On est fatigués SOS élections

Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 17:41

16206L’élection présidentielle prochaine sera âprement disputée. Dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, c’est la première fois qu’une présidentielle sera véritablement ouverte. Les candidats considérés comme « petits » auront certes leur mot à dire, mais il est fort possible que la partie se joue entre les trois « grands »candidats : Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Le leader des républicains le sait. Il est conscient que cette élection ne sera pas une sinécure. L’ancien premier ministre d’Houphouët Boigny sait aussi que ce scrutin représente un enjeu certain pour lui. Depuis plus de 15 ans, Ado court après le pouvoir d’Etat. Rejetée en 2000 pour cause de « nationalité douteuse », sa candidature a été finalement acceptée pour l’élection présidentielle prochaine en Côte d’Ivoire. C’est donc une occasion que l’ex Directeur général-adjoint (Dga) du Fonds monétaire international (Fmi) ne veut pas rater. Il entreprend toute action susceptible d’augmenter son capital confiance auprès des électeurs. A côté des grands meetings qu’il anime, M. Ouattara multiplie les campagnes de proximité. Histoire d’être proche des populations. Mardi 20 juillet 2010, il est 8 h passé, quand Alassane Ouattara arrive à Angré-Djibi. Il est dans ce quartier pour réconforter les populations qui souffrent de la pénurie d’eau. Il visite trois familles. En présence de ses hôtes, le président du Rdr ouvre des robinets. Il se rend compte que l’eau ne coule pas. Et Mme Kouadio Yvonne d’indiquer à son invité : « Président, c’est la situation que nous vivons ici. Il n’y a pas d’eau ». « Le manque d’eau, c’est notre problème dans ce quartier. Pour avoir de l’eau, nous sommes obligés de nous lever à 3 h du matin pour en recueillir. Parfois, nous allons charger l’eau sur la tête à Abobo-Té », informe-t-elle Ado. Qui prend l’engagement, une fois au pouvoir, de résoudre le problème de l’eau en Côte d’Ivoire. « Nous sommes naturellement au contact des souffrances réelles des populations. Parce que se lever à 2 h ou 3 h du matin pour recueillir de l’eau, ce n’est pas facile. Le matin, tout le monde est fatigué, ensuite les enfants doivent aller à l’école. Il y a aussi la peur de dormir et de rater l’arrivée de l’eau. Donc, ce sont des angoisses permanentes pour ces dames. Et je suis venu leur apporter ma compassion, mon soutien et mon réconfort. Je suis venu aussi leur dire que nous pourrons avoir les faire après les élections. C’est pourquoi, il faut des élections rapidement pour permettre de régler ces problèmes et de mettre fin aux souffrances de mes compatriotes », déclare le « bravtchê » à la fin de sa visite aux familles. « J’ai été bien reçu par les familles que j’ai visitées. Je les remercie de cet accueil, de cette hospitalité. Je voudrais les rassurer que nous pensons à eux et que nous ferons tout pour trouver des solutions aux problèmes qui se posent », promet-il.

Prendre le dessus...

