Les scandales sous Gbagbo

Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 13:39

gbagbo doue« Je n’ai pas dit que je serai le prix Nobel de la démocratie », aurait dit, Laurent Gbagbo, au lendemain du deuxième tour de la présidentielle du 28 novembre 2010 qui a vu la victoire écrasante de son adversaire (54,1% contre 45,9%). Il répondait ainsi aux appels venant d’ici et d’ailleurs, l’invitant à respecter la volonté du peuple, à s’incliner devant la vérité des urnes. Cette phrase de l’ancien président, traduisait bien sa transmutation politique. « L’enfant des élections » avait changé. L’auteur du fameux livre « Pour une alternative démocratique » et le chantre de la transition pacifique à la démocratie était désormais très loin de ses thèses. Alors, ils étaient peu nombreux, les Ivoiriens, qui n’ont pas écrasé une larme ce lundi 11 avril, quand est apparue sur le petit écran de Télévision Côte d’Ivoire (TCI), la première image de l’arrestation de Laurent Gbagbo. A cet instant précis, l’émotion était forte. Les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ont plus pleuré leur espoir déçu que de donner libre cours à leur joie de voir arrivée la fin d’un calvaire, l’arrêt des tueries, des massacres des populations innocentes. Celui qui leur avait promis de gérer la Côte d’Ivoire « autrement », pour gbagbo crimes aboboleur bonheur, leur a fait vivre un calvaire sans nom. Voir Gbagbo finir ainsi politiquement, est un drame. Son règne aura été un long fleuve de trahison pour le pays. Le paradis promis n’a été qu’un cauchemar sans fin.
Pour comprendre cette réaction de beaucoup d’Ivoiriens, il faut remonter aux années 90, période qui a vu la Côte d’Ivoire retourner au multipartisme. Il ne faut pas oublier qu’au moment de son accession à l’indépendance, la Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays du continent, comptait plusieurs partis politiques. Presque tous « les pères des nations », utilisant les mêmes arguments, à tort ou à raison, ont mis leur règne, sous le boisseau du parti unique, pour éviter les tensions tribales, éparpiller les forces. 30 ans après, selon la loi de l’évolution du monde, ce système politique ne pouvait plus convenir à la situation. Et chaque pays a connu son chemin de retour à l’ancien système démocratique. Pour l’expérience de la Côte d’Ivoire, les acteurs de ce rappel incessant avaient pour noms, Zadi Zaourou, Bamba Moriféré, Francis Wodié, Gbaï Tagro et… Laurent Gbagbo, pour ne citer que ceux-là. Des organisations syndicales comme le SYNARES et le SYNESCI, associations d’enseignants, y ont joué un rôle prépondérant. Mais de tous les animateurs de la vie politique, après le retour au multipartisme, seul Laurent Gbagbo tenait un discours de rupture. Plus par besoin naturel de changement que par naïveté, une majorité d’Ivoiriens a adhéré à ses propos. Sa candidature à l’élection présidentielle de 90 contre le premier président de la République, a fini par convaincre le plus sceptique, que les propos de Laurent Gbagbo sur le changement n’étaient pas « des paroles en l’air». La preuve, il a osé défier Félix Houphouët-Boigny. Les 18% des voix récoltés, malgré la modestie du score, étaient vus comme une victoire. Aujourd’hui, rares sont ceux qui peuvent se vanter de n’avoir jamais cru en Laurent Gbagbo. Sa cote de popularité était telle qu’il était devenu incontournable sur l’échiquier politique. Avec le parti politique de l’actuel chef de l’Etat, le RDR, il a formé le Front républicain. A peine le divorce annoncé que le FPI, parti de Laurent Gbagbo, trouvait un autre partenaire qui fut le PDCI alors que Laurent Dona Fologo en était encore son secrétaire général. C’est essentiellement en s’appuyant sur le poids du FPI dans l’opinion nationale, que le général Guéi a conduit sa transition militaire qui s’est terminée dans les conditions que l’on sait. Personne ici ne peut nier que Laurent Gbagbo a représenté un grand espoir pour la Côte d’Ivoire. Malheureusement, rien de ce qu’il a ble-goude-et-laurent-gbagbpromis aux populations ne s’est réalisé.
Il se disait chantre de la démocratie, or son double mandat s’est déroulé dans la négation totale de l’expression plurielle. Dans un système de multipartisme, il était le seul a parlé à la télévision nationale. Le culte de la personnalité le disputait aux pratiques politiques moyenâgeuses. Le démocrate qu’il disait être ne supportait pas la contradiction. L’ancien marcheur ne tolérait guère les manifestations publiques de son opposition. le micil du palaisTout manifestant devenait candidat à la mort. Les tueries gratuites étaient devenues le lot quotidien des Ivoiriens. Et Laurent Gbagbo décevra davantage par ses méthodes de gestion du pécule public. La gabegie, l’impunité, l’enrichissement illicite ont marqué le règne de ceux qui se présentaient aux populations comme des poches de moralité. Et, histoire de moralité, c’est à peine si notre roi n’autorisait pas le peuple à venir assister à ses ébats amoureux. La déception des Ivoiriens sera encore plus grande quand ils découvriront que le socialiste Laurent Gbagbo a passé le clair de son temps à acheter des armes de destruction massive plutôt que de construire des hôpitaux, des routes ou des écoles. Quand ces Ivoiriens voient en plus, ce que le professeur d’histoire a fait de la jeunesse estudiantine, de l’école, ils ne peuvent que pleurer d’avoir été roulés dans la farine par celui qui les avaient fait rêver en leur promettant monts et merveilles. Les Ivoiriens pleurent sur leur pays tombé en ruine, sur leur espoir déçu. Ils pleurent pour avoir été trompé par Laurent Gbagbo.
Raoul Mapiéchon

