La Côte d'Ivoire est mal gérée

Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 13:00

Bad1La bataille pour la gestion nationale de la Banque centrale de l`Afrique de l`Ouest (Bceao) a pris une autre tournure, le lundi dernier 25 janvier. Un décret signé de S.E. Laurent Gbagbo réquisitionne les agences pour... inventaire.

« La Direction nationale et les Agences de la Banque centrale des États de l`Afrique de l`Ouest en abrégé Bceao, sur toute l`étendue du territoire de la République de Côte d`Ivoire ainsi que le personnel ivoirien en activité dans ces agences sont requis pour compter du 25 janvier 2011, afin d`assurer les services ordinaires, y compris les opérations avec la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (Dgtcp), dans les conditions prévues par les lois et règlements en vigueur ». Telle est la teneur du décret n°2011 -29 du 25 janvier 2011 pris le lundi dernier 25 janvier par le président Laurent Gbagbo (élu, selon le Conseil constitutionnel). Selon ce décret, pendant trois mois, la réquisition permettra de faire un inventaire dans toutes les agences sur le territoire ivoirien. Cela, en présence de témoins essentiels, notamment le requérant (l`État de Côte d`Ivoire) et un représentant de la Bceao qui auront
chacun une copie de cet inventaire ordonné. Des ministres de premier plan du Gouvernement Aké N`Gbo (Économie et des Finances, Défense et Service civique, Intérieur) sont tenus, chacun en ce qui le concerne, d`exécuter la décision présidentielle. Le fait que les ministres de la Défense et de l`Intérieur soient associés à l`exécution du décret portant réquisition de la Direction nationale ainsi que des agences nationales de la Bceao n`est pas anodin. En effet, si le premier responsable des finances publiques doit co-exécuter une décision présidentielle avec la première autorité de la politique militaire du pays ainsi que le patron de l’administration ivoirienne, du maintien et de la cohésion des institutions du pays, il y a forcément un problème de souveraineté qui se pose. Cela signifie que l`inventaire exigé des agences nationales Bceao est lié à une décision à venir mettant en jeu la souveraineté de l`État de Côte
d`Ivoire. Quand on sait ce que c`est qu`un inventaire (liste exhaustive d`entités considérées comme un patrimoine matériel ou une somme de biens afin d`en faciliter l`évaluation ou la gestion) et dans quel cadre il est généralement effectué (moments particuliers : début de bail / état des lieux; fin de vie / inventaire après décès ; saisie immobilière, etc.), il est évident que l`inventaire de la Bceao soulève des interrogations pertinentes. Quel est l`objectif de l`inventaire exigé par Laurent Gbagbo? Que se passera-t-il après cette opération? A moins d`être une menace ou un bluff du camp Gbagbo, l`inventaire des agences nationales vise, sans aucun doute, une gestion singulière du patrimoine Bceao en Côte d`Ivoire. Cela pourrait se faire d`une part par une gestion du Gouvernement Aké N`Gbo de ce patrimoine en ignorant simplement les signatures Alassane Ouattara (président élu, selon la Commission électorale indépendante) à
la Bceao ou d`autre part par une nationalisation des biens Bceao en Côte d`Ivoire. Pour le premier cas, cela suppose que contrairement à ce qui est exigé par le camp Ouattara quant à la fermeture des agences nationales, les agences Bceao fonctionneront sous haute surveillance (policiers, gendarmes, militaires, et autres.). Et, le Gouverneur intérimaire de la Bceao Jean Baptiste Compaoré qui a remplacé Dacoury-Tabley contraint à la démission le 22 janvier 2011 n`y pourra rien. Parce que le Trésor public continuera à travailler avec la Bceao nationale et poursuivra ses obligations aussi bien en Côte d`Ivoire que dans la sous région. Pour le second cas, cela suppose que l`État souverain de Côte d`Ivoire envisage de battre sa monnaie. Et, n`ayant pas de banque centrale, il réquisitionne les biens Bceao pour la cause. L`importance de l`inventaire des agences Bceao à ce niveau est qu`il établit officiellement les avoirs de la Banque
centrale avant cette transaction monétaire. Ainsi, le nouvel acquéreur (État de Côte d`Ivoire) pourra entrer en possession du patrimoine du cédant (Bceao) après que, de part et d`autre, chacun ait pris connaissance des biens réels. Cette opération a pour but d`éviter plus tard une sous-évaluation ou une surévaluation de la propriété et pour faire valoir ce que de droit aussi bien sur le plan national (banques, établissements financiers, etc.) que sur le plan international. En tout état de cause, quelle que soit l`option, il est certain que Gbagbo prépare un coup. Aussi bien contre Alassane Ouattara, l`Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) que la France dont le trésor public gère le franc Cfa. Et, ils sont nombreux les observateurs qui sont de plus en plus convaincus que la crise post-électorale accouchera d`une monnaie ivoirienne.

Hermance K-N

Source Soir Info

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 14:51

GBAGBOL’Hôpital militaire d’Abidjan (Hma) s’agrandit par l’implantation d’une nouvelle structure : une unité d’hémodialyse d’une capacité d’accueil de 12 machines. Etendant ainsi son champ d’action, renforçant ses compétences à la grande satisfaction de la population ivoirienne en général et de celle de l’Armée en particulier.

