Gbagbo pas présidentiable

Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 21:54

Laurent-Gb-livre-2.jpgABUJA - Laurent Gbagbo a saisi un tribunal ouest-africain pour contester la décision de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) qui exige son départ de la présidence de Côte d`Ivoire, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Au cours d`un sommet le 7 décembre, l`organisation régionale (15 Etats
membres) avait exigé le retrait du pouvoir du chef d`Etat sortant ivoirien,
reconnu son rival Alassane Ouattara vainqueur de l`élection présidentielle du
28 novembre et suspendu la Côte d`Ivoire de la Cédéao.

La Cedeao avait également menacé de déloger M. Gbagbo par la force.

"Nous avons déposé un recours (...) contre l`autorité des chefs d`Etat et
de gouvernements de la Cédéao", a déclaré à des journalistes à Abuja un avocat
affirmant représenter M. Gbagbo, Mohamed Faye.

Une audience a été fixée au 10 mars par la cour de justice de la Cédéao
basée dans la capitale fédérale nigériane.

Alassane Ouattara a été proclamé vainqueur de la présidentielle par la
commission électorale ivoirienne, mais la Cour constitutionelle a ensuite
annoncé la victoire de Laurent Gbagbo.

La communauté internationale reconnaît l`élection de M. Ouattara et a
multiplié en vain les appels au départ du sortant.

Le porte-parole du gouvernement Gbagbo a confirmé lundi à l`AFP le dépôt
d`une plainte "pour les décisions prises par la Cédéao".

"La Cédéao est une communauté économique qui a pris la décision de s`ingérer dans les affaires intérieures d`un Etat membre, ce qui ne relève pas
de sa compétence", a affirmé Ahoua Don Mello. La plainte a été déposée "au nom
de l`Etat de Côte d`Ivoire", a-t-il précisé.

Me Faye a appelé la cour à déclarer "illégales" les décisions des chefs
d`Etat africains et à les annuler.

Le tribunal a été saisi le 7 février, selon un employé.

L`examen de deux autres dossiers concernant la Côte d`Ivoire a été ajourné
au 10 mars.

Il s`agit d`une requête déposée par trois associations réputées proches de
M. Gbagbo demandant l`annulation des décisions prises le 7 décembre par le
sommet de la Cédéao ainsi que d`une action séparée menée par un avocat
nigérian, Godswill Mrakpor, souhaitant faire obstacle à l`emploi de la force
contre M. Gbagbo par la Cédéao.

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 20:00

guei gbagbo apMinistre influent du CNSP pendant la transition militaro-civile de 2000, Zoin Honoré a accordé une interview importante à Le Nouveau Réveil, en octobre 2005. Plus de 5 ans plus tard, l'interview est d'actualité. Nous vous reproposons cette interview. Il convient de souligner que Zoin Honoré a rejoint le camp Lmp lors de la campagne électorale.

Monsieur le ministre, vous êtes en exil depuis quelques années, depuis la fin de la transition. Alors qu'est-ce qui justifie ce statut ?

Je me présente d'abord. Je suis le ministre Zoin Honoré et j'ai été membre du Comité national du salut public (CNSP). J'ai été président de la Commission de contrôle du patrimoine de Côte d'Ivoire.

Vous avez été également ministre?

Oui, j'ai été aussi ministre de la Construction et de l'environnement et ministre de la Jeunesse et des sports pendant la transition militaire.

Vous étiez proche du Général Guéi, est-ce son départ du pouvoir qui a occasionné votre exil aux Etats Unis?

Pas forcement son départ du pouvoir, mais c'est sa mort brutale, suite à laquelle des éléments sont allés tirer dans mon appartement aux Deux-Plateaux. Et donc quand j'ai su que j'étais recherché pour être exécuté, j'ai pris la clé des champs et je suis parti d'Abidjan.

Est-ce à dire que vous êtes parti après le coup d'Etat du 19 septembre 2002 ?
Oui, après le coup d'Etat du 19 septembre 2002 au cours duquel le Général Guéi a trouvé la mort.

Vous dites que vous étiez recherché. Vous étiez recherché par qui?
Je ne sais pas, peut-être que par les escadrons de la mort. Ce qui est sûr, c'est que les gens sont allés tirer dans mon appartement sis aux Deux-Plateaux le même jour de l'assassinat du Général Guéï. Les traces de balle se trouvent encore sur les portes de l'appartement.

Alors; aujourd'hui, quel est exactement votre statut là où vous êtes?

Je ne voudrais pas trop m'étendre là-dessus, je voudrais plutôt qu'on passe, mais sachez que j'ai un statut de réfugié politique.

Et où êtes-vous ?