Outre les familles visitées, Ado est allé voir l’état d’avancement du château d’eau en construction à Angré. Il s’est aussi rendu à l’église Sainte-Ambroise du jubilé également en construction. Là, il a pris un bain de foule. Avant Angré, c’est au marché gouro d’Adjamé qu’Alassane Ouattara est allé s’imprégner, avec son épouse, des réalités des commerçantes. C’était le 14 avril 2009. « Je suis venu ce matin, vous saluer, vous les femmes au travail. Mes chères sœurs des marchés d’Adjamé, j’ai été très heureux de vous voir tenir bon avec un grand moral, malgré les difficultés de la crise. Bravo à vous les femmes ! Bravo pour votre courage. Vous savez, vous êtes le pilier de la société ivoirienne. Vous êtes le pilier des familles. Quand les femmes acceptent un message, il va tout droit chez le mari et chez les enfants qui sont les jeunes », a t-il affirmé ce jour-là. « Vous les femmes, vous êtes donc au centre de tout ce qui se décide dans notre pays. Je viens vous saluer pour le travail important que vous faites. Je sais que vous êtes ici très tôt le matin, certaines à 5 h et d’autres même à 4 h du matin. Vous venez pour recevoir les marchandises et attendre ceux qui doivent acheter les produits. Nous avons eu la chance de visiter, non seulement le Forum des marchés, mais aussi, le marché gouro. Je voudrais saluer ces dames qui nous ont tenu compagnie ce matin. Je salue également les femmes des autres marchés que nous n’avons pas pu visiter ce matin. Je voudrais vous encourager pour tout ce que vous faites », a-t-il ajouté. Des mots d’encouragements et des contacts de proximité qui marquent forcement. A l’évidence, cette campagne de proximité procède d’un plan sinon d’une stratégie d’Alassane Ouattara pour épater l’électorat. Et prendre le dessus, in fine, sur ses adversaires à la présidentielle prochaine. C’est de bonne guerre !

Article: Soir info

par Sylla ARUNA jeudi 22 juillet 2010

 

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Vendredi 23 juillet 2010 5 23 /07 /Juil /2010 17:23

ADO_Seguela.JPGElles sont sorties massivement pour écouter leur hôte du jour. Les populations de Kani ont pris d’assaut hier, la Place de la Paix où le président du RDR, Alassane Dramane Ouattara, candidat à la présidentielle, a tenu son meeting sous un soleil de plomb. Mais cette chaleur n’a pu venir à bout de la détermination des habitants du département de Kani. Pas plus qu’elle n’a empêché ADO de s’adresser au peuple du Worodougou. Et tout ce beau monde a été convaincu de n’avoir pas fait le déplacement inutilement. Car l’orateur s’est prononcé sur les questions brûlantes de l’heure. Notamment, sur les élections. Devant les populations, le leader des Républicains n’a pas fait de mystère sur sa volonté d’aller aux élections pour que le pays retrouve son lustre d’antan. Un scrutin censé se tenir depuis belle lurette mais qui, par la volonté de l’actuel chef de l’Etat, a bien du mal à se concrétiser. C’est pourquoi, en visitant la région du Worodougou qui constitue la 17e étape de sa tournée dans les régions du pays, ADO a appelé de tous ses vœux, à la tenue de la présidentielle : «Nous avions pensé que les élections auraient lieu en février-mars 2009, malheureusement, cela n’a pas été le cas. Je ne voudrais pas revenir sur les obstacles, sur les incompréhensions, sur les manipulations, mais je voudrais dire très sincèrement, à tous mes frères de la classe politique aussi bien les membres du CPC, c’est-à-dire le président Gbagbo, le président Bédié, les autres candidats, les partis politiques, que les Ivoiriens souffrent, et nous avons besoin de ces élections. Oui, nous devons faire ces élections et le plus tôt possible. La Côte d’Ivoire ne peut plus attendre. Nous voyons des pays voisins qui n’avaient jamais organisé d’élections pendant un demi-siècle qui, en quatre mois, ont pu le faire. Donc, de grâce, je demande que dans les deux ou trois mois qui viennent, nous fassions des élections pour le bonheur des Ivoiriens. Et pour une paix retrouvée en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens n’en peuvent plus de ces souffrances. Nous avons parcouru ces 17 régions en général par la route, nous avons vu l’état des routes, des centres de santé, des écoles sans toits, sans compter la misère des populations. Je crois qu’il est temps de mettre fin aux souffrances des Ivoiriens. Donc, je demande pardon, pardon, allons aux élections et laissons la parole aux Ivoiriens ! Dix ans sans élections, ce n’est pas normal. Il faut maintenant des élections pour sortir la Côte d’Ivoire de la crise (…)». Et ce ne sont pas les arguments qui manquent à l’unique Premier ministre d’Houphouët, pour exiger la tenue d’élections en Côte d’Ivoire. L’économiste et financier qu’il est, sait, plus que quiconque, l’importance pour un pays de se doter d’institutions nécessaires pour faire venir les bailleurs de fonds et autres opérateurs économiques. «Et pourquoi la Côte d’Ivoire a-t-elle besoin d’élections?» s’est interrogé le président du RDR, avant de répondre lui-même à la question. Pour lui, «La Côte d’Ivoire a besoin d’élections pour avoir un régime légitime. Avec des institutions crédibles. Parce que nous voyons ce qui se passe ces derniers temps, aussi bien dans la Justice que dans l’Assemblée nationale et tout ceci montre un certain discrédit de nos institutions. Donc, il faut aller aux élections. Pour que les institutions qui sont en place méritent d’être reconnues par chaque Ivoirien, comme étant des institutions auxquelles nous croyons. Ceci nous parait indispensable. En plus de cela, je voudrais vous dire que moi, je suis un banquier, un financier. Quand une grande institution veut investir dans un pays, elle voit quel est l’horizon sur les 2, 3 ou 4 années à venir. Nous n’avons pas de visibilité en Côte d’Ivoire. Cela fait bientôt 5 ans que nous n’avons pas d’élections. Ce qui veut dire que cela fait bientôt 5 ans qu’il n’y a pas eu d’investissement. Et c’est pour cela que les routes sont dégradées. C’est donc un régime légitime, un gouvernement légitime, reconnu par nous et par la communauté internationale qui peut amener le progrès à la Côte d’Ivoire», a indiqué l’ancien gouverneur de la BCEAO. En tout état de cause, que tous ceux qui pensent que l’exigence du scrutin est pour le candidat des Républicains une occasion pour, comme est en train de le faire le chef de file de la Refondation, de prendre le pouvoir et de s’y éterniser, se trompent.

