Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 21:54

cinquantenaire_prside.JPG« Je voudrais dire à beaucoup de nos amis que sur cette question des élections, personne ne peut être plus soucieux que les ivoiriens eux-mêmes. Il y en a qui font comme si les élections de Côte d’Ivoire les intéressent plus que nous. Je ne comprends pas. Les élections de Côte d’Ivoire règlent d’abord nos problèmes. Donc, c’est nous que cela intéresse. Nous n’avons jamais connu de retard dans les élections. Si cette fois-ci, nous en connaissons, c’est qu’il y a quelque chose ! Il faut que les gens se calment ; qu’ils nous regardent régler nos problèmes. Et, nous sommes capables de les régler. J’ai dit à un ami étranger qui est venu me voir l’autre jour, ceci : ‘’vous, vous cherchez les élections ; alors que nous, nous cherchons la paix’’. Ce sont deux choses différentes. Eux, ils veulent avoir des élections. Mais, on peut avoir des élections et faire la guerre après », a déclaré le Président Laurent Gbagbo, ce samedi 7 août 2010, au Palais Présidentiel.

C’était à l’occasion de la cérémonie de prise d’armes. Laquelle cérémonie constituait l’apothéose des festivités organisées dans le cadre du Cinquantenaire de la Côte d’Ivoire (7 août 1960- 7 août 2010) et dont la première phase a été la tenue à Yamoussoukro, du 1er au 5 aout 2010, du Colloque pluridisciplinaire sur ‘’l’Indépendance et ses perspectives en Afrique subsaharienne’’.

Ainsi, au cours de cette cérémonie, certes, sobre, mais qui se voulait « solennelle », et devant d’illustres personnalités, des invités spéciaux et des Membres du Corps Diplomatique, le Chef de l’Etat ivoirien, a dénoncé cette propension de certaines personnes ou puissances étrangères à mettre la pression sur les pays africains pour aller vite aux élections.

« Il y a des pays qu’on a poussés à aller aux élections, et puis, après, il ya eu des morts. Ce fut le cas au Zimbabwe et au Kenya, par exemple. Tout près de nous, nos frères guinéens ont fini le premier tour de l’élection présidentielle. Mais, ils vont mettre un mois pour organiser le second tour. Tout cela, parce qu’on les a pressés », a fait remarquer le Président de la République.

Qui a tenu, pour ce qui est de la Côte d’Ivoire, à rassurer les uns et les autres sur sa volonté et celle de tous les acteurs politiques ivoiriens, à organiser les élections en cette année 2010, d’autant qu’une masse importante du travail a été déjà effectuée et que le dernier Conseil des Ministres (du jeudi 5 août 2010) a fixé la date de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire au 31 octobre 2010.

« Je voudrais féliciter le Premier Ministre (Ndlr : Guillaume Soro) et le Président de la CEI (Commission Electorale Indépendante), parce que ces derniers jours, ils ont travaillé comme des forçats. Nous voulions voir clair dans l’horizon électoral avant le 7 août 2010. Donc, nous les avons obligés à travailler un peu comme des forçats. .. Je suis fier du travail qu’ils ont accompli », a souligné Laurent Gbagbo.

Toutefois, il a saisi cette occasion pour lancer un cri de cœur : « je me rends compte après cette date qui vient d’être fixée, qu’on nous avait trompés sur bien de choses ; sur la marchandise. On ne peut pas venir dire qu’on fera les élections tel jour, on prend un décret, et puis, quand le jour ‘’J’’ approche, on n’est même pas capable de prévenir qu’on n’est pas prêt. Je suis en colère. Je ne suis pas content ». Dénonçant en cela, les nombreux décrets que l’ex- bureau de la CEI lui a fait prendre pour l’élection présidentielle, et qui n’ont jamais eu d’effet.