Source: Le Patriote

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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 13:17

GUILLAUME-N.jpgABIDJAN,Les violences post-électorales en Côte
d`Ivoire ont fait 52 morts durant la semaine écoulée, portant le bilan à 462
tués depuis fin 2010, a annoncé jeudi à Abidjan la mission de l`ONU en Côte
d`Ivoire (Onuci).
Durant la semaine, des "opérations de pilonnage et d`attaques
indiscriminées contre les populations civiles se sont soldées par au moins 52
morts, y compris cinq enfants et sept femmes, ainsi que plusieurs dizaines de
blessés", a déclaré lors d`un point presse Guillaume Ngefa, directeur adjoint
de la Division des droits de l`homme de l`Onuci.
"Le nombre total de morts est passé à 462 personnes depuis la mi-décembre"
2010, a-t-il ajouté.
La crise née de la présidentielle du 28 novembre entre le chef d`Etat
sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président par la
communauté internationale, a été marquée depuis mi-février par une flambée de
violences qui font craindre que le pays ne bascule dans la guerre civile.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 10:44

arton6798-3e24b.jpg« Je m’engage à bien et fidèlement remplir ma fonction, à l’exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect de la Constitution, à garder le secret des délibérations et des votes, même après la cessation de mes fonctions, à ne prendre aucune position publique dans les domaines publics, économique ou social, à ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant du Conseil constitutionnel ». Avant sa prise de fonction, c’est en ces termes que Paul Yao N’Dré a prêté serment devant le président de la République. Malheureusement dans les faits, le président du Conseil constitutionnel a failli à sa mission. Non seulement, le président du Conseil constitutionnel actuel n’a pas exercé sa fonction en « toute indépendance et en toute impartialité », mais en plus il n’ pas respecté la Constitution. Parlons de l’indépendance. Paul Yao N’Dré n’a jamais exercé en toute indépendance. Il s’est toujours senti redevable à son ami Laurent Gbagbo à qui il n’hésitait pas à rendre régulièrement visite pour des consultations. Pour ce qui est de l’impartialité, l’arrêt rendu le 4 décembre 2010 dernier parle de lui-même. Paul Yao N’Dré a usé et abusé de tout son pouvoir pour inverser le résultat du vote du 28 novembre dernier. Rien que pour faire plaisir à son ami Laurent Gbagbo ; le président du Conseil constitutionnel, de façon flagrante, a pris partie. Dans son souci de faire de Laurent Gbagbo le vainqueur de la dernière élection présidentielle, il est allé jusqu’annuler le vote dans certaines circonscriptions comme la région de Séguéla qui pourtant ne faisait pas partie des régions incriminées par le candidat de LMP dans sa requête. Cette attitude à elle seule montre à quel point le président du Conseil constitutionnel s’est écarté de son rôle de juge pour devenir partie. Quant au respect de la Constitution, celui qui est chargé de veiller sur la constitutionnalité des lois, a carrément foulé au pied ce qui devait être, en principe, sa boussole. En violant la Constitution et l’article 64 du Code électoral, Paul Yao N’Dré s’est rendu coupable de parjure. Il n’est pas moins responsable de la mort de toutes ces personnes qui ont été tuées depuis le début de cette crise postélectorale qui secoue la Côte d’Ivoire et de celle des honnêtes citoyens que les mercenaires et les miliciens de Laurent Gbagbo ne manqueront pas de tuer dans les jours à venir. Pour ces seules raisons, Yao N’Dré doit être traduit devant la justice. Il ferait donc mieux de se taire et voir comment il peut se racheter aux yeux du peuple de Côte d’Ivoire qu’il a odieusement et lâchement trahi au lieu de se pavaner dans les cérémonies publiques.