Cartes d’identité et cartes d’électeurs, le plus tôt possible

Non ! ADO soutient avoir besoin juste d’un mandat pour réussir ce que certains tardent à réaliser depuis des années qu’ils sont au pouvoir : «Je vous demande 5 ans pour que les Ivoiriens réapprennent à nouveau à vivre ensemble, dans la paix. Je vous demande 5 ans parce qu’en réalité, quand on a l’expérience de la gestion de l’Etat, de la gestion des affaires, des relations nationales et internationales – et j’ai eu le privilège de l’avoir avec Félix Houphouët-Boigny – on n’a pas besoin de beaucoup plus de temps pour régler les problèmes des Ivoiriens. Les discours ne créent pas les emplois, ce sont les actes». Bien entendu, pour aller voter, il faut que les Ivoiriens soient en possession de leurs cartes d’identité et des cartes d’électeurs. C’est pourquoi, l’hôte des populations de Kani exige que ces dernières soient distribuées le plus tôt possible : «Pour voter, il nous faut des cartes d’identité, alors, moi, je ne comprends pas que depuis trois ans, on n’arrive pas à obtenir nos cartes d’identité. Des pays qui ont eu des problèmes, après nous, ont pu faire des cartes d’identité et des cartes d’électeurs, et nous, jusqu’à aujourd’hui, on est en train de tourner en rond. J’en appelle au Premier ministre et au président de la CEI. Faites tout pour que dans les semaines qui viennent, nous ayons nos cartes d’identité et nos cartes d’électeurs. (…) De grâce, réglons les problèmes des cartes d’identité pour tous les Ivoiriens. Il est temps de régler ce problème qui n’est pas difficile. Arrêtons de trouver des prétextes pour ne pas aller à la liste définitive qui permettra d’avoir des cartes d’identité pour chaque Ivoirien». Devant la situation de blocage du processus électoral, observé aussi bien par les Ivoiriens eux-mêmes que par la communauté internationale, ADO s’est adressé spécialement depuis Séguéla au président de la CEI Youssouf Bakayoko : « (…) J’espère avant la fin de ce mois, que la CEI nous donnera une date pour les élections. Nous sommes confiants que ces élections peuvent se tenir bien avant le mois d’octobre. Donc, je demande à mon frère Youssouf Bakayoko, qui est d’ailleurs de cette région, et qui fait un travail important et difficile, de continuer et de nous donner une date des élections. Nous savons qu’il peut le faire, il en a l’expérience, nous lui faisons confiance, et nous comptons sur lui pour que dans les jours qui viennent, nous ayons une date pour l’élection présidentielle, en tout cas, le premier tour de l’élection présidentielle», a-t-il plaidé. En outre, il a rappelé ses nombreuses actions menées lorsqu’il était Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny. Avec la construction d’écoles, d’universités, le bitumage des voies, l’électrification des villages, l’approvisionnement en eau potable. Toutes choses qui, depuis une quinzaine d’années, se sont arrêtées.