Pour le reste, le Chef de l’Etat a dit que toutes les dispositions sont en train d’être prises afin que la prochaine élection présidentielle se déroule dans un climat de paix. « Nous travaillons à cela. Nous avons réglé le problème des grades des éléments des Forces Armées des Forces Nouvelles. Notre souci, c’est d’aboutir à l’intégration des deux Armées. Il y a beaucoup de choses que nous faisons et qui vont nous conduire à la paix. Car, pour nous, les élections sont et doivent être un évènement de paix. Nous allons faire nos élections cette année, et, il n’y aura rien », a-t-il relevé.

Avant d’ajouter que la Côte d’Ivoire n’a pas voulu faire un grand défilé au cours de cette cérémonie. « Le grand défilé se fera après les élections. Ce qui était important, c’était de réfléchir sur la Côte d’Ivoire et sur l’Afrique », a précisé le Chef d’Etat qui, du haut de la tribune, a envoyé le salut de la Côte d’Ivoire à tous les autres pays du monde entier.

Outre l’intervention du Président de la République, deux autres temps forts ont marqué cette cérémonie de prise d’armes.

D’abord le défilé de 33 Détachements de toutes les composantes des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), auxquelles se sont jointes 4 sections des Epouses des FDS. Ce qui constituait une des innovantes du défilé de cette année. Comme l’année dernière, toutes les Troupes qui ont pris part au défilé 2010, étaient aux ordres de Détoh Leto Firmin, Commandant des Forces Terrestres, nouvellement promu Général de Brigade.

Ensuite, la traditionnelle cérémonie de décoration. Cette année, ce sont des Enseignants- Chercheurs de l’Université ; les Membres de l’Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques (AISA) ainsi que des Directeurs Généraux des Secteurs public, para- public et privé, qui étaient à l’honneur (voir liste en annexe). Ils ont été distingués, pour certains, dans les grades de Grand- Officier et de Commandeur de l’Ordre National, et pour d’autres, dans ceux d’Officier et de Chevalier.

Notons que le Premier Ministre, Guillaume Soro ; la Première Dame de Côte d’Ivoire, Mme Simone Ehivet Gbagbo ; Mme Thérèse Houphouet-Boigny (Ndlr : épouse du premier Président de la République de Côte d’Ivoire, feu Félix Houphouet- Boigny), des Présidents d’Institution, des Membres du Gouvernement et du Corps Diplomatique, ainsi que la haute hiérarchie militaire conduite par le Chef d’Etat- Major des Armées, le Général de Corps d’Armée, Philippe Mangou, ont assisté à la cérémonie. De même que des Invités Spéciaux du couple présidentiel et des membres du Comité d’Organisation du Cinquantenaire. Notamment, S.E.M. Mohammed Namadi Sambo, Vice- Président de la République Fédérale du Nigeria ; la Baronne De Macy, Représentant la Principauté de Monaco, et Mme Elisabeth Marry Betty, première femme Prix Nobel de la Paix.

Un sympathique cocktail a mis fin à la cérémonie dans les jardins du Palais Présidentiel.

 

LIRE L'INTEGRALITE DU DISCOURS DU CHEF DE L'ETAT

 

 

Monsieur le Vice-Président de la République Fédérale du Nigeria,
Monsieur le Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire ;
Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
Mesdames et Messieurs les Ministres ;
Madame la Présidente Marie-Thérèse Houphouët-Boigny ;
Monsieur l’Ambassadeur Pierre Kipré, Président de la Commission Nationale d’organisation du Cinquantenaire de l’Indépendance de la République de Côte d’Ivoire ;
Monsieur le Gouverneur du District d’Abidjan ;
Mesdames et messieurs les membres des délégations étrangères ;
Mesdames et Messieurs les Universitaires et Experts ;
Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux, Directeurs Centraux et Chefs de Service ;
Monsieur le Général de Corps, Chef d’Etat-Major des Forces Armées ;
Messieurs les Officiers Généraux ;
Mesdames et Messieurs les Officiers, Sous-officiers et Militaires de rang ;
Honorables Chefs Traditionnels ;
Distingué Chefs Religieux ;
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs.