Son inauguration a fait l’objet d’une cérémonie présidée par le ministre de la Défense et du Service civique, Alain Dogbou dit Goba, hier vendredi 21 janvier, à l’Hma. Le président de la cérémonie qui attache un grand prix à l’amélioration du tableau technique de l’hôpital militaire, a recommandé aux responsables dudit hôpital d’engager une réflexion prospective. Afin que tous les engagements soient à la hauteur des défis qui les attendent. Souhaitant des psychologues au sein de l’équipe médicale. Afin que soient pris en charge des soldats qui reviennent des fronts et ceux chez qui leurs supérieurs constatent de mauvais comportements. Le ministre Alain Dogbou en a profité pour saluer les Forces de défense et de sécurité (Fds), pour leur engagement pour la République et ses Institutions. «Les gens parlent de tout, sauf du respect de la Constitution. Nous sommes en Côte d’Ivoire, chez nous. A tous ceux qui veulent intervenir dans la résolution de la crise. Que ceux qui nous écoutent se rendent compte que ce pays n’est pas prenable. Rien ne nous arrêtera sur le chemin du développement», a déclaré le ministre de la Défense. Ovationné par l’assistance composée de Mme la ministre Christine Adjobi, des Généraux Mangou (Cema), Vagba Faussifnaux, Déto Létho et le Commandant de la Gatl, des médecins militaires. La ministre de la Santé a, quant à elle, insisté sur la prévention de l’insuffisance rénale.

Selon le médecin Colonel-Major, Pr Gabriel Gbéhi Beugré, c’est en 2001 que le projet du centre de l’hémodialyse a été instruit auprès des services d’Anesthésie et réanimation de l’Hma. Compte tenu du monde croissant de malades militaires atteints d’insuffisance rénale et les coûts engendrés pour les prises en charge dans les cliniques privées. Accepté en 2008 par le ministère de la Défense avec un contrat signé avec la Firme allemande Fresenius Medical Care pour la mise en place effective de 8 générateurs de dialyse, sous forme de leasing. En contrepartie, le ministère de la Défense a l’obligation de l’achat de 25 000 kits, pendant la période de la durée du contrat qui est de 5 ans. A la fin du contrat, l’équipement devient la propriété de l’Etat ivoirien. Le bâtiment qui abrite cette nouvelle unité est un don du Fonds de prévoyance militaire. Il a 2 niveaux dans la perspective de faire de l’hospitalisation et d’accueillir de hautes personnalités.
Frimo D. Koukou
koukoudf@yahoo.fr

Source: Le Temps

 Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 21:14

PIT1Il attendait sans doute de clore un débat qui n’avait que trop étalé, à la face du monde, la mauvaise foi du Conseil constitutionnel ivoirien. Romain Francis Wodié, détruit dans cette déclaration, tous les arguments juridiques de Paul Yao Ndré, le président « conditionné » de cette institution qui fait honte à notre pays, au lendemain de l’élection présidentielle remportée par Alassane Ouattara et qu’il a malhonnêtement « offerte » à son ami Gbagbo. Professeur Titulaire, Francis Wodié, Président du PIT, est considéré comme l`un des plus brillants juristes en droit constitutionnel et en droit international public.

Après plusieurs reports depuis 2005, l`élection présidentielle, donnée comme la porte de sortie de la crise, a pu, enfin, se tenir, le 31 octobre 2010 pour le 1er tour et le 28 novembre 2010 pour le second tour. Les résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante, confirmés par le "certificateur", donnent M. Alassane OUATTARA vainqueur, avec 54,10 % des suffrages exprimés, face à M. Laurent GBAGBO, crédité de 45,90 % des voix. Quant au Conseil constitutionnel, après avoir, comme par hasard, annulé, sans discernement, le scrutin dans sept départements du Centre et du Nord, sur requête du candidat Laurent GBAGBO, il a proclamé celui-ci élu avec 51,45 % des voix contre 48,55 % au candidat Alassane OUATTARA, inversant de son seul chef les résultats fournis par la CEl. La Côte d`Ivoire, déjà meurtrie, les Ivoiriens, déjà épuisés et ruinés par une crise sans fin, se retrouvent en présence «de deux chefs d`Etat « investis» et ayant constitué leur Gouvernement, donnant ce monstre de bicéphalisme qui est à l`origine des affrontements sanglants que connaît depuis le pays. Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) ne peut se taire, face à une telle situation qui menace d`un péril certain la Nation tout entière. SUR LES RESULTATS DU SCRUTIN

Tout est parti de là : quels sont les vrais résultats du scrutin et, par conséquent, qui en est le vainqueur ? L`observation et l`analyse des faits, à la lumière des textes régissant l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire, amènent à constater, d`une part, la validité des résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante (CEl) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l`ONU et, d`autre part, le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel. La validité des résultats proclamés par la CEl et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l`ONU.

