On est fatigués SOS élections

Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 10:42

6nd1j4mwDésormais, il n’existe plus d’arguments pour ne pas tenir la date du 31 octobre 2010, fixée pour le premier tour de l’élection présidentielle. En effet, tout est maintenant mis en place pour que la Côte d’ivoire connaisse pour la première fois, depuis dix (10) ans de gestion du pouvoir par le régime Fpi, une élection. La question du financement du processus qui était pour certains un argument pour ne pas aller aux élections, a été finalement résolue. Du moins, si l’on s’en tient aux propos tenus par Emmanuel Ahoutou Koffi, le Directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances qui a révélé au cours d’une conférence de presse que « La sortie de crise ne souffre pas de programme budgétaire. Tout a été fait pour payer en priorité les opérations de sortie de crise ». L’argent étant le nerf de la guerre, si à ce niveau aucun problème n’est à signaler, il va sans dire que tout blocage au processus électoral semble donc improbable. C’est dire que l’opération d’encasernement des ex-combattants du côté des forces nouvelles, peut alors se faire sans entraves et le Centre de Commandement Intégré peut effectivement fonctionner. Ce qui rassure davantage et autorise les Ivoiriens à espérer quant au respect de cette nouvelle date de l’élection présidentielle. La Commission Electorale Indépendante (Cei) vient de mettre fin au contentieux qui est arrivé à son terme tout en promettant le respect scrupuleux de son chronogramme pouvant conduire à la date du 31 octobre. Quant aux acteurs politiques et aux ex-antagonistes de la crise ivoirienne, ils montrent des dispositions qui pour cette fois-ci, laissent croire à la tenue effective des élections. Même si quelques inquiétudes sont perceptibles du côté de l’armée qui a dénoncé le vendredi dernier, des menaces susceptibles de compromettre le processus de paix, cela n’enlève rien à la détermination de la Cei et des acteurs politiques à tenir le premier tour de l’élection présidentielle le 31 octobre 2010. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec tous ces éléments, aucun autre argument ne pourrait justifier encore d’un autre report des élections.

L.T

Source: Le Mandat

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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 12:39

FAFN18La deuxième phase de l'encasernement des combattants de l'ex-rébellion ivoirienne a démarré vendredi 20 août 2010 à Séguéla dans le Nord du pays. Cette opération doit permettre à 5 000 combattants des Forces nouvelles d'être préparés avant de rejoindre la future armée ivoirienne. Cet encasernement est une étape importante avant la présidentielle du 31 octobre prochain.

Ils étaient plusieurs centaines de combattants, le 20 août, au camp Heilander à Séguéla à recevoir leur numéro de matricule et, pour certains, à déposer des armes en signe de ralliement à la future armée régulière.

Le soldat Coulibaly était présent : « Je suis intégré. J’ai mon numéro de matricule, je vais intégrer l’armée ivoirienne. On aimerait qu'on accélère le processus pour qu’enfin nous soyons des fonctionnaires de l’Etat ivoirien ».

Cette opération d'encasernement s'inscrit dans le processus de paix qui doit conduire à l'election présidentielle du 31 octobre prochain. Selon le ministre ivoirien de la Défense, il s'agit d'une étape décisive. Michel Amani Nguessan : « Cette opération prescrite par l’accord politique de Ouagadougou constitue la clé qui ouvre la porte à l’élection présidentielle, dont la date a été fixée au 31 octobre 2010 par la Commission électorale indépendante ».

Du côté des Forces nouvelles on se dit inquiet du bon déroulement de cette opération, faute de moyens financiers suffisants. Or, pour le ministre du Tourisme, issu des Forces nouvelles, il n'est pas question de reporter une nouvelle fois la présidentielle.
Sidiki Konaté : « Le 31 octobre 2010 est une date butoir. Ce n’est pas une date « pour se blaguer ». C’est une date qui est une exigence. Une exigence fondamentale pour les acteurs politiques en Côte d’Ivoire, pour les Ivoiriens, comme pour la communauté internationale présente en Côte d’Ivoire et qui y met beaucoup d’argent, de moyens humains et de moyens logistiques ».

