Jeudi 5 novembre 2009
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jeudi 5 novembre 2009 - Par L'expression
Le collectif des parents des victimes décédés lors des événements de novembre 2004 a tenu, hier, une conférence de presse à
Biétry. Nous vous livrons sa déclaration.
Encore un 4 novembre. Le 5è depuis les événements tragiques du 4 novembre 2004 à l’hôtel Ivoire.
Ce jour là, 45 Ivoiriens sont tombés sous les balles de l’armée française alors qu’ils étaient là pour défendre la République. Et ce, les mains nues. Cette 5è commémoration est pour nous un devoir
de mémoire permanent.
Cette année, les manifestations qui se veulent sobres s’articulent autour d’une messe d’action de grâce qui aura lieu les jours à venir.
En fait, nous voudrions préciser que les actions antérieures n’ont donné aucun résultat. Le dossier n’a pas avancé d’un iota tant sur le plan international qu’au plan national.
Aussi avons-nous choisi ce jour anniversaire pour informer et interpeller la communauté internationale sur ce dossier.
Au plan judiciaire, la France met tout en œuvre pour bloquer l’action judiciaire.
Par conséquent, nous interpellons l’Onu et les associations de défense des droits de l’Homme, tant au niveau interne qu’au plan international, afin que la lumière, toute la lumière, soit faite sur
ce crime collectif crapuleux.
Le collectif a aussi sollicité une audience auprès du nouvel Ambassadeur de France, S.E.M. Jean Marc Simon et auprès du Procureur de la République, Raymond Tchimou, pour évoquer avec eux l’état du
dossier.
En somme, nous attendons la justice sur ce dossier.
Le second niveau de notre intervention, ce jour, concerne la gestion de ce dossier par nos autorités.
Depuis 5 ans, nous sommes dans l’attente de la reconnaissance de l’Etat. Toute chose qui apparemment n’est pas à l’ordre du jour.
Pourtant, nos enfants sont morts pour sauver le régime.
Pour cela, nous disons que le sacrifice de nos enfants et parents ne doit pas être vain !
A ce jour, aucun texte, aucune ordonnance ne fait cas des victimes de novembre 2004.
Pour nous, le Chef de l’Etat, la galaxie patriotique, Blé Goudé et tous ceux qui se disent leaders de la jeunesse patriotique nous ont oubliés et oublié le sacrifice de nos enfants.
Depuis deux ans, les enfants, orphelins laissés par ces défunts ne vont pas à l’école.
A croire que l’Etat veut faire des enfants des victimes des laissés pour compte, des nécessiteux par l’abandon dont ils sont l’objet. Lire la
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Par Seth KOKO
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Publié dans : Abidjan News !
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