1- La validité des résultats proclamés par la CEl Il est constant qu`au regard de la Constitution (art. 38) et de l`ordonnance portant ajustements au code électoral (art. 59), la CEl est compétente pour proclamer les résultats provisoires de l`élection présidentielle. Ce point n`est pas contesté. Ce qui, au contraire, fait débat, se rapporte au moment et au lieu où la proclamation des résultats est intervenue. D`abord, la date : le délai dans lequel la CEl doit agir n`apparaît pas avec toute la clarté souhaitable. Toutefois, en interprétant les textes et en ne perdant pas de vue le précédent né du 1er tour de l`élection présidentielle, on doit admettre que la CEl avait à (devait) proclamer les résultats dans un délai de trois jours. La Commission n`a pu agir dans ce délai, ayant, comme chacun a pu le constater à la télévision, été empêchée de le faire par Messieurs DAMANA PICKAS et TOKPA, membres de la CEl pour le compte du camp présidentiel. Au regard du droit et même du simple bon sens, le camp présidentiel est mal-fondé à invoquer la forclusion qu`il a provoquée intentionnellement. Car, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude (de sa propre faute), pour en tirer un avantage quelconque. Au surplus, existe le précédent né du 1er tour, lequel donne à constater que les résultats ont été proclamés au petit matin du 4ème jour suivant la clôture du scrutin, acceptés de tous, confirmés par le Conseil constitutionnel (qui n`avait guère parlé de forclusion) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ; ce précédent autorise à affirmer que les résultats du second tour, donnés également au quatrième jour, doivent être tenus pour réguliers. Ensuite, le lieu : les résultats proclamés, non pas au siège de la CEl, mais plutôt au Golf Hôtel, seraient-ils frappés de nullité ? Pas du tout. Car, ayant l`obligation de proclamer les résultats, et physiquement empêché par les mêmes de le faire au siège de la CEl, le Président de ladite Commission n`avait pas le choix : à l`impossible nul n`est tenu. Enfin, la vraie question, par-delà la diversion tenant à la date et au lieu de la proclamation des résultats, est celle-ci : les résultats proclamés sont-ils, oui ou non, conformes à ceux contenus dans les procès-verbaux collectés et validés par les différents niveaux des Commissions électorales ? La réponse est sans équivoque : il résulte des procès-verbaux dont copie a été adressée à différentes autorités et au Conseil constitutionnel que le candidat Alassane OUATTARA est le vainqueur de l`élection présidentielle. Et c`est parce qu`il en est ainsi que des problèmes ont été artificiellement suscités et entretenus. C`est dire que la Commission Electorale Indépendante (CEl), qui n`a pas pouvoir pour modifier les résultats issus des procès-verbaux mais plutôt l`obligation de Ies proclamer tels quels, après vérification de la régularité formelle des procès-verbaux, a fait son travail régulièrement, proprement, conformément aux exigences de la loi et de la démocratie et que, par suite, les résultats par elle proclamés sont valides. 2- La régularité de la certification La certification est prévue par l`accord de Pretoria de 2005, donc acceptée par les différentes parties engagées dans le processus de sortie de crise. Elle est confirmée et organisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la résolution 1765 adoptée en juillet 2007. Dans un contexte de suspicion généralisée et de déficit de confiance, la certification, voulue par les parties ivoiriennes, et donc par Laurent GBAGBO, a pour but d`éviter les contestations inutiles, en permettant d`avoir des élections "ouvertes, libres, justes, et transparentes" avec des résultats reconnus et acceptés en toute confiance et sérénité. La mise en œuvre de la certification a été confiée au Représentant spécial du Secrétaire Général de l`Organisation des Nations Unies qui a déjà certifié, entre autres, la liste électorale et les résultats du le 1er tour de l`élection présidentielle, à la satisfaction générale. Et c`est la méthode par lui utilisée au 1er tour qui a servi pour la certification des résultats du second tour. C`est pourquoi, le PIT salue l`objectivité et l`honnêteté du Représentant spécial du Secrétaire Général de l`ONU, et constate la régularité et la sincérité de la certification opérée. Il suit de ce qui précède que le camp Laurent GBAGBO n`est pas fondé à parler d`ingérence ou d`immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d`Ivoire. L`ingérence, à la supposer établie, cesse d`en être, dès lors qu`elle est consentie par les autorités ivoiriennes dont la plus haute était Laurent GBAGBO, tout comme nous sommes allés chercher honteusement à Pretoria en 2005 l`autorisation d`user de l`article 48 de la Constitution ivoirienne. C`est donc à la demande expresse des Autorités ivoiriennes que la communauté internationale s`est impliquée financièrement, techniquement et matériellement autant que dans les domaines de l`arbitrage et de la certification. La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s`offre comme la décision finale ; ceux qui l`ont voulu doivent s`y plier en toute bonne foi. Pour toutes ces raisons, le PIT ne peut comprendre ni accepter la position et la décision du Conseil constitutionnel et tout le brouhaha suscité par cette certification. B- Le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel Tout d`abord, le PIT se choque de la précipitation avec laquelle le Conseil constitutionnel, qui disposait de sept jours pour dépouiller les 22.000 procès-verbaux et examiner le recours et les moyens invoqués par le candidat Laurent GBAGBO, a rendu sa décision le 3 décembre 2010 à 15 heures 30. On peut douter et on doute que les membres du Conseil constitutionnel aient pu dépouiller tous les procès-verbaux en quelques heures. En effet, tout porte à croire que la décision du Conseil constitutionnel, qui s`étale sur de longues pages, était prête avant même la réception du dossier et qu`il ne s`était agi que d`apporter les adaptations à partir des instructions du candidat Laurent GBAGBO. En deuxième lieu, les violences et les irrégularités sur la base desquelles le Conseil constitutionnel a invalidé globalement le scrutin dans sept départements du Centre et du Nord ne sont pas corroborées par les faits : les préfets affirment, au contraire, que le scrutin s`est déroulé de façon acceptable. Et puis, comment se fait-il que le Conseil constitutionnel, si soucieux de justice, n`ait pas invalidé le scrutin dans les zones de l`Ouest où des troubles sérieux et des assassinats ont eu lieu avant et pendant le scrutin? Voudrait-on susciter de graves divisions de caractère régionaliste avec à la clé des conflits interethniques qu`on n`aurait pas procédé autrement. Enfin, la violation de la loi portant code électoral: son article 64 nouveau, alinéa 1er, tel que résultant de l`ordonnance de 2008 portant ajustements au code électoral, énonce : «Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d`ensemble, il prononce l`annulation de l`élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Représentant spécial du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la CEl. Le scrutin a lieu ou au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du C.C » Comment se fait-il alors, que privant le candidat Alassane OUATTARA de plus d`un demi million de voix sur la base d`irrégularités graves (article 64 nouveau du Code électoral en inversant ainsi les résultats, le Conseil constitutionnel n`ait pas cru devoir appliquer la loi en annulant toute l`élection afin qu`on la reprenne conformément à la soi ? En imposant une telle obligation au Conseil constitutionnel, celle d`annuler l`élection en pareil cas, la loi a voulu restituer au peuple souverain son droit de désigner souverainement ses représentants, ici le Président de la République. Le rappeler, c`est souligner qu`il n`appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer sa volonté à celle du peuple, seul arbitre en pareille situation. Voilà qui est bien curieux et qui dénote le parti-pris du Conseil constitutionnel qui ne pouvait pas ignorer la loi en la matière ; le Conseil constitutionnel achève ainsi de se discréditer et de se disqualifier. La décision du Conseil constitutionnel est contraire au droit ; elle est tout aussi contraire à la volonté clairement exprimée du peuple de Côte d`Ivoire. Le problème a cessé d`être juridique ; il est devenu un problème essentiellement politique et moral. II- LA VOLONTE DU PEUPLE SOUVERAIN DOIT ETRE RESPECTEE La Côte d`Ivoire s`est proclamée République depuis 1958. La Constitution ivoirienne du 3 novembre 1960 et celle du 1er août 2000 ont repris et reconduit ce principe. Ce qui veut dire que le pouvoir politique appartient au peuple et que, par conséquent, le peuple est la source du pouvoir dans ce régime qui se veut démocratique. Or, le peuple a parlé à travers les urnes ; il a désigné le nouveau président de la République en la personne de M. Alassane OUATTARA qui a remporté de façon claire et nette le scrutin du 28 novembre dernier. Par conséquent, M. Laurent GBAGBO doit, en toute conscience et responsabilité, céder le pouvoir à M. Alassane OUATTARA. L`attitude qu`observe M. GBAGBO constitue, en tous points, une usurpation, voire un coup d`Etat. Elle traduit un mépris souverain à l`égard de la République et du peuple dont la volonté est ainsi bafouée. M. Laurent GBAGBO doit se ressaisir pour que triomphe la volonté du peuple de Côte d`Ivoire pour que cesse cette situation tragique pour le pays et pour les populations, avec l`économie qui s`affaisse, des assassinats çà et là, des enlèvements et disparitions de personnes, des agressions dans des mosquées aux heures de prière. A quoi s`ajoutent des pénuries de toutes sortes, exposant les populations à la mort. C`est le lieu de rappeler aux Forces de défense et de sécurité l`obligation qui leur incombe de protéger les populations dans le respect de la légalité républicaine. La souveraineté de l`Etat (qui, souvent, ici ne sert que d`alibi) et la dignité du peuple commandent que nous sachions régler entre nous nos problèmes pour éviter les ingérences extérieures. Comment ne pas évoquer et condamner, dans ce contexte, la confiscation des médias d`Etat et leur utilisation à des fins de propagande, avec tous les risques de violence et de guerre civile? Comment ne pas condamner la mesure d`interdiction de paraître qui a frappé une partie de la presse privée? Que fait-on des droits et libertés, et notamment de la liberté de la presse, consacrés par notre Constitution? Il est temps que M. GBAGBO qui se proclame de gauche et se dit « enfant des élections », comprenne qu`il doit céder le pouvoir au plus tôt en cessant d`instrumentaliser la jeunesse qui a besoin de se former et de travailler. Quand le peuple a parlé, nous devons, tous et chacun, savoir nous taire, en nous faisant le devoir de sauver la paix et la patrie en danger. Que M. Gbagbo retrouve la raison et le sens de l`honneur et que cesse cette épreuve aussi tragique que ridicule. Nous nous sentons humiliés par le spectacle déplorable que nous offrons au monde. Tout cela doit prendre fin sans délai pour que nous puissions tous nous rassembler pour former un seul bloc autour de la Côte d`Ivoire qui, ainsi libérée et rendue à elle-même, pourra s`attaquer aux problèmes majeurs qui de reconstruction, de normalisation, de démocratisation, de moralisation et de développement, un développement solidaire et partagé. C`est notre intérêt commun, c`est notre devoir commun.