Hommages aux dignes fils de la Région

C’est ce développement stoppé net depuis qu’il a quitté la Primature, qu’il veut remettre sur les rails. Comme il l’a fait dans toutes les régions qu’il a déjà visitées, celle du Worodougou a eu droit au budget nécessaire pour la sortir de l’obscurité dans laquelle elle a été plongée du fait de l’amateurisme des gouvernants. C’est la bagatelle de 350 milliards de FCFA qu’il a promise à la région pour son développement. « Je ne suis pas venu pour faire des promesses, je suis venu pour dire mon engagement à réaliser le programme que je propose à la nation ivoirienne », a-t-il tenu à préciser.

Comme il fallait s’y attendre, ADO ne pouvait pas être dans la région sans rendre hommage aux dignes fils de cette partie du pays, dont de nombreux responsables locaux de son parti. C’est donc à juste titre qu’il a rendu un hommage appuyé à ceux-ci. Morceaux choisis: «Je voudrai rendre hommage à mon frère et ami, le ministre Amadou Soumahoro, qui est directeur régional de campagne de cette grande région et qui, en raison de ses nouvelles responsabilités comme 1er vice-président de la CEI, est dans une obligation de réserve et ne peut être avec nous ce matin. Je vous demande d’applaudir Amadou Soumahoro. Je voudrais dire un mot d’affection et d’admiration pour mon fils Hamed Bakayoko qui supervise la région du Worodougou. Je suis très fier de toi Hamed. Je remercie Cotty Diakité Souleymane. Bien entendu, je prendrai beaucoup de temps à nommer tous les responsables locaux. A commencer par Yaya Méité, Dosso Losseni, le maire de Morondo, de Djibrosso, tous les cadres ont travaillé pour la réussite de cette rencontre. Les autorités administratives, hommage à tous les dignes fils de la région. Feu Bamba Kélétigui, président de l’UERECOCI, père du colonel Bamba Sinima des FN, Méité Vamourou, vainqueur de la coupe nationale du progrès, ainsi qu’au premier maire de Kani, Koné Moussa », a-t-il égrené sous un tonnerre d’applaudissements.