JCC

Source:Le Patriote

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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 01:26

marin-ivoirien.jpgUn houleux débat politique sur la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, entre pro-Ouattara Alassane et partisan de Laurent Gbagbo, qui finit par un acte meurtrier. C’est ce qui a été donné de voir le lundi 14 mars 2011, à Yopougon Cité-Verte. La scène se passe dans l’un des espaces de détente que compte cette vaste commune. Le meurtre qui en découle est le reflet de l’exacerbation des antagonismes entre les deux camps rivaux en Côte d’Ivoire… Un policier, le sergent-chef Zigbeu Zigoula, en fonction à la Compagnie républicaine de sécurité ( Crs II) et son ami, Brou Amoa Henri, enseignant du secondaire dans un établissement d’Abidjan, devisent tranquillement autour d’un pot. La conversation glisse sur le terrain politique. Au centre de leurs échanges, les dernières décisions de l’Union africaine ( UA), qui reconnait comme « président légitime de la Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara ». Bien entendu, ils se réjouissent de cette conclusion et moquent le camp Gbagbo « qui fait de la vaine résistance », selon un témoin qui rapporte les faits tels qu’il les a vécus. A côté d’eux, une oreille indiscrète, celle d’un marin… Kouakou Didier, alias « Côte d’Ivoire », qui capte toute leur conversation dont la tonalité, très décapante, n’est pas favorable au président déclaré élu par le Conseil constitutionnel, Laurent Gbagbo. Tout de suite, le sang de ce marin, anciennement garde du corps de Charles Blé Goudé ( président du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes ), avant d’être accepté au service du commissaire du gouvernement, Ange-Bernard Kessi Kouamé, fait un tour. Il devient rouge de colère, selon notre source. S’engage alors une vive altercation entre lui et les pro-Ouattara, selon un témoin qui a assisté au déroulement des faits. Le ton monte, la tension aussi. Le marin choisit la solution la plus radicale, pour faire taire ses protagonistes Il se saisit de son arme et fait feu, à bout portant, sur le sergent-chef de police et son ami, l’enseignant du secondaire. Les deux hommes sont tués sur le coup. C’est le sauve-qui-peut, raconte notre source. Le marin est maitrisé et conduit au commissariat le plus proche, avant d’être mis à la disposition de la brigade de gendarmerie nationale. Le commissaire du gouvernement, Ange Kessi Kouamé, que nous avons joint hier, a confirmé les faits et décrit le meurtrier, Konan Didier, « comme un homme de moralité plutôt douteuse ». « A cause de ses agissements qui ne sont pas du tout catholiques, je me suis débarrassé de lui depuis décembre 2010. Je l’ai reversé à la marine nationale. Avant d’être affecté à mon service au Tribunal militaire d’Abidjan ( Tma), il était garde du corps de Blé Goudé. C’est parce qu’il s’est rendu coupable de plusieurs faits délictueux qu’il s’est séparé de lui. Je l’ai renvoyé à sa base depuis le mois de décembre 2010 », a insisté le procureur militaire. « Dès que j’ai été saisi de ces faits de meurtre, j’ai demandé à la marine de le mettre à la disposition de la brigade de la gendarmerie de Yopougon Toit-Rouge où il est gardé à vue en ce moment. Il sera entendu sur procès verbal et déféré devant le parquet militaire dans les prochains jours pour meurtre », a souligné le procureur militaire. Il risque la prison à perpétuité ou la peine de 20 ans.
Armand B. DEPEYLA