Fait à Abidjan, le 21 décembre 2010
Pour le Comité Central du PIT
Le Président du PIT
Francis WODIE

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

 

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 11:31

Hier, le président du Conseil national de la communication audiovisuelle a pris une décision interdisant à la Rti l`appellation de candidat du Rhdp, parlant d`Alassane Dramane Ouattara. Pour le rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix, c`est une provocation de trop. Car, la justification d`une telle décision semble n`avoir aucun fondement. D`autant qu`Alassane Ouattara a été investi officiellement par son groupement politique. En plus, il a été demandé à la Cei, saisie, de confectionner les documents électoraux et autres affiches du candidat avec la mention Rhdp. La cei n`a pas eu à redire sauf qu`il a été posé un problème de moyens pour tout changer. Alors, si l`institution, qui organise les élections, n`a pas formellement rejeté cette appellation, d`où vient que le Cnca et surtout son président Franck Anderson Kouassi s`oppose à ce qu`on parle de candidat du Rhdp à la Rti. Vraiment, la frilosité gagne les suppôts de Laurent Gbagbo qui ne sait plus où donner de la tête. Si Alassane Ouattara doit gagner ou perdre, ce ne sont pas toutes ces gynastiques et gesticulations qui vont y changer quelque chose. A-t-on besoin de manquer de finesse pour aider un candidat aux abois dans cette compétition électorale où le jeu est déjà joué ? La victimisation n`est jamais en faveur des instigateurs. La Radio télévision ivoirienne appartient à tous les Ivoiriens qui commencent à se lasser de son usage partisan et partial.