L'encasernement va se poursuivre dans les prochaines semaines dans les villes de Man et de Bouaké pour s'achever théoriquement à la mi-sptembre.

Source: RFI.FR

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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 22:28

Ybakayoko.JPGLe premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire est prévu pour
le dimanche 31 octobre 2010. Moins de trois mois avant cette échéance capitale qui, selon les observateurs, devrait ouvrir la voie du retour à la paix, les Ivoiriens sont à la recherche d’une visibilité et d’une lisibilité claires dans le processus de sortie de crise. Les difficultés au niveau de l’encasernement des ex-combattants des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn), le blocage du démantèlement des groupes d’autodéfense proches du camp présidentiel, la question de l’opérationnalité du Centre de commandement intégré (Cci), la gestion difficile du contentieux judiciaire qui donne à assister à des bras de fer entre partis politiques, et bien d’autres problèmes d’ordre pécuniaire, sont les travaux d’hercule, qu’il faut réaliser à tout prix à la fin de ce mois d’août 2010. Ce qui veut dire qu’il reste quatorze (14) jours à ceux qui ont en charge l’organisation des élections, de boucler tous les chapitres susmentionnés. En ce qui concerne particulièrement le désarmement des ex-combattants, il devra être bouclé au plus tard le 31août prochain, si l’on s’en tient aux recommandations du quatrième accord complémentaire à l’accord politique de Ouagadougou (Apo). ‘’Afin de favoriser l`organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux Parties (Signataires de l’accord, Ndlr) ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du Cci et la supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants; des Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l`élection présidentielle’’, précise l’article 3 de l’avenant IV de l’Apo, signé le 22 décembre 2008. Dans 14 jours donc, l’encasernement devrait être achevé ainsi que le démantèlement des milices pro-gouvernementales. Mais si on se réfère aux propos tenus à Bouaké, hier lundi 16 août par le ministre de la défense, Amani Michel N’guessan, cette disposition du 4ème accord complémentaire, sera légèrement violée. ‘’En tout cas, avant le 31 octobre, le chronogramme sera respecté. D’ici la mi-septembre, nous pourrons évoluer vers la fin de l’encasernement’’, a-t-il promis. Toutefois, cette énième promesse, est à prendre avec beaucoup de réserve dans la mesure où ce n’est pas la première fois que les dates sont foulées au pied, dans le cadre du processus de paix engagé le 4 mars 2007. Parallèlement, à l’encasernement, la disponibilité de la liste électorale définitive est une autre conditionnalité du respect effectif de la date du 31 octobre 2010. Avec les bruits autour de l’opération de contentieux judiciaire, il n’est pas certain que la liste électorale définitive soit faite ‘’le plus rapidement possible’’. Au total, la fin du mois d’août, se présente comme un tournant décisif pour l’organisation effective de la présidentielle.

BAMBA Idrissa
bamidcom@yahoo.fr

Source: Soir Info

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Samedi 14 août 2010 6 14 /08 /Août /2010 12:22

Pour que le pays aille aux élections le trente et un octobre prochain, les Ivoiriens doivent attacher la ceinture. En effet, les politiques comme les institutions à charge de la conduite du processus électoral ont besoin « d’être traqués » pour respecter le dernier rendez-vous arrêté afin que le peuple ivoirien se rende aux urnes. Dans cette bataille des élections, les associations de la société civile ont un rôle moteur à jouer. Et le jeudi dernier, à la salle du district au Plateau, quatre parmi elles ont posé un acte fort allant dans le bon sens. Le Midh, la Lidho, la Fidhop, et l’Apdh, c’est d’elles qu’il s’agit, ont clairement indiqué que la Côte d’Ivoire aura besoin d’une nouvelle transition si la date du trente et un octobre n’était pas respectée. Une prise de position courageuse de la part de la société civile ivoirienne qui depuis belle lurette donnait des raisons de désespérer d’elles. En effet, sortie des cuisses de certains partis politiques de la place, les principaux animateurs de cette société civile se sont complus dans le rôle de caisse de résonnance de leur chapelle d’origine. Les Ivoiriens ont été ainsi malheureusement habitués aux déclarations d’association de défense des droits humains aux antipodes des valeurs qui devaient être les leurs. Dans bien des cas, elles intervenaient pour justifier les dérives, ou se taisaient devant les exactions pour ne pas tout simplement gêner les amis. Au fil du temps et des écarts de cette nature, le fossé s’était creusé entre les populations et les associations de la société civile. Au premier chef, certains défenseurs présumés des droits humains. L’engagement, dans une plateforme commune de structures significatives de la société civile, d’être les gardiens de l’intérêt collectif remet ces associations sur les pieds. Pourvu que ce ne soit pas un feu de paille.