Je le dis à chaque fête, mais, il faut que je le répète. Le 07 août, je ne fais pas de discours. Le 07 août, après le défilé militaire et la cérémonie de décoration, je prends la parole juste pour remercier les amis qui sont venus pour féliciter ceux qui ont été décorés. Aujourd’hui encore, je fais faire quelques commentaires.

D’abord, je voudrais féliciter le Premier Ministre et le Président de la CEI (Commission Electorale Indépendante) parce que ces derniers jours, ils ont travaillé comme des forçats. Nous voulions absolument voir clair dans l’horizon électoral, avant la fête du 07 août. Donc, on les a un peu obligé à travailler comme des forçats. Et ils ont travaillé comme des forçats. Et, quand je les ai reçus la veille du Conseil des Ministres, à Yamoussoukro, ils avaient la langue pendante. Mais, je suis fier du travail qu’ils ont accompli. Je me rends compte, après cette date qui vient d’être fixée, qu’on nous avait trompés sur bien de choses. Le travail qu’il restait à faire était tellement important que j’estime qu’on nous avait trompés sur la marchandise. Et là, je suis en colère sur ce point là. Je ne suis pas content. On ne peut pas venir dire, on fera les élections tel jour, on prend un décret, et quand le jour approche, on ne vient même pas dire qu’on n’est pas prêt.

cinquantenaire_prside2.jpg C’est nous qui constatons qu’on n’est pas prêt. Je ne sui pas content de cela. Maintenant, avec la masse de travail qu’il y a à faire pour qu’on ait la liste définitive et qu’on commence à fabriquer les cartes d’identité et les cartes d’électeurs et, à les distribuer .Cela va nous prendre un peu de temps. Mais ce n’est pas grave. Je suis content, et, je voudrais remercier Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président de la CEI, et tous ceux qui sont à la CEI parce qu’il n’est pas seul à travailler dans cette structure. Je peux dire que maintenant, on peut aller aux élections. Je voudrais dire à beaucoup de nos amis que sur cette question des élections, personne ne peut être plus soucieux que les Ivoiriens eux-mêmes. Il y en a qui font comme si les élections de Côte d’Ivoire, les intéressent plus que nous.

Je ne comprends pas. Les élections de Côte d’Ivoire, c’est d’abord nos problèmes que ça règle. Donc, c’est nous que ça intéresse. On n’a jamais connu de retard dans les élections. Si , cette fois-ci, on a connu un retard, c’est qu’il y a quelque chose. Mais il faut que les gens se calment ; qu’ils nous regardent régler nos problèmes. Et nous sommes capables de les régler. J’ai dit à un ami étranger qui est venu me voir : « Vous, vous cherchez les élections alors que nous, nous cherchons la paix ». C’est deux choses différentes. Eux, ils veulent avoir des élections. Mais, on peut avoir des élections et faire la guerre après. Il y a des pays où on a poussé les gens : « Allez aux élections ! Allez aux élections ! Allez aux élections ! ». Ils sont allés aux élections et puis, après, il y a eu des morts. Au Kenya, au Zimbabwe…même nos frères de Guinée- Madame l’Ambassadeur de Guinée est là- Ils ont fini le premier tour, maintenant ils vont mettre un mois pour le second tour, et, cela parce qu’on les a pressé. Les gens les poussaient. Mais, aujourd’hui, quand c’est bloqué, ceux qui les poussaient ne sont plus là. Nous, nous voulons la paix pour notre pays et, les élections, nous les voulons quand elles sont un élément de la paix. C’est pourquoi nous allons doucement.