François Konan

Source: Le Nouveau Réveil


Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.


Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 11:36

Laurent Gbagbo gouvfrLe Président Laurent Gbagbo, candidat de La Majorité Présidentielle au second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, a entamé à Guiglo et Man, le lundi 15 novembre 2010, une série de rencontres avec les chefs traditionnels Dan et Wê. Laurent Gbagbo a tenu à leur dire merci pour leur participation massive au scrutin du 31 octobre 2010, mais surtout, leur demander de se mobiliser davantage pour la victoire, le 28 novembre prochain.

Les échanges entre le candidat de LMP et les leaders traditionnels de l’Ouest montagneux et du Moyen Cavally ont permis de lever toutes les équivoques et partir sur de nouvelles bases pour la victoire de Laurent Gbagbo, le 28 novembre prochain. Il s’agit de l’épineuse question de la sécurité dans les zones Centre, Nord et Ouest. Cela a été relevé par le porte-parole des chefs traditionnels Dan et Wê, Dely Dangbeu Jacques, chef de province de Danané. « Les projets d’enlèvement, d’assassinat ou de tueries après la victoire de Laurent Gbagbo, sont des rumeurs. Mais, il faut faire très attention à ces rumeurs dans les départements frontaliers comme Danané, Biankouman, Zouan-Hounien et Man. C’est pourquoi je voudrais vous remercier pour l’excellent décret que vous avez signé et qui fait état du déploiement de l’armée sur toute l’étendue du territoire national », a indiqué le chef de province de Danané, soutenu par tous les cadres de la région des Montagnes, entre autres, Siki Blon Blaise, Haute autorité de développement, les ministres Bleu Lainé et Douaty Alphonse, Fêh Kessé, et Mangly Alphonse, respectivement directeur général des Impôts et directeur général des douanes ivoiriennes. Dans son adresse, le chef Dely Dangbeu a donné les raisons du score obtenu par le candidat Laurent Gbagbo, surtout à l’Ouest. « Si nous avions été associés à temps, nous aurions refusé que vos petits frères entrent dans la compétition avec vous. Cela n’a pas été fait, nous nous en excusons. C’est pourquoi, les Dan et les Wê ont voté pour vos petits frères qui se sont engagés dans une aventure ambiguë. La vérité est sortie des urnes, ce qu’ils nous restent à faire c’est de nous lever comme un seul homme pour soutenir Laurent Gbagbo et nous allons le faire, parce que nous n’avons plus droit à l’erreur. C’est donc un engagement que nous prenons pour faire comprendre à notre frère Alassane que c’est Laurent Gbagbo seul qui peut sauver la Côte d’Ivoire », a-t-il assuré. En réponse, le candidat Laurent Gbagbo a rassuré les chefs traditionnels quant aux dispositions sécuritaires qui ont été prises pour les élections du 28 novembre prochain, devant l’opposer à Alassane Ouattara, candidat du RDR, désormais en alliance avec les autres partis du RHDP. « J’ai signé un premier décret, mais je l’ai déchiré pour signer un autre. Le premier décret que j’avais signé prévoyait le déploiement de 2000 militaires pour sécuriser les élections. Mais, j’ai vu que ce nombre était insuffisant. J’ai demandé au secrétariat général du gouvernement d’écrire qu’il faut réquisitionner toute l’armée pour assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire ivoirien, en particulier les zones CNO (…) J’ai analysé le premier tour, j’ai analysé la manière dont les choses se sont passées et j’ai appelé le Premier ministre et le chef d’état major pour leur dire ceci : tout le monde peut nous féliciter, mais c’est nous qui connaissons l’intérieur de notre maison. Je vais réquisitionner toute l’armée. Ils ont tous les deux accepté. Donc, bientôt, vous allez les voir, parce qu’il faut qu’ils s’habituent au terrain avant même le début du 2ème tour », a dit Laurent Gbagbo, qui a demandé aux populations de ne pas avoir peur et d’aller voter massivement « le seul » de leur fils encore en lice. « Nous étions quatorze candidats, aujourd’hui nous sommes deux. Vous m’avez soutenu et je suis arrivé en tête. Mais, je vous mets en mission. Rentrez en brousse, parce que celui qui veut du gibier ne reste pas au village. Allez chercher toutes les voix qui s’y trouvent, ramenez-les pour la Côte d’Ivoire et mettez-les sur mon nom », a-t-il lancé, dans la salle du complexe audiovisuel de Man. A Guiglo, à la résidence du ministre Hubert Oulaye, Laurent Gbagbo a accueilli les membres du Collectif des Akans vivant dans le Moyen Cavally, qui ont décidé de rejoindre La Majorité Présidentielle, dans une déclaration lue par M. Kouakou Brou. Hier mardi 16 novembre 2010, Laurent Gbagbo s’est entretenu avec la chefferie traditionnelle de Tabou et de San-Pédro, à qui il a exprimé sa gratitude. A cette occasion, le chef central des Baoulé de Soubré et celui des Agni de la même localité ont effectué spécialement le déplacement pour dire de vive voix leur adhésion au projet de société du candidat de LMP.