Yves-M. ABIET
Envoyé spécial :
Le Patriote

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 11:41

199418.jpgLes Ivoiriens qui gardent encore une lueur d`espoir quant à une sortie honorable de la crise par des élections justes et transparentes doivent se réveiller de leur long rêve qui dure depuis 2005. Le Fpi a remis en cause tout le travail abattu pour la dernière ligne droite du processus électoral. Conséquence, le processus électoral est une fois encore totalement bloqué et cette fois-ci, il y a lieu de vraiment s`inquiéter. La Côte d`Ivoire et son opposition ont depuis des années avalé stoïquement des couleuvres. De report en report de l`échéance électorale, on en est arrivé à ce que les observateurs avertis ont toujours révélé aux Ivoiriens. Quel que soit ce que l`opposition concédera, le camp présidentiel n`acceptera pas d`aller aux élections. Laurent Gbagbo l`a dit lors de la présentation des vœux de nouvel an en janvier au palais présidentiel ; il ne veut pas " aller aux élections comme un mouton ". Car, aller à un combat qu`on sait perdu d`avance est quasiment suicidaire. Alors tous les stratagèmes sont mis en œuvre pour tourner en bourrique une opposition qu`il sait trop sage, trop respectueuse de la parole donnée et qui ne peut pas taper du poing sur la table parce que façonnée dans le moule de la paix. Mais, être conciliant et adopter des attitudes de paix ne signifie pas qu`il faut laisser son adversaire prolonger la souffrance de son peuple. L`opposition doit donc changer de fusil d`épaule et adopter d`autres stratégies faute de quoi elle finirait par se discréditer aux yeux des nombreux Ivoiriens qui attendent que leurs leaders viennent les sortir du bourbier. Les cris d`alarme retentissent des profondeurs du peuple qui n`en peut plus de subir le temps qui ronge, de la masse silencieuse qui n`a plus de voix à force de pleurer.
François Konan:
Le Nouveau Réveil

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 12:33

Seth bur1Cote-divoire-drapeau.jpgPrenons conscience pour sauver la Côte d’Ivoire de sa déchéance. Posons nous la question de savoir ce que nous apportons réellement à notre patrie ; sinon, notre beau pays risque de ne plus longtemps rester la première puissance ouest africain. Changeons autrement.

Seth Koko, Auteur du Dialogue Direct Inter-ivoirien et défenseur des droits de la société civile ivoirienne donne son opinion sur la sortie de crise politico-militaire en Côte d’Ivoire.