Je suis aux Etats-Unis d'Amérique

Revenons à l'actualité politique du pays. Aujourd'hui, on parle de plus en plus de transition en Côte d'Ivoire après le 30 octobre. Quelle est votre opinion sur la question. Il y a aussi le Général Doué Mathias et le Colonel Yao Yao Jules qui sont en exil comme vous. Avez-vous des contacts avec eux ?

Je suis en contact avec eux. Et la situation politique en Côte d'Ivoire, je la suis au quotidien. Mais je suis étonné des déclarations du Président Gbagbo sur la transition. .. Et je voudrais attirer votre attention pour dire que le dénominateur commun du mal en Côte d'Ivoire, c'est bien Laurent Gbagbo. Je vais m'expliquer pour dire pourquoi c'est lui le dénominateur commun du mal. Les mutineries de mai et de juin 1990, il avait pris des contacts avec des militaires déjà pour faire un coup d'Etat.

Vous pouvez donner des noms ?

De donner le nom de qui ?

Des militaires qu'il aurait contactés pour faire le coup d'Etat.

Non, vous les journalistes, vous ne donnez pas vos sources. De la même manière, je ne donne pas mes sources.

Mais peut-on avoir d'autres preuves?

Pour les preuves, vous savez que lui-même, il a dit qu'il avait mis des militaires à Londres pour les faire venir ... C'était au cours des élections de 1995. Donc il était en contact avec l'armée.

Vous étiez en train de démontrer que le Président Gbagbo est le problème central. On vous suit toujours.

Il est le dénominateur commun du mal. Et en plus de cela, je peux vous dire qu'au mois de décembre 1999, nous les jeunes militaires, nous étions partis pour manifester contre notre ministre de la Défense dans les rues. Et le Président Gbagbo nous a envoyé notamment Lida Kouassi, Boga Doudou, Odette Sauyet et Freedom Neruda dans la rue pour nous dire que la Côte d'Ivoire souffre depuis 40 ans avec le PDCI et que c'était une occasion rêvée. Et que notre manifestation ne devrait pas être une simple manifestation de réclamation de primes et qu'on devrait faire en sorte qu'elle soit un coup d'Etat. C'est donc sur leurs conseils que tout s'est concrétisé: Donc le Président Gbagbo a participé à ce coup d'Etat. Et lorsque ses envoyés échangeaient avec nous, ils étaient constamment en contact avec lui. Après, ils sont venus nous rejoindre au camp Galliéni, sur la route conduisant à Akouédo, à la station d'essence où on se servait. Et à plusieurs reprises à Akouédo. Quand le coup d'Etat a eu lieu, nous avons accueilli M. Gbagbo en fanfare à Yamoussoukro. Pensant qu'il venait travailler avec nous. Surtout que c'est sur ses conseils que ça s'est passé. Finalement il a décidé de ne pas travailler avec nous. Mais il a donné quatre ministres. En plus ceux qui étaient venus nous dire de concrétiser le coup d'Etat ont été nommés.

C'est ainsi que Lida Kouassi a été nommé Conseiller spécial du préside Guéi, Odette Sauyet a été nommée Directrice centrale de la télévision et Boga Doudou a été celui qui introduit les articles litigieux dans la Constitution actuelle. Donc ils ont joué des rôles importants pendant la transition.

Monsieur le ministre, vous dites des choses graves, parce que celui qui a piloté le coup d'Etat n'est pas celui qui a été dans le fauteuil présidentiel. Alors qu'est-ce qui explique l'arrivée du Général Robert Guéi ?

Nous avions pensé que c'est Laurent Gbagbo qui allait diriger l'affaire. Mais, il n'a pas voulu accepter et il a joué les seconds rôles afin de surprendre tout le monde. Comme il l'a toujours fait.

C'est pour cela qu'il n'a pas pris ses responsabilités. Donc il ne faut pas qu'il fasse croire au peuple de Côte d'Ivoire qu'il ne savait pas qui organisait le coup d'Etat de 1999. Il était bien avec nous. Je n'ai pas parlé pour observer la scène jusqu'aujourd'hui. Et je voulais dire au peuple de Côte d'Ivoire que c'est Laurent Gbagbo qui a aidé à faire ce coup d'Etat. La nomination de certaines personnalités du FPI était une récompense par rapport à ce coup d'Etat. Et par rapport au fait que lui-même était constamment à nos côtés pour nous aider à faire ce qu'il y avait à faire, notamment la Constitution. Dans laquelle il a introduit avec son ami Boga Doudou, les articles litigieux qui sont à la base des problèmes aujourd'hui en Côte d'Ivoire.

Monsieur le ministre, vous étiez très proche du Général Guéi et du Président Gbagbo. Qu'est-ce que vous savez exactement de leur rapport avant son assassinat?