Source: Soir Info

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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 22:13

Bohoun-determine.jpgLaurent Gbagbo n’est pas prêt à lâcher l’affaire, pour parler comme les rappeurs. Le Président ivoirien sortant a récemment envoyé le ministre Paul-Antoine Bohoun-Bouabré, l’ex-grand argentier du régime des refondateurs, en mission très secrète en Chine. Selon plusieurs sources aussi bien à Abidjan, à Paris, à Beijing (Pékin) que dans certaines capitales africaines, Bohoun-Bouabré n’a pas effectué seul le voyage. Il a été rejoint sur place par l’ex-attaché militaire de la Côte d’Ivoire en Russie, Henri César Sama Damalan (du corps de la Marine de guerre), en provenance de Johannesburg en Afrique du Sud ; par le «sécurocrate en chef» de Gbagbo, l’ancien ministre Kadet Bertin, qui a pris son vol à partir de Luanda en Angola ; et par un haut gradé de l’état-major des armées dont le nom n’a pas été révélé. Il faillait brouiller les pistes au maximum… Après la déconvenue des «hélicos fantômes» commandés et payés «rubis sur ongle» à 10 millions de dollars (5 milliards de F.CFA) par le truchement d’un intermédiaire, mais finalement non livrés, le Chef de l’Etat sortant a décidé cette fois-ci de confier cette mission qualifiée de la dernière chance à ses hommes de confiance.

Objectif de ces déplacements incognito dans l’Empire du Milieu : commander de l’armement militaire massif pour freiner l’avancée et la progression des bandes armées pro-Ouattara à l’Ouest et dans la capitale économique ivoirienne. Et Gbagbo n’a pas fait dans la dentelle : des conteneurs d’armes lourdes et de destruction massive ont été achetés et sont en route pour Abidjan. Afin d’équiper toutes les unités des forces terrestres, maritimes et aériennes encore restées fidèles à l’ex-Chef de l’Etat.

Le Ghana, base arrière de Laurent Gbagbo ?

Mais selon nos informations, ces armes ne débarqueront pas directement au Port autonome d’Abidjan. Et pour cause, la Côte d’Ivoire est sous embargo militaire depuis 2005. Et de ce fait, le pays ne peut transiger à visage découvert avec les autres pays dans le domaine de l’armement de guerre. Il lui faut donc un «pays-support» pour passer ses commandes d’armes. Et c’est son voisin à l’Est, le Ghana, qui a apporté sa caution à cette transaction. En effet, le certificat d’utilisateur final (end user certificate) de ses nombreuses commandes d’armes portent la mention : «Government of the Republic of Ghana». Ainsi donc, ces conteneurs d’armements seront d’abord débarqués au Port de Tema. Puis rembarqués dans de gros camions de plus de 30 tonnes et escortés par les forces de l’ordre ghanéennes jusqu’à la frontière avec la Côte d’Ivoire, à Elubo. Avant de passer le relais à leurs collègues des Forces de défense et de sécurité (FDS) ivoiriennes qui assureront le convoyage jusqu’à Abidjan. Certains de ces conteneurs, notamment le matériel militaire destiné aux frappes aériennes (hélicos de divers types), seront quant à eux rechargés sur de nouveaux bâtiments et mouilleront sur des quais du Port autonome d’Abidjan et celui de San Pedro.