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 10:37

obama okAgacement et exaspération. Ce sont les sentiments qu’éprouve la communauté internationale vis-à-vis de la crise que vit la Côte d’Ivoire depuis bientôt une décennie. Connue pour être une crise qui ‘’grille’’ les Premiers ministres, (Affi N’Guessan, Seydou Diarra, Konan Banny et actuellement Guillaume Soro), la crise ivoirienne n’en est pas moins une qui ‘’bousille’’ tout aussi les Représentants spéciaux des Secrétaire généraux de l’ONU à Abidjan. D’Albert Tévoédjré à Y.J. Choi en passant par Pierre Shori, le ‘’cimetière’’ des patrons de l’ONUCI ne désemplit pas. Quel est donc ce pays qui ‘’mange’’ tous ceux qui viennent l’aider à retrouver la paix? C’est la question que tout le monde se pose. Et c’est cette même question que se pose également le Président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama. Oui, vous avez bien lu. Le ‘’Président du monde’’ comme on appelle tous les présidents américains, s’est résolu à s’intéresser à la crise ivoirienne. La France qui a longtemps et traditionnellement servi de tuteur à la Côte d’Ivoire a passé le relais à ‘’plus fort et plus téméraire qu’elle’’. Surtout que depuis le déclenchement de la rébellion, tous ses efforts sont demeurés vains, s’ils n’ont tout simplement pas été tués dans l’œuf par le pouvoir et ses partisans qui n’hésitent point à la présenter comme le vrai auteur du coup d’Etat manqué perpétré contre Gbagbo le 19 septembre 2002. Le chef de l’Etat ivoirien lui-même qui croit en ce raisonnement en a gros sur le cœur contre les dirigeants français. Dont l’ancien président Jacques Chirac et l’actuel locataire de l’Elysée Nicolas Sarkozy. Tant que le contentieux entre les deux pays n’est pas vidé, Gbagbo a juré qu’il «ne mettra pas les pieds en France», dans une interview accordée récemment à RFI. Désormais, le règlement de la crise ne sera plus une affaire entre Gbagbo et Sarkozy qui, pour avoir hérité de la crise est catalogué par son homologue ivoirien comme ‘’ennemi’’ de son pays. L’administration Obama, désormais, en fait son affaire. Avec les méthodes américaines qu’on connaît. Faites de pragmatisme, de réalisme et de rigueur. Pour venir à bout de la question ivoirienne, les Etats-Unis ont décidé d’inverser les rôles. Les initiatives de Résolutions sur la Côte d’Ivoire qui étaient une exclusivité de l’ancienne puissance tutélaire, seront celles de pays de l’Oncle Sam. Un avant goût de ce changement de cadence. Un nouvel Ambassade sera bientôt à Abidjan. Son nom? Phillip Carter III. Il va remplacer la précédente, Mme Wandat Nesbitt qui, elle, sera affectée ailleurs. Le successeur de Nesbitt a été nommé depuis le 10 mai dernier. Ancien numéro deux de Jendayi Frazer (secrétaire d'Etat adjointe chargée des affaires africaines dans l'administration Bush), Phillip Carter III n’est pas un inconnu sur le continent africain. Il a joué un rôle de premier plan dans l’organisation d’élections dans trois pays où le scrutin n’était pas donné d’avance. Il s’agit de Madagascar, du Gabon et de la Guinée-Conakry où le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 27 juin dernier et le second tour est prévu pour le 18 juillet prochain. Si ces pays ont voté, ce n’est donc pas la Côte d’Ivoire où la crise est totalement terminée, selon les propos de Gbagbo, qui restera en marge de ce ‘’vent électoral’’ qui souffle sur certains pays africains. Phillip Carter III a pour mission exclusive de faire en sorte que les élections démocratiques, propres et transparentes se tiennent en Côte d’Ivoire. Et ce, le plus tôt possible. En tout cas, l’année 2010 ne passera pas, sans que les Ivoiriens n’aillent aux élections. Le nouvel Ambassadeur des USA a donc pour rôle premier de ‘’mettre Laurent Gbagbo sous pression électorale’’ de sorte que le pays quitte le cercle des pays baptisés ‘’PSS’’ dans l’entourage d’Obama. C’est-à-dire Pays sans Election. Et dont la Côte d’Ivoire est la tête d’affiche. Une situation incompréhensible qui a fait baisser les bras à Choi qui a confié à un de ses proches selon le quotidien français Libération que «de toutes façons, il n’y aura jamais d’élection ici». Pour sa part, l’actuel Ambassadeur des USA sur le départ, Wanda Nesbitt, ne dit pas le contraire. A l’occasion du 234 anniversaire de l’indépendance de son pays, elle a fait cette ‘’plaidoirie’’: « (…) Le monde a énormément changé depuis lors; l’Afrique a énormément changé depuis lors. (…) La Côte d’Ivoire a encore le potentiel d’être un exemple pour d’autres, un «modèle de l’espérance promis à l’humanité», comme le dit si joliment votre hymne national et je saisis donc cette occasion pour demander à chacun de vous de faire votre part de sacrifice afin que ce pays si accueillant brille de nouveau au firmament des nations prospères.» Avec l’arrivée de son successeur et la prise en main du dossier ivoirien par son pays, nul doute que son appel sera entendu et que les Ivoiriens iront aux élections cette année.
Yves-M. ABIET: Le Patriote