Avant son décès, je savais que Gbagbo était très proche du Général Guéi. Et pendant la mise sur pied de la Constitution, il venait le voir régulièrement. Il avait proposé que l'actuel président de la CEI, Camille Hoguié soit président de la Commission électorale indépendante.

C'est Monsieur Gbagbo qui a proposé cela?

Gbagbo a fait cette proposition à l'époque, sous la transition. Et c'est quand il est parti, que nous avons eu une réunion, le Général et moi. Et après, quelqu'un m'avait soufflé que Camille Hoguié a été celui-là même qui avait demandé à Houphouët-Boigny de sanctionner les militaires suite aux événements de Yopougon. Et c'est pour cela qu'il n'a pas été retenu.

En tant qu'ancien membre du CNSP, vous avez été témoin du rejet de la candidature du Président Henri Konan Bédié et du Premier ministre Alassane Ouattara. Pouvez-vous nous en dire davantage pour éclairer l'opinion ivoirienne?

Pour éclairer l'opinion ivoirienne, je veux dire que cela a été toujours les manœuvres du Président Gbagbo. Parce que vous savez très bien que quand il est avec vous, il manœuvre pour autre chose. Par exemple pour le "Et" et le "Ou", j'étais en tournée à l'intérieur du pays. Je suis arrivé à Gagnoa, Gbagbo a insisté auprès de moi pour que le Ou soit changé en Et. Le Président Guéi a dit non, je ne peux pas changer comme ça. Il faut que je demande l'avis du peuple. Quand je lui ai fait le point de ma mission, il a dit c'est quelqu'un qui est resté avec nous jusqu'aujourd'hui, on a tout fait ensemble. Je lui ai dit à l'époque d'annoncer déjà l'événement. Il a dit non. Un chef ne déshabille pas un chef. On ne peut pas le dénoncer si lui-même ne se prononce pas.

Et c'est comme cela déjà à l'époque qu'il a pu côtoyer et qu'on a changé des éléments dans la Constitution. Au jour d'aujourd'hui, il fait croire que cette Constitution a été élaborée uniquement par Guéi, alors qu'il a été à la base de son élaboration, surtout des éléments litigieux. Rappelez-vous lors d'une réunion au palais de la présidence, pour justifier le "Et" et le "Ou", on avait dû faire appel à tous les leaders politiques. Et comme ils travaillaient avec nous, Gbagbo a donné Boga Doudou qui a parlé, ce jour-là, de double nationalité de certaines personnalités comme M. Sidia Touré de Guinée qui est parti en Guinée pour devenir Premier ministre ; comme une autre dame qui est partie au Mali pour devenir ministre ... C'était pour justifier le fait que nous travaillions ensemble et que nous devions intervenir dans un certain nombre de choses. Et après, sa propre campagne présidentielle a été financée par le Général Guéi. Le Général Guéi lui a donné 200 millions pour faire sa campagne et la femme du Général lui a donné 100 millions. Donc c'est vous dire qu'on était très proches. Et parce que justement, il avait souhaité travailler avec le Général Guéi dans les nouvelles structures après les élections. Et puis au dernier moment, il nous a trahis.

Monsieur le ministre, il est aussi dit que le Président Gbagbo a fait pression sur le Général Guéi pour qu'il se présente comme candidat comme lui-même et sans les autres candidats. Avez-vous des informations à ce sujet?

Je n'ai pas d'information à ce sujet. Mais je sais qu'il est fortement impliqué dans les amendements des textes pour écarter des candidats pour avoir affaire seulement au Général Guéi.

Monsieur le ministre, que savez-vous de l'assassinat du Général Guéi ?

A propos de sa mort, je n'en sais rien puisqu'au moment des événements, lorsque le Général Guéi m'a joint le matin pour me dire de me cacher parce qu'il entend des tirs à Cocody, je suis parti et donc je n'ai pas pu suivre. Mais j'ai appris sa mort comme tout le monde.

Mais il est dit que le corps qui est "stocké" à l'Ivosep de Treichville subit des pratiques cabalistiques. Qu'est-ce que vous en savez exactement?

Certaines personnes m'ont dit que le Président Laurent Gbagbo aurait transporté le corps au palais pour faire des cérémonies. Et que suite à cela ses marabouts lui ont recommandé de ne jamais enterrer le Général Guéi sinon son pouvoir tomberait. C'est ce que j'ai entendu dire.

De personnes sûres ?

C'est ce que j'aurais entendu dire. Je n'ai pas de confirmation, je n'ai pas mené d'enquête pour vérifier l'information.

Mais Monsieur le ministre, vous soutenez que le Général a financé la campagne de Laurent Gbagbo à hauteur de 300 millions ?

Oui. 200 millions de la part du Général lui-même et 100 millions de la part de sa femme. Il est venu chercher cet argent en tenue bleue ce jour-là.

C'était la nuit?