D. Al Seni

Source: L'expression

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 14:47

gbagbo pleurPour nombre d’observateurs, les lenteurs du désarmement de l’ex-rébellion, dans le nord du pays, et les désaccords portant sur les listes électorales pourraient entraîner un énième report de l’élection présidentielle ivoirienne, fixée au 31 octobre.

La présidentielle ivoirienne peut-elle se tenir le 31 octobre comme l’a annoncé, jeudi, le Premier ministre Guillaume Soro ? Car en dépit de l’optimisme affiché par le chef du gouvernement, nombre d’observateurs craignent que le scrutin, déjà maintes fois reporté depuis 2005, ne se tienne pas à la date fixée.

Plusieurs problèmes, en effet, restent à résoudre pour que cette fois-ci soit la bonne. À commencer par l’élaboration des listes électorales, vieux serpent de mer du feuilleton de la présidentielle ivoirienne. Au centre des blocages : la fameuse "liste grise", que le camp du président Laurent Gbagbo voudrait voir amputer de son million d’électeurs venant, selon lui, de pays frontaliers comme le Burkina Faso, la Guinée ou le Mali. Seulement voilà, le processus pourrait prendre plusieurs mois.

Autre problème : le désarmement des anciens rebelles installés dans le nord du pays. En vertu d’un accord signé à la fin de 2008, celui-ci doit être achevé deux mois avant le scrutin. Or, pour le moment, il n’a connu qu’un timide démarrage, officiellement faute de financements. L’opposition et l’exécutif, qui craint la présence de commandos pouvant intimider les électeurs, se sont toutefois mis d’accord pour aborder ce dossier à la fin de ce mois d’août.

Gbagbo dos au mur

Malgré ces obstacles à franchir, des raisons laissent penser que le scrutin se tiendra bien le 31 octobre. Quelques jours auparavant, le 22 octobre, Laurent Gbagbo célèbrera ses 10 années de présidence, dont la moitié effectuée sans mandat électif. De quoi échauder les opposants, les ex-rebelles et la société civile, qui tous l’accusent de retarder le processus électoral pour prolonger son pouvoir.

Si le chef de l’État franchit ce cap sans perspective de passation de pouvoir, la stabilité politique du pays pourrait s’en trouver menacer. D’autant plus que l’accord de Ouagadougou, signé en 2007 sous l’égide du président burkinabè et médiateur de la crise ivoirienne, Blaise Compaoré, arrivera à son terme en octobre. Or celui-ci fixait la feuille de route de la sortie de crise. Dès lors, quid de l’après-octobre ? Pour l’heure, le flou reste total.

Et, pour aggraver le tout, le numéro un burkinabè, qui sera alors en pleine campagne électorale dans son pays à l’automne, a menacé de quitter la médiation si aucune élection ne se tenait avant la fin de 2010. Quant à la communauté internationale, elle s’impatiente. Si la France préfère rester discrète pour ne pas se faire accuser d’ingérence, les États-Unis, eux, agitent toujours la menace de sanctions.