Olivier Dion, envoyé spécial

L'intelligent d'Abidjan

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 10:53

gbagbo pleurIl est vraiment embrouillé, le camarade Laurent Gbagbo. A 6 jours de la présidentielle, il continue de gérer le pays selon ses humeurs. Après avoir pris un décret pour déclarer jours fériés mardi et mercredi, il prend un autre pour contredire sa décision avant de déclarer finalement fériée la journée du vendredi à cause de son meeting. Et la Côte d`Ivoire dans tout ça ? Notre pays mérite-t-il un tel dirigeant qui gère l`Etat selon ses émotions et ses intérêts personnels ?

C`est un drame, un vrai désastre. A six jours de la présidentielle, on peut parler de cerise sur le gâteau, la preuve par 4 que Gbagbo n`est pas fait pour diriger un pays qui aspire au développement. Qu`il ne comprend absolument rien des implications et des conséquences des décisions qu`il prend. Voilà en effet un pays qui tire le diable par la queue et où le chef de l`Etat s`amuse à distribuer des jours fériés, chômés et payés comme des boubous. Plus grave, c`est l`heure à laquelle les Ivoiriens sont informés de la situation, à 17 heures. Le lieu choisi pour faire l`annonce, un meeting du candidat Fpi à Abobo. Ainsi les populations sont presque prises de court. Deux jours fériés sans avoir pris des dispositions, banques et administrations fermées, sans salaire. Les entreprises aussi sont prises de cours. C`est presque la panique, tout le calendrier de travail et de production chamboulé. 48 heures d`arrêt de travail, cela coûte cher à l`Etat, très cher même. Gbagbo n`en a cure. Ses soucis sont ailleurs. Mais les opérateurs refusent de subir, pour une fois. Ils protestent vigoureusement auprès du Premier ministre contre ce décret infect. A 19 heures, soit deux heures plus tard, un message en bande est diffusé à la Rti pour informer la nation que le chef a rapporté son décret et que mardi et mercredi sont des jours ouvrés. Les Ivoiriens n`ont pas fini de rire dans leurs salons et de commenter cette gymnastique du candidat Gbagbo qu`on leur sert un autre décret encore plus caustique. Vendredi 29 octobre, jour de meeting du candidat Gbagbo au stade Houphouët-Boigny, est déclaré férié, chômé et payé. Comment ne pas tomber sous le charme achevé de bonne gouvernance, un homme sérieux, un grand chef d`Etat qui nous rappelle Houphouët-Boigny, le père de la nation ? Non, franchement, il faut être jaloux comme Denis Kah Zion, aigri comme Venance Konan et Tiburce Koffi pour ne pas faire un standing ovation au christ de Mama, le refondateur incarné. Qui dit mieux ? Trois décrets en moins de 3 heures. Gbagbo voulait montrer aux Ivoiriens ce qu`il fera du suffrage qu`il sollicite auprès des électeurs qu`il ne serait pas pris autrement. Tout ce qui compte à ses yeux, c`est le pouvoir, rien que le pouvoir. Et pour le conquérir, il est prêt à tout, absolument tout. Vendredi, les Ivoiriens ne doivent pas travailler, ils doivent se rendre massivement à la grand`messe de clôture du candidat du peuple. Y a-t-il quelque chose de plus important à part cela ? Non !

En réalité Gbagbo a peur, très peur à mesure qu`approche l`échéance du 31 octobre. Le jour où la parole sera donnée au peuple de le sanctionner dans les urnes. Il a peur de l`avancée de Bédié, de Ouattara et du Rhdp vers le palais présidentiel. Et c`est cette peur panique qui l`amène à signer trois décrets en 3 heures. C`est également cette peur qui le pousse à signer des décrets pour ériger de nouvelles localités en commune, 299 au total. Il pense pouvoir, par ce moyen, récolté un peu de voix. Mais monsieur le président, les Ivoiriens ne sont pas ainsi idiots que cela. Et puis, l`éthique républicaine interdit ce genre de décision à moins d`une semaine de la présidentielle. Gbagbo est fatigué !