C'était vers le soir qu'il est venu chercher cet argent en tenue bleue.
In LE REBOND N°049
du jeudi 1er février 2007

Source: Le Nouveau Réveil

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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 12:52

tano-niamke-1.JPGChronique diplomatique: Y a-t-il encore des militaires d’honneur dans l’armée nationale de COTE D’IVOIRE pour rétablir la République ?

En ma qualité d’intellectuel, de chroniqueur, d’écrivain, de libre citoyen ivoirien, d’éveilleur des consciences endormies et comme un aumônier militaire, dans cette contribution :

J’interpelle tous les militaires ivoiriens à se ressaisir pour jouer, rapidement, leurs rôles républicains d’arbitres (et non de courtisans, d’acteurs et de partisans politiques) dans la très grave et profonde crise politique actuelle orchestrée par le Président Laurent GBAGBO qui refuse sa défaite électorale du 28 novembre 2010, (Défiant la Démocratie, la COTE D’IVOIRE, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’ONU et les Grandes Puissances ), et qui souhaiterait s’appuyer sur notre Digne et Noble Armée pour l’installation de sa dictature socialiste, patriotique, clanique, tribaliste et xénophobe  :

Naguère corps d’élites et fierté nationale, sous les règnes respectifs des Présidents Félix HOUPHOUET-BOIGNY et de son digne successeur, l’Homme de la Paix, le sphinx Henri KONAN BEDIE, l’armée nationale de COTE D’IVOIRE, en dix(10) ans de règne du président Laurent GBAGBO, est devenue un nid de déshonneur, que dis-je, un repère de voyous, de miliciens, de chiens de guerres étrangers (libériens, angolais et autres), de patriotes violents et sanguinaires, de militaires xénophobes et tribalistes, Sans honneur et ni foi, assoiffés de biens matériels, d’argent et de sang, exécutant aveuglement et inconsciemment, leurs bals des vautours et les ordres diaboliques, ténébreux, dictatoriaux, sectaires de leur Seigneur et Gourou Laurent GBAGBO, plongeant ainsi, honteusement et piteusement, la nation ivoirienne dans la déchéance, dans les abîmes et dans les vallées de la mort !

COTE D’IVOIRE, qu’as-tu fait au «  Très Bon DIEU-TOUT-PUISSANT », pour mériter cette grande humiliation ?

En effet, et pour ceux et celles qui douteraient ou qui ne le sauraient pas encore, directement ou indirectement, depuis décembre 1999, des Militaires ivoiriens, tous corps confondus, sont des complices notoires et des associés connus des hommes politiques, Qui, ensemble avec leurs dits macabres partenaires, ils ont exécuté trois(03) maudits coups d’état au détriment du vaillant peuple ivoirien :

1.  Le premier coup d’état militaire de noël 1999 du Général Robert GUEI:

Pour rappel historique, la République de COTE D’IVOIRE a été malheureusement initiée dans les Nations instables à coups d’état, le 24 décembre 1999.

En effet, nous étions à seulement dix(10) mois des élections présidentielles d’octobre 2000, et de « ténébreux opposants politiciens » au régime du Président Henri KONAN BEDIE, ont divisé, banalisé et instrumentalisé des Militaires ivoiriens (avec le Général Robert GUEI à leur tête), pour renverser ledit Président ci-dessus et son régime :

D’après des membres influents de la défunte junte militaire, le Président Laurent GBAGBO et son Parti Socialiste, le Front Populaire Ivoirien(FPI) seraient les principaux commanditaires et bénéficiaires dudit coup d’état !

L’Histoire nous le dira et nous  éclairera, mieux, un jour…

2-Le Deuxième Coup d’état militaire du 25 Octobre 2000  de la gendarmerie d’AGBAN contre le Général GUEI.

Le Règne du Général GUEI et de sa Junte militaire (ce que j’appelle la Deuxième République) a duré dix (10) longs et pénibles mois : Pressé de vouloir confisquer rapidement le Pouvoir Suprême, le Général GUEI et sa junte (arrêtent imprudemment le processus électoral) en s’autoproclamant vainqueurs du scrutin présidentiel et organisent leur cérémonie d’investiture le 24 octobre 2000. Le même jour, répondant à l’appel à la révolte et à l’insurrection populaires lancé par le Candidat Laurent GBAGBO (déclaré battu par la junte militaire), des jeunes patriotes et des gendarmes du Camp d’AGBAN, après plus de vingt quatre(24) heures de tirs nourris aux Armes Lourdes, chassent du Palais Présidentiel, le Général GUEI et sa junte militaire. Dans des conditions douteuses, calamiteuses et sanguinaires, aux plans juridiques et humanitaires, le Président Laurent GBAGBO est également investi au Pouvoir Suprême !