Certes officiellement, le gouvernement formé par le Président John Evans Atta-Mills n’a pas apporté ouvertement son soutien au Président sortant Laurent Gbagbo, dans sa bataille pour usurper le pouvoir qu’il a perdu à l’issue des élections du 28 novembre 2010. Mais officieusement, les autorités ghanéennes sont très disposées à lui porter assistance logistique et militaire, au mépris des sanctions de la communauté internationale. Dans sa dernière conférence de presse à Abidjan, le président du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N’Guessan n’a-t-il pas martelé qu’ils ont des soutiens et partenaires à l’extérieur prêts à venir en aide au Président Laurent Gbagbo ?

Mais déjà, la puce a été mise à l’oreille de l’ONUCI et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire. A son tour, le Sud-Coréen Yang-Jin Choi a aussitôt saisi son mandant à l’ONU, son compatriote Ban Ki-moon, afin de voir quelles suites données à ce trafic d’armes via le Ghana.Lire la suite)))

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 14:46

gbagbo_doue.jpgGbagbo et son chef d'Etat-major, Philippe Mangou, ne semblent plus être en odeur sainteté. Mangou tombé en disgrâce se serait volatilisé pour échapper certainement aux tueurs du clan Gbagbo. Ce n'est pas la première fois que l'ancien président ivoirien s'en prend aux patrons de son armée.
Après les calamiteuses élections de 2000, Gbagbo à peine installé au palais veut nommer un proche à la tête de la grande muette. Rapidement, le général Soumaïla Diabagaté est remercié. Gbagbo nomme le Général Mathias Doué. Se dernier est vite confronté à la crise militaro politique de 2002. Doué conduit les troupes mais désapprouve progressivement la manière dont son président Gbagbo conduit la crise. A la volonté belliciste des patriotes et autres va-t-en guerre de Gbagbo, Doué est pour le respect des accords de cessez-le-feu signés entre les FN et les FAFN. Il n'en fallait pas plus pour qu'il se mette dans l'œil du cyclone. Rapidement, Gbagbo crée une branche parallèle de décision dans l'armée. Mangou est de plus en plus éloigné des réunions de stratégie. D'autres officiers comme Dogbo Blé, Philippe Mangou, Konan, Doumbia… montent en secret une opération pour tenter d'aller libérer Bouaké, le fief des rebelles. C'est l'opération « Dignité ». Bouaké est attaqué mais la suite est peu reluisante pour les loyalistes comme on les appelait à l'époque. Les FANCI sont mises en déroute et Gbagbo perd toute sa flotte aérienne. L'échec est patent et à un goît amer. Dans la recherche de bouc-émissaire, le nom du CEMA circule. Doué est accusé de complicité et est sur le point d'être mis aux arrêts. L'officier général sent le coup venir et s'exile. Aujourd'hui, l'histoire se répète. L'éloquent général que Gbagbo a fait de toute pièce est dans le courant des eaux sales. Celui qui a lutté pour Gbagbo hier serait devenu son ennemi au point qu'il veut l'éliminer. Mangou semble être dans la même position que son ainé et prédécesseur Doué Mathias. A-t-il lui aussi pris le chemin de l'exil ? Rien n'est moins sûr. Voila comment Gbagbo récompense ses chefs d'Etat-major. N'allez surtout pas parler d'ingratitude.
KL