Source: France24.com

Seth Koko sur France24 Le 15 fevrier  2010

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 13:40

ouattaraafp Le président des républicains a animé hier, deuxième jour de sa tournée dans la région de la Vallée du Bandama, deux meetings, le matin à Katiola et l`après-midi à Tafiré. Les militans de ces deux localités sort en masse ont eu droit au même message de leur leader. Il a annoncé sa candidature et demandé aux populations acquises à sa cause de le porter " au soir du 31 octobre 2010, à la tête de la République de Côte d`Ivoire ". Il s`est d`ailleurs réjoui de ce que cette fois-ci, les trois leaders des courants politiques en Côte d`Ivoire, Pdci, Rdr, Fpi, soient admis à prendre part à la compétition électorale. " Si en 2000, Henri Konan Bédié et moi-même avions pu être candidats, nous n`aurions pas eu le président que nous avons aujourd`hui. ", a-t-il affirmé avant d`ajouter : " Nous savons ce qui va se passer le 31 octobre au soir ". Selon lui, la Côte d`Ivoire a besoin de changement. C`est pourquoi il a dit que les résultats de l`élection présidentielle sont déjà connus, il ne restait que la date du scrutin. D`ailleurs, pour lui, le président de la République doit être "d`une grande humilité et le président de tous les Ivoiriens sans distinction d`ethnie, de région, de religion ". Il a donc appelé ses militants à la mobilisation pour que le 31 Octobre, on change de président : " Pendant dix ans, le pays n`a pas avancé. Bien au contraire, la Côte d`Ivoire a reculé " tant tout ce qu`il " a construit aux côtés du président Houphouët Boigny a été mis par terre ". Face à l`absence d`investissement dans les domaines de la route, de l`eau, de la santé, de l`école, du prix d`achat de l`anacarde et du coton, etc depuis que les refondateurs sont au pouvoir, il a demandé aux populations de lui donner juste cinq ans de pouvoir pour faire naître la Côte d`Ivoire nouvelle. Pour Katiola, le mentor du Rdr a promis un investissement de 107 milliards en cinq ans. Avec à la clé, le rétablissement de l`autorité de l`Etat. D`ailleurs, il a promis, une fois au pouvoir, de créer deux caisses : une pour la gestion du binôme café-cacao et l`autre pour la paire anacarde-coton. A Katiola comme à Tafiré, le président du Rdr a promis modifier la constitution, une fois président, pour y inclure le statut des chefs traditionnels. Les commerçants du marché de Katiola qui avaient vu leurs marchandises parties en fumée dans un incendie ont bénéficié de la compassion et de la générosité du mentor du Rdr en leur donnant 2 millions. Le Ddc de Katiola, Coulibaly Wamien, le maire de Katiola Touré Maurice et la porte-parole des populations de la même localité, Koné Ousmane maire de Tafiré et Ouattara Zanga Dlc de cette localité ont pris l`engagement ferme, au nom des populations, d`ouvrir les portes du palais présidentiel à Alassane Dramane Ouattara. Le député Ouassénan Koné du Pdci-Rda et son épouse et d`autres représentants du Rhdp étaient au meeting de Katiola. Le dernier meeting du président du Rdr se tiendra à Niakara.

Sourec: Le Nouveau Réveil

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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 20:34

Déstabilisée par la crise militaro-politique, consécutive à une tentative de coup d'Etat manquée, muée en une guerre d'occupation en septembre 2002, la Côte d'Ivoire court après la paix et une stabilité politique, depuis 10 ans. Mais en fixant la date de la présidentielle pour le 31 octobre 2010, les dirigeants ivoiriens ont-il vraiment tiré le bon numéro ? Ils sont nombreux, les observateurs attentifs de la vie politique ivoirienne en général et les électeurs ivoiriens en particulier qui refusent de se laisser bercer par l'illusion que pourrait susciter cette autre promesse de la tenue de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Naturellement pour la simple et seule raison que les acteurs politiques ivoiriens nous ont habitués, dans ce pays, à des promesses qu'ils n'ont jamais tenues. Combien de fois de fois n'a-t-on pas fixé des dates pour cette échéance ? Combien de fois n'a-t-on pas reporté le scrutin présidentiel sans gêne ?