Il est à souligner et à noter que :

Pour le Président Laurent GBAGBO, son Parti le FPI et ses Adeptes, c’est ce même schéma et mécanisme d’octobre 2000 qui a été « copié et collé » à la proclamation des résultats du vote du 28 novembre 2010 :

Usurper, voler ou arracher le Pouvoir Suprême Ivoirien, par la violence, la révolte et l’insurrection populaires et populistes, avec la complicité des Militaires, des Milices, des chiens de guerres et des patriotes violents, tribalistes et sanguinaires !

Heureusement pour la démocratie que les hommes et les contextes, ont changé, car en novembre 2010, le processus électoral est placé sous mandat de certification de l’ONU : ce qui n’était pas le cas en octobre 2000 !

3-Le Troisième Coup d’état militaire de la Garde Républicaine du 28 novembre 2010 :

Laurent GBAGBO défie le Monde entier, s’accrochant, s’appuyant sur sa Garde Républicaine très surarmée, dit-on, sur ses milices, ses chiens de guerres et ses patriotes violents et sanguinaires…

   Qu’on le veuille ou pas, l’adage qui dit que les chiens ne changent jamais leurs manières de s’asseoir, sied à merveille au Président Laurent GBAGBO, à son Parti politique le Front Populaire et à tous ses Adeptes fanatisés, instrumentalisés, manipulés et gonflés à blocs, comme des membres d’une Secte de sorcellerie, pour détruire la COTE D’IVOIRE et l’enfoncer dans les crises sanguinaires, violentes, intempestives, incongrues, saugrenues et presqu’imbéciles :

-Vous rappelez-vous, encore, de leurs différents slogans et «  cris de guerres » ?

-« Il y a rien en face… »

-« On gagne ou on gagne… »

-« Si GBAGBO perd, nous entrons en rébellion… »

-Etc.…

Conclusion :

Selon Moi, la longue crise ivoirienne actuelle dure parce que les Hommes et les Femmes d’Honneur de l’Armée Nationale de COTE D’IVOIRE se taisent pour le moment et n’ont pas encore dit leurs derniers mots, ni posé leurs premiers actes d’arbitres républicains…

Je persiste et je signe que la solution de la crise actuelle est militaire : elle se trouve au sein de notre armée nationale, entre les mains des vrais et nobles militaires ivoiriens qui  doivent impérativement jouer leurs rôles d’arbitres comme, tout récemment leurs collègues de Tunisie ou d’Egypte.

Au moment ou je rédige ce texte, je viens de lire qu’en seulement deux mois de crise(décembre et janvier), il y a eu près de cinq cents(500) morts, plus de mille(1000) blessés et Trente mille(30.000) Réfugiés ivoiriens au Libéria.

Face à la démocratie, à la situation humanitaire, aux morts, à la violence et à la dictature, nos vaillants militaires ivoiriens ne doivent pas rester indifférents, sans jamais jouer leurs rôles républicains d’arbitres….Y a-t-il encore des militaires d’honneur dans l’armée nationale de COTE D’IVOIRE pour rétablir la République ?

TANOH NIAMKE, Diplomate, Ecrivain.

 

Précédemment :

-Conseiller Technique Chargé de la Coopération et de la Francophonie,

-Chargé de Mission au Conseil de l’Entente,

Chargé de Mission au Ministère des Postes et Télécommunications,

-Diplomate, respectivement au Brésil, en Israël, en Corée du Sud et en France.

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 19:15

union AfLe journal nigérian, Vangard, a rapporté une tentative de déformation de l'origine de la crise post-électorale par des émissaires de Laurent Gbagbo au sommet de l'Union africaine, à Addis-Abeba.

Se faisant passer pour des journalistes, des hommes du président Laurent Gbagbo ont réussi à se mêler aux participants au 16e Sommet de l'Union africaine. A peine les travaux achevés, ils se sont approchés des membres des délégations et des journalistes qu'ils ont essayé de convaincre de la victoire de Laurent Gbagbo tout en présentant Alassane Ouattara comme un rebelle.
Les intrus ont été envoyés au sommet de l'Union africaine étant entendu que Gbagbo et Ouattara ne pouvaient pas être représentés le pays étant suspendu jusqu'à la fin de la crise.
L'un d'eux, Richard Assamoa Ossey, qui est conseiller technique presse et communication, au cabinet de la présidence de Côte d'Ivoire, s'était approché, document en mains, de journalistes nigérianes. Il a abordé la question de la rébellion dont Ouattara serait l'auteur. Et, qui a donné lieu à des viols et meurtres de femmes et d'enfants. Il a soutenu que pour cela, Ouattara ne pouvait pas gagner l'élection de novembre 2010.
Pressé de questions qui ont mis à nu la faiblesse de son argumentation, Ossey s'est fâché et a mis en garde les Nigérians en leur demandant de rester à l'écart des affaires ivoiriennes en disant : « vous envoyez l'Ecomog intervenir dans d'autres pays, vous pensez pouvoir réussir en Côte d'Ivoire? Essayez et vous verrez si nous ne ferons pas disparaître les trois millions de Nigérians qui vivent en Côte d'Ivoire. Essayez et vous verrez s'ils ne seront pas traités comme des chiens ».
Quoique la position du Nigéria est celle de la région parce qu'il occupe la présidence de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), Ossey a poursuivi ses menaces, avec colère, en affirmant que les Nigérians seront anéantis si l'ingérence de leur pays ne s'arrête pas. Embarrassant ainsi ceux qui l'accompagnaient.
Invité, lundi à Addis-Abeba, à réagir sur la question, le ministre des Affaires étrangères, Odien Ajumogobia, a jugé ces menaces malheureuses et rappelé que le Nigeria ne fait que porter les décisions prises par l'organisation régionale. Il a toutefois été muet sur ce que le gouvernement prévoit faire pour assurer la sécurité des Nigérians en Côte d'Ivoire.