cinquantenaire_prside1.jpg Je dis souvent aux Ivoiriens : « doucement, nous sommes pressés ». Quand tu es pressé, tu ne roules pas à 200 à l’heure. Si tu mets ta voiture à 200 à l’heure, tu risques d’être dans le fossé. Et on t’enterre. Tu n’arrives plus là où tu voulais aller. Je voudrais vraiment dire que c’est nous qui sommes intéressés par nos élections. Quelqu’un ne peut pas être plus intéressé que nous par nos élections. Cela n’est même pas concevable. Mais, on a eu la guerre, ici. Quand il y a eu la guerre, entre nous, on s’est déchiré. Donc, entre nous, on prend le temps de recoller les morceaux. Bien sûr on ne pourra jamais tout arranger avant les élections, mais il faut arranger au moins ce qui est essentiel, et, qui va faire qu’après il n’y aura plus la guerre. C’est cela que nous faisons. Donc, je voudrais rassurer tous ceux qui sont un peu inquiets sur cela. Nous allons faire les élections, tranquillement et puis, après la vie va continuer. Nos chanteurs vont chanter.

On va danser. Et c’est à cela que nous travaillons. Un des problèmes que nous réglons par exemple, c’est le problème d’intégration des deux armées. Il y a quelques jours, j’ai signé des décrets promouvant des Officiers. Le Ministre et le Chef d’Etat-major ont fait des arrêtés promouvant les Sous-officiers et les hommes de troupe. Mais, progressivement, on fait les deux ensemble. On a promu des Officiers des FANCI( Ndlr : Forces Armées national de Côte d’ Ivoire) de et des Officiers des FAFN( Ndlr : Forces Armées des Forces Nouvelles). On a promu des Sous-officiers des FANCI et des Sous-officiers des FAFN. Les gens ne savent pas cela, mais nous faisons. Nous faisons ce travail- là. Donc, il y a beaucoup de choses que nous sommes entrain de faire et qui vont nous garantir une vraie élection. Depuis 2007, il n’y a plus de guerre. Nous en sommes contents. C’est déjà très important. Les élections, c’est un évènement de paix, un évènement qui arrive pendant la paix et qui doit consolider la paix.

Je voudrais faire une remarque ; c’est que nous n’avons pas voulu faire une grande fête. On a fait une petite fête. Une cérémonie de prise d’armes comme les autres années. On fera un grand défilé. Un défilé, c’est une démonstration de joie, d’unité pacifique. On fera notre grand défilé quand les élections seront passées. Donc, on fait une prise d’armes et on fera le grand défilé après. C’est pourquoi, nous n’avons pas invité nos collègues. Ils sont au courant, puisque je les ai avertis à chaque fois. Partout où je suis passé, j’ai parlé avec eux, les Chefs d’Etat africains. Mais, nous avons voulu quand même marquer de façon symbolique cette cérémonie, avec 16 drapeaux, parce que nous sommes 17 à avoir eu nos Indépendances en 1960. Mais, moins nous, cela fait 16. Avec 16 drapeaux des autres pays, nous avons voulu montrer la solidarité avec les autres.

Il y a les pays qui ont proclamé leurs Indépendances en 1960. Dans les 14 anciennes colonies françaises, plus le Nigeria, la RDC et la Somalie. Les 14 plus les 3, cela fait 17. Il y a eu 17 qui ont proclamé leurs Indépendances en 1960. Avant 1960- c’était le sujet que nous étions entrain de discuter au Libéria- quand il y a eu l’incendie. On recherchait quel était le pays le plus anciennement indépendant en Afrique. En la matière, on peut dire qu’il y avait l’Éthiopie, le Libéria, le Maroc, la Tunisie, le Ghana et la Guinée. Et puis, après nous, il y a eu l’Algérie, dont l’Indépendance a eu beaucoup d’échos à cause de la manière dont elle est arrivée. Il y a eu aussi le Burundi, le Rwanda. Puis, ce fut le tour des pays anciennement colonies portugaises. Et, je crois que le clou, a été l’Afrique du Sud, en 1994. Sur la question, il en a en qui disent que ce n’était pas une Indépendance, mais, plus tôt, une élection. Nous, les Africains, on estime que c’est l’Indépendance de l’Afrique du Sud.