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 10:30

Bakayoko affaires étrangèresEburnews - Ne nous trompons pas de cible, la CEI n’est pas le blocage du processus électoral, elle travaille à offrir aux ivoiriens dans un contexte apaisé, des élections démocratiques, transparentes et acceptables par tous, voilà comment pourrait-on résumer la dernière sortie de son porte parole, Bamba Yacouba.
Les ivoiriens dans leur quasi majorité s’impatientent de voir la Commission Electorale Indépendante (CEI) fixer la date des élections. Préoccupation tout à fait légitime, quand on observe de très près l’impasse dans laquelle ont été plongés les ivoiriens depuis la double dissolution par le chef de l’Etat en Février dernier du gouvernement et de la CEI. Et pourtant, la nouvelle équipe de la CEI pilotée par le l’ancien Chef de la diplomatie Ivoirienne, Youssouf BAKAYOKO, s’est voulu plus que clair dès sa mise en place en indiquant qu’elle souhaite donner aux ivoiriens des élections démocratiques, transparentes et acceptables par tous. Mais ce résultat passe nécessairement par une participation effective et sincère de l’ensemble des parties prenantes au processus électoral. C’est pourquoi dès sa prise de fonction, le successeur de Beugré Mambé s’est focalisé sur la recherche du consensus au sein des partis politiques. Malheureusement les acteurs politiques campent sur des positions parfois indéfendables, rien que pour multiplier des blocages là où il n’en devrait pas exister, même si de nombreux observateurs reconnaissent que l’environnement politique s’est nettement apaisé. Et la « pauvre » CEI qui ne dispose d’aucun pouvoir de coercition tourne en rond sur elle même s’enlisant dans d’interminables négociations auxquelles la mauvaise foi partagée ne donnera aucune chance d’aboutir. C’est pourquoi il serait péremptoire d’évoquer l’incompétence de la CEI. Il faut avoir le courage de questionner la classe politique sur ses réelles motivations. La CEI, quoi qu’on le dise est un simple organe technique chargée de coordonner le processus électoral. La volonté politique étant le catalyseur.

Bamba Yacouba n’a pas tort de répondre aux reproches récurrents et tous azimuts faits à la Commission électorale indépendante, dont il est le porte-parole qu’ « il ne sert à rien de s’acharner sur la personne du président Youssouf Bakayoko». Pour ceux qui crient au manque de professionnalisme, d’indépendance, d’impartialité et de transparence, il leur faudra pousser la critique au second degré pour s’apercevoir que le mal n’est pas l’immobilisme de la CEI, mais plutôt le manque de volonté et de détermination de la classe politique. Les critiques sont bonnes mais davantage constructives, lorsqu’elles sont objectives et réalistes.

Youssouf BAKAYOKO et la CEI ne sont pas le problème, tout comme Robert MAMBE et son équipe ne l’ont pas été, les vrais auteurs sont connus, ils opèrent au grand jour, au su et vu de tous. Ce sont eux qu’il faut rappeler à l’ordre si l’on veut pleinement jouer son rôle d’arbitre social.

Le bout du tunnel n’est pas loin, a martelé le porte parole de la CEI appelant les ivoiriens à plus de patience, « nous sommes conscients de la grande attente des Ivoiriens de connaître la nouvelle date des élections mais, tenant compte des expériences passées, nous ne voulons pas fixer de date pour faire plaisir à quelqu’un. Par le passé, sous la pression des gens qui réclamaient le chronogramme électoral, la Cei a proposé des dates qui n’ont pu être respectées » a t-il précisé avant d’inviter aussi bien la classe politique que la population à alléger la tâche à la Commission électorale indépendante en s’accordant sur l’essentiel.

Déjà, le contexte particulier de la crise qui intègre en prélude, l’identification des populations, une tâche normalement dévolue à l’exécutif, complique l’établissement de la liste électorale définitive, et donc l’entrée en action, en toute indépendance de la CEI. L’institution électorale ne pourra avoir les coudées franches, aux dires de son Porte parole qu’ « avec la fin de la vérification de la liste blanche. Nous arriverons à une phase ‘’mécanique’’ où la CEI sera seul maître à bord. Là, les Ivoiriens se rendront compte de la capacité et de la détermination de la CEI à les conduire aux élections », a conclu Bamba Yacouba.

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:36

 seth koko bur8Merci à tous pour le soutien que vous apportez à notre action à travers vos visites. Merci également à tous ceux qui soumettent leurs critiques. Grâce à vous, nous recevons un appui à la hauteur du combat que nous menons. Merci à nos responsables d'antennes à travers le monde. Sachez que nous portons toujours une attention toute particulière aux évènements qui agitent la Côte d'Ivoire.