(Source, Vangard, Nigeria)

N.B. : La titraille est de
la Rédaction

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 18:46

gbagbo_compaore.jpgC’est indéniable. Laurent Gbagbo et son clan sont passés maîtres dans l’art du dilatoire et de la manipulation. Après avoir honteusement échoué à obtenir le recomptage des voix à Addis-Abeba, malgré les mallettes garnies de billets de banque, lors du récent sommet de l’Union Afrique, ils préparent déjà les esprits, en tout cas de ceux qui ont encore envie de se faire rouler dans la farine, à une énième pirouette. A savoir saborder la mission annoncée, et très attendue, du panel de 5 chefs d’Etat choisis par leurs pairs africains pour trouver « une issue pacifique à la crise en permettant au président démocratiquement élu (Alassane Ouattara) d’exercer la plénitude du pouvoir », comme l’a si bien souligné, M. Jean Ping, Président de la commission de l’UA. Le message est donc clair et limpide : Alassane Ouattara est le vainqueur de la présidentielle du 28 novembre dernier. Et tout le monde l’a entendu, sauf ceux naturellement qui refusent d’entendre.
Parmi ces cinq émissaires, figure un homme qui dérange Laurent Gbagbo. Personne n’est dupe. Derrière les sorties incongrues de Blé Goudé à l’encontre de la plus haute personnalité du Burkina Faso, depuis quelques jours, appuyées par les propos inconséquents de Pascal Affi N’Guessan se cache naturellement Laurent Gbagbo. C’est bien lui qui récuse en sous-mains le président Compaoré. Et il sait pourquoi.
A la vérité, Laurent Gbagbo redoute la présence de Blaise Compaoré à Abidjan parce qu’ils se connaissent bien. Du moins, le président du Faso le connaît bien. Très bien même ! Et leur relation ne date pas d’aujourd’hui ! Souvenez-vous, en 1982, lorsque Laurent Gbagbo a quitté la Côte d’Ivoire, vêtu d’un grand boubou bazin et déguisé comme un commerçant malinké sous l’identité d’Abdoulaye Cissé, c’est Blaise Compaoré qui l’a accueilli à Ouagadougou.
Dans la capitale burkinabè, c’est encore le président Compaoré, à l’époque, haut gradé de l’armée du Burkina Faso, et ses amis qui vont offrir gîte et couvert à l’opposant fuyard. Avant de l’aider à regagner la France, avec un passeport burkinabè.
Mais la magnanimité de Blaise Compaoré à l’égard de son « camarade » Laurent ne s’arrêtera pas là. Pendant de longues années, il va régulièrement assister financièrement le FPI, alors parti d’opposition. C’est lui qui va offrir 300 millions de FCFA à Laurent Gbagbo pour qu’il créé le groupe La Refondation, société éditrice du quotidien « La Voie », qui deviendra plus tard « Notre Voie ». Que dire des 20 millions de FCFA arrachés à Louis-André Dakoury-Tabley, ex- compagnon de Laurent Gbagbo, dans les années 90, à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Cette somme qui avait fait tant de bruits à cette période, était un cadeau du président Compaoré. Bref, Compaoré sait qui est Gbagbo pour l’avoir connu quand il n’était rien et quand il n’avait rien. Et surtout l’a beaucoup aidé, avant qu’il ne devienne ce qu’il est aujourd’hui.
Blaise Compaoré est aussi récusé par les refondateurs à cause de sa parfaite maîtrise du dossier ivoirien. N’est-ce pas lui l’inspirateur et le facilitateur de l’Accord Politique de Ouagadougou ? La fameuse APO qui a permis le dialogue direct entre les deux belligérants de la crise du 19 septembre 2002, à savoir Laurent Gbagbo et l’actuel Premier ministre Guillaume Soro.
Laurent Gbagbo a surtout peur de Blaise Compaoré parce que le président du Faso sait qu’il a bel et bien perdu les élections. Car, le facilitateur de l’APO, par l’entremise de son représentant spécial en Côte d’Ivoire, Boureima Badini, a procédé également au décompte des voix et abouti aux résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Laurent Gbagbo en est bien conscient d’autant que début décembre dernier, il avait dépêché son collaborateur Alcide Djédjé et sa seconde épouse Nadiana Bamba auprès du président Compaoré afin qu’il lui vienne à la rescousse.
Laurent Gbagbo craint enfin Blaise Compaoré parce que l’homme est reconnu pour sa franchise et son franc-parler. Sans doute, il rétablira la vérité des faits devant les autres chefs d’Etat membres du panel et bien plus, battra en brèche tous les arguments fallacieux et les PV trafiqués brandis par le camp Gbagbo. Il démontera donc sans sourciller les gros mensonges des refondateurs sur le scrutin du 28 novembre. Peut-être rappellera-t-il à Laurent que maintes fois il a pris des engagements qu’il n’a pas ou n’a jamais tenu. En témoigne sa promesse devant Blaise Compaoré lors du CPC du samedi 27 novembre de lever sine die le couvre-feu qu’il avait instauré à la veille du second tour de la présidentielle.
Laurent Gbagbo, qui a trahi ainsi de façon flagrante sa parole donnée à Blaise Compaoré, avant de refuser de le prendre au téléphone, aura-t-il le courage nécessaire de le regarder en face, droit dans les yeux, après une aussi grosse forfaiture ? C’est toute la problématique des agitations actuelles des refondateurs….
Y. Sangaré