Nous allons avoir notre défilé, après. Ce qui est important, aujourd’hui, c’était de réfléchir sur la Côte d’ Ivoire et l’Afrique.

Je suis heureux que ce Colloque se soit tenu à Yamoussoukro et qu’on ait eu des grands hommes de recherche, dont le Pr Kwayci Pxah de l’Afrique du Sud, qui n’ est pas très connu, ici. Mais, qui est en Afrique du Sud, à peu près ce que Memel Foté était en Côte d’ Ivoire. C’est un grand homme de culture et de science. Je suis heureux de l’avoir retrouvé, de l’avoir vu. Voici, chers amis, ce que je voulais vous dire. Bonne fête à tout le monde.

A partir d’ici, la Côte d’ Ivoire envoie son salut à tous les autres pays du monde entier qui sont représentés dans notre pays.
Nous allons faire nos élections cette année. Nous allons les faire et puis, il n’ y aura rien ! Nous allons les faire et le Ciel ne va pas tomber sur nos têtes. Il n’y aura rien !

Il y a en qui disent : « Ah oui, on va acheter le cacao, parce que si on ne l’achète pas, après les élections, il va avoir des bagarres ». Je voudrais dire qu’il n’y aura rien. Ceux qui bougent et qui achètent de grande quantité de cacao, dans ce sens, se trompent. S’ils achètent suffisamment le cacao, c’est bon. Mais, Il ne faut pas qu’ils pensent qu’il y aura quelque chose, il n’y ura rien du tout !

Mais, il ne faut pas qu’ils pensent qu’il y aura quelque chose. Il n’y aura rien ! Nous sommes tranquilles. Ces mêmes individus font croire que telle société achète beaucoup de cargaisons de cacao pour cela. Ce sont les paysans qui en sont contents parce que le cacao, c’est aujourd’hui à peu près 1200 FCFA, prix bord champ. Mais, il ne faut pas faire croire qu’il y aura quelque chose,

Bonne fête à tout le monde.
Mon Général, transmettez mes salutations à tous les militaires. J’ai dit aux Officiers avec qui j’étais, il y a quelques jours, à Yamoussoukro, qu’une des caractéristiques de cette crise, c’est que l’Armée est restée en place.

Il y a beaucoup de gens qui circulaient dans les casernes, la nuit, en disant : « faites ceci ou cela ». Les Officiers sont là : si moi, je tombe, ils tombent aussi. Il y en a qui croient qu’un coup d’Etat est facile ! C’est comme un édifice qui a plusieurs poteaux. Si tu le fais tomber, tes poteaux tomberont aussi.

Je voudrais féliciter l’Armée qui est restée républicaine.
Je voudrais saluer le Vice- président du Nigéria qui est là, avec nous. Je vais le recevoir ; on va échanger un peu. J’irai au Nigéria pour qu’on parle. Parce que la CEDEAO, c’est notre maison commune. Je salue le Président Goodluck Jonathan, vous lui transmettrez mes amitiés, ma fraternité. Et dites- lui que je viendrai bientôt le saluer au Nigéria.
Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire ;
Que Dieu bénisse l’Afrique ;

Je vous remercie

Quelques propos des personnalités…..

MAMADOU KOULIBALY (Président de l’Assemblée Nationale)

cinquantenaire_prside4.jpg«Il nous faut prendre conscience que nous n’avons pas encore notre Indépendance, et montrer notre responsabilité à faire en sorte que nos indépendances ne deviennent pas comme celle d’Haïti, qui, après 2 siècles et 6 ans, se retrouve encore en train de chercher l’Indépendance, croulant sous la pauvreté, la misère et sous toutes formes de régimes incapables de gouverner.

Il faut prier, maintenant, que le signal donné au Cinquantenaire soit le départ d’une nouvelle Afrique, d’une nouvelle Côte d’Ivoire fondée sur une Nation qui respecte tous ses citoyens, avec une classe politique qui respecte les populations, avec des populations qui vont sortir de la pauvreté et faire en sorte que le Centenaire ne ressemble pas du tout au Cinquantenaire, avec nos enfants dans un pays divisé, en proie à la pauvreté, à la guerre et à toutes sortes de souffrances».

GUY LABERTIT (Invité Spécial du Président de la République)
«La Côte d’Ivoire a mis ce Cinquantenaire sous le signe de la réflexion avec un colloque pluridisciplinaire à Yamoussoukro. Je crois que c’était une façon géniale d’aborder les choses qui montre qu’avant tout, la Côte d’ivoire est en train de, véritablement, tracer la voie de l’Afrique nouvelle, sous l’autorité du Président Laurent Gbagbo, après la crise qui l’a déchirée pendant quelques années, et dont elle est en train de sortir avec dignité. Cela ouvre la page de rapports nouveaux avec le reste du monde. J’espère que le continent africain se mettra au diapason de ce qu’est aujourd’hui la politique de la Côte d’Ivoire, dans sa diplomatie, sa volonté d’autonomie, sa dignité. Je crois que c’est un petit peu l’Afrique nouvelle qui est en train de se bâtir».

EUGENE KACOU (Président du Conseil National de la Presse)
«Je suis très heureux d’être là aujourd’hui. J’ai défilé, ici, en 1960. J’étais au Collège d’Orientation de Treichville et nous avons préparé, pendant près d’un mois, et fait le défilé. Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de ceux qui étaient là, encore en vie. 50 ans, c’est beaucoup. J’ai vu évoluer le pays et j’ai vu évoluer également la presse.

La dernière fois, un visiteur, responsable onusien qui était ici en 2002, m’a dit : « comment avez-vous fait pour changer aussi radicalement, parce qu’en 2010, la presse ivoirienne n’était pas meilleure ?». Je lui ai dit, «c’est peut-être la peur du gendarme».

Effectivement, on nous a donné des pouvoirs de coercition. Au niveau du CNP, nous avons utilisé ces pouvoirs, et aujourd’hui, je crois que nous avons fait en sorte que la presse s’améliore. Mais, il faut qu’elle s’améliore plus dans les années à venir.

Après 50 ans, il faut que nous, journalistes, montrions que nous sommes majeurs, même si nous le sommes déjà. Je pense donc que la presse doit s’améliorer après cela. Elle s’est améliorée, mais il faut qu’elle respecte les lois sur la presse. Il faut se dire aujourd’hui, qu’on n’a pas besoin de prouver qu’on est d’un parti pour être un bon journaliste. On est journaliste, pour aider au développement de son pays».

JEAN-PIERRE KUTWA (Archevêque d’Abidjan)
«Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire fête, d’une façon sobre, ses 50 ans d’indépendance. Je pense qu’avant d’arriver à ce point d’orgue, il y a eu plusieurs réflexions qui ont été menées sur les 50 ans passés de ce pays. Dans ces différentes réflexions, des choses positives comme négatives ont été trouvées.

Aujourd’hui, où nous fêtons cette indépendance, il nous faut rendre hommage à Dieu, parce que c’est lui qui donne force et puissance à tout pays. Honneur et gloire à lui. Et ensuite, il faut rendre hommage à la première personne à qui on a confié le destin de ce pays, le Président Félix Houphouët-Boigny, sans oublier les autres Présidents qui lui ont succédé.
Je n’oublierai pas, dans cet hommage, tous les citoyens inconnus, qui, d’une façon honnête, ont travaillé pour le développement de ce pays. Nous pensons également à tous ces morts, ceux qui ont consenti à de nombreux sacrifices et qui aujourd’hui, ne sont plus. Nous demandons au Seigneur de leur reconnaître au moins ce mérite».

Source: Site officiel de la présidence de Côte d'Ivoire :

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Par Seth KOKO - Publié dans : Réflexion Africaine
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  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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