Seth Koko livrera son analyse.
Les sujets :

 

Soro Guillaume, « Quel était le but de la rébellion, et quels sont aujourd’hui les résultats de cette rébellion? »


Scandales, discrimination, corruptions au sein du FPI / Affaire Désiré Tagro et Mamadou Koulibaly : révélation d’une guerre ethnique toujours pas résolue…


Les reports incessants des élections présidentielles depuis 2005. « Pourquoi et comment Gbagbo va aux élections à reculons ».


4 mois après la nomination de sa nouvelle direction, la CEI (Commission Electorale Indépendante) est-elle réellement indépendante ?


Après l’annulation de La marche du RHDP prévue le 15 mai 2010, que proposent Bédié et Ouattara pour contraindre Gbagbo à aller aux élections ?


L’organisation du cinquantenaire de l’indépendance de la Cote d’Ivoire. Le 7 aout 2010, Gbagbo va-t-il enfin annoncer la date des élections ?


La FIF (Fédération Ivoirienne de Football) : Un total de 1.800 milliard CFA à un entraineur pour 74 jours de travail et 30 jours de compétition ! Quelle leçon à en tirer pour l’avenir ?


  Visualisez le reportage qui a poussé l'État ivoirien à fermer le signale de France24. Visualisez également l'intégralité de la vidéos de Seth koko

 

 

 

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 20:32

Pourra-t-on faire l`économie d`une nouvelle guéguerre autour de la liste électorale ? Rien n`est moins sûr. Car, si on s`en tient aux confidences faites par l`une des parties prenantes à l`opération de vérification de la liste blanche lancée, le lundi 21 juin dernier, une énième bataille se profile à l`horizon. Selon les calculs effectués par ce spécialiste des questions électorales, proche du camp présidentiel, un peu moins de la moitié des 1.700.000 pétitionnaires inscrits sur la liste blanche serait dans une situation floue. Sur la base de ses projections, elle estime que 45%, soit 765.000 des pétitionnaires de la liste blanche pourraient être rejetés par la première phase de la vérification de la liste blanche, c`est-à-dire la vérification informatique qui a cours en ce moment. Tout ce monde pourra-t-il être récupéré lors de la seconde phase de la vérification ? Cela va être difficile, répond sans ambages, un autre proche de Laurent Gbagbo, persuadé que « ce nombre élevé de rejetés par le système informatique est le signe qu`effectivement, il y a eu beaucoup de légèretés lors du ``repêchage`` de pétitionnaires par ascendance. Et, rien n`indique que tous ces rejetés seront récupérés lors de la vérification manuelle ». A la différence de l`Institut national de la statistique (Ins) où c`est motus et bouche cousue sur cette révélation, du côté de la Commission nationale de supervision de l`identification (Cnsi), les responsables se veulent prudents. « En l`état actuel des choses, la Cnsi n`a pas d`informations sur ce genre de données. Nos techniciens sont à pied d`œuvre pour réaliser la vérification informatique. Nous attendons les résultats de leurs travaux avant d`avancer des chiffres », rassure M. Ettien, secrétaire général de la Cnsi. La posture présentement affichée par le Rassemblement des républicains (Rdr) n`est pas loin de ressembler à celle de la Cnsi. Soucieux de ne pas engager de polémique avant de savoir exactement de quoi retourne le travail effectué par les opérateurs techniques, Doumbia Ibrahim dit espérer que le nombre de rejet ne soit pas important, de sorte qu`il ne constitue pas un autre blocage à l`organisation des élections. « Les fichiers informatiques sont en train d`être consolidés mais nous ne les avons pas. Je ne sais donc pas sur quelle base ces projections ont été réalisées», a-t-il réagi avant d`en appeler à la mise en place d`une méthodologie qui permettrait de minimiser les rejets. «Les Ivoiriens souffrent. Il faut faire en sorte que nous allions rapidement aux élections pour délivrer tout le monde », poursuit-il. Le camp présidentiel qui a toujours accusé le Rdr d`avoir favorisé l`inscription d`étrangers sur le listing électoral, entendra-t-il les choses de cette oreille?

Marc Dossa

Par Seth KOKO - Publié dans : On est fatigués SOS élections
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