Le Patriote

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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 15:05

gbagbo-triste.jpgLes présidents mauritanien, sud-africain, burkinabè, tchadien et tanzanien composeront le panel mis en place par l`Union africaine pour tenter de résoudre d`ici un mois la crise politique en Côte d`Ivoire, a-t-on appris lundi auprès de la Commission de l`UA.
Ce panel, présidé par le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz aux côtés
d`Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaore (Burkina
Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie), se rendra prochainement, à une date encore
indéterminée, en Côte d`Ivoire, a annoncé le porte-parole de la Commission,
Nourredine Mezni.
Les cinq chefs d`Etat seront accompagnés en Côte d`Ivoire du président de
la commission de l`UA Jean Ping et du président de la commission de la
Communauté économique des Etats d`Afrique de l`ouest (Cédéao), James Victor
Gbeho.
UA-CARTE.jpg"Le président (du panel) rencontre ses collègues (ce lundi) pour discuter
de leur programme car ils doivent agir et ils n`ont qu`un mois", a précisé M.
Mezni.
L`UA avait décidé vendredi de la mise en place de ce panel, chargé de
prendre d`ici un mois des décisions "contraignantes" pour toutes les parties
ivoiriennes.
Il s`agit ainsi d`"amener Alassane Ouattara à exercer la réalité du
pouvoir" dans le pays "par la négociation", avait précisé samedi le président
de la Commission de l`UA Jean Ping, ajoutant que son organisation considérait
toujours M. Ouattara comme le vainqueur du scrutin du 28 novembre qui l`a
opposé au président sortant Laurent Gbagbo.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, présent à Addis Abeba,
a appuyé la création de ce panel et appelé "le président Ouattara à former un
gouvernement d`union nationale".
M. Ban a établi une feuille de route censée guider le travail de l`ONU et
du "panel" dans les semaines à venir.
Parmi ces principes, le secrétaire général recommande "une sortie honorable
pour M. Gbagbo" et "une action concrète pour lever le blocus du siège de
l`hôtel du Golf" où est réfugié M. Ouattara à Abidjan.
De même, le panel de l`UA "devrait travailler en étroite collaboration avec
l`ONU dans tous les aspects et à toutes les étapes du processus", a insisté M.
Ban.

Source: AFP

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Par Seth KOKO - Publié dans : Gbagbo pas présidentiable
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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 13:32

Oui, M. Gbagbo : l`argent n`aime pas le bruit

diby koffi 5Tout gangster, tout voleur, vous le dira, que pour pénétrer chez sa victime et opérer tranquillement, il ne faut pas faire de bruit. Chez M. Gbagbo, on ne peut pas dire que, pour couvrir ses forfaits, il n'a pas fait et qu'il ne fait pas de bruit. Toutes les casseroles de ses collaborateurs, dont certains possédaient des châteaux, six (6) mois seulement après sa prise calamiteuse de pouvoir, résonnaient à mille lieues à la ronde…

Mais, qu'entendons-nous par " couvrir ses forfaits " ? La réponse est toute simple : traîner dans la boue tous ceux et toutes celles qui, à force de travail, à force de sacrifice, à force d'économie au fil des ans, se sont bâti une vie. En tête de ces personnes, les cadres, tous grades, tous corps de métiers (planteurs, commerçants, etc.) confondus. Mais, par-dessus tout, le président Houphouët-Boigny, et tout particulièrement, le président Henri Konan Bédié. Lui et Gbagbo sont de la même génération. Bédié a réussi, lui pas. Alors, le poste de président de la République était l'occasion de se rattraper, comme nous le verrons à sa manière de se jeter voracement sur les richesses du pays avec ses deux épouses et ses prédateurs de collaborateurs.