Il est clair qu'aujourd'hui, beaucoup d'efforts ont été faits pour que se tienne cette élection. Mais bien d'éléments, procédant d'un simple constat, ne rassurent pas encore le commun des électeurs ivoiriens. On est à moins de 85 jours du 31 octobre 2010, et aucun pas décisif n'a encore été posé dans le sens du désarmement effectif des ex-combattants de la rébellion qui, en réalité, contrôlent encore la moitié nord du pays. Or l'accord politique de Ouagadougou sur lequel s'appuie le processus de paix indique que le désarmement doit prendre fin, 60 jours avant la tenue des élections. Ce délai sera-t-il respecté ? Le Front populaire ivoire (Fpi, parti vainqueur de l'election de 2000 et formation politique d'origine du chef de l'Etat, Laurent Gbagbo) fait d'ailleurs du désarmement un préalable à toute élection. Il n'entend pas céder sur ce point ainsi qu'il l'a toujours clamé. Autre inquiétude, c'est que la liste électorale définitive n'est pas prête encore moins les cartes d'électeurs et d'identité. Mais quand on aura passé cette étape, il est sûr que la distribution de ces cartes ne sera pas un jeu d'enfants parce que rien ne garantit qu'il n'y aurait pas des irrégularités qu'il faut rattraper ou corriger. Peut-on véritablement tenir cette période ?

Il est vrai que, grâce à la main tendue du chef de l'Etat, l'on est parvenu à un accord (Accord politique de Ouagadougou-Apo-) qui permet à la Côte d'Ivoire d'avancer vers des élections transparentes et ouvertes à tous. La Côte d'Ivoire est à l'orée des élections et l'Etat a consenti beaucoup d'efforts dans ce sens. La patience des Ivoiriens et les sacrifices auxquels ils ont été astreints ont également contribué favorablement à cette marche vers le bout du tunnel. Il apparaît donc évident que les élections restent l'ultime raison de la patience des Ivoiriens.

L'essentiel donc pour la Côte d'Ivoire ne réside pas dans les querelles de personnes, de jets de peaux de banane, les batailles de positionnement, le m'as-tu-vu et le dénigrement systématique. Mais dans les efforts de chaque citoyen, à quelque niveau qu'il se trouve, pour sortir la Côte d'Ivoire de l'impasse. L'organisation des élections, ainsi qu'on l'admet tous, s'impose comme le sésame d'une stabilité politique pour le pays. Espérons seulement qu'un événement, comme on sait en fabriquer en Côte d'Ivoire, ne vienne pas, ainsi que cela a toujours été le cas (les exemples sont légion et point n'est utile de les rappeler) à chaque fois que l'on tend vers la présidentielle, perturber cette dynamique.

Alain BOUABRE

Source: Soir Info

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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 23:42