Source: Le Patriote

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 12:28

gble-goude-tue.jpg Depuis que la décision de l’Union Africaine est tombée, confirmant l’élection d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 28 novembre dernier, la panique a gagné le camp Gbagbo. Même chez les partisans les plus farouches de la minorité présidentielle, la sérénité a foutu le camp. L’on a désormais la certitude que la cause est entendue pour l’ancien chef de l’Etat. La bataille est alors définitivement perdue. Pour certains, la conséquence qu’il faut tirer aujourd’hui de cette nouvelle donne, c’est de se mettre à l’abri de l’humiliation qui s’annonce certaine. C’est le cas de Charles Blé Goudé, le leader de la galaxie patriotique qui a tenté de fuir le pays. Après avoir mis le feu au pays qu’il dit aimer tant et dont il prétend défendre corps et âme même au prix de sa vie, Blé Goudé veut maintenant fuir, abandonnant les Ivoiriens dans le chaos qu’il a pourtant créé avec son mentor. Le week end
dernier, celui qui menace tout le temps de déloger les locataires du golf hôtel sans jamais avoir le courage de passer à l’acte, a pris la route du Ghana voisin. Selon une source crédible Blé Goudé a été arrêté à l’entrée de la ville d’Aboisso par la gendarmerie. Il aurait devant les hommes du peloton mobile, prétexté se rendre au pays de Atta Mills pour faire des opérations de change, étant bien entendu que les banques sont fermées en Côte d’Ivoire, depuis le braquage de la BCEAO par Gbagbo. Et pourtant, le gouvernement Aké N’gbo soutient mordicus avoir pallié ce problème avec les banques nationales. Laurent Gbagbo dit par ailleurs avoir nationalisé les banques étrangères qui avaient fermé. Blé Goudé devrait logiquement pouvoir faire ses opérations financières au pays. En réalité, Blé Goudé tentait de fuir le pays en abandonnant ses « jeunes patriotes » dans la rue. Heureusement que les gendarmes d’Aboisso
veillaient au grain. Ainsi, après avoir intercepté le convoi du fuyard, il a été « rapatrié » à Abidjan. Blé Goudé a été donc prié de retourner à Abidjan pour poursuivre son combat s’il est garçon. Blé Goudé vient de démontrer qu’il n’est pas un vrai patriote comme il le prétend. En effet, c’est en ce moment où le pays brûle que les vrais patriotes devraient lui manifester leur amour et leur attachement. C’est également en ce moment que Blé Goudé devrait donner sa vie pour le sauver. Mais comme un poltron, un lâche qui ne croit pas en ce qu’il dit au grand jour, il a décidé d’abandonner ses frères dans la galère. Les « jeunes patriotes » dont Blé Goudé a usés et abusés devraient tout comprendre. Ce leader s’est servi d’eux pour se faire de l’argent alors qu’ils passaient le plus clair de leur temps à battre le pavé. Ils n’ont qu’à continuer.
B.B. correspondance particulière à Aboisso

Source: Le Jour

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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 12:38

 gbagbo PRESIABIDJAN - Des tirs à l`arme lourde ont retenti lundi matin à Abidjan dans le sud du quartier de Yopougon, bastion du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ont rapporté des témoins.
Dans ce quartier ouest de la ville, les tirs ont été signalés notamment
dans le secteur de Yopougon-Kouté, village traditionnel connu pour être celui
du général Philippe Mangou, chef d`état-major des Forces de défense et de
sécurité (FDS) fidèles à M. Gbagbo, ont indiqué des habitants à l`AFP.
Vers 05H00 (locales et GMT), "on a été réveillés par des tirs à l`arme
lourde, suivis de tirs de kalachnikov", a raconté une habitante de la zone.
"On est couché, on ne peut même pas sortir", a-t-elle ajouté, sans pouvoir
préciser l`origine des tirs.
Un autre habitant a évoqué "des tirs d`obus, de kalach", qui se sont
poursuivis en début de matinée, et un autre a affirmé que les tirs venaient de
l`entrée sud du quartier, au sud du village de Yopougon-Kouté.
C`est la première fois que des tirs d`armes lourdes sont rapportés dans ce
fief de M. Gbagbo depuis le début de la crise post-électorale opposant le
président sortant à Alassane Ouattara, reconnu président élu par la communauté
intrnationale.
Depuis mi-février, Abidjan est le théâtre de violences et d`affrontements
armés dans le quartier pro-Ouattara d`Abobo (nord).

Source AFP

Le Titre est du service de communication

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Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

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·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

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