Qu'entendons-nous par " couvrir ses forfaits " ? Gbagbo s'est drapé du manteau du socialisme pour exploiter la misère des rejetés du capitalisme pour se faire un nom. Il a donc trompé tout le monde, y compris ses compagnons de l'Internationaliste socialiste. Le temps que ces derniers se rendent compte qu'il est " infréquentable ", la Côte d'Ivoire a déjà goûté à son scapel budgétivore.

Qu'entendons-nous par " couvrir ses forfaits " ? Nombreux sont les Ivoiriens qui ont cru au discours lénifiant de Koudou Gbagbo, même récemment, lors de la campagne électorale, le 24 août 2010, devant les populations de Blokhaus : "J'ai un seul compte bancaire, et il est ici à Abidjan, à la SGBCI, à côté de la Riviera. C'est là que l'on me vire chaque mois le salaire que je me suis donné, et cela me suffit. Je ne reçois pas de valisettes d'argent la nuit, ni du trésor, ni des douanes, ni des impôts. Je n'ai pas d'autres revenus…Tu ne peux pas chercher dans le monde et trouver un compte bancaire de Gbagbo Laurent… L'argent, c'est bien. Mais, si tu as de l'argent, que tu le caches, c'est que tu es un malheureux, un voleur". Hélas ! Mais, celui qui, pour tromper les autres, affirme des choses contraires à la réalité, quel nom lui donnera-t-on d'autant que son comportement conduit les refondateurs à des malversations incroyables ? Silence, petit enquiquineur. Le couple Koudou Gbagbo Laurent s'enrichit. A preuve,… Lisez le dossier complet sur))) 

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Par Seth KOKO - Publié dans : Gbagbo pas présidentiable
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Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /Jan /2011 20:05

monnaie gbagboAlors que les esprits sont tournés vers l’opportunité d’une intervention militaire de la Cedeao pour faire partir Laurent Gbagbo de la présidence ivoirienne après sa défaite lors du scrutin du 28 novembre 2010 face à Alassane Ouattara, le feu monétaire qui couvait, conséquence logique de la crise politique qui frappe la principale économie de la zone franc ouest-africaine, est en train de s’embraser. Ce week-end, à Bamako, des billets « Gbagbo » ont ainsi circulé…

A l’instar de la communauté internationale, notamment des pays de la sous-région et des puissances américaines et européennes, l’Uuemoa, qui regroupe huit Etats de la sous région ouest- africaine -dont la Côte d’Ivoire- avec une monnaie commune le franc Cfa et la Bceao comme institut d’émission, a déclaré ne reconnaître que Alassane Ouattara.

La convertibilité du franc Cfa, dont la parité avec l’euro est fixe, est garantie par le trésor français. Or, Paris, qui a d’importants intérêts économiques en Côte d’Ivoire, et près de 1800 soldats présents dans la cadre de l’opération Licorne, ne reconnaît comme président qu’Alassane Ouattara.

Naturellement, cette situation ne pouvait laisser sans réaction le camp du président déchu par les urnes. A plusieurs reprises, il a dit son intention de battre une monnaie nationale pour la Côte d’Ivoire. Une photocopie présentée comme le prototype de billet de banque que voudraient émettre les partisans du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, a ainsi circulé sous le manteau en marge d’un conseil des ministres de l’UEMOA à Bamako.

Plusieurs sources ont confirmé la circulation à Bamako, en marge de la rencontre des ministres des Finances de l’Uemoa, d’un billet de banque de 100 francs frappé de l’effigie de l’éléphant avec des inscriptions comme « Banque centrale de Côte d’Ivoire » et « Monnaie de la résistance ».

La session ordinaire du Conseil des ministres de l’Uemoa qui prévoyait initialement de se prononcer sur la crise ivoirienne, a finalement été annulée en attendant que ne se réunissent les chefs d’Etat de l’organisation, le 22 janvier prochain à Bamako. Le gouverneur de la Bceao, Philippe Henry Dacoury-Tabley, réputé proche de Laurent Gbagbo, a annulé une conférence de presse prévue le même jour.

Source Abidjan.net

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  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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