Akwaba Saint-Clair

Source: Le Nouveau Réveil

 Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 13:56

Le général de division Bombet Dénis, ex-commandant des forces terrestres (2000-2004), est en campagne pour le président-candidat Laurent Gbagbo. Le 6 octobre 2010, ce haut gradé de l`Armée a représenté le directeur départemental de campagne de Gbagbo à Kouibly, M. Raymond Gnan, lors d`une cérémonie dans cette localité. Le général Bombet Denis y était allé pour annoncer la venue du candidat Gbagbo à Man, visite prévue pour le 15 octobre prochain. «Le président de la République a choisi notre région pour lancer sa campagne électorale. Gbagbo nous fait honneur. C`est une grande marque de confiance placée en nous. Ne le décevons pas, sortons
donc tous le 31 octobre pour le voter »,a lancé le général Bombet Denis à ses parents de Kouibly. En février 2007, après quarante et un (41) ans de service dans l`armée de Côte d`Ivoire, le général de brigade Bombet Denis, qui fut inspecteur général des armées, est allé à la retraite. A 65 ans révolus aujourd`hui, l`ancien commandant des forces terrestres a décidé de faire de la politique, sinon de soutenir ouvertement Laurent Gbagbo pour la présidentielle à venir. L`engagement politique du général Bombet aux côtés du candidat de La Majorité présidentielle (LMP), de façon ouverte, remonte à plus d`un an. Déjà en juin 2004, l`officier militaire s`était publiquement signalé en organisant, à la surprise générale, un meeting du président Gbagbo à Kouibly. Il était question, en ce moment, de ``visite d`Etat`` que le président de la République effectuait dans la région des Montagnes. Le général Bombet, originaire de Kouibly, s`y rendait pour la première fois, après cinq années de crise armée et d`occupation de la localité par les Forces nouvelles (Fn). Pour l`ex-commandant des forces terrestres, Gbagbo est ``un don de Dieu``.« Nous avons une chance inouïe. Dieu a élu quelqu`un pour nous. Comme les missionnaires le disent, il a été oint; donc choisi par Dieu pour venir sauver la Côte d`Ivoire. C`est cet homme qui, aujourd`hui, met les pieds dans un de ses départements qui est Kouibly dont je suis originaire. Je suis comblé de joie, ému», avait dit l`officier militaire, se confiant à la presse en juin 2009. Partisan de l`Accord politique de Ouagadougou, le général Bombet estime que les Ivoiriens doivent régler leurs différends en famille. «Quand les négociations qui ont abouti à l`Accord politique de Ouagadougou ont commencé, je me suis dit: voilà la porte de sortie qu`il nous fallait. Parce que le Président Gbagbo a toujours dit que les parties en conflit connaissent leurs problèmes et qu`un étranger ne peut venir régler notre différend qui est interne », avait soutenu le général Bombet. L`officier militaire à la retraite dit avoir gardé de bons rapports avec les anciens des Forces Nouvelles. «Ce sont tous mes enfants. Que ce soit Bakayoko, Wattao, Shérif, Lass. Quand nous nous voyons, c`est le père et les fils qui se retrouvent. Il n`y a pas de problème majeur. Nous sommes tous contents, lorsque nous nous retrouvons. C`est dire qu`il n`y a jamais eu de différend entre nous mais quand le diable s`immisce entre les enfants, ils se chamaillent», avait-il fait remarquer. Son vœu le plus cher, c`est que la crise politico-militaire prenne définitivement fin. «C`est cet espoir que le Président Gbagbo nous a apporté aujourd`hui. Tous ceux qui chantent disent que la paix est là, la guerre est finie. Et à l`entendre de la bouche du Président Gbagbo, vous imaginez ce que cela fait». C`est convaincu de la fin de la crise armée, que le général Bombet Denis a décidé de battre ouvertement campagne pour Laurent Gbagbo, à l`instar du général Abdoulaye Coulibaly qui a pris fait et cause pour le candidat Alassane Ouattara du RDR, et du général Gaston Ouassénan Koné pour qui Henri Konan Bédié est l`homme de la situation.


TRA BI Charles

Source: L'INTER

 Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 13:40

ivoire-gbagbo revolteD`importantes propriétés immobilières, acquises à prix d`or par le Président Félix Houphouët-Boigny et qui faisaient la fierté de notre pays dans la très prisée capitale de l`Etat Helvétique, viennent d`être bradées une fois de plus par Laurent Gbagbo, candidat autoproclamé des Ivoiriens à l`élection présidentielle. Plus scandaleux encore, ce sont les conditions obscures dans lesquelles s`est opérée cette transaction et la destination des fruits desdites ventes. Retour sur les frasques d`un homme qui prétend ressembler au père -fondateur mais qui met en péril ce que ce dernier a bâti en Côte d`Ivoire et vend à tour de bras le patrimoine de l`Etat à l`extérieur.
25 octobre 2007, en dehors de toute communication en Conseil des ministres comme l`exige la loi, Laurent Gbagbo décide de vendre des immeubles relevant du patrimoine immobilier de l`Etat de Côte d`Ivoire en Suisse. A cette fin, il actionne son avocat et homme de main, Me Sanogo Yaya, le même qui était en première ligne dans la vente des biens de l`Etat ivoirien en France. Des actes qui avaient, on s`en souvient, fortement alimenté la polémique dans un passé récent.
A Me Sanogo Yaya, Gbagbo délivre un mandat spécial à l`effet de procéder à toutes les vérifications administratives auprès des autorités suisses en vue de la vente de deux importantes propriétés référencées comme il suit : immeuble n°2124, commune de Vandoeuvres (45), route de La Capite, 110 Genève (Suisse) et l`immeuble N°2222, commune de Vandoeuvres 45), route de La Capite, Genève (Suisse). Mais alors que "le mandat spécial", servi pour les besoins de la cause à Me Sanogo, mentionne clairement que lesdites recherches en vue de la vente sont faites " pour le compte de l`Etat " ivoirien, l`on est surpris de lire au talon de ce même acte une autre disposition qui prend totalement à contre-pied la première. En effet, le mandat du Président Gbagbo enjoint explicitement le mandataire de déposer sur un compte spécial, ouvert à la Société Générale-Porte Maillot à Paris et arrimé de façon formelle à la présidence de la République ivoirienne, les fonds résultant de la vente des deux immeubles.

Où est passé l`argent ?

Si l`on en croit les termes d`un courrier signé d`un certain Jean Rodolph Christ, agissant pour le compte d`un cabinet d`avocats suisses et qui affirme avoir joué un rôle d`intermédiaire dans la vente des terrains bâtis, cette transaction aurait rapporté la rondelette somme de 15 350 000 de francs suisses, soit environ 7 milliards de Fcfa. C`est la société La Capite 110 S.A, basée à Genève, précisément à Place de Saint-Gervais 1,1201 Genève, qui a racheté les deux immeubles dont l`un ouvre sur un magnifique court de golf de plusieurs hectares.