Cherif1.jpgExactement 3 heures. C’est le temps qu’a duré hier vendredi 30 juillet 2010, au siège du Centre de Commandement Intégré (CCI) à Yamoussoukro, la rencontre des quatre généraux commandants des Forces militaires présentes en Côte d’Ivoire. A savoir, Abdul Hafiz des Casques Bleus de l’Onuci, Jean-Pierre Palasset de la force française Licorne, Philippe Mangou des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI)et Soumaila Bakayoko des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN). gbagbo_soro-4-.jpgTous étaient accompagnés de nombreux de leurs collaborateurs. Si bien que cette rencontre rappelait les difficiles réunions militaires pendant les heures chaudes de la crise ivoirienne. 5 points étaient à l’ordre du jour, comme nous l’a confirmé le Gal Hafiz. Il s`agit de la présentation du rapport d’une mission d’inspection sur l’état de l’encasernement déjà fait à Korhogo, du budget prévisionnel pour la poursuite de l’encasernement présenté par les Forces nouvelles, d`une possible formation des militaires, de la mesure rogatoire relative à l’embargo et du plan détaillé de la montée en puissance du CCI. Le dernier point relatif aux divers a traité des questions d’opérations conjointes entre les 4 forces. Pour ce qui est du premier point, quelques indiscrétions font état de ce que lors de la mission conjointe menée par les forces impartiales et le CCI le 26 juillet dernier, à Korhogo, seulement 100 éléments étaient présents dans le camp d’instruction. Alors que ce sont 495 éléments qui y avaient été encasernés le 15 juin dernier lors du coup d’envoi de cette opération devant aboutir au désarmement. Dans le registre, au lieu de 495, il ne figure que les noms de 250 éléments. Le commandant se serait justifié par le fait que les moyens mis à sa disposition ne peuvent lui permettre de s’occuper que de 100 hommes. Aussi, aucune arme véritable n’y a été aperçue. « Nous avons fait une appréciation qualitative sur cette vérification. Nous avons noté des actes positifs et nous avons également noté des actes négatifs par rapport à l’encasernement fait à Korhogo », a pour sa part confié à la presse, le Gal Hafiz. Le deuxième point, relatif au budget présenté par les Forces nouvelles était le plus important. Car de son règlement, dépend véritablement une poursuite positive du processus de fin de crise en cours, avec la préparation des élections. A ce sujet, le général Bakayoko et ses hommes, fort des réalités qu’ils vivent sur le terrain, ont présenté un budget prévisionnel qui se chiffrerait à des centaines de milliards. Le montant précis de ce budget déjà présenté au Premier ministre, reste un véritable tabou. « Nous avons noté qu`il y a un manque de moyen. Le financement n’a pas été mis en place pour accomplir l’encasernement », a fait savoir le patron militaire de l’Onuci. Toutefois, les FDSCI auraient trouvé cette somme faramineuse. Et face à la position des FAFN sur la question, les FDSCI leur auraient proposé de supporter la moitié avec les ressources des activités économiques qu’ils mènent dans la zone nord du pays. Comme l’a confirmé Hafiz, le problème sera soumis aux politiques. 09b01f025ab1-copie-1.jpg Pour la question de formation évoquée, elle concernerait les éléments des FAFN mis à la disposition du CCI pour la sécurisation des élections. Etant donné que 600 ont déjà été formés en Afrique du Sud, elle devrait concerner en définitive 3400 éléments. « Cette présentation a été faite par le commissaire de police de l’Onuci. Il a fait une proposition pour former les formateurs pour les gendarmes et la police et il a donné quelques propositions. Les FDSCI et les FAFN ont accepté. Selon la proposition, cette formation va commencer bientôt », a plutôt précisé le général Hafiz, non sans indiquer qu’elle est relative au maintien d’ordre. Pour ce qui est de l’embargo sur les armes, les forces ont souhaité sa révision afin de permettre aux agents de sécurité de se doter d’armes conventionnelles pour la sécurisation des élections. « Il faut permettre aux forces de Côte d’Ivoire d’obtenir tous les équipements et moyens pour traiter au mieux d’éventuels troubles à l’ordre public. Donc c’est ce qui peut être fait. Nous avons lancé les procédures qui sont en cours », a expliqué le commissaire Français Jean marie Bouri, chef de la police Onusienne. En ce qui concerne la mission du CCI, le Gal Hafiz a dit ceci : « Le chef du CCI et ses collaborateurs nous ont présenté l’état des lieux concernant la montée en puissance et l’état des lieux sur le plan de la sécurisation des élections. Et nous avons décidé qu’à partir du 1e août, pour deux semaines, les forces impartiales et le CCI vont travailler ensemble pour préparer la planification détaillée de la sécurisation des élections. A partir du 15 août jusqu’à fin août, il y aura une analyse de cette planification et une validation. Nous pensons que début septembre, une planification conjointe entre les forces impartiales et le CCI sur l’ensemble de la sécurisation des élections sera faite », a conclu le général bangladais.

Blaise BONSIE à Yamoussoukro

Source: L'Inter

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  • : Homme politique ayant longtemps œuvré dans une diplomatie discrète au profit de l'ancien chef de l'état ivoirien, Laurent Gbagbo.« Il est l'auteur du Dialogue Direct inter-ivoirien qui a ramené la paix en Côte d'Ivoire » entre 2006 et 2010. Seth Koko est aujourd’hui opposé à la politique de M.Gbagbo qu’il accuse d’avoir manipulé et trompé les ivoiriens durant ces 10 dernières années.Seth Koko est désormais un Leader d'opinion,défenseur de la société civile ivoirienne
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