cette annonce, les manifestants ont commencé à quitter les lieux, tandis que des violences se poursuivaient dans les alentours de la zone, a constaté un journaliste de l'AFP. Nattawut et au moins trois autres cadres rouges se sont alors dirigés au Bureau de la Police nationale où ils se sont constitués prisonniers.

 

"Autorisée à tirer immédiatement"

La police de Bangkok a "déployé 1.000 membres de la force d'intervention rapide et si (les manifestants) sont vus en train de piller, allumer des incendies ou provoquer des émeutes, la police est autorisée à tirer immédiatement", a indiqué le général Piya Uthayo, son porte-parole.

L'émotion était très vive au milieu du camp retranché.

Devant l'estrade, plusieurs milliers de "rouges", dont de nombreuses femmes, avaient écouté les discours dans le calme mais ne cachaient pas leur inquiétude. Quelques unes pleuraient. Certaines portaient un masque, pour se protéger d'éventuels gaz lacrymogènes.

Peu après les discours finaux, la scène a été désertée et les manifestants ont commencé à marcher vers les issues du camp retranché.

bangkok-marche.jpg

Une brèche dans une barricade

Mercredi matin, de nombreux échanges de tirs étaient entendus dans le camp retranché des manifestants gouvernementaux, tandis que des incendies, notamment de pneus, envoyaient de gros nuages de fumée noire dans le ciel.

Les blindés et des soldats ont pénétré en milieu de matinée dans le vaste camp, après avoir ouvert une brèche dans une barricade de pneus, de bambous et de barbelés, selon des journalistes de l'AFP.

Des centaines d'autres militaires avaient pris position dans le centre de la capitale, qui ressemblait à une zone de guerre avec des rues désertes et des magasins fermés.

 

Appels au calme

Dans le camp retranché, les leaders rouges ont averti que le "jour du jugement" était arrivé. "Nous n'allons pas partir. Nous allons rester et prier", a lancé Kwanchai Praipana, un autre chef. Un leader des manifestants antigouvernementaux a appelé au "calme" les milliers de "chemises rouges". "Restez calmes. Quoiqu'il arrive aujourd'hui, nous resterons ensemble", a déclaré Nattawut Saikuar sur l'estrade principale, situé au milieu de la zone rouge.

"Le gouvernement utilise l'armée pour nous réprimer, mais nous allons rester non-violents. Nous sommes toujours prêts à des négociations", a-t-il ajouté. Devant l'estrade, les milliers de "rouges" présents, dont de nombreuses femmes, écoutaient dans le calme, mais ne cachaient pas leur inquiétude. Des femmes pleuraient. Certaines portaient un masque, pour se protéger d'éventuels gaz lacrymogènes. Une banderole "Arrêtez de tuer le peuple" a été accrochée à proximité de la scène. Nattawut a appelé ceux "qui craignaient pour leur vie" à se rendre dans une pagode, située dans le quartier, qui a été déclarée "zone protégée". Plusieurs centaines de femmes et d'enfants y avaient trouvé refuge ces derniers jours.

 

"Les opérations vont se poursuivre"

Le porte-parole du gouvernement Panitan Wattanayagorn, a annoncé lors d'une allocution télévisée en thaïlandais et en anglais que "les opérations vont se poursuivre tout au long de la journée".

Elles "sont destinées à faire en sorte que les forces de l'ordre soient en mesure de garantir la sécurité de la population" autour du quartier commercial et touristique occupé par les "rouges" depuis le 3 avril pour obtenir la démission du Premier ministre, Abhisit Vejjajiva.

Les soldats interviennent pour "fermer tous les accès et assurer le contrôle à 100% de la zone", a déclaré de son côté à l'AFP Prawit Wongsuwon, ministre de la Défense, précisant que les autorités essayaient "d'éviter les pertes humaines".

 

"L'armée doit être du côté du peuple"

Dans le camp, des chanteurs ont entonné des chants de lutte pour renforcer le moral des manifestants, dont le nombre est estimé à 5.000, dont de nombreuses femmes. Le pouvoir a également évalué à plus de 2.000 le nombre de manifestants actifs à l'extérieur du camp.

"L'armée doit être du côté du peuple, elle n'appartient pas à Abhisit, sinon l'armée sera pour toujours l'ennemie du peuple", a proclamé un autre leader, Nisit Sinthuprai.

Un manifestant posté à une barricade, Thanarat Oad-rem, s'est dit "prêt à mourir ici". "J'attends la justice depuis si longtemps", a ajouté cet homme de 45 ans, originaire du nord-est du pays, bastion du mouvement qui manifeste depuis la mi-mars.

Le pouvoir a mis fin dans la nuit aux perspectives d'une reprise des négociations, malgré l'accord des "rouges" pour une médiation de parlementaires.

Lire la Suite))) Source Nouvelobs.com

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  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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