Même si l`on ignore encore pourquoi le chef de l`Etat ivoirien s`est lancé dans une vente tous azimuts des biens immobiliers de la Côte d`Ivoire à l`étranger, la présente transaction soulève un certain nombre de problèmes. D`abord, la destination du fruit de la vente. Pourquoi le chef de l`Etat a-t-il ordonné à son mandataire de déposer les fonds dans un compte référencé comme il suit " Présidence de la République ", ouvert dans les livres de la Société générale-Paris Porte Maillot sous N°30 003 0344 000 50 34 28 34 63 ?
Pourquoi un compte spécial arrimé à la présidence de la République ? Parce que si cette transaction avait été effectuée au nom et pour le compte de l`Etat de Côte d`Ivoire, la seule caisse habilitée à recevoir ces fonds est le Trésor public ivoirien. Principe de l`unicité des caisses de l`Etat. La Présidence de la République n`est qu`une institution de l`Etat qui émarge au budget général de l`Etat de Côte d`Ivoire. Elle ne peut donc recevoir directement des ressources de l`Etat que le budget de l`Etat ne lui a pas régulièrement alloué via les comptes du Trésor public. Cela est d`autant plus vrai qu`en règle générale, en Finances publiques, il n`y a pas de recettes spécifiques affectées à des dépenses spécifiques. La Présidence de la République ne peut donc s`octroyer directement des fonds résultant de la vente d`immeubles de la Côte d`Ivoire à l`étranger. Quand bien même l`initiateur de la vente serait le président de la République. Il en va de même pour le président de l`Assemblée nationale ou du Conseil économique et social qui ne peuvent vendre des biens de l`Etat et retenir dans leurs comptes les fruits de ces ventes. Cette mesure a une base légale, un décret de 1970 et une loi de 1996 donnent exclusivement pouvoir au ministre de l`Economie et des finances pour acquérir ou céder le patrimoine de l`Etat. Autrement dit , tout acte qui vise à rendre l`Etat créancier ou débiteur relève de la compétence exclusive du ministre de l`Economie et des finances. C`est uniquement ce dernier qui est habilité à représenter l`Etat dans ce genre d`acte.
Pour être réguliers, les fonds en question auraient dû atterrir sur les comptes de la Bceao qui gère les portefeuilles des Etats membres à l`étranger. En effet, chaque Etat membre de la Bceao a ses comptes à la Banque centrale qui,à son tour, dispose de comptes en France pour gérer et recevoir les fonds issus de ses transactions avec d`autres partenaires étrangers en devises étrangères.
Pourquoi Gbagbo a-t-il contourné les procédures habituelles ? Cet argent a-t-il atterri un jour de 2007 dans les caisses du Trésor public ivoirien ? Ces questions méritent d`être posées d`autant plus que jamais on n`a entendu de communication en Conseil des ministres faisant état de la vente de bâtiments ivoiriens en Suisse. Par ailleurs, pourquoi a-t-on contourné le ministère de l`Economie et des finances et le gouvernement dans cette opération ? Pourquoi donner un mandat spécial à un avocat pour faire un travail qui relève de la compétence des fonctionnaires de l`Etat ?
Pourquoi le chef de l`Etat fait-il confiance à Me Sanogo Yaya pour vendre les biens de l`Etat à l`étranger plus qu`à n`importe qui ?

Le rôle d`un président de la République est-il de vendre les biens de l`Etat ? En se comportant ainsi, Laurent Gbagbo ne viole-t-il pas le principe de la subsidiarité qui fait du ministre des Finances la seule autorité habilitée par la loi à vendre ou acheter pour l`Etat ? Cette forfaiture ne rend-il pas nulles et de nul effet ces transactions ?
Autant de questions à élucider pour clarifier une opération aux contours encore très obscurs, pour ne pas dire, suspects.

Akwaba Saint Clair

Source: Le Nouveau Réveil

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.

Par Seth KOKO - Publié dans : La Côte d'Ivoire est mal gérée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : de Seth KOKO
  • de Seth KOKO
  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
  • Partager ce blog
  • Contact
  • Retour à la page d'accueil

ANNONCES

peuple-ivoirien.jpgA LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE !!

Le mot d'ordre du Leader 

SETH-KOKO-ETOILE.jpgLa Chaine Seth Koko TV

logo-fr 24Seth Koko sur France24 le 15 février 2010

    intro Télécharger l'interview de Seth Koko sur Africasbeat Radio le 12  décembre 2009

 

Sur logo wn

·        Le peuple ivoirien a été abusé pendant 10 ans par Laurent Gbagbo et ses amis du FPI.

voice of africaVoice of Africa Radio reçoit Seth Koko le 11 mai 2010

·         

business planVous souhaitez devenir membre ou représenter notre cellule de réflexion pour la bonne gouvernance en Côte d'ivoire dans votre pays de résidence Inscrivez -vous ici Côte d'Ivoire, France,USA,Russie, Hongrie, Angleterre,Italie, Japon,Chine, Suisse, Canada, Allemagne, Belgique, au Magreb,Afrique du Sud, Sénégal...
la TourVisitez votre site Seth Koko France diaspora
armoiries.jpgVisitez votre site Seth Koko Côte d'ivoire
Budapest Parlament1Visitez votre site Seth Koko Hongrie pour la diaspora
Expansion-Russie-et-URSSVisitez votre site Seth koko Russie pour la diaspora

·        Le Président Gbagbo n’a fait qu’accumuler les dérives autoritaires pour appauvrir et isoler la Côte d’Ivoire.

Seth koko sur GRIOO.COM le 28/10/2010logo grioo

l'Afrique vous attend !

ALTER INFO CONFIRME LES PROPOS DE SETH KOKO

Laurent Gbagbo gouvfr LA CÔTE D'IVOIRE GRUGEE PAR LE SOCIALISME DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO  

badge.Facebook

Recherche

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Images Aléatoires

  • Seth koko
  • MV_Eric_Vieljeux.jpg
  • m_vig_TP_221.jpg
  • ADO INV1
  • Sarkozy en côte d'ivoire
  • D-AD2-copie-1.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés