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Le président français, Nicolas Sarkozy, a assisté au défilé militaire organisé à Brasilia
pour la fête nationale brésilienne, en compagnie de son homologue Luiz Inacio Lula Da Silva, lundi 7 septembre.
Trop beau pour être vrai. Jusqu'au bout, même chez Dassault Aviation, personne n'a voulu croire à une annonce d'intention d'achat du Rafale par le Brésil lors de la visite de Nicolas Sarkozy. Il est vrai que l'avionneur français a appris à être prudent depuis 2002 et quatre échecs successifs face aux Américains aux Pays-Bas, en Corée du Sud, à Singapour et au Maroc.
"Le bambou penche toujours du coté de celui qui pousse le plus fort." Ce proverbe chinois, cité par Dassault Aviation en 2005 lors de la perte du marché singapourien, illustre l'importance de l'influence américaine. Officiellement cependant, l'argument avancé avait été monétaire : la faiblesse du dollar face à l'euro avait rendu la proposition des F-15 Eagle de Boeing près de 20 % plus avantageuse.
Trois ans auparavant, en 2002, pour des raisons de sécurité nationale, la Corée du Sud avait retenu l'offre américaine malgré la préférence des militaires coréens pour l'avion de chasse français. L'appel d'offres avait été modifié pour permettre au F-15 de l'emporter.
La même année, le Rafale avait été écarté par les Pays-Bas au profit du Joint Strike Fighter (JSF) de Loockeed Martin. L'écart entre les deux propositions était infime : deux centièmes dans la note finale (6,97 points pour le JSF contre 6,95 points pour le Rafale).
CHANGEMENT DE STRATÉGIE
Dans les trois cas, Dassault avait espéré pénétrer les chasses gardées américaines. En vain. Tout comme il n'a pas pu entrer en Arabie Saoudite en 2006, sur un marché réservé aux britanniques.
Mais c'est le fiasco du Rafale au Maroc à l'automne 2007, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy qui a fait changer en profondeur la stratégie à l'exportation de l'avion de combat. Cet échec, sur un marché a priori acquis au français, n'a pas été dû à une compétition avec d'autres avionneurs, mais à une succession d'erreurs côté français pendant les négociations.
Au lieu d'oeuvrer ensemble, la Délégation générale de l'armement (DGA) et le Groupement d'intérêt économique Rafale, rassemblant les industriels Dassault, Thales et Snecma, avaient négocié séparément avec les Marocains.
De plus, étant persuadé que l'Arabie Saoudite, voire les Emirats arabes unis accepteraient d'être les mécènes du Maroc, les Français n'avaient pas fait de véritable offre de financement, avec un crédit garanti par la Coface. Il n'en avait pas fallu plus pour que les Américains s'engouffrent dans la brèche et emportent ce marché de 2 milliards d'euros.
L'Elysée avait alors "piqué une colère". Une "war room" avait été constituée pour donner de l'impulsion à l'export et M. Sarkozy s'était donné pour objectif de faire ce que son prédecesseur, Jacques Chirac n'avait jamais réussi : vendre des avions de combat face aux Américains.
La Libye a été l'un des premiers pays approché. Mais, malgré la réception fastueuse de M. Kadhafi à Paris en décembre 2007, Tripoli n'a pour l'instant pas donnné suite à ses intentions d'acheter 14 Rafale. Pour lire la suite de l’article, allez sur LE